par Webmaster | 20 02 26 | Actualitès, Le monde, Politique

Cette décision qui était très attendue est finalement tombée ce vendredi 20 février. La cour a jugé illégal une grande partie de ces droits des douanes.
Selon la décision rendue à une majorité de six juges contre trois, le président américain ne pouvait pas justifier ces droits de douane par la nécessité d’urgence économique.
La décision concerne cependant que les droits de douane présentés comme «réciproques» par Donald Trump mais pas ceux appliqués à des secteurs d’activités particuliers, comme l’automobile ou l’acier et l’aluminium.
La décision est présentée comme un revers pour le Président américain.
par Webmaster | 20 02 26 | Actualitès, santé, Sociétés

Le ministre de la Santé, M. Mohamed Mahmoud Ould Ely Mahmoud, a présidé, ce aujourd’hui vendredi 20 février 2026, la cérémonie de signature de l’accord portant adhésion de notre pays au programme ACCORD « Pour un monde en meilleure santé », financé par les laboratoires Pfizer.
Le programme « Accord for a Healthier World » (Accord pour un Monde en Meilleure Santé) de Pfizer est une initiative pionnière visant à réduire les écarts mondiaux en matière de santé. Lancé en 2022, ce programme propose l’intégralité du portefeuille de médicaments et de vaccins de Pfizer, sans but lucratif, à 1,2 milliard de personnes vivant dans 45 pays à faible revenu.
Objectif principal
L’objectif est de s’attaquer aux problèmes d’équité en santé en éliminant les barrières financières et logistiques. Il ne s’agit pas seulement de fournir des produits, mais de s’assurer qu’ils atteignent réellement les populations qui en ont besoin.
Pays bénéficiaires
Le programme couvre 45 pays, principalement en Afrique subsaharienne, mais aussi en Asie et en Haïti.
Cela inclut :
· Tous les 27 pays à faible revenu (selon la classification de la Banque mondiale).
· 18 pays qui sont passés du statut de faible revenu à celui de revenu intermédiaire (tranche inférieure) au cours des 10 à 20 dernières années.
Produits inclus
Au départ, Pfizer s’était engagée à fournir 23 médicaments et vaccins brevetés. L’offre a depuis été considérablement élargie :
· Aujourd’hui, le programme met à disposition tous les médicaments et vaccins pour lesquels Pfizer détient les droits mondiaux (à la fois les nouveaux produits et les produits existants).
· En 2023, l’offre a été étendue à environ 500 produits, incluant désormais de nombreux médicaments dont le brevet a expiré.
· Actuellement, 67 médicaments et vaccins sont disponibles dans le cadre de ce programme, dont environ 40 % figurent sur la Liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) .
Domaines thérapeutiques couverts
Le portefeuille couvre un large éventail de maladies, répondant à la fois aux maladies infectieuses et au fardeau croissant des maladies non transmissibles dans ces pays :
· Oncologie (cancer du sein, leucémie, etc.)
· Maladies inflammatoires et immunologie
· Maladies rares
· Maladies cardiovasculaires et métaboliques
· Maladies infectieuses (comme le COVID-19, la méningite)
· Vaccinologie (pneumocoque, méningocoque, COVID-19)
· Troubles neurologiques et psychiatriques
Les trois piliers du soutien
Pfizer reconnaît que fournir les produits ne suffit pas. L’entreprise collabore donc avec les gouvernements et les organisations mondiales de santé pour renforcer les systèmes de santé à travers trois piliers :
1. Formation des professionnels de santé : Développement de programmes éducatifs spécifiques à certaines maladies et création de plateformes d’échange pour partager les meilleures pratiques.
2. Renforcement des chaînes d’approvisionnement : Aider les pays à surmonter les défis logistiques, notamment en matière de gestion de la chaîne du froid (essentielle pour les vaccins). Par exemple, des experts Pfizer ont déjà formé des ingénieurs sanitaires au Rwanda.
3. Optimisation des voies réglementaires : Travailler avec les autorités nationales et régionales pour accélérer les processus d’approbation, permettant aux médicaments et vaccins d’arriver plus rapidement aux patients. En décembre 2023, Pfizer a organisé une table ronde réunissant les chefs d’agences de régulation de 10 pays africains pour discuter d’un cadre réglementaire panafricain plus efficace.
Mohamed Ould Mohamed Lemine
par Webmaster | 20 02 26 | Actualitès, Sports

La justice marocaine a condamné des supporters sénégalais à des peines comprises entre trois mois et un an d’emprisonnement. Il leur est reproché leur participation à des incidents lors de la finale de la CAN à Rabat, le 18 janvier dernier.
Les prévenus étaient poursuivis devant le tribunal de Rabat pour « hooliganisme », accusation incluant des actes de violence notamment contre les forces de l’ordre, dégradation d’équipements sportifs, invasion de la pelouse et jets de projectiles.
Neuf d’entre eux ont été condamnés à un an de prison assorti d’une amende de 5.000 dirhams (environ 460 euros), six autres à six mois et 2.000 dirhams d’amende (180 euros) et les trois derniers à trois mois et à une amende de 1.000 dirhams (90 euros).
« C’est incompréhensible », a réagi Patrick Kabou, leur avocat sénégalais inscrit au barreau du Gers en France, dénonçant le fait que ses clients servent de « boucs émissaires ».
Un Français d’origine algérienne, jugé quant à lui pour avoir jeté une bouteille d’eau, s’est vu infliger une peine de trois mois de prison et 1.000 dirhams d’amende.
Son avocat, Jaouad Benaissi, s’est dit « triste et déçu » à l’énoncé du jugement, rendu après une délibération qui s’est prolongée plus d’une demi-heure après la rupture du jeûne au premier jour du ramadan au Maroc.
Certains supporters ont brièvement manifesté leur mécontentement. Ils ont indiqué qu’ils feraient appel dès vendredi.
Le 18 janvier, lors de la finale de la CAN à Rabat, le Sénégal s’était imposé 1-0 au terme d’un match chaotique.
A la suite d’un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel de la deuxième mi-temps, juste après un but refusé au Sénégal, des supporters sénégalais avaient tenté d’envahir le terrain et lancé des projectiles vers la pelouse.
par Webmaster | 20 02 26 | Actualitès

Les travaux de la quinzième Assemblée Générale Ordinaire de la Fédération Mauritanienne du Bâtiment et des Travaux Publics ont débuté hier jeudi à Nouakchott, sous le thème : “Vers une fédération plus forte au service du développement et des infrastructures”.
Le secteur des infrastructures constitue un pilier essentiel du développement économique et social, et le réceptacle de toutes les activités de développement, a déclaré à cette occasion, la Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, Madame Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, mettant en exergue la création d’un comité national de classification des entreprises basé sur le principe de compétence.
Ce qui renforce la transparence, dira-t-elle, évoquant en plus l’orientation prochaine vers la classification des bureaux d’études, afin de garantir l’intégration des rôles et la qualité des réalisations.
Elle a également mentionné l’accompagnement des entreprises nationales à travers des programmes de soutien technique et de formation, et la facilitation de leur accès aux marchés publics.
La Ministre a appelé tous les acteurs à relever les défis posés par un engagement strict envers les délais d’exécution des projets, la maîtrise des coûts et l’utilisation des technologies modernes, tout en s’engageant dans les exigences de la transition énergétique et environnementale.
De son côté, le Président de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien, Monsieur Mohamed Zein El Abidine Ould Cheikh Ahmed, a salué le rôle de premier plan de la Fédération Mauritanienne du Bâtiment et des Travaux Publics, la considérant comme un modèle distingué du secteur privé sérieux et participant activement aux grands projets.
Le Président de l’Union a hautement apprécié les récentes réformes gouvernementales, notamment l’approbation du nouveau code des marchés publics, qu’il a considéré comme un saut qualitatif dans l’encadrement de la concurrence, le renforcement de la transparence, l’égalité des chances et la restructuration du secteur sur des bases professionnelles récompensant la qualité et l’excellence, à travers le comité de classification nouvellement créé.
Il a appelé tous les entrepreneurs nationaux à investir la confiance que l’État leur accorde, en respectant pleinement les engagements des cahiers des charges et en réalisant les travaux qui leur sont confiés dans les délais convenus.
Quant au Président de la Fédération, Monsieur Lemrabott Ould Houmeya Ould Tanji, il a présenté le bilan des réalisations de la Fédération au cours du mandat écoulé, saluant les mesures mises en œuvre par le gouvernement en faveur des entreprises.
Les travaux de l’Assemblée Générale ont abouti à la réélection de son président à la tête d’un nouveau bureau pour un nouveau mandat, et à l’élection des délégués de la Fédération au prochain Congrès Général de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien.
La cérémonie d’ouverture de l’Assemblée s’est déroulée en présence du Ministre de l’Équipement et des Transports, Monsieur Ely Ould El Veirik, des présidents de la commission des marchés et de la commission de contrôle, du maire de la commune du Ksar et d’autres personnalités.
par Webmaster | 20 02 26 | Actualitès, Sociétés

Le Président de la République Mohmaed Cheikh Ghazouani, a supervisé mercredi passé à Nouakchott, à la veille du début du mois béni du Ramadan, la cérémonie de lancement des programmes sociaux spéciaux pour le mois de Ramadan 2026.
Ces programmes qui s’inscrivent dans le cadre du lancement de la deuxième édition des expositions Ramadan 2026, portant sur une très grande opération de soutien économique et social destinée aux citoyens, ont fait l’objet d’un exposé présenté par la Ministre du Commerce et du Tourisme, Mme Zeinebou Mint Hmednah.
La ministre a passé en revue à cette occasion les neuf expositions organisées au niveau de la capitale, et le rôle qu’elles devraient jouer dans le service de la population et la stabilisation du marché, sous la supervision du Département du Commerce et du Tourisme, en collaboration avec les secteurs de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire, de l’Élevage, de la Pêche et des Infrastructures Maritimes et Portuaires, et en partenariat avec l’Union Nationale du Patronat de Mauritanie.
Ces programmes incarnent la vision du Président de la République visant à renforcer les valeurs de solidarité nationale et à garantir la disponibilité des produits de base à des prix subventionnés, contribuant ainsi à alléger le fardeau de la vie pour les citoyens pendant le mois sacré.
Dans le cadre du renforcement de la dimension sociale de cette initiative, Son Excellence le Président de la République a visité les entrepôts du Commissariat de la Sécurité Alimentaire dans la moughataa de Toujounine, où il a écouté des présentations détaillées des ministres concernés sur les programmes sociaux visant à soutenir les citoyens pendant le mois sacré.
Le programme comprend un volet spécial pour le Commissariat de la Sécurité Alimentaire, dans le cadre duquel les produits de base seront vendus à des prix subventionnés dans 35 centres répartis entre Nouakchott et les capitales des wilayas intérieures.
Environ 72 800 familles bénéficieront de cette opération, grâce à l’approvisionnement des centres en 7 140 tonnes de produits alimentaires, avec une enveloppe financière de 124 millions d’ouguiyas nouvelles, en plus de distributions alimentaires gratuites au profit de 25 000 familles à Nouakchott et des habitants des villes historiques : Oualata, Tichitt, Chinguetti, Ouadane et Djéol.
Le volet de la Délégation Générale à la Solidarité Nationale et à la Lutte contre l’Exclusion (Taazour) comprend également l’allocation de 37,5 millions d’ouguiyas nouvelles pour l’ouverture de points de vente de produits alimentaires à des prix subventionnés tout au long du mois de Ramadan, en plus de la prise en charge de 22 350 familles démunies dans les capitales des moughataas intérieures via des cartes d’approvisionnement d’une valeur de 16 090 000 ouguiyas nouvelles.
Le volet “Taazour” comprend également l’allocation de 110 millions d’ouguiyas nouvelles pour approvisionner 1 284 épiceries en milieu rural en produits alimentaires, au profit de 96 300 familles démunies, et l’ouverture de 12 points de vente de viande rouge dans les capitales des wilayas intérieures à un prix subventionné de 140 ouguiyas par kilogramme, bénéficiant quotidiennement à 1 950 familles, ainsi que des distributions en espèces au profit de 56 544 familles avec une enveloppe financière d’environ 844 millions 516 mille 400 ouguiyas.
Le volet du Ministère des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel comprend le programme d’Iftar pour les jeûneurs, et les distributions alimentaires fournies par la Fondation Nationale des Waqfs, en plus de la revivification du Ramadan qui comprend de multiples programmes religieux via les médias publics audiovisuels et écrits.
Quant au volet du Ministère de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille, il vise à bénéficier à 10 000 familles dans toutes les wilayas du pays, y compris les femmes chefs de famille, les familles d’enfants polyhandicapés, les mères d’enfants autistes, les retraités de l’armée et des forces de sécurité, les personnes âgées des familles vulnérables, et les personnes atteintes de maladies chroniques, avec une enveloppe financière totale de 70 millions 26 mille 500 ouguiyas.
L’opération Ramadan de cette année comprend la distribution gratuite de 232 tonnes de poisson au profit de plus de 23 000 familles, en plus de la poursuite de la vente via 476 points de distribution de la société de distribution de poisson, répartis sur tout le territoire national, à des prix subventionnés.
par Webmaster | 19 02 26 | Actualitès, Le monde, Politique
Alors que des diplomates se retrouvent en Suisse pour tenter de sauver les apparences d’un dialogue, les militaires, eux, ne cachent plus leurs préparatifs. La crise entre Téhéran et Washington est entrée dans une phase schizophrène où les pourparlers avancent à l’ombre des porte-avions.
Il y a deux semaines, dans un hôtel de Genève, des émissaires iraniens et américains échangeaient des messages par l’intermédiaire d’Oman. Aujourd’hui, à quelques milliers de kilomètres de là,des F-15 flambant neufs survolent le désert.
Bienvenue dans la crise américano-iranienne, version 2026 : un bras de fer où chaque camp tire sur la corde diplomatique tout en chargeant ses armes.
Sur le papier, la situation n’a jamais été aussi proche d’une avancée depuis des années. Le 17 février, à Genève, Iraniens et Américains se sont parlés. Par écrans interposés, certes, mais ils se sont parlés. Les médiateurs omanais ont même réussi l’exploit de faire signer une feuille de route : des « principes directeurs » pour encadrer la suite des discussions.
À Téhéran, on souffle le chaud et le froid. Les Iraniens veulent un accord, mais pas à n’importe quel prix . Ce prix, c’est la levée totale des sanctions économiques qui étranglent le pays. En face, Washington pose ses conditions , l’Iran doit démonter, pièce par pièce, son programme d’enrichissement d’uranium.
Mais le vrai problème ne se trouve pas dans les salles de réunion feutrées de Genève. Il se trouve sur les routes maritimes du Golfe et dans les bases américaines du Moyen-Orient.
Car pendant que les diplomates jasent, les militaires, eux, se préparent. Les États-Unis n’avaient pas déployé autant de puissance de feu dans la région depuis la guerre contre l’État islamique. Plus de 250 vols de cargos militaires ont déversé du matériel. En mer, deux groupes aéronavals, emmenés par les géants USS Abraham Lincoln et USS Gerald R. Ford, patrouillent à proximité du détroit d’Ormuz.
Officiellement, il s’agit d’une « démonstration de force dissuasive » pour convaincre Téhéran de rester à la table des négociations. Officieusement, les experts parlent d’une « option militaire prête à l’emploi ». Toutes les options sont envisageables y compris « celles que personne ne souhaite. »
Du côté iranien, on ne compte pas rester les bras croisés. La réponse de Téhéran a été immédiate et spectaculaire. Dans le détroit d’Ormuz, par où transite 20% du pétrole mondial, les Gardiens de la Révolution ont multiplié les exercices navals. Le message est clair : « Si vous nous bloquez, nous bloquons le monde. »
Le ton est également monté dans les discours. Le guide suprême, Ali Khamenei, n’a pas mâché ses mots, menaçant de « couler » les navires de guerre américains s’ils outrepassaient les limites. Une rhétorique guerrière qui contraste violemment avec les appels au calme des négociateurs.
Cette escalade militaire inquiète jusqu’aux alliés historiques des États-Unis. Les pétromonarchies du Golfe, prises en étau entre l’Iran et leur protecteur américain, tirent la sonnette d’alarme. Elles ont trop à perdre dans une guerre régionale. En privé, leurs dirigeants pressent Washington de privilégier la voie diplomatique, même lente.
Seul Israël, dans ce concert, pousserait à une ligne dure, voyant dans la faiblesse supposée de l’Iran une occasion historique de détruire son programme nucléaire.
Pour l’instant, le monde retient son souffle. La machine diplomatique tourne au ralenti à Genève, tandis que la machine de guerre, elle, tourne à plein régime dans le Golfe.
Le prochain round de discussions n’a pas encore de date. D’ici là, le risque d’une erreur de calcul, d’une provocation qui dérape, ou d’un incident naval est plus élevé que jamais. Une chose est sûre : dans cette danse dangereuse, le faux pas pourrait coûter très cher.