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Mauritanie : l’Union européenne appuie une nouvelle phase décisive de la réforme énergétique

Nouakchott a accueilli, ce mardi 24 mars 2026, l’atelier de lancement du projet d’« assistance technique pour le programme d’accès abordable à une énergie propre et renouvelable », marquant une nouvelle étape dans la transformation du secteur énergétique mauritanien.

Dans un contexte international tendu sur les marchés de l’énergie et face aux impératifs de transition écologique, le pays accélère la mise en œuvre de ses réformes structurelles avec l’appui de ses partenaires européens, rapporte le confrère Financial Afrik.

Portée conjointement par les autorités mauritaniennes et l’Union européenne, cette initiative vise un objectif clair : garantir un accès universel à une électricité fiable, durable et financièrement accessible à l’horizon 2030. Elle s’inscrit dans la continuité des réformes engagées ces dernières années, notamment l’adoption du Code de l’électricité, qui ouvre le secteur à la concurrence et à la participation accrue des investisseurs privés.

Lors de la cérémonie d’ouverture, l’ambassadeur de l’Union européenne en Mauritanie a souligné l’importance de cette nouvelle phase, centrée sur la mise en œuvre effective du cadre réglementaire. Il s’agit désormais de structurer le marché, renforcer les capacités institutionnelles et consolider les mécanismes de régulation, tout en accompagnant le développement de nouvelles filières énergétiques, notamment l’hydrogène vert, considéré comme un levier stratégique pour le pays.

Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Mohamed Ould Khaled, a pour sa part insisté sur la cohérence de cette démarche avec la vision portée au plus haut sommet de l’État. Sous l’impulsion du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, la Mauritanie a engagé une réforme profonde visant à faire du secteur énergétique un pilier de son développement économique et industriel.

Les premiers résultats de cette transformation commencent à se matérialiser. Le pays a déjà signé son premier projet de production électrique en mode Independent Power Producer (IPP), signal fort envoyé aux investisseurs. Parallèlement, l’adoption d’un Code de l’hydrogène vert – une première en Afrique – positionne la Mauritanie comme un futur acteur de référence dans cette industrie émergente. À ce jour, sept accords-cadres ont été conclus, tandis que deux projets structurants, AMAN et NOUR, sont en phase avancée de finalisation.

Au-delà de la production énergétique, l’ambition mauritanienne s’inscrit dans une logique plus large d’industrialisation durable. Les initiatives menées dans le cadre de Team Europe, notamment les études sur les infrastructures routières et portuaires, visent à créer un écosystème cohérent autour des énergies renouvelables.

L’assistance technique confiée au consortium GFA Consulting Group et IRC Consult doit précisément permettre d’opérationnaliser cette vision. Elle accompagnera les principales institutions du secteur – ministère, SOMELEC, autorité de régulation – dans l’amélioration de la performance du système électrique et l’appropriation des réformes.

Cet atelier apparaît ainsi comme un moment charnière : celui du passage des textes aux actes. En consolidant ses fondamentaux institutionnels et en structurant son marché énergétique, la Mauritanie cherche à attirer des investissements massifs et à se positionner durablement sur la carte énergétique africaine.

Derrière l’enjeu de l’accès à l’électricité se dessine en réalité une ambition plus large : faire de l’énergie un moteur de croissance, de résilience et de souveraineté économique dans un monde de plus en plus instable

L’État a dépensé 17 milliards au cours des trois derniers mois pour subventionner les carburants

Les récentes transformations géopolitiques ont eu un impact direct sur les prix des produits pétroliers raffinés à l’échelle mondiale, entraînant des augmentations significatives qui ont imposé des défis supplémentaires au budget de l’État, a déclaré aujourd’hui lundi, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, M. Mohamed Khaled.

Le gouvernement avait pris des mesures concernant les prix des carburants il y a quelques mois, sur la base d’études du début de l’année, qui indiquaient que les prix mondiaux étaient d’environ 60 dollars, avec une prévision de baisse, ce qui a nécessité de fixer le prix du gasoil à 500 ouguiyas, de sorte que l’État supporte toute augmentation dépassant ce niveau, a précisé Khaled.

Si le prix baisse en dessous de 500 ouguiyas, la différence revient au Trésor public de l’État, a ajouté le ministre, selon lequel, le Président Ghazouani a ordonné que toute baisse doit se répercuter directement en faveur du citoyen.

Toujours selon lui, la première application de ce mécanisme, il y a environ deux mois, a entraîné une réduction du prix du gasoil à 487 ouguiyas, avant que les prix ne commencent à augmenter progressivement, pour atteindre plus tard 511 ouguiyas pour le gasoil, tandis que le prix de l’essence est passé de 538 à 511 ouguiyas.

Ces hausses ont fini par une envolé du prix du gasoil, devenu plus cher que l’essence sur le marché mondial, a-t-il indiqué.

La Mauritanie n’importe pas de pétrole brut, mais dépend de l’importation de ses produits raffinés, a expliqué Khaled, selon lequel, les prix de ces produits ne reflètent pas nécessairement directement le prix du pétrole brut.

S’expliquant plus sur ce paradoxe, le ministre a mis en exergue l’influence par de multiples facteurs, y compris les coûts de raffinage et de transport et les différences de niveaux de demande entre les régions, où la consommation de diesel est plus élevée dans des régions comme le Moyen-Orient et l’Asie par rapport à l’Europe.

Une augmentation de 5% du prix du pétrole brut ne signifie pas nécessairement une augmentation similaire des prix de l’essence ou du gasoil, en l’absence d’une relation directe et constante entre eux, a-t-il précisé.

La Mauritanie importe cinq principaux produits pétroliers : le gasoil, l’essence, le fioul, le kérosène et le gaz de cuisson, a poursuit Khaled.

Le ministre de l’énergie a passé en revue ensuite l’évolution des prix mondiaux de ces matériaux, expliquant que le prix de la tonne de gasoil est passé de 726 dollars avant la guerre à 1318 dollars vendredi dernier, soit une augmentation de 82%.

Le prix de la tonne d’essence est passé quand à lui de 699 à 1072 dollars, soit 53%, et le fioul de 390 à 655 dollars, soit 58%, tandis que le prix de la tonne de gaz de cuisson est passé de 787 à 1388 dollars, soit 76%.

 

Le prix d’achat d’un litre de gasoil vendredi dernier était de 745 ouguiyas, alors qu’il est vendu dans les stations à 512 ouguiyas, ce qui signifie que l’État supporte une différence de 233 ouguiyas par litre, soulignant que le prix d’achat a augmenté aujourd’hui à 822 ouguiyas, portant la différence à 310 ouguiyas par litre.

Ceci signifie que l’État supporte près de 3000 ouguiyas lorsque le citoyen achète du gasoil d’une valeur de 5000 ouguiyas, a ajouté le ministre, affirmant que ce soutien représente un lourd fardeau pour le budget de l’État, qui finance des secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé, l’électricité, l’eau et d’autres services de base.

L’État a dépensé environ 17 milliards d’ouguiyas au cours des trois derniers mois pour subventionner les carburants, a indiqué Khaled, notant que la majeure partie de ce soutien a été enregistrée en mars, coïncidant avec le déclenchement de la guerre et le début de la forte hausse des prix mondiaux.

Concernant le gaz de cuisson, le ministre a expliqué que le prix d’une bouteille de 12 kg chez les vendeurs est de 3000 ouguiyas, tandis que l’État supporte une subvention allant jusqu’à 6230 ouguiyas par bouteille, avertissant que la poursuite de cette situation pourrait coûter à l’État environ 45 milliards d’ouguiyas.

Le Ministre a souligné que les subventions aux carburants représentent actuellement environ 13% du budget de l’État, notant qu’un certain nombre de pays ont pris des mesures similaires pour faire face à cette crise.

Certains ont augmenté les prix du carburant, tandis que d’autres ont eu recours à des politiques de rationalisation de la consommation, telles que la réduction des activités nocturnes et l’encouragement du télétravail pour réduire les coûts de transport.

Il a conclu en affirmant la disponibilité des produits pétroliers dans le pays et l’existence de stocks suffisants pour plusieurs mois, expliquant que le problème actuel ne concerne pas l’abondance, mais plutôt la hausse des prix mondiaux.

Il a également réitéré l’engagement de l’État, en application des directives du Président de la République, à continuer de soutenir les citoyens et d’atténuer les effets de ces hausses, appelant en même temps à rationaliser la consommation d’énergie pendant cette période jusqu’à ce que les prix reviennent à leurs niveaux normaux.

En réponse aux questions des journalistes lors de la conférence de presse, le ministre de l’Énergie et du Pétrole a déclaré que le secteur dispose d’un organisme de contrôle qui surveille en permanence la situation de l’approvisionnement en carburant et le respect des prix approuvés, soulignant que quiconque stocke des produits pétroliers sans autorisation, ou ne respecte pas la vente au prix fixé dans les stations, est passible de sanctions légales.

Le ministre a affirmé que le renforcement des capacités de stockage représente une étape importante pour garantir la disponibilité d’un stock stratégique national de carburants, malgré l’existence d’avis techniques selon lesquels l’abondance de l’approvisionnement régulier pourrait réduire le besoin de stockage important. Cependant, le secteur s’efforce de résoudre ce problème en augmentant les capacités de stockage nationales.

Concernant le projet de la Grande Tortue Ahmeyim (GTA), le ministre a expliqué que les travaux sont actuellement en cours dans la première phase du projet, et que les discussions se poursuivent concernant le passage à la deuxième phase.

Il a souligné que la crise internationale actuelle, malgré ses répercussions négatives sur le Trésor public à court terme, pourrait avoir des effets positifs sur la Mauritanie à moyen et long terme, en tant que pays producteur de gaz naturel et bénéficiant d’une position géographique privilégiée relativement éloignée des zones de tension, en plus de sa proximité avec le marché européen, ce qui pourrait renforcer les opportunités d’investissement dans le secteur de l’énergie pendant la phase à venir.

Nous disposons d’un stock de denrées alimentaires couvrant nos besoins pour 12 mois, rassure Ould Cheikh Sidiya

Le ministre des affaires économiques et du développement, M. Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya, a passé ce lundi en revue les principales répercussions et impacts économiques au niveau macroéconomique, ainsi que les mesures financières prises pour y faire face dans ce contexte.

Le ministre a loué d’emblée l’intérêt accordé par la presse nationale aux affaires publiques et son suivi des conséquences de cette crise et de ses répercussions potentielles.

 

Notre pays dispose d’un stock de denrées alimentaires suffisant pour couvrir les besoins jusqu’à la fin de l’année, a rassuré le plus.

Nous avons également un stock d’engrais couvrant les besoins de deux campagnes agricoles consécutives, avec la prise des mesures nécessaires pour assurer l’approvisionnement des futures campagnes agricoles en cette matière vitale, a-t-il précisé.

 

Toujours selon lui, le gouvernement, à l’instar des différents pairs du monde, a été surpris par l’évolution de cette crise et ses circonstances exceptionnelles.

La Mauritanie dispose par ailleurs d’une réserve de devises étrangères suffisante pour plusieurs mois, quoique qu’impactée par les fluctuations des prix sur les marchés mondiaux, étant donné que les estimations précédentes étaient basées sur des données de prix différentes.

La politique de taux de change adoptée est basée sur un système flexible soumis aux mécanismes du marché et influencé par les facteurs de l’offre et de la demande, ce qui contribue à maintenir l’équilibre monétaire et à renforcer la capacité de l’économie nationale à faire face à ces défis, a-t-il souligné.

Création d’une commission ministérielle chargée du suivi de l’approvisionnement du marché en produits de première nécessité

Le Gouvernement mauritanien adopté ces dernières semaines une approche proactive pour faire face aux répercussions de la crise géopolitique au Moyen-Orient, en prenant un ensemble de mesures visant à limiter leurs effets sur les chaînes d’approvisionnement et de distribution, ainsi qu’à contenir la hausse des prix des hydrocarbures.

Ces affirmations ont été faites aujourd’hui lundi 23 mars courant par le ministre de la culture, des arts, de la communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Monsieur El Houssein Ould Medou, selon lequel, le Président Ghazouani a instruit le Gouvernement a mettre en œuvre l’approche susmentionnée.

Meddou rendait compte à cette occasion, des résultats de la réunion tenue au palais présidentiel sous la supervision de Ghazouani et en présence de certains ministres sur les chaînes d’approvisionnement et de la hausse des prix mondiaux des hydrocarbures.

Une commission ministérielle a récemment été mise en place pour suivre l’approvisionnement du marché en produits de première nécessité et prendre les mesures appropriées en temps opportun, a rassuré Meddou.

Toujours selon lui, la rencontre avec le Président de la République a été marquée par une présentation détaillée des effets de cette crise sur les différents secteurs de l’économie nationale, ainsi que par l’examen et l’évaluation des mesures adoptées par le gouvernement pour y faire face.

Ghazouani a donné ses directives au gouvernement pour accélérer l’identification et la mise en œuvre de mesures efficaces et coordonnées afin de contenir la hausse des prix des hydrocarbures et d’en atténuer les impacts sur l’économie nationale, indique-t-on.

Dans ce cadre, le ministre a présenté un ensemble de mesures prises, notamment la rationalisation des dépenses de l’État et des finances publiques, la préparation d’un projet de loi de finances rectificative répondant aux exigences de la période, ainsi que le lancement d’une vaste campagne de sensibilisation pour encourager les citoyens à une consommation responsable.

La commission ministérielle a également été chargée d’étudier la révision de la structure et des prix des hydrocarbures liquides et gazeux, ainsi que la mise en œuvre de mesures réglementaires, telles que la restriction de l’utilisation des véhicules 4×4 de l’État, à l’exception des ambulances et des véhicules des forces de sécurité et militaires, pour un usage strictement nécessaire.

Le ministre a ajouté que ces mesures comprennent également la rationalisation de la consommation d’énergie dans les services publics, tout en invitant les citoyens à adopter la même approche afin de préserver les ressources nationales.

En réponse à une question sur les efforts de lutte contre la contrebande d’hydrocarbures, le ministre a indiqué que les rapports de sécurité ont enregistré, la semaine dernière, la saisie de 550 tonnes d’hydrocarbures destinées à être vendues hors du pays, précisant que la commission ministérielle poursuit ses travaux de manière permanente et proactive pour faire face aux défis émergents.

Concernant l’incident tragique ayant coûté la vie à des citoyens mauritaniens sur le territoire malien, le ministre a précisé que l’événement s’est produit hors des frontières nationales, exprimant sa compassion pour les victimes et affirmant que le souci de la Mauritanie pour sa souveraineté territoriale est égalé uniquement par sa préoccupation pour la sécurité et la dignité de ses citoyens, où qu’ils se trouvent.

Le ministre a ajouté que les autorités déploient des efforts intenses pour vérifier les circonstances de cet incident, tout en sensibilisant les citoyens et en renforçant leur conscience des risques liés à la présence dans des zones présentant des troubles sécuritaires.

Enfin, en réponse à une question sur la régularisation des collaborateurs des médias publics, le ministre a confirmé que l’engagement pris par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, concernant la régularisation de la situation professionnelle des collaborateurs des institutions médiatiques publiques, a été exécutée dans des délais record et avec le plus haut degré de transparence.

Le ministre a passé en revue les différentes étapes de ce processus de régularisation, précisant qu’il a été mené selon des mécanismes clairs et organisés, garantissant l’équité aux concernés et renforçant leur stabilité profesionnelle, dans le cadre d’une réforme globale.

Nouakchott : réunion du Gouvernement sur fond d’examen des rebondissements de la crise au Moyen-Orient

Les cours mondiaux du pétrole ont chuté de près de 11 % aujourd’hui lundi 23 mars 2026, ramenant le Brent à 99,94 dollars le baril, suite à de nouveaux signaux diplomatiques contribuant à apaiser les tensions au Moyen-Orient.

Il s’agissait du retournement de situation le plus important sur le marché de l’énergie après plusieurs semaines consécutives de hausse des prix.

Ce recul intervient toutefois après un bond de 25 %des prix du GNL et une progression légère du pétrole, le Brent atteignant 116 $ US.

C’est donc dans le cadre de cette instabilité des prix internationaux que le gouvernement mauritanien s’est réuni ce lundi sous la supervision du P Président de la République pour examiner ces rebondissements et discuter des mécanismes appropriés pour faire face à la crise.

Cette réunion qui intervient dans un contexte international marqué par de fortes tensions géopolitiques ayant entraîné une perturbation des chaines d’approvisionnement et une hausse significative des prix des hydrocarbures sur les marchés mondiaux, avec des répercussions directes sur le coût de la vie des citoyens s’est articulée sur l’étude de la situation et de ses répercussions sur l’économie nationale, ainsi que sur l’identification des mesures à prendre pour faire face à cette flambée des prix.

À cette occasion, il a été fait un état des lieux approfondi des répercussions de cette situation sur l’ensemble des secteurs de l’économie nationale et une évaluation des mesures prises par le gouvernement pour y faire face.

Au terme des échanges, le Président de la République a instruit le Gouvernement d’identifier, dans les plus brefs délais, les mesures appropriées pour faire face à cette situation exceptionnelle. Il a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre des actions concrètes, coordonnées et efficaces, en vue de contenir la flambée des prix des hydrocarbures et d’en atténuer les effets sur l’économie nationale.

Le Président de la République a, en outre, souligné l’impératif de préserver le pouvoir d’achat des citoyens, en veillant à limiter autant que possible les répercussions négatives sur les ménages, en particulier les plus vulnérables.

Le Gouvernement a également été invité à assurer un suivi rigoureux de l’évolution de la conjoncture internationale et à adapter, en conséquence, les politiques publiques, afin de garantir la stabilité économique et sociale du pays.

À cette occasion, un appel a été lancé aux citoyens afin de prendre pleinement conscience des efforts consentis par l’État, de la gravité de la situation et de contribuer, à travers des comportements responsables, notamment en matière d’économie d’énergie, à l’atténuation des effets de cette conjoncture exceptionnelle.

Ont pris part à cette réunion de travail :

le Premier Ministre,

le Ministre Directeur de Cabinet,

le Ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Mauritaniens à l’Etranger,

le Ministre de la défense et des affaires des retraites et des enfants des martyrs,

le Ministre de l’Intérieur, de la promotion de la Décentralisation et du développement local,

le Ministre des affaires économiques et du développement,

le Ministre de l’énergie et du Pétrole,

le ministre de l’équipement et des transport

et le Ministre de la culture, des arts, de la communication et des relations avec le parlement.

Mali : Libération d’une centaine de djihadistes présumés contre le passage de convois de carburant

Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé environ 40 terroristes, dont l’un des principaux chefs, lors d’une opération menée dans la région de Kayes du 14 au 21 mars, a annoncé l’état-major de l’armée.

« Les forces terrestres ont localisé et détruit des refuges terroristes, dont deux bases importantes à Médina-Kayes, faisant une quarantaine de morts dans les rangs ennemis, parmi lesquels un important chef terroriste », indique le communiqué.

Les militaires ont également libéré 12 otages précédemment enlevés par des groupes terroristes. Les victimes ont reçu des soins médicaux et font l’objet d’examens avant de retrouver leurs familles.

Au cours de l’opération, les forces armées ont aussi saisi des armes, des munitions et des biens volés aux habitants des régions de Kayes et de Nioro. Parmi les objets récupérés figurent des drones kamikazes, des radios, plus de 3 000 litres de carburant, un autobus et d’autres équipements militaires.

Auparavant, les FAMa avaient neutralisé une dizaine de terroristes dans la région de Kidal.

Depuis plus de dix ans, des filiales de l’État islamique* et d’Al-Qaïda* opèrent dans la région, déstabilisant la situation au Mali ainsi que dans les pays voisins, le Burkina Faso et le Niger. Les combattants se sont implantés dans le nord du Mali à la suite de la rébellion séparatiste touarègue de 2012. Depuis, les groupes islamistes se sont étendus à d’autres pays du Sahel.

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