par Webmaster | 13 02 26 | Actualitès, Politique
Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique s’est dit préoccupé à la suite de l’interdiction, par les autorités, d’une activité publique initialement prévue le mercredi passé pour l’annonce d’une alliance électorale.
Ledit Pôle a déploré également dans une déclaration, ce qu’il a appelé l’entrave illégale à certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et l’empêchement d’autres d’accéder à la plateforme des parrainages, alors même qu’ils cherchent à obtenir leur reconnaissance officielle conformément à la nouvelle loi sur les partis politiques.
Ces décisions, manifestement illégales, soulèvent de sérieuses interrogations quant au respect des libertés publiques garanties par la Constitution, notamment les libertés de réunion, d’expression et d’organisation politique, indique le Pôle dans son communiqué, appelant à mettre fin à toute pratique susceptible d’être interprétée comme une restriction injustifiée des libertés publiques.
Ledit Pôle a demandé par ailleurs, qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat afin de perturber la sérénité du débat démocratique dans le pays.
Lire ci-dessous l’intégralité de cette déclaration :
Déclaration : Pour la tenue du dialogue dans un climat apaisé et sans tergiversations
Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique exprime sa préoccupation à la suite de l’interdiction, par les autorités, d’une activité publique prévue le 11 février pour l’annonce d’une alliance électorale, ainsi que de l’entrave illégale à certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et de l’empêchement d’autres d’accéder à la plateforme des parrainages, alors même qu’ils cherchent à obtenir leur reconnaissance officielle conformément à la nouvelle loi sur les partis politiques.
Ces décisions, manifestement illégales, soulèvent de sérieuses interrogations quant au respect des libertés publiques garanties par la Constitution, notamment les libertés de réunion, d’expression et d’organisation politique.
Au-delà de leurs implications juridiques, ces restrictions aux libertés sont de nature à affecter le climat de confiance et d’apaisement que notre pôle considère comme une condition essentielle à la réussite d’un dialogue national sérieux et constructif.
Cette exigence avait été clairement exprimée à Son Excellence le Président de la République lors de notre rencontre le mois dernier, en amont du lancement du processus de dialogue national.
Dans ce contexte, de telles mesures peuvent être perçues comme des signaux préoccupants, susceptibles d’alimenter les doutes quant à l’existence d’une volonté réelle d’instaurer un cadre véritablement propice au dialogue et à l’ouverture démocratique.
Par ailleurs, le Pôle déplore tout propos ou attitude injustifiés tenus entre les acteurs politiques, susceptibles d’alimenter des incompréhensions ou des malentendus artificiels, préjudiciables à la sérénité et à l’apaisement au sein de la classe politique, notamment au sein de l’opposition dans sa diversité.
Le Pôle rappelle que l’engagement en faveur du dialogue national, lorsqu’il repose sur des principes, des garanties et une volonté sincère de réforme, ne saurait être réduit à des jugements hâtifs ou à des attaques personnelles incompatibles avec l’exigence de responsabilité et de respect mutuel entre les forces démocratiques.
Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique appelle à mettre fin à toute pratique susceptible d’être interprétée comme une restriction injustifiée des libertés publiques, à un moment où un espoir légitime de changement s’est exprimé à la faveur de l’initiative présidentielle en faveur d’un dialogue national inclusif. Il importe que cette initiative se traduise pleinement dans les faits comme dans l’esprit.
Le Pôle appelle l’ensemble des forces démocratiques et l’opinion nationale à la vigilance et à la responsabilité, et réaffirme son attachement à la voie du dialogue, pourvu qu’elle repose sur des garanties effectives, le respect des libertés fondamentales et un engagement sincère en faveur d’un processus démocratique apaisé.
À cet égard, notre pôle exprime sa vive préoccupation face aux hésitations et aux atermoiements constatés dans la réponse aux sollicitations du Coordinateur du Dialogue de la part de certains pôles semblant encore réticents à l’ouverture prochaine du dialogue.
Enfin, nous demandons qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat afin de perturber la sérénité du débat démocratique dans le pays.
Nouakchott, le 11 février 2026
Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique
par Webmaster | 13 02 26 | Actualitès, Sociétés

La Banque Centrale de Mauritanie, à travers son Centre d’Études en Économie Monétaire (CEEM), et la Mission Archéologique Azougui-Teyart (MAAT) ont signé aujourd’hui jeudi 12 février 2026 à Nouakchott, une convention scientifique consacrée au projet « Azougui et la Vallée de Teyart : archéologie, patrimoine, développement ».
Le site d’Azougui, situé dans la vallée de Teyart, près d’Atar, occupe une place majeure dans l’histoire médiévale du Sahara.
Mentionné dès le XIᵉ siècle dans les sources arabes et associé aux dynamiques commerciales transsahariennes ainsi qu’au mouvement almoravide, il constitue un terrain privilégié pour l’étude des formes anciennes d’organisation économique et des circulations monétaires dans l’espace saharien.
À travers cette convention, la Banque Centrale de Mauritanie réaffirme son engagement en faveur d’une recherche scientifique rigoureuse, inscrite dans le temps long, et ouverte au dialogue entre disciplines.
En soutenant ce programme, le CEEM entend contribuer à une meilleure compréhension des dynamiques économiques historiques, notamment des mécanismes d’échange, des réseaux commerciaux et des instruments de circulation de la valeur dans les sociétés sahariennes.
Le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie a salué à l’occasion de la signature de cette convention, la reprise des fouilles archéologiques à Azougui.
Outre l’intérêt porté par la BCM aux différentes composantes du projet, dont la non moins importante est la formation de chercheurs archéologiques mauritaniens, s’ajoute celui de lever le voile sur une période et sur un lieu de l’histoire économique et monétaire de la Mauritanie.
De son côté, Madame Chloé Capel, co-directrice de la Mission Archéologique Azougui-Teyart et chargée de recherches au CNRS, a salué un partenariat qui renforce l’ancrage scientifique du projet et favorise un dialogue fécond entre approches archéologiques, historiques et économiques.
Les deux institutions encourageront l’organisation de séminaires, de conférences et de publications conjointes, afin de croiser les regards et d’enrichir la réflexion sur l’histoire économique du Sahara occidental.
Par cette convention, la Banque Centrale de Mauritanie et la Mission Archéologique Azougui-Teyart confirment leur volonté commune de soutenir une recherche de haut niveau, au service de la connaissance et de la valorisation du patrimoine national.


par Webmaster | 12 02 26 | Actualitès, Politique

Le débat s’est intensifié en Mauritanie suite aux appels lancés par la majorité au pouvoir en faveur d’une réforme de la Constitution, notamment des articles inaliénables qui empêchent le président de briguer un troisième mandat. Ces demandes continuent aujourd’hui de susciter de vives polémiques au sein de la sphère politique.
La Mauritanie avait inscrit en 2005, ces articles inaliénables dans sa Constitution, qui ne peut être modifiée, limitant ainsi le mandat présidentiel à deux. La Constitution exige également du président qu’il prête serment de ne pas solliciter de modifications de ces articles.
Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, 70 ans, général à la retraite de l’armée mauritanienne, dirige le pays depuis son élection en 2019 et sa réélection en 2024. Aux termes de la Constitution actuelle, il ne peut se représenter aux élections de 2029.
Le débat sur les amendements constitutionnels a débuté lorsque l’ancien parlementaire Mohamed Ould Bebana a appelé à rompre le silence entourant les articles immuables de la Constitution, suscitant de vives réactions dans le paysage politique.
« La question de la limitation des mandats présidentiels doit être abordée lors du prochain dialogue national et le nombre de mandats doit être réexaminé » avait déclaré Ould Bebana, ancien ambassadeur de Mauritanie au Qatar.
La Constitution n’est pas sacrée avait dit Bebana lors d’un événement politique local, critiquant vivement ce qu’il a appelé « le mépris des spécificités nationales et la nécessité de s’éloigner des modèles importés qui pourraient ne pas être compatibles avec les exigences de stabilité et la poursuite du développement de la Mauritanie ».
Ces déclarations ont coïncidé avec une tournée du Président mauritanien Mohamed Cheikh El Ghazouani dans les villes de l’intérieur, plus précisément au Gorgol, où il se trouve actuellement à la dernière étape dans la Moughataa de Monguel.
Son Excellence a rencontré les habitants pour discuter des enjeux du développement local. Toutefois certaines voix estiment que , cette tournée a été éclipsée par le débat sur la constitution et la limitation des mandats présidentiels, plusieurs personnalités politiques appelant le président à amender la constitution.
Toujours dans le cadre de cette polémique, l’ancien parlementaire mauritanien Dane Ould Outhmane avait déclaré lui aussi, lors d’une réunion en présence du Président Ghazouani, que « limiter les mandats présidentiels à deux n’était pas un choix judicieux », soulignant que « le peuple est l’arbitre ultime du choix de ses dirigeants, et aucune limite ne devrait être imposée à la volonté des électeurs ».
Le président mauritanien n’a pas commenté ces revendications, s’abstenant de les approuver ou de les rejeter, comme il n’a pas instruit ceux qui les véhiculent de ne pas s’adonner à cet exercice.
Il convient de noter que Son Excellence avait déclaré il y a quelques mois que le dialogue national envisagé « n’exclurait aucun sujet », rejetant pour la même circonstance toute discussion sur l’élection présidentielle de 2029, la qualifiant de « prématurée ».
Ces revendications ont suscité la colère de l’opposition et de certains pôles au sein de la Majorité présidentielle.
Le député d’opposition Mohamed Lemine Ould Sidi Maouloud a qualifié ces mesures d’« inconstitutionnelles ».
Et d’ajouter : «Parler de la volonté du peuple est irréaliste et extrêmement dangereux. Quiconque observe la fragilité des États qui nous entourent comprend la valeur de la stabilité et des transitions pacifiques du pouvoir, aussi imparfaites soient-elles. »
Et de poursuivre : « Personnellement, je suis certain que le président de la République ne mettra pas en péril la stabilité de son pays. Il est parfaitement au fait des questions militaires et sécuritaires et ne se laissera pas influencer par les appels individuels de ceux qui cherchent à s’implanter auprès de lui ou à consolider leur propre position, plutôt que de vouloir véritablement le soutenir et de le maintenir au pouvoir, et plus qu’ils ne se soucient de la sécurité et de la stabilité du pays. »
«La Mauritanie est un pays fragile, menacé par de nombreux problèmes tels que la drogue, les migrations, la pauvreté, l’ignorance et la fragmentation sociale », a affirmé Ould Maouloud, selon lequel, compte tenu du contexte régional, quiconque cherche à provoquer une nouvelle crise, surtout de cette nature, ne souhaite ni le bien du pays ni celui du Président, quelles que soient ses bonnes intentions.
De son côté, le diplomate mauritanien Mohamed Ould El Mounir a cosigné un article avec l’activiste politique Abderrahmane El Yessa, dans lequel ils affirment que « chercher à se maintenir au pouvoir en exploitant les failles juridiques et en mobilisant l’État profond et les réseaux de clientélisme n’est pas une option viable, mais une approche dépassée. »
L’article met en garde contre le franchissement des lignes rouges, soulignant que toute tentative de modifier la limitation constitutionnelle des mandats, quelles que soient sa forme, ses mécanismes ou ses justifications, saperait les fondements fragiles de l’État et compromettrait la légitimité même de l’autorité.
par Webmaster | 12 02 26 | Actualitès, Economie

Le soi-disant “problème foncier“ avait été politisé pendant de longues périodes au point de lui donner plus d’importance qu’il n’en avait, a affirmé hier mercredi 11 février dans la soirée, le Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le Chef de l’Etat a fait ces déclarations à l’occasion d’une réunion élargie avec les cadres de Lexeïba, illustrant ses propos par le fait que les terres agricoles actuellement exploitées ne dépassent pas 60 000 hectares, alors que l’État travaille à l’aménagement et à l’irrigation de 150 000 hectares, avec 500 000 hectares supplémentaires potentiellement aménageables.
La phase actuelle se concentre sur le lancement de 130 000 nouveaux hectares, ce qui rendra la question de la rareté des terres non pertinente, a souligné Ghazouani, selon lequel, chacun trouvera ce qu’il lui faut et l’État fournira des terres pour attirer des investisseurs capables de développer l’agriculture et d’introduire des technologies modernes, ce qui aura un impact positif sur l’économie nationale.
Il a mis également en exergue la création d’un canal d’irrigation dans la moughataa de Lexeïba, qui devrait irriguer 30 000 hectares sur les 130 000 prévus, disant que les surfaces actuellement cultivées dans la moughataa ne dépassent pas 1 000 à 2000 ha, selon les estimations,.
Ces trente mille hectares seraient en grande partie alloués aux citoyens locaux dont une partie aux jeunes de différentes wilayas souhaitant sérieusement travailler dans l’agriculture, et une autre partie aux investisseurs capables d’introduire des technologies avancées, permettant d’améliorer le niveau de qualité et de production, a souligné Ghazouani.
La terre appartenait à l’État à l’origine et les méthodes d’appropriation individuelle étaient définies par la loi, a rappelé Son Excellence, soulignant cependant qu’il n’est pas nécessaire de prendre des terres à un citoyen ou à une famille qui les cultivait, ou que leurs ancêtres avaient cultivées, surtout si le but était de les donner à un autre citoyen pour les cultiver, considérant que cela ne se produirait pas et n’était pas acceptable.
Au contraire, il sera facilité à ceux qui cultivent une terre d’obtenir des titres de propriété conformément à la loi, a assuré le Président, selon lequel, l’objectif n’est pas de rechercher la propriété foncière et de la bloquer, mais de lancer une révolution agricole permettant au pays d’atteindre sa souveraineté alimentaire, afin d’être capable de produire sa propre nourriture même en cas d’interruption des approvisionnements extérieurs.
Son Excellence a conclu en affirmant que les terres s’élargiront suffisamment pour le travail des jeunes et des investisseurs, accueillant favorablement les investissements, et renouvelant son engagement à ne pas arracher un seul pouce de terre à un citoyen ou à une famille qui l’exploitait.
par Webmaster | 12 02 26 | Actualitès, Economie

La souveraineté alimentaire est une question nationale et n’est par conséquent pas seulement circonscrite à la wilaya du Gorgol ou la Moughataa de Lexeïba, a affirmé hier mercredi dans la soirée, le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le Chef de l’Etat a fait ces déclarations à d’une réunion élargie avec les cadres de Lexeïba, au cours de laquelle, il a affirmé son engagement en faveur de la souveraineté alimentaire et du soutien à l’agriculture.
.Un ministère spécifique à l’agriculture et à la souveraineté alimentaire avait été créé en 2024, a précisé Ghazoauni, mettant en exergue ce qu’il a appelé le passage d’une simple pratique agricole à la réalisation d’un objectif précis, à savoir assurer l’autosuffisance et la souveraineté alimentaire.
Toujours selon lui, cette orientation n’était pas fortuite, mais était basée sur les leçons tirées de la pandémie de la Covid, qui avait mis en évidence la fragilité des pays ne produisant pas leur propre nourriture, et la possibilité de la répétition de crises similaires, que ce soit en raison de pandémies, de guerres ou de perturbations des chaînes d’approvisionnement.
La leçon apprise était qu’un État qui ne produit pas la nourriture de ses citoyens est un État fragile, dépendant et sans souveraineté, a poursuit le Président.
Nous avoir chargé le gouvernement d’élaborer une stratégie claire pour assurer la souveraineté alimentaire dans les plus brefs délais, a ajouté Ghazouani, selon lequel, cette stratégie avait fait des progrès considérables.
Le pays est désormais proche de l’autosuffisance en riz, et des efforts sont déployés pour améliorer la productivité et la qualité du produit, ce qui aura un impact direct sur les prix au bénéfice des citoyens, a souligné le Président, exprimant le vœu pour le pays de se tourner à l’avenir vers l’exportation si les niveaux de qualité requis sont atteints.
Des progrès significatifs avaient été réalisés dans la production de légumes, la production nationale couvrant actuellement les besoins du pays pendant plusieurs mois, a-t-il indiqué.
Et de souligner l’action menée par le gouvernement afin de trouver des solutions pour le stockage des légumes, ce qui pourrait permettre de se passer de leur importation tout au long de l’année.
La concentration sur l’agriculture irriguée ne signifie pas l’abandon de l’agriculture saisonnière traditionnelle, mais qu’il existe une vision pour la développer par la mécanisation et la réduction de l’effort physique des agriculteurs, a précisé le Président.
Le gouvernement s’emploie à creuser de grands canaux d’irrigation, certains déjà en cours, d’autres en phase d’étude, qui irrigueront des dizaines de milliers d’hectares, en plus de la construction de dizaines de grands barrages, a-t-il rappelé.