par Webmaster | 14 04 26 | Actualitès, Economie, Tribunes
Dans un contexte où la Mauritanie peine à décoller économiquement, un phénomène inquiétant prend de l’ampleur : de plus en plus d’entrepreneurs et d’investisseurs nationaux préfèrent placer leur argent au Maroc, au Sénégal, ou dans d’autres pays, plutôt que de miser sur leur propre terre. Résultat : pendant que d’autres avancent, la Mauritanie recule.
Investir à l’étranger n’est pas en soi une faute. Chercher la stabilité, la rentabilité ou un climat d’affaires favorable relève de la logique économique.
Mais lorsque cet élan se fait au détriment du développement national, il devient un signal d’alarme. Car à chaque dirham, franc CFA ou dollar transféré ailleurs, c’est une opportunité manquée pour créer des emplois, améliorer les infrastructures et renforcer l’économie mauritanienne.
Aujourd’hui, le constat est amer : des centres commerciaux flambant neufs poussent à Casablanca, Dakar ou Marrakech, souvent avec des capitaux mauritaniens.
Pendant ce temps, dans nos propres villes, des projets stagnent, faute d’investissement local. Ce déséquilibre creuse davantage le fossé entre ceux qui prospèrent ailleurs et les jeunes qui, ici, cherchent désespérément un avenir.
La Mauritanie a pourtant un potentiel immense : un littoral stratégique, des ressources naturelles abondantes, et une jeunesse pleine d’énergie.
Ce dont elle manque, c’est de confiance en elle-même. Si nos investisseurs ne croient plus en leur pays, qui le fera à leur place ?
Il est temps d’inverser cette logique. L’investissement patriotique n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Bâtir des écoles, des usines, des fermes agricoles et des start-up ici, chez nous, c’est le meilleur moyen d’assurer un avenir stable et prospère. L’argent mauritanien doit d’abord servir la Mauritanie.
Abdoulaziz DEME
Observateur de la vie politique et économique en Mauritanie
Le 13 Avril 2026
par Webmaster | 13 04 26 | Actualitès, Tribunes
Mon Colonel, Il est des hommes dont le parcours ne se contente pas de remplir des lignes de curriculum vitae, mais dessine une empreinte indélébile dans le cœur de ceux qu’ils servent. Vous êtes de cette rare lignée.
L’Excellence sous l’Uniforme
Porter l’uniforme est un devoir ; l’honorer avec une telle distinction est un art. À travers votre rigueur militaire et votre discipline intellectuelle, vous avez su incarner les valeurs les plus nobles de l’armée : le sacrifice, l’intégrité et le sens de l’État. Pour beaucoup, vous restez ce modèle de droiture qui rappelle que la force réside avant tout dans le caractère.
Une Science au Service de la Vie
Derrière le grade, il y a le médecin. Votre pratique n’a jamais été qu’une simple application de protocoles ; elle a toujours été portée par une empathie profonde. Que ce soit dans le silence des cabinets ou dans l’urgence des interventions, vous avez traité chaque patient avec une dignité qui dépasse la simple déontologie. Vous n’avez pas seulement soigné des corps, vous avez apaisé des âmes.
Une Dimension Internationale
Si votre nom résonne aujourd’hui bien au-delà de nos frontières, c’est parce que vous avez su porter haut le flambeau de l’expertise nationale sur la scène mondiale.
Ambassadeur du savoir : Votre contribution aux enjeux de santé globale a fait de vous une voix écoutée dans les instances internationales.
Pont entre les nations : Par votre diplomatie médicale, vous avez prouvé que la science est le langage universel de la paix.
Un Héritage pour la Postérité
Plus qu’un grand officier ou un grand praticien, vous êtes un éveilleur de consciences. Votre humilité, malgré une carrière si prestigieuse, est la marque des plus grands. Vous avez su transmettre aux jeunes générations le goût de l’effort et la passion du service bien fait.
»Le véritable homme de bien est celui qui ne cherche pas à briller, mais dont la lumière finit par éclairer tous ceux qui l’entourent. »
Merci, Mon Colonel, pour ce parcours qui nous rend fiers. Merci d’avoir prouvé qu’avec de la compétence et du cœur, on peut changer le monde, un patient et une mission à la fois.
Avec toute ma considération et ma profonde gratitude.
Votre petit frère : Elhacen Ibrahima KANE, Sociologue.
par Webmaster | 13 04 26 | Actualitès, Tribunes
Les hauts responsables doivent faire preuve de retenue dans leurs propos, surtout à l’ère où chaque mot prononcé, que ce soit dans un cadre officiel ou non, est enregistré par téléphone. Cependant, certaines élites doivent également faire preuve de sagesse et de maturité dans leur discours.
L’affirmation répétée de certains selon laquelle le pouvoir mauritanien est incapable de protéger les frontières du pays et que l’armée mauritanienne n’est pas en mesure d’arrêter les incursions de l’armée malienne en territoire mauritanien constituent des déclarations dangereuses qui ont des répercussions négatives sur le moral des citoyens, en particulier dans les régions frontalières.
Le Mali est un pays frère en proie à des troubles internes, et son armée est incapable d’assurer la sécurité et de protéger le pays de la désintégration. Il n’y a aucun fondement à une comparaison militaire avec la Mauritanie. La réticence du régime et de l’armée mauritaniens à s’engager dans une guerre contre le Mali n’est pas due à la lâcheté ; une victoire militaire dans une telle guerre, si elle devait avoir lieu, serait sans aucun doute favorable à la Mauritanie.
Éviter la confrontation avec une nation sœur et voisine en proie à un conflit interne n’est pas un signe de faiblesse, mais bien au contraire une preuve de grande sagesse. Si la Mauritanie perd son sang-froid aujourd’hui et entre en guerre contre le Mali, elle en sera la principale perdante, même en cas de victoire militaire significative, ce qui est fort probable.
Le régime malien au pouvoir a peu à perdre, ayant perdu le contrôle de la majeure partie de son territoire. C’est un régime qui se trouve dans l’impasse au sein d’un pays en crise, et il est donc naturel qu’il agisse de manière imprudente.
À l’inverse, le pouvoir mauritanien, qui est parvenu à faire de la Mauritanie un pays stable et securisé dans une région instable, a beaucoup à perdre si la guerre éclate à ses frontières.
Il perdra son atout le plus précieux : la stabilité. Si la Mauritanie perd sa stabilité dans de telles circonstances dans un environnement, où le pays se trouve entourée d’Etats dont certains sont en proie à des troubles internes et d’autres nourrissant des ambitions historiques de domination, elle aura tout perdu. Que peut dire un Wali d’une région frontalière à des citoyens qui entendent, jour et nuit, certaines élites répéter que l’État est lâche et l’armée incapable de protéger le pays, alors même que ces citoyens sont témoins de l’imprudence du régime malien et de sa volonté inflexible d’étendre le cercle de l’instabilité ?
Comment ce Wali peut-il rassurer les citoyens lorsque la rhétorique de certaines élites sème le doute sur la capacité de l’État à les défendre, tandis que les provocations du régime malien s’intensifient ?
Certes, le Wali a commis une erreur, mais il ne faut pas oublier que les discours incessants sur l’impuissance de l’État ont contribué à le pousser à cette erreur, et l’ont même placé dans une situation délicate qui l’a contraint à la commettre.
Cessez de propager l’idée que l’armée mauritanienne est incapable de répondre aux provocations du régime malien.
L’armée mauritanienne est capable de réagir avec force et détermination, mais la sagesse exige d’éviter toute escalade face à un régime imprudent qui a perdu le contrôle de la majeure partie de son territoire et dont la légitimité est fortement compromise. Ce régime cherche à regagner cette légitimité en déclenchant une guerre dans la région, persuadé qu’un tel conflit unira le peuple malien derrière lui dans sa confrontation avec un « ennemi extérieur », qu’il désigne comme étant la Mauritanie.
Qu’Allah protège la Mauritanie…
Mohamed Lemine El Vadhel
NB : traduction non officielle
par Webmaster | 13 04 26 | Actualitès
Partez à la découverte du parcours de l’écrivain BEYROUK, l’une des grandes voix de la littérature contemporaine mauritanienne. Il est né à Atar dans le Nord mauritanien et vit à Nouakchott. Après avoir été longtemps journaliste, puis conseiller culturel à la Présidence, il se consacre aujourd’hui à l’écriture.
Il est également fortement engagé dans la promotion des cultures traditionnelles du Sahara.
Son nouveau livre LE VIEUX FOU ET LA PETITE FILLE QUI N’ÉTAIT PAS BELLE vient de paraître. Sont également publiés aux éditions Elyzad cinq de ses romans parmi lesquels Le Tambour des larmes (2015) et Saara (2022).
Son œuvre a été honorée de plusieurs prix littéraires en Afrique et en Europe et a été traduite en Espagne, aux États-Unis et en Angleterre.
« » »
Un vieil homme surgit un jour dans un village de Mauritanie, venu de nulle part.
Pieds nus, vêtu d’un caftan sale, coiffé d’un chapeau de paille déchiré, il s’installe au pied d’un acacia avec pour seul compagnon un frêle oiseau.
Fou ? Saint ?
Les habitants hésitent.
Mais avec lui viennent les pluies, si longtemps espérées sur ces terres asséchées.
Alors très vite, on se dit que c’est un saint ! Mais lui se détourne du village et choisit l’amitié d’une petite fille qui ne va pas à l’école.
Ensemble, ils vont laisser libre cours à leur fantaisie pour mieux se consoler de leurs maux, dans une société fragilisée par les caprices du temps et de la modernité. Jusqu’au jour où un étranger de passage reconnaît en ce fou un célèbre notable récemment disparu…
Un roman traversé d’ironie, de mystère et de plein de poésie.
Nous vous souhaitons une très belle découverte de la plume de ce grand auteur mauritanien.
Éditions Elyzad
Résumé selon le site « fnac.com »
« Il était apparu un jour, venant d’on ne savait où. Il avait traversé le village à l’heure de la sieste, quand les vents chauds du désert léchaient les terres endormies, suçaient la sève des herbes, asséchaient les dernières salives des puits. On l’avait vu soudain marcher d’un pas vif, ses longs bras balayant l’air comme des ailes de rapace, vêtu d’un grand caftan sale, coiffé d’un chapeau en osier tout déchiré, pieds nus alors que le sol était fournaise, et marmonnant des mots indistincts. »
par Webmaster | 12 04 26 | Actualitès, Éducation
L’éducation est une priorité nationale majeure, étant donné qu’elle est le moteur fondamental du progrès des nations et des peuples, a déclaré hier vendredi 11 avril courant, la ministre de l’Éducation et de la Réforme du système d’enseignement, Mme Houda Mint Babah.
Cette déclaration a été faite lors d’un exposé présenté par la ministre sur le thème « Réalisations et perspectives d’avenir du secteur de l’éducation et réforme du système d’enseignement », dans le cadre du programme « Redevabilité » organisé l’AMI, Radio Mauritanie et Al-Mauritania TV.
Le rôle de l’éducation ne se limite pas à la transmission des connaissances et des compétences, mais s’étend bien au-delà, visant à devenir un rempart solide pour la société et à renforcer les valeurs d’harmonie sociale, de coexistence, de responsabilité et de respect mutuel, a ajouté Mme Houda.
Toujours selon elle, tout manquement au comportement reflète, en partie, des lacunes dans l’éducation, insistant sur le rôle essentiel de celle-ci dans la formation des individus et la préparation des générations capables de contribuer au développement du pays.
Son Excellence le Président de la République a placé l’éducation au cœur de ses programmes « Mes engagements » et « Mon ambition pour la patrie », convaincu que la souveraineté éducative est tout aussi importante que la souveraineté territoriale, a-t-elle souligné.
Le projet d’École républicaine incarne cette vision, suite à la définition de ses principes par les Forums nationaux pour la réforme de l’éducation et à la ratification par le Parlement de la loi-cadre le régissant, lançant ainsi un processus de réforme globale fondée sur une vision claire.
Elle a indiqué que parmi les piliers essentiels de ce projet figurent la limitation de l’enseignement fondamental aux écoles publiques, l’intégration des langues nationales et la révision des programmes scolaires. Ces réformes ont été mises en œuvre dans un contexte où le système d’enseignement souffrait d’un manque d’infrastructures et de ressources humaines, ainsi que de programmes fragmentés, ce qui a nécessité des décisions audacieuses pour faire progresser le processus de réforme.
La ministre a expliqué que le diagnostic de la situation de l’éducation révélait un manque de clarté de vision et une disparité d’accès à l’éducation selon les groupes sociaux : l’enseignement privé était destiné aux classes aisées, l’enseignement libre aux classes moyennes, tandis que l’enseignement public restait la seule option pour les classes les plus défavorisées, ce qui a rendu nécessaire une restructuration complète du secteur.
Elle a affirmé que la réforme comprenait le lancement d’ateliers de grande envergure sur le recrutement, les infrastructures, la réforme des programmes et l’amélioration des conditions de travail des enseignants, considérés comme la pierre angulaire du processus éducatif. Elle a souligné que depuis 2019, 29 % des établissements scolaires construits depuis la création de l’État mauritanien ont été achevés et que 47 % du personnel éducatif a été recruté durant la même période.
Elle a ajouté que la réforme comprenait la révision des programmes et l’élaboration, pour la première fois, de programmes unifiés, la réhabilitation des écoles de formation des enseignants, le renforcement de la formation initiale et continue, et la création d’un institut pour la promotion et l’enseignement des langues nationales.
La ministre a insisté sur le fait qu’après quatre ans de lancement du projet d’École républicaine et cinq ans de réforme des programmes, on peut affirmer que la souveraineté éducative est acquise.
En réponse aux questions des participants au programme « Redevabilité », la ministre de l’Éducation et de la Réforme du système d’enseignement a déclaré que la question de la formation d’enseignants qualifiés est un défi mondial, soulignant que ce défi est principalement lié à la formation initiale et continue.
À cet égard, elle a expliqué que le département a adopté un système de formation continue lié au parcours professionnel, dans le but d’accroître l’efficacité et d’améliorer les performances, notant qu’avant 2020, il n’existait pas de programmes de formation unifiés dans les écoles de formation des enseignants, chaque école ayant adopté ses propres programmes, et qu’il n’y avait pas de conditions claires concernant les taux minimaux requis pour l’inscription, que ce soit pour les enseignants d’arabe ou de français.
Elle a souligné que des réformes essentielles avaient été introduites dans le système de formation, notamment la standardisation des programmes et l’adoption de nouvelles conditions d’admission dans les écoles de formation des enseignants, y compris l’exigence d’obtenir une note d’au moins 10 pour les enseignants d’arabe et de français, et de 8 pour ceux qui possèdent un double diplôme, en plus de soumettre les candidats à une évaluation lors de leur entrée dans les écoles de formation.
La ministre a affirmé que la réforme de la formation continue, parallèlement à la réforme des écoles de formation des enseignants et à l’augmentation de leurs capacités, a contribué à fournir des enseignants compétents, capables de suivre le rythme des exigences de la réforme de l’enseignement.
Elle a assuré que les mesures prises pour améliorer les conditions de travail des enseignants se sont concrétisées, 1 363 enseignants ayant bénéficié du soutien du Fonds de logement des enseignants, toutes les démarches ayant été entreprises en présence des syndicats.
250 millions d’ouguiyas ont également été versées fin 2018 à 500 enseignants, en plus de la multiplication de l’indemnité de l’éloignement (augmentation de 150 %) et des hausses successives de l’indemnité de scolarité, portée de 9 à 12 mois.
Concernant la surpopulation dans les établissements scolaires, la ministre a déclaré que des efforts importants avaient été déployés pour y remédier, affirmant que les programmes en cours dans le secteur œuvrent sans relâche à améliorer la situation et à surmonter ce défi.
S’agissant des manuels scolaires, elle a expliqué que des progrès remarquables avaient été accomplis, le nombre d’ouvrages distribués étant passé de 50 000 en 2019 à 2,4 millions actuellement, soit une multiplication par quarante.
En conclusion, la ministre de l’Éducation et de la Réforme du système d’enseignement s’est félicitée de cette rencontre de haut niveau, qui permet au gouvernement d’échanger avec les citoyens et les personnes intéressées par le processus éducatif en général, et de renforcer les canaux de communication sur les différentes questions relatives à la réforme du système d’enseignement.
Elle a indiqué que le projet « École républicaine » avait rencontré un vif succès au cours de ses quatre premières années.
Certes, la ministre a reconnu certaines lacunes, mais a souligné que la poursuite des efforts permettra de former, au sein de l’École républicaine, une génération élevée et éduquée ensemble, une génération qui hisse et salue le drapeau au quotidien, une génération imprégnée des valeurs du patriotisme et affranchie de toute discrimination, renforçant ainsi la cohésion sociale et contribuant à la mise en place d’un système scolaire inclusif pour tous les enfants de la nation.
par Webmaster | 12 04 26 | Actualitès
INITIATIVE POUR LA SAUVEGARDE DE L’ENTENTE MAURITANO-SENEGALAISE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Les bureaux exécutifs des sections mauritanienne et sénégalaise de l’Initiative pour la Sauvegarde de l’Entente Mauritano-Sénégalaise (ISEMS) ont officiellement clôturé, ce 11 avril 2026, les travaux de leur réunion bilatérale annuelle, tenue à l’hôtel Talhaya de Rosso, en Mauritanie.
Tenue dans un esprit de fraternité et de coopération renforcée, cette session avait pour objectif de faire le point sur les actions menées et de définir les priorités stratégiques en vue de consolider les liens historiques entre la Mauritanie et le Sénégal.
Allocutions d’ouverture
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le Président de la Section Mauritanie, Monsieur Ahmed Bezeid Deida, a souhaité une chaleureuse bienvenue à la délégation sénégalaise. Il a salué l’engagement des participants dans le développement de l’ISEMS et remercié les autorités locales et particulièrement monsieur le maire de Rosso pour leur appui à l’organisation de cette rencontre. Il a également remercié les hôtels Talhaya pour avoir abriter la réunion et couvert toute son organisation. Une mention spéciale été faite à l’endroit des autorités religieuses présentes a travers leurs représentants dans la Wilayas du Trarza
En réponse, la Présidente de la Section Sénégal, Madame Maimouna Diagne, a exprimé sa gratitude à la section mauritanienne pour son accueil chaleureux et a réaffirmé la volonté commune des deux sections d’œuvrer pour une collaboration bénéfique aux communautés riveraines.
Résultats des travaux
À l’issue des travaux, les deux parties ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une diplomatie citoyenne active et d’un partenariat transfrontalier dynamique. Les échanges ont permis d’identifier et de valider les grandes orientations du plan d’action conjoint 2026-2027.
Actions prioritaires retenues
Les actions suivantes ont été définies comme prioritaires :
1. L’organisation d’un Forum économique de l’Entente, réunissant les acteurs économiques des deux rives ;
2. La tenue d’une conférence académique sur l’histoire des relations entre les deux peuples ;
3. La mise en place d’un programme de jumelage entre les communes frontalières afin de fluidifier les échanges locaux.
4. Organisation d’activités socio-culturelles dont deux festivals l’un à Kaedi et l’autre à Rosso.
Appréciation du contexte bilatéral
Les deux parties se félicitent de l’excellence des relations entre la République du Sénégal et la République Islamique de Mauritanie, ainsi que de la convergence de vues sur les enjeux majeurs actuels et sur la recherche de solutions concertées aux défis communs, dans le respect de leur fraternité et de leur histoire partagée.
Elles encouragent les dirigeants des deux pays à poursuivre dans cette dynamique constructive.
L’ISEMS salue également les avancées récentes du dialogue officiel entre Dakar et Nouakchott, notamment en ce qui concerne l’accord relatif aux conditions d’entrée et de séjour des personnes.
Elle se félicite par ailleurs de la mise en œuvre de projets structurants d’intégration économique, tels que le projet gazier commun ou la construction du pont de Rosso.
Rôle de l’ISEMS
L’Initiative réaffirme son rôle de facilitateur de dialogue et de prévention des tensions, notamment sur des questions sensibles telles que : – Le partage des ressources naturelles (hydrocarbures, pêche) ou, – La mobilité des populations (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs).
Les Présidents des deux sections ont appelé les citoyens à faire preuve de responsabilité, de retenue, du respect des lois des pays et à privilégier le dialogue, tout en saluant la dynamique actuelle visant à « construire des ponts plutôt que des murs ».
Fait à Rosso, le 11 avril 2026
Pour la Section ISEMS Mauritanie
M. Ahmed Bezeid Deida
Président
Pour la Section ISEMS Sénégal
Mme Maimouna Diagne
Présidente