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Poisson en abondance à Nouakchott, mais hors de portée des petites bourses

Je me suis rendu au marché aujourd’hui mercredi 28 janvier 2026 à la plage, plus exactement au marché de poisson, afin d’acheter quelques kilos pour la famille, avant le début du mois béni du Ramadan, où ce plat devenu très rare dans le menu quotidien du jeun.
J’avais pensé que le poisson devrait être moins cher sur la plage qu’au marché de la Mosquée marocaine ou des jardins, là où les vendeuses exhibent leur marchandise depuis l’aube jusqu’au crépuscule.
. Première surprise : le poisson est bel et bien présent, en quantité et en diversité. Pourtant, les prix sont tout simplement exorbitants pour un pays qui se targue de posséder l’une des côtes les plus poissonneuses de la région voire du monde. En effet, une unité de yaye boy, ce grosse sardine indispensable pour un vrai teyboudenn se vend à 350 MRO. Des poissons plus grands et de qualité vont jusqu’à 3000 MRO/Kg. Une aberration économique et sociale.
Une autre espèce très abondante sur les étalages et visiblement très sollicité par les petites bourses, se vend à 150 MRO, mais elle ne semble pas attirer beaucoup d’acheteurs.


Deuxième constat, tout aussi préoccupant : les conditions d’hygiène dans lesquelles ce poisson est exposé et vendu laissent fortement à désirer. Les gratteurs se vaquent à leur besogne sur des tables sales et le poisson leur échappe parfois des mains pour atterrir sur le sol sablonneux.
Le marché de poisson, jadis propre et bien administré par des responsables du secteur des pêches est devenu méconnaissable et incontrôlable en raison d’une surpopulation faisant de ce quai naturel, non pas un lieu de transit pour les produits de pêche et de commerce de gros, mais également un marché de détails caractérisé par le désordre et l’indifférence.
Un paradoxe inquiétant entre abondance des ressources, cherté des prix et négligence sanitaire, au détriment direct du consommateur et de la santé publique.

MML

Signature d’une convention de partenariat entre la Banque Centrale de Mauritanie et le Programme Alimentaire Mondial

La Banque Centrale de Mauritanie (BCM) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont conjointement signé, hier mardi 27 janvier courant, une convention de partenariat, visant à renforcer la coopération entre deux institutions, en matière de promotion de l’inclusion financière.

L’accord, paraphé par le  Gouverneur de la BCM M. Mohamed-Lemine Dhehby et le Représentant et Directeur Pays du PAM Dr Aliou DIONGUE,  cible plus particulièrement, notamment les femmes, les jeunes et les populations en situation de vulnérabilité, indique, la BCM sur compte Linked In.

La convention s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière (SNIF 2023–2028) portée par la Banque Centrale de Mauritanie et mise en œuvre à travers le Programme d’Appui à la Finance Innovante, Inclusive et Durable (PAFIID), apprend-on.

À travers ce partenariat, la Banque Centrale de Mauritanie réaffirme son engagement en faveur de la modernisation du système financier, du renforcement des systèmes de paiement et de l’élargissement de l’accès aux services financiers formels, soulignent la même source. Le Programme Alimentaire Mondial mettra à profit, en vertu de cette convention, son expertise en matière de transferts monétaires et d’interventions auprès des populations vulnérables, en vue de favoriser des solutions financières durables et adaptées.

La convention prévoit la mise en place de mécanismes de coordination et de suivi afin d’assurer une mise en œuvre efficace des actions conjointes et d’en maximiser l’impact, en cohérence avec les priorités nationales de développement.

 

Prisme du Bledard : Conduire a Nouakchott ou l’hypothétique Hara Kiri.

Conduire à Nouakchott est un parcours du combattant et des efforts permanents sur les nerfs.

Du véhicule qui double par la droite à celui qui s’arrête subitement devant ainsi que celui qui bloque toute la circulation pour un brin de causette du chauffeur avec un passant ou autre ami venant en sens inverse, le chaos et les avc(s) ne sont jamais loin. hhhhhh

Conduire à Nouakchott aujourd’hui reste une prouesse et une roulette russe qui ne dit pas son nom. Une arrivée à destination saint et sauf avec sa voiture est une baraka certaine surtout que la majorité des usagers de la route ici arrivent à peine à réciter le code de la route par cœur.

On se pose souvent la question comment ont-ils eu le permis de conduire du moment qu’ils n’ont aucune notion du code de la route?

Un conseil, démarrons toujours nos voitures avec un verset du Saint Coran pour éviter un carré du PK 7. hhhhhh

Qu’ALLAH nous protège des dangers de la route.

Yacoub Doumoctar

 

L’AFD et L’OMVS signent une convention de 3 millions d’euros pour le fleuve Sénégal

L’Agence française de développement et l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal ont signé lundi au Centre international de conférences Abdou Diouf une convention de financement de trois millions d’euros, soit environ deux milliards de francs CFA, destinée à renforcer la gestion intégrée des ressources en eau du fleuve Sénégal. Cette signature intervient en marge de la réunion préparatoire de haut niveau à la Conférence des Nations Unies sur l’eau.

La cérémonie s’est tenue en présence du Haut-commissaire de l’OMVS Mohamed Abdel Vetah, de l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal Jean-Marc Pisani, de l’ambassadrice déléguée à l’Environnement Barbara Pompili, du directeur général adjoint à l’Environnement de la Commission européenne Patrick Child et du responsable de la Division Eau et Assainissement à l’AFD Lionel Goujon.

Cette signature s’inscrit dans le cadre du Programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau du fleuve Sénégal, officiellement lancé le même jour. Ce programme est financé par l’Union européenne à hauteur de quinze millions d’euros, soit un peu moins de dix milliards de francs CFA, et vise à renforcer la gestion durable des ressources en eau et des écosystèmes associés dans le bassin du fleuve Sénégal et du bassin aquifère sénégalo-mauritanien.

Les actions soutenues par cette convention incluent notamment la mise en place de l’Observatoire du Fouta Djallon par l’OMVS, des interventions de lutte contre la prolifération du typha, un projet pilote visant à réduire les impacts environnementaux de l’orpaillage dans le bassin de la Falémé, ainsi qu’un fonds d’études stratégiques en appui aux organismes de bassins transfrontaliers.

Ces actions contribuent à renforcer la coopération régionale entre les pays riverains du fleuve Sénégal et à promouvoir une gestion durable d’une ressource stratégique pour le développement et la stabilité de la région, renseigne un communiqué parcouru par Ndarinfo.

Il faut rappeler que le programme PROGIRESS s’inscrit dans l’Initiative Team Europe pour les eaux transfrontalières en Afrique, lancée en 2022, qui a déjà mobilisé plus de six cent soixante-dix millions d’euros en faveur d’une gestion concertée et durable des ressources en eau partagées sur le continent africain.

Dans ce cadre, l’Union européenne a délégué à l’AFD une subvention de huit millions d’euros pour la mise en œuvre de l’objectif spécifique consacré à l’amélioration de l’état des ressources naturelles et de la biodiversité dans le bassin du fleuve Sénégal, dont trois millions d’euros confiés à l’OMVS.

MS/NDARINFO

 

Égypte en tête, percées sahéliennes et surprises nord-africaines : le classement militaire africain 2026

Le site américain Global Firepower (GFP) a publié, le 21 janvier, son classement annuel des capacités militaires mondiales. À l’échelle africaine, l’ordre établi l’année précédente reste largement inchangé au sommet, bien que des changements se soient opérés dans le Top 10.

L’Égypte conserve sa place de première puissance militaire du continent et figure au 19ᵉ rang mondial, avec un indice de puissance (Power Index) évalué à 0,3651. Ce chiffre synthétise plus de soixante indicateurs (effectifs, équipements, moyens logistiques, position géographique mais exclut explicitement la capacité nucléaire) que GFP combine pour produire une note comparative.

Parmi les mouvements notables de l’édition 2026, deux changements méritent d’être soulignés : la Tunisie fait son entrée dans le Top 10 africain, reléguant la Libye hors de cette première décade, et le Maroc gagne une place pour s’installer à la 6ᵉ position continentale, au détriment de l’Angola, tandis que l’Algérie, se classe au 27e rang mondial, consolidant ainsi sa position de deuxième force militaire du continent, juste derrière l’Égypte

La Mauritanie conserve quant à elle sa position de 123ème dans le classement de 2025.

Ces variations témoignent moins d’une révolution stratégique que d’un réajustement des capacités relatives entre pays, allant de l’acquisition de nouveaux équipements à l’évolution des effectifs ou la réévaluation des stocks, tel qu’interprété par l’algorithme de GFP.

Ce que mesure (et ce que ne mesure pas) l’indice de puissance

La méthode GFP repose sur un empilement de données quantitatives réparties en grandes familles : personnel (actifs et réservistes), blindés, aéronefs, unités navales, approvisionnement énergétique, infrastructures logistiques et budgets, entre autres.

L’agrégation aboutit à un score où 0,0000 représenterait une « puissance parfaite » : plus la valeur est basse, plus l’armée est classée haut.

GFP précise aussi les limites de sa grille, notamment l’absence de prise en compte des armes nucléaires et une pondération qui ne « pénalise » pas les puissances sans façade maritime.

Ces choix méthodologiques influent fortement sur les positions relatives, favorisant les pays à forte masse matérielle ou humaine, au détriment d’évaluations plus qualitatives (formation, doctrine, moral, interopérabilité, renseignement).

Lebrief.ma

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