par Webmaster | 23 02 26 | Actualitès, Sociétés

Le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, M. Sid Ahmed Ould Bouh, a tenu ce dimanche à Nouakchott, en présence du président de l’Union nationale du patronat mauritaniens, M. Mohamed Zeine El-Abidine Ould Cheikh Ahmed, une réunion consultative.
Cette rencontre a été élargie aux directeurs de dix entreprises parmi les principaux producteurs de produits agricoles nationaux.
La réunion vise à évaluer le bilan des quatre premiers jours du mois sacré du Ramadan 2026, dans le cadre du suivi continu de la politique agricole destinée à renforcer la sécurité alimentaire et à assurer l’approvisionnement des marchés en produits locaux.
Elle s’inscrit également dans le cadre du renforcement du partenariat entre les secteurs public et privé, afin de garantir la stabilité des marchés, de soutenir la production nationale et d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyens pendant le mois de Ramadan.
Le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a précisé dans un discours à cette occasion que la réunion s’inscrit dans le cadre de l’attention particulière que porte Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani aux citoyens pour accéder aux produits de première nécessité à des prix abordables durant le mois sacré du Ramadan.
Il a passé en revue les résultats des visites sur le terrain effectuées par les ministres concernés par le suivi de l’opération, soulignant à la fin de la réunion, après concertation avec les producteurs, que six décisions organisationnelles ont été prises, visant à améliorer le fonctionnement des expositions et d’en maximiser les bénéfices.
Ces décisions portent entre autres sur l’interdiction d’exposer tout produit non national dans les foires, en soutien à la production locale, la fixation d’un plafond aux quantités vendues pour s’assurer que les produits sont destinés à la consommation domestique et non à la revente, la fourniture de climatiseurs pour toutes les expositions, en plus du renforcement de la coordination et du suivi, ainsi que le soutien à la commercialisation des produits locaux.
Pour sa part, le président de l’Union nationale des employeurs mauritaniens a indiqué que cette réunion constituait une occasion d’examiner les défis auxquels sont confrontés les producteurs et les exposants après quatre jours de Ramadan, affirmant la disponibilité de l’Union à respecter toutes les obligations qui lui incombent.
Il a appelé à l’achat et au soutien des produits locaux, en soulignant l’impact positif que cela a sur l’économie et le renforcement de la production nationale.
La réunion s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère et de plusieurs cadres du secteur.
par Webmaster | 22 02 26 | Actualitès, Éducation

Les compétitions du deuxième tour des Olympiades nationales pour le Prix du Président de la République pour les Sciences ont débuté aujourd’hui dimanche 22 février courant sur l’ensemble du territoire national.
1385 élèves participent à cette étape. Ils sont répartis dans les différentes wilayas, avec 109 élèves de la quatrième année, 63 de la filière mathématiques de la septième année, 202 de la filière physique de la septième année, et 1011 élèves de la septième année dans la filière sciences.
50% des participants seront sélectionnés selon les critères adoptés retenus pour l’admission à ce concours.
Le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale et de la Réforme du Système éducatif, M. Sadvi Sidi Mohamed, a effectué une visite d’inspection dans plusieurs centres d’examen des trois wilayas de Nouakchott, notamment le Lycée Arabe, le Lycée Toujounine 1 (Soueila) et le Lycée Arafat 2.
Il s’agit de suivre de près le déroulement du concours.
Le secrétaire général a reçu des explications sur la méthodologie de contrôle et de supervision adoptée.
par Webmaster | 22 02 26 | Actualitès, Sociétés, Tribunes

Nous disons à ceux qui ont la mémoire courte et se glorifient de leurs avantages actuels que rien; ni leurs fonctions, ni leurs privilèges, ne leur donne le droit de dénigrer ou de négliger ceux qui sont la pierre angulaire sur laquelle cette nation s’est édifiée.
Nous rejetons avec la plus grande fermeté et indignation toute déclaration, explicite ou implicite, visant à rabaisser, stigmatiser ou marginaliser les retraités. Nous protestons contre ces discours qui banalisent l’ingratitude et encouragent une vision utilitariste de l’être humain, où l’on ne reconnaît la valeur que tant que l’on produit, oubliant que la dignité ne prend jamais sa retraite.
Les retraités ne sont ni un poids ni un obstacle. Ils sont la mémoire vivante, la conscience et l’expérience accumulée sans lesquelles aucune société ne peut prétendre à la stabilité ni à la sagesse. Les attaquer, c’est saper les fondements mêmes de la cohésion sociale et ouvrir la voie à une fracture profonde entre les générations.
Nous dénonçons toute tentative de dresser la jeunesse contre ses aînés, car ce conflit artificiel ne profite qu’à ceux qui cherchent à détourner l’attention des véritables défis : la justice sociale, la bonne gouvernance et la répartition équitable des richesses. Opposer les générations est une faute morale et une erreur politique.
Dans Mauritanie, pays de valeurs, de solidarité et de respect, il est inconcevable que l’on puisse tolérer des propos qui offensent ceux qui ont consacré leur vie au service public, à l’éducation, à la défense et au développement national. Notre tradition nous enseigne l’honneur dû aux anciens ; notre avenir exige de préserver cet héritage.
Nous appelons donc à un sursaut de conscience : que cessent immédiatement les discours méprisants et les politiques qui ignorent les droits légitimes des retraités. Qu’un dialogue sincère s’instaure, fondé sur la reconnaissance, la justice et la responsabilité collective.
Protester contre l’injustice n’est pas un acte de division, mais un devoir civique. Défendre les retraités, c’est défendre l’idée même d’une société reconnaissante, humaine et équilibrée.
Car une nation digne ne se juge pas à la manière dont elle traite les puissants, mais à la considération qu’elle accorde à ceux qui ont déjà donné le meilleur d’eux-mêmes.
Respect et justice pour les retraités, aujourd’hui et toujours.
par Webmaster | 22 02 26 | Actualitès, Politique

Le parti El Islah » a procédé hier samedi 21 février 2026, à l’enregistrement des données requises pour les partis politiques sur la plateforme du ministère de l’Intérieur, conformément aux nouveaux amendements apportés à la loi régissant les partis politiques en Mauritanie.
La plateforme du ministère de l’Intérieur vise à renforcer la régulation du paysage politique national à travers un ensemble de conditions, rappelle-t-on.
Parmi ces dernières figurent l’obligation pour les partis d’avoir une vision politique et sociale pour le présent et l’avenir, de s’engager à ouvrir des sièges dans au moins, la moitié des wilayas du pays et de disposer de ressources financières renouvelables suffisantes pour couvrir leurs besoins.
Le parti El Islah a soumis, conformément à ces exigences, ses listes de dirigeants politiques à la plateforme susmentionnée avant la date limite légale fixée au 24 février 2026, soit 4 jours d’avance.
Ces listes comprennent son Conseil national (257 membres) et son Bureau politique (84 membres), en plus de son Bureau exécutif et de son Comité permanent.
L’introduction électronique des données requises pour les partis politiques sur la plateforme du ministère de l’Intérieur a porté pour « El Islah » a porté sur l’enregistrement de 343 personnalités clés, dont des hauts responsables et des militants politiques, avec leurs données complètes et leurs numéros d’identification nationaux.
Ces opérations ont concerné également l’introduction de la vision politique du parti, ses statuts et un rapport 2025 sur sa situation, ses activités internes et externes et sa stratégie de travail pour 2026.
La présence politique internationale de « El Islah », notamment son appartenance à l’Internationale socialiste et à l’Alliance des partis arabes progressistes, ainsi que sa présence politique nationale, son statut administratif et sa situation financière ont été également enregistrées.
Sont aussi introduites dans cette plateforme les coordonnées de 42 bureaux situés dans toutes les capitales régionales, les moughataas de Nouakchott et certaines moughataas de l’intérieur du pays.
Ces données reflètent la présence politique du parti El Islah à travers le pays, sa diversité nationale et sociale, ainsi que la forme présence des jeunes et des femmes. Pour plus d’informations : partis.interieur.gov.mr
par Webmaster | 22 02 26 | Actualitès

Environ 1200 personnes, selon la préfecture de police, ont manifesté à Paris samedi 21 février pour réclamer « justice », plus d’un mois après la mort d’El Hacen Diarra lors d’une garde à vue dans le commissariat du 20e arrondissement de la capitale.
« Nous avons voulu faire cette manifestation pour avoir des explications face aux policiers qui l’ont tué froidement, pour avoir la justice », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) un cousin de la victime, Moussa Diarra, au départ de la manifestation, boulevard Barbès, dans le 18e arrondissement de Paris.
Le cortège, notamment composé de divers collectifs et parsemé de drapeaux du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), s’est élancé, précédé d’une banderole où l’on pouvait lire « Justice et vérité pour El Hacen Diarra, assassiné par la police ».
Le Mauritanien de 35 ans est décédé dans la nuit du 15 au 16 janvier durant sa garde à vue, après avoir été interpellé au pied de son foyer de travailleurs.
Des caméras qui n’étaient pas « fonctionnelles »
Sa famille dénonce des violences policières. Sur une vidéo tournée par un voisin, on voit deux policiers, dont l’un, à genoux, donne deux coups de poing en direction de l’homme, qui se trouve au sol. Cinq jours après les faits, le parquet de Paris avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique ».
A propos de l’absence d’images provenant des caméras-piétons des policiers intervenus, l’autorité judiciaire avait indiqué que ces caméras, que doivent porter sur eux les policiers, « n’étaient pas fonctionnelles, du fait selon eux de la décharge de leur batterie, ce qui a été vérifié par l’officier », sans plus de précision sur les fonctions de cet officier.
Le 26 janvier, l’avocat de la famille, Yassine Bouzrou, avait annoncé le dépôt d’une nouvelle plainte pour « destruction de preuves », dénonçant l’absence d’images provenant de ces caméras-piétons des policiers intervenus. Il avait estimé l’explication du parquet « techniquement impossible et suspecte ».
« Il est permis de penser que les images des caméras-piétons ont pu être détruites ou dissimulées aux enquêteurs afin d’éviter qu’elles constituent des éléments démontrant les violences commises lors de l’interpellation de M. Diarra ou durant son transport au commissariat », avait expliqué l’avocat dans sa plainte.
Le 25 janvier, plusieurs milliers de personnes avaient déjà défilé à Paris pour soutenir la famille de la victime.
Le Monde avec AFP
par Webmaster | 22 02 26 | Actualitès, Éducation, Sociétés

La promotion et l’enseignement dans les langues maternelles constituent un levier essentiel pour la qualité de l’éducation, la cohésion sociale et le développement durable de notre pays, ont réaffirmé aujourd’hui samedi 21 février 2026, qui coïncide avec de la Journée internationale de la langue maternelle, annuellement célébrée sous l’égide de l’UNESCO, les associations culturelles nationales.
L’officialisation des langues nationales — pulaar, sooninke et wolof — constitue une étape déterminante pour consolider leur statut, ont indiqué ces associations dans une déclaration, selon laquelle, leur institutionnalisation garantit en effet leur protection et assure leur intégration effective dans les politiques publiques.
Toujours selon ces associations, l’enseignement officiel de ces langues nationales représente « un acte de justice linguistique favorisant l’inclusion, la participation citoyenne et la cohésion nationale ».
Lire l’intégralité ci-dessous l’intégralité de cette déclaration :
Déclaration à l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle 2026
À l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, célébrée chaque année le 21 février sous l’égide de l’UNESCO, les associations culturelles nationales réaffirment avec force que la promotion et l’enseignement dans les langues maternelles constituent un levier essentiel pour la qualité de l’éducation, la cohésion sociale et le développement durable de notre pays.
Elles rappellent également que l’officialisation des langues nationales — pulaar, sooninke et wolof — constitue une étape déterminante pour consolider leur statut, garantir leur protection et assurer leur intégration effective dans les politiques publiques. Elle représente un acte de justice linguistique favorisant l’inclusion, la participation citoyenne et la cohésion nationale.
En Mauritanie, l’année 2026 marque la deuxième année du retour à l’expérimentation de l’enseignement des langues nationales — pulaar, sooninke et wolof — dans le système éducatif. Cette étape représente une avancée importante et porteuse d’espoir, fruit de plusieurs décennies de plaidoyer des acteurs culturels, éducatifs et de la société civile.
Cependant, force est de constater que cette expérimentation se déroule dans un contexte marqué par des insuffisances structurelles qui freinent son plein déploiement et compromettent son impact.
Nous relevons notamment :
- Les difficultés persistantes dans la mise à disposition de l’Institut pour la Promotion et l’Enseignement des Langues Nationales (IPELAN) d’enseignants expérimentés et suffisamment formés ;
- La léthargie, voire la non-existence effective, de la commission chargée de la mise en œuvre de la réforme du système éducatif prévue par la loi d’orientation adoptée en 2022 ;
- L’absence à ce jour des décrets d’application indispensables à l’opérationnalisation complète de cette loi, pourtant promulguée depuis plus de trois ans, en particulier des décrets 65 à 70 relatifs aux langues ;
- La timidité de la communication et de la mobilisation institutionnelle pour faire de l’enseignement en langues maternelles une priorité nationale clairement assumée.
Ces insuffisances entretiennent une situation d’incertitude et donnent le sentiment d’une réforme conduite sans pilotage stratégique clair, alors même que les enjeux sont majeurs pour l’avenir de notre système éducatif et pour la valorisation de notre patrimoine linguistique.
Dans ce contexte, l’officialisation des langues nationales apparaît comme un levier structurant permettant de donner un cadre juridique clair et durable à leur promotion, d’assurer une meilleure allocation des ressources et de renforcer la cohérence des politiques publiques en matière d’éducation, de culture, de médias et d’administration.
En cette Journée internationale de la langue maternelle, nous appelons les pouvoirs publics à :
- Accélérer l’adoption et la publication des décrets d’application des articles 65 à 70 de la loi d’orientation ;
- Engager un processus clair et inclusif visant à consolider le statut officiel des langues nationales dans l’architecture juridique et institutionnelle du pays ;
- Renforcer les moyens humains et financiers alloués à l’IPELAN, notamment par la mise à disposition effective d’enseignants qualifiés ;
- Lancer une campagne nationale ambitieuse de sensibilisation sur les bénéfices pédagogiques et sociaux de l’enseignement en langues maternelles ;
- Inscrire clairement cette politique dans une vision stratégique de long terme fondée sur le multilinguisme de maintien.
La reconnaissance, la promotion et l’officialisation des langues maternelles ne relèvent pas seulement d’un impératif culturel : elles constituent une condition essentielle pour une école plus inclusive, plus équitable et plus efficace, ainsi que pour une citoyenneté pleinement partagée.
Nous réaffirmons notre disponibilité à accompagner l’État et l’ensemble des partenaires dans la réussite de cette option, dans l’intérêt des générations présentes et futures.
Nouakchott, le 21 février 2026
La Coordination des associations culturelles (CAC)



