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Le futur de nos enfants au présent.

Mohamed Saleck Deida

L’éducation est l’action d’instruire et de former dans une société donnée aux différentes formes du savoir. Dans notre pays, l’image stéréotypée de l’éducation se résume au manque d’infrastructure, aux séries de réformes qui n’ont apporté de résultats satisfaisants et au faible niveau du personnel d’encadrement pour ne citer que ceux-là.
Les diagnostics standards de la crise du secteur se focalisent essentiellement sur les aspects matériels, humains et on relègue au second plan la finalité, l’objectif et la nature même de ce qui doit être enseigné. Alors qu’un système éducatif reflète avant tout un choix de société. Il confirme l’attachement à des valeurs civilisationnelles précises.
Donc l’action d’acquisition du savoir ne peut être désintéressée. Elle porte en elle les germes déterminant les comportements sociaux-culturels des générations à venir. L’adoption et la promotion d’un projet de société ne peut s’effectuer que par la définition de la nature de l’éducation à dispenser et par la précision de l’objectif souhaité.
La crise de notre système éducatif contrairement à l’évaluation du technicisme ambiant ne se réduit pas seulement aux manques de moyens matériels et humains ou à un choix de langue inopportun, elle est aussi culturelle, sociale et politique.
Actuellement nous somme devant deux modes de pensée dominant qui reflètent, chacun, une acception du monde spécifique.
La vision islamique et le model occidental. Ce dernier a adopté depuis une longue période la laïcité comme valeur cardinale. On instruit et on forme des générations qui excluent le référentiel religieux de leur mode de penser et d’action. Donc la promotion d’une société laïque ou la liberté de penser et d’expression n’intègrent point de limite au respect du fait religieux.
Cet état de fait est le résultat d’un long cheminement philosophique qui a commencé depuis le siècle de lumière, consacrant le doute cartésien et bien plus tard le marxisme, l’existentialisme et l’absurde entre autres comme fondamentaux de la pensée occidentale. L’empreinte de ses philosophies sur l’éducation à l’école publique a été marquante pour des générations entières en ce sens qu’elle a consacré pour eux le respect de la laïcité et la banalisation de la spiritualité. Il n’y a plus de place pour la foi dans la gestion de la cité. La rupture entre le temporel et le spirituel est définitivement consommée.

Face à cette conception laïque du monde, à forte connotation athée et triomphante grâce à l’expansion économique occidentale, un projet de société Islamique porté par des peuples affaiblis par une longue colonisation. Ce projet a pour fondement une vérité absolue qui n’accepte point de doute.
L’unicité de Dieu, la foi en son message révélé au sceau des prophètes Mohamed (PSL) en son le postulat de départ. Il est prescrit sans équivoque dans le livre saint le Coran que la finalité de notre existence se résout à l’adoration de Dieu.
Partant de cette conviction, la mission première de l’école en terre d’Islam est de se conformer à cet impératif religieux. Malheureusement notre système d’éducation a connu plusieurs réformes mais aucune d’elles n’a su traduire en profondeur cette injonction spirituelle.
La prégnance de l’héritage culturel colonial continue de marquer de manière indélébile en nous une perception matérialiste de l’éducation entretenant ainsi un formatage intellectuel qui porte ombrage à la nécessité d’une finalité spirituelle pour celle-ci.
Il est grand temps après quelques décennies d’Indépendance que nous démêlions les écheveaux pour que notre Identité culturelle se mette en exergue pour distinguer quel mode d’éducation et de culture convient à notre société à la lumière de son capital civilisationnel.
Sachant que notre histoire, différemment des autres, n’a pas connu de contradiction entre le Spirituel et la Science ou une lutte de classe, l’une contre l’autre, tout au moins dans les principes fondateurs de notre culture. Le premier verset révélé au Prophète(PSL) « Ighraa » est une injonction à la lecture et à la fois une invitation à l’acquisition de la connaissance. La singularité du processus historique de notre culture ne peut en aucun cas se confondre avec une vision issue d’un cheminement historique opposé.
Il s’impose à se stade de se poser des questions existentielles pour mieux éclairer les choix à faire:
Qui sommes nous et en suite savoir quelle liberté de penser et d’expression nivelées aux normes qui sont les nôtres ?
Ces interrogations peuvent, grâce à un système éducatif approprié à notre substrat culturel, trouver des esquisses de réponses, qui permettront aux générations futures de mieux comprendre et de bien gérer les interférences culturelles extérieures, leur évitant ainsi à la fois une perte d’identité culturelle ou de tomber dans l’escarcelle de l’extrémisme à la faveur d’une aspiration de retour aux sources mal éclairées.
L’école peut donc constituer un rempart solide pour sauvegarder les valeurs civilisationnelles mais aussi préserver l’harmonie et la paix sociales.
Mais de quel genre d’école avons-nous besoin pour remplir cette noble mission ?
Notre pays connait jusqu’à présent deux systèmes d’éducation concomitants : l’école dans sa forme actuelle héritée de la colonisation a permis l’émergence d’une élite ouverte à la culture occidentale et tolérante à certains de ses idéaux.
Une grande majorité de mauritaniens ont rejeté cette forme d’éducation, non pas qu’ils soient réfractaires à de nouvelles connaissances, mais le contenu de certaines d’entres elles présentent des risques de dépravation culturelle fatale à leurs fondements spirituels.
L’histoire récente de notre pays a justifié d’ailleurs, et à juste titre, cette prudence et cette méfiance car la plupart des courants marxistes et laïcs des années Soixante et Soixante Dix sont issus de cette institution.
La deuxième forme d’école qui continue à drainer une grande partie de la jeunesse est la Mahadra. Elle a constitué un bouclier fort pour limiter l’influence culturelle coloniale et défendre l’homogénéité civilisationnelle du pays.
Elle a représenté aussi pour certains une forme de résistance culturelle pacifique et pour d’autres, après l’indépendance le refus de démission au prix de rester en marge des avantages inhérents à la gestion des affaires de la cité.
En conclusion le rôle et la mission de l’école doivent être définis impérativement pour savoir quel type de société voulons nous édifier pour demain et quelle place pour notre foi dans la gestion de notre quotidien au-delà de slogans creux ?
Une nouvelle réforme de notre système éducatif serait opportune pour mettre fin au parallélisme entre la Mahadra et l’Ecole publique, permettant ainsi leur intégration, et par ricochet, la réconciliation de beaucoup de Mauritaniens avec cette éducation dite officielle.
En tout cas, l’avenir de notre pays sera aussi tributaire de ce que nous ferons de l’éducation de nos enfants et comme le disait autrement feu Mocktar Daddah « l’avenir de la Mauritanie sera ce qu’en fera sa jeunesse».
Mohamed Salek Deida

L’état-major des forces armées organise des manœuvres militaires au Tiris Zemmour

 

Des manœuvres militaires de l’armée mauritanienne, nommée Zemmour-2, se déroule dans la wilaya du Tiris-Zemmour du 15 au 19 mars 2021. Ces manœuvres interviennent dans le cadre du renforcement des capacités défensives et offensives de l’armée nationale et l’harmonisation de ses moyens humains et matériels.
Ces manœuvres permettent aussi de maitriser diverses méthodes de combat classiques et asymétriques, afin d’augmenter le niveau de coordination, de performance et d’interopérabilité entre l’armée de l’air et terrestre.
L’exercice militaire Zemmour 2 vise à élever le niveau opérationnel des forces terrestres et aériennes, à renforcer les capacités des commandants dans le domaine de la planification et à obtenir une évaluation précise de l’étendue de la mise en œuvre des tâches.
Sa capacité à neutraliser la menace des groupes terroristes l’oblige à développer en permanence ses capacités de dissuasion à faire face aux divers types de menaces.

 

Accord mauritano-marocain pour la construction de deux complexes sportifs à Nouakchott et Rosso

News rim mauritanie Maroc

La Mauritanie et le Maroc ont signé mardi un accord en vertu duquel le royaume marocain construira deux complexes sportifs à Nouakchott et Rosso.

Cet accord a été signé par le ministre mauritanien de l’emploi, de la jeunesse et des sports Taleb O. Sid’Ahmed et son homologue marocain Ousmane Elverdoss à Rabat.

L’accord comprend la restauration de la nouvelle maison des jeunes à Nouakchott ce qui devra permettre de renforcer les infrastructures de base sportives en Mauritanie.

Les deux parties devront organiser des rencontres techniques qui permettront d’examiner l’expérience marocaine dans le domaine de la jeunesse et des sports, notamment en ce qui concerne les infrastructures de base et la formation des cadres de la jeunesse et des sports dans le domaine de l’entretien des infrastructures sportives.

 

Source: Cheibany Ba/infos sportives.

Signature convention de financement par l’AFD en appui à la lutte contre la pauvreté en Mauritanie

Ambassade de France en Mauritanie

Service de presse et de communication de l’ambassade de France: communiqué de presse relatif à la signature ce matin d’une convention de financement par l’Agence Française de Développement, à hauteur de 5 millions d’euros, en appui au Gouvernement mauritanien dans ses efforts de lutte contre la pauvreté.

Communiqué de presse convention CMR1224-02

Communiqué | La direction Centrale de lutte contre la criminalité économique

Communiqué
La direction Centrale de lutte contre la criminalité économique a transmis, le 9 mars 2021, au pole anti-corruption du parquet de la république de Nouakchott ouest les P-V de l’enquête préliminaire et l’enquête financière parallèle ouvertes sur les faits objet du rapport de la commission d’enquête parlementaire.
Les opérations d’investigation ont compris la recherche, le rassemblement, l’étude et l’exploitation de milliers de documents ; l’interpellation, l’audition et la confrontation de dizaines de personnes; des constatations sur les lieux à NKC, NDB, Trarza et Inchiri.
Une importante quantité de renseignements a été ainsi recueillie auprès d’institutions officielles, d’études d’officiers ministériels et d’établissements privés.
L’enquête a révélé l’implication d’anciens hauts fonctionnaires, des hommes d’affaires ainsi que d’autres personnes, dans des faits criminels, réprimés par les lois pénales en vigueur.
D’autres anciens responsables ont participé à ces faits en facilitant leur exécution.
Et malgré que, certains suspects ont tenté d’entraver le cour de la justice et refuser de coopérer avec les enquêteurs, l’enquête financière parallèle a permis de découvrir, de geler, et saisir des biens mobiliers et immobiliers accumulés et provenant illégalement de plusieurs crimes commis au préjudice de la société.
Ces biens sont constitués de sociétés dans divers domaines, des usines, des immeubles et appartements, des parcs de véhicules, des montants en banques, il s’agit là seulement de ce qui a été découvert en Mauritanie jusqu’à présent.
Ces biens gelés sont évalués, sommairement, à plus de quarante et un milliards d’anciens ouguiyas, dont plus de vingt neuf milliards revenant à l’un des suspects ; neuf milliards à un autre suspect qui est

le beau-fils du premier et environ deux milliards sept cents millions saisis avec un ancien directeur général d’une société nationale.
Le pole anti- corruption du parquet a, après avoir entendu les suspects décidé de poursuivre les personnes suivantes :
1. Mohamed ould abdel aziz
2. Yahya ould hademine
3. Mohamed salem ould bechir
4. Mohamed abdellahi ould oudaa
5. Taleb ould Abdi Vall
6. Hacenna ould Ely
7. Moctar djay
8. Mohamed salem ould brahim Vall 9. Mohamed ould Dav
10. Mohamed ould m’sabou
11. Mohamed lemine ould boubatt
12. Mohamed lemine ould aloukay
13. Mouhyi din Mohamed salek ould bouh
Des faits qualifiés de :
 Dissipation de biens publics mobiliers et immobiliers, perception
d’avantages matériels indus auprès d’une institution publique; intervention dans des actes commerciaux incompatibles avec la qualité de fonctionnaire en recevant et en acceptant des intérêts de contrats et adjudications.
 Octroie d’avantages indus dans des marchés publics; trafic d’influence, abus de fonctions, enrichissement illicite, recel de produit du crime, entrave à la justice, blanchiment d’argent, faits prévus et réprimés par les articles 164,165, 169, 379 du code pénal; les articles 6, 10, 13, 14, 16, 17 et 18 de la loi relative à la lutte contre la corruption; les articles 02, 36, 37 et 38 de la loi sur le blanchiment à l’encontre du premier prévenu;
 Participation à la dissipation des biens publics, octroie d’avantages indus dans des marchés publics, trafic d’influence,

abus de fonctions, enrichissement illicite, faits prévus et réprimés par les articles 6, 10, 13, 14, 16 et 17 de la loi relative à la lutte contre la corruption; les articles 164,165, 169, 379 du code pénal à l’encontre des prévenus n° 2, 3 , 4 , 5, 6 et 7;
 Mauvais usage des biens sociaux d’une société nationale, usage des pouvoirs accordés de façon contraire aux intérêts économiques de la société, faits prévus et réprimés par les § 3 et 4 de l’article 688 du code de commerce à l’encontre des prévenus n° 3 , 4 , 5 et 6;
 Trafic d’influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produit criminel, participation à la commission du délit d’octroi d’avantages indus en matière de marchés publics, faits prévus et réprimés par les articles 6, 10, 13, 14, 16 et 17 de la loi relative à la lutte contre la corruption ; les articles 53 et 54 du code pénal à l’encontre du prévenu n° 8.
 Dissipation de biens publics immobiliers, Trafic d’influence, abus de fonction, perception d’intérêts d’une vente en enchère sous sa supervision faits prévus et réprimés par les articles 10, 13, 14, 7 de la loi relative à la lutte contre la corruption; les articles 53 , 54, 164, 167 et 169 du code pénal à l’encontre du prévenu n° 9 ; et la participation à ces fait suivant les articles 53 et 54 du code pénal à l’encontre du prévenu n° 12.
 Trafic d’influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produits du crime, participation au recel d’enrichissement illicite, octroie d’avantages indus dans des marches publics, fait prévus et réprimés par les articles 13, 14, 16 et 17 de la loi relative à la lutte contre la corruption à l’encontre du prévenue n° 10.
 Recel de produits du crime, participation au recel d’enrichissement illicite, entrave à la justice; fait prévus et réprimés par les articles, 53, 54 et 164 du code pénal et les articles 6, et 10 de la loi relative à la lutte contre la corruption à l’encontre du prévenu n° 11.
 Participation à la dissipation des biens publics immobiliers, bénéfice de façon indue des pouvoirs et de l’influence de fonctionnaires publics, fait prévus et réprimés par les articles 53, 54 et 164, du code pénal; les articles 6, 10 de la loi relative à la lutte contre la corruption à l’encontre du prévenu n° 13.

Les prévenus ont été déférés dans le dossier RP 001/2021, par devant le pole d’instruction chargé des affaires de corruption avec les réquisitoires :
 D’ouvrir une information à l’encontre des prévenus cités et tout auteur présumé des faits susmentionnés,
 Emettre un mandat d’arrêt contre le prévenu n° 9,
 Et considérant la durée que requiert une bonne instruction et les modalités de recouvrement des biens en question, et la nécessité d’éviter aux instructeurs de travailler sous la pression des aléas de la détention préventive strictement encadrée, le pole du parquet a requis la mise des prévenus restants sous contrôle
judiciaire poussé.
Le classement sans suite a été décidé à l’encontre de quelques suspects pour divers motifs: insuffisance de preuves, défaut de qualification pénale des faits, inopportunité des poursuites après que les intérêts économiques et financiers de l’état ont été garantis.
Il sera procédé sur le champ au transfert des biens gelés et saisis pour le compte de l’Office de gestion des biens gelés, saisis ou confisqués et le recouvrement des avoirs criminels, en vue d’en assurer la gestion prévue par la loi.
Le ministère public accompagnera l’instruction du dossier et introduira les réquisitoires adéquats en vue de, poursuivre toute personne dont la participation aux dites infractions sera révélée par l’instruction, rechercher et recouvrer par tout moyen, y compris les facilités offertes par l’entraide judicaire internationale, des biens frauduleusement acquis.
Le ministère public rappelle ici, que seul le pouvoir judiciaire, a la faculté, de donner aux faits leur qualification légale, d’apprécier les preuves et déduire les effets qui en découlent.
Il met en garde contre, toute publication de commentaire qui aura pour effet d’entraver le bon déroulement de l’instruction ou d’entacher l’indépendance de la justice ; les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par les lois pénales.
Nouakchott, le 11 Mars 2021 Le ministère public

Procédure judiciaire relative au dossier de la décennie.

Hamath Athie,  président de l'alliance citoyenne pour une Mauritanie nouvelle

Auteur : Hamath Athie, président de l’alliance citoyenne pour une Mauritanie nouvelle.

         Le déclenchement de la procédure judiciaire relative au dossier de pillage des ressources nationales est un évènement historique.
Il doit être salué et soutenu par tous les citoyens soucieux du respect du bien public et de l’avenir du pays.
Sans une tradition de reddition des comptes par les gestionnaires de la chose publique le pays ira inéluctablement à la faillite et qu’à Dieu ne plaise à la chien-lit.
Le déroulement de cette procédure doit se faire dans le respect scrupuleux de la loi et de la justice sans interférence aucune et sans piétinement d’aucun droit.
Cependant les partis politiques, la société civile, les Oulémas doivent s’exprimer et affirmer leur vive approbation du déclenchement de cette procédure depuis longtemps attendue.
C’est là une procédure dont dépend le sort de toutes nos populations dans un pays dont le niveau de richesse est trés élevé et ce au regard du nombre de sa population dont l’immense majorité est de plus en plus cantonnée dans la classe des laissés pour compte et des pauvres.
La justice détient aujourd’hui la clé de l’avenir de notre beau pays.
Nous devons la soutenir au détriment de nos solidarités grégaires particuliérement nocives pour l’édification d’un État de droit

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