par Webmaster | 1 02 26 | Actualitès, Economie

En visite conjointe ce samedi 31 janvier sur le chantier du Pont de Rosso reliant le Sénégal à la Mauritanie, le ministre sénégalais des Infrastructures, Déthie Fall, accompagné de son homologue mauritanien des Transports et de l’Équipement, a exprimé une vive insatisfaction face à l’état d’avancement des travaux, dénonçant des retards jugés « inacceptables » et un manque de sérieux de l’entreprise chinoise en charge de l’exécution.
Cette visite s’inscrit dans le cadre des instructions directes des présidents de la République du Sénégal et de la République islamique de Mauritanie, à la suite de la récente visite du Premier ministre mauritanien à Dakar. L’objectif affiché est clair : apprécier la situation réelle du chantier et prendre des mesures fermes pour achever définitivement ce projet stratégique.
« On ne vient jamais sur un chantier sans être suffisamment informé de ce qui s’est passé avant, de ce qui se passe aujourd’hui, et sans situer clairement les responsabilités », a déclaré le ministre Déthie Fall, rappelant que depuis l’apparition des premières difficultés, de nombreuses rencontres ont eu lieu entre les autorités des deux pays et l’entreprise exécutante.
Initialement prévu pour une durée de 30 mois, le chantier a connu un glissement de 20 mois supplémentaires, portant le délai total à 50 mois. Malgré plusieurs échéances successives annoncées, la dernière en date fixait la réception de l’ouvrage à décembre 2026. Or, à peine trois semaines plus tard, l’entreprise évoque déjà un premier report vers 2027, suscitant la colère des autorités.
« S’il demande qu’on lui fasse confiance, je dis clairement que nous ne lui faisons pas confiance. Nous ne faisons confiance qu’à ce que nous voyons », a martelé le ministre, soulignant que la confiance repose avant tout sur le respect des délais et la livraison d’ouvrages de qualité, deux exigences qui, selon lui, ne sont pas respectées depuis près de quatre ans.
Au-delà de l’ouvrage lui-même, Déthie Fall a rappelé l’importance stratégique du Pont de Rosso, qui ne se limite pas à relier deux États, mais constitue un maillon essentiel du corridor régional reliant Tanger, Nouakchott, Dakar et Lagos. « Ce chantier souffre d’un manque de conscience de son importance, et cela ne sera plus toléré », a-t-il averti.
Face à cette situation, les autorités des deux pays se veulent désormais intransigeantes. Un nouvel agenda de travail sera imposé à l’entreprise, sans aucune possibilité de dérogation. Sur le plan technique, la solution est clairement identifiée : la mobilisation simultanée de trois équipes indépendantes, chacune affectée à une section spécifique – rive gauche, rive droite et pont principal – afin d’accélérer les travaux et respecter les nouveaux engagements.
« Ce chantier sera achevé, quels que soient les moyens à utiliser, avec vous ou avec d’autres », a prévenu le ministre sénégalais, indiquant que ni le Sénégal ni la Mauritanie n’accepteront qu’un projet d’une telle envergure continue d’être retardé.
Sudqoutidien
par Webmaster | 31 01 26 | Actualitès, Politique

Le Premier ministre El Moctar Ould Djay, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre la mise en œuvre de la vision du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans divers domaines, notamment en ce qui concerne l’apaisement, l’ouverture, la concertation et le dialogue, ainsi que le respect et l’estime envers toutes les parties politiques et sociales du pays.
le gouvernement continuera, conformément aux directives de Son Excellence le Président de la République, à œuvrer pour le renforcement des institutions et la consolidation de l’indépendance des pouvoirs, a souligné Ould Diay, selon lequel, le pays a besoin des efforts de tous, appelant tous les Mauritaniens à s’unir et à contribuer à l’édification de la nation.
Le Premier ministre a fait ces déclarations, à la fin de la cérémonie organisée hier jeudi dans la soirée, dans la cour du Centre international de conférences “Mokhtar Ould Daddah” à Nouakchott, en l’honneur des députés de l’Assemblée nationale.
Une rencontre organisée à l’occasion de la présentation du Premier ministre de la Déclaration de Politique Générale du Gouvernement pour l’année 2025 et ses perspectives pour l’année en cours 2026, rappelle-t-on.
Son Excellence le Premier ministre a exprimé, au nom des membres du gouvernement, ses sincères remerciements et sa gratitude aux honorables députés pour avoir répondu à l’invitation, les félicitant pour le succès de la session parlementaire, et pour le travail national intensif qui l’a caractérisée, au service de la République et du citoyen mauritanien.
Il a expliqué que la session parlementaire, qui est sur le point de se clôturer, a été marquée par tous les efforts déployés pour jouer des rôles essentiels en matière de législation, de contrôle et d’encadrement de l’opinion publique nationale.
Son Excellence le Premier ministre a noté que la présence des différentes composantes de la classe politique à cette cérémonie envoie un message de réconfort au citoyen mauritanien, où qu’il se trouve, et reflète le niveau de maturité atteint par la scène politique, ainsi que les sacrifices consentis pour que les mécanismes de l’action politique restent au service de la construction cumulative continue de ce cher pays.
Son Excellence le Premier ministre a souligné que le gouvernement ne sera partie prenante à aucune action ou événement susceptible de tendre la scène politique ou de créer une discorde entre les acteurs politiques.
En conclusion de son discours, Son Excellence le Premier ministre a réitéré ses remerciements et sa gratitude au Président de l’Assemblée nationale, aux membres du gouvernement et aux honorables députés pour leur présence à cette cérémonie, exprimant l’espoir que cette rencontre constituera une pierre supplémentaire pour la poursuite du travail national conjoint au service de la patrie.
par Webmaster | 30 01 26 | Actualitès, Le monde

L’organisation État islamique a revendiqué vendredi 30 janvier l’attaque contre l’aéroport de Niamey au Niger, a indiqué le groupe Site, spécialisé dans la recherche antiterroriste.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’aéroport de Niamey, qui abrite notamment des sites militaires et se trouve à une dizaine de kilomètres de la présidence, a été la cible d’une attaque faisant 20 morts côté assaillants, selon la junte militaire nigérienne.
Celle-ci a affirmé jeudi avoir obtenu de l’aide de « partenaires russes » et a accusé les présidents français, béninois et ivoiriens, respectivement Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, d’être les « sponsors » des assaillants.
« Des dégâts significatifs »
Le Niger est miné depuis une dizaine d’années par les violences jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim, lié à Al Qaida) et de l’organisation État islamique au Sahel dans sa partie occidentale et dans le sud-est. Il est inhabituel qu’elles touchent la capitale.
Selon Site, « les combattants de l’État islamique étaient derrière l’opération à la base militaire de l’aéroport international Diori Amani ».
Citant Amaq, l’agence de propagande de l’État islamique, Site ajoute que l’attaque a causé « des dégâts significatifs ».
Jeudi, le journaliste de France 24 Wassim Nassr avait évoqué la piste « probable » d’une attaque de l’État Islamique. « Il y a quelques jours, le Jnim s’en est pris à l’armée sur une route qui mène à l’aéroport, ce qui semble indiquer qu’il n’était pas en train de préparer une opération d’ampleur » souligne l’expert des mouvements jihadistes.
« Par ailleurs l’État Islamique est très actif au Niger, dans plusieurs régions proches de la capitale. Il y a quelques mois, il était parvenu à rentrer à Niamey et kidnapper un ressortissant américain qu’ils détiennent toujours », ajoute-t-il.
Selon la junte, pendant l’attaque, quatre militaires nigériens ont été blessés, vingt assaillants ont été tués dont « un Français » et onze autres ont été arrêtés dans des combats qui ont duré environ une heure.
Sur des images prises par satellite consultées jeudi par l’AFP, on pouvait voir des zones partiellement brûlées près de la piste de l’aéroport ainsi que des toits endommagés, laissant présupposer une attaque aérienne
par Webmaster | 30 01 26 | Actualitès, Politique

Le Comité ministériel chargé du recrutement 3 000 fonctionnaires et agents contractuels s’est réuni aujourd’hui jeudi 29 janvier courant, sous la supervision du Premier ministre Mokhtar Ould Diay.
L’occasion pour le Chef du gouvernement de rappeler les instructions strictes du Président Ghazouani portant à garantir la sélection des meilleurs profils pour les postes de la fonction publique à pourvoir.
Cette opération doit s’effectuer dans le strict respect des procédures établies, a insisté Ould Diay.
La réunion a ensuite examiné l’état d’avancement du processus de recrutement, en analysant le travail accompli par le Sous-comité technique.
Ce travail a notamment consisté à définir le mécanisme de mise en œuvre du concours et ses différentes étapes, de la candidature à la préparation des épreuves, en passant par la correction et la publication des résultats, tout en garantissant la transparence et l’équité entre les candidats.
Le Premier ministre a chargé à la fin de la rencontre les services concernés et le Comité national des concours de poursuivre leur coordination et leurs efforts afin de finaliser les procédures nécessaires au lancement de ladite compétition pour l’entré dans la fonction dans les meilleurs délais et dans les conditions optimales.

par Webmaster | 29 01 26 | Actualitès, Justice, Politique

Le ministre mauritanien de la Justice Mohamed Ould Soueidatt a suscité une vive polémique dans le pays suite à ses propos tenus hier mercredi, lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement.
En effet, il avait qualifié l’un des principaux leaders de l’opposition de « menteur » et déclaré qu’il ne perdrait pas de temps à discuter sur le sujet.
Tous les Mauritaniens savent que le député d’opposition Biram Dah Abeid est un « menteur », a déclaré Soueidatt en réponse à une plainte déposée par ce dernier, qui affirmait avoir reçu des menaces de mort.
Abeid, candidat à la présidence à trois reprises et arrivé second dans chacune d’elle, est l’un des plus éminents activistes des droits de l’homme en Mauritanie.
Il a bâti sa carrière politique sur la lutte contre l’esclavage, mais ses adversaires l’accusent souvent d’instrumentaliser cette question à des fins politiques, faisant d’elle un fonds commercial.
Lors d’une conférence de presse la semaine dernière, Ould Abeid avait déclaré avoir reçu des menaces de mort via Whastapp plusieurs semaines auparavant. Il a déclaré avoir porté plainte auprès des autorités mauritaniennes, mais les a accusées de ne pas avoir réagi.
Biram a vivement critiqué le ministre de la Justice, insinuant que son silence était dû à un « culte de la personnalité et du pouvoir ». « Pourquoi le ministre de la Justice garde-t-il le silence sur cette plainte ? Parce que c’est un menteur », a-t-il déclaré.
Lors d’une conférence de presse tenue hier à l’issue du Conseil des ministres hebdomadaire, un journaliste a interrogé le ministre de la Justice au sujet des propos d’Ould Abeid.
Le ministre a répondu : « Je ne suis pas du genre à me livrer à des querelles mesquines ; ce n’est ni dans ma culture, ni dans mon éducation, ni dans ma façon d’être. Cependant, tout le peuple mauritanien sait désormais que Biram est un menteur. »
Le ministre a ajouté que « discuter de ses propos est une perte de temps » et a refusé de fournir la moindre clarification concernant la plainte ou l’état d’avancement de l’enquête sur les présumées menaces de mort que Ould Abeid affirme avoir reçues via WhatsApp.
Le week-end dernier, lors de sa présentation du bilan 2025 et des perspectives 2026 de l’action gouvernementale devant le Parlement, le Premier ministre mauritanien, Mokhtar Ould Djay, a annoncé que les autorités enquêtaient sur lesdites menaces. S’adressant à Ould Abeid, il a ajouté : « Vous savez, et tout le monde sait, que personne ne peut vous menacer de mort. »
Ceci dit, les propos du ministre de la justice ont suscité une vive polémique en Mauritanie et alimenté de nombreux débats sur les réseaux sociaux.
Le journaliste Hacen Lebatt a qualifié Soueidatt dans un tweet d’« un homme politique chevronné et un haut fonctionnaire à la réputation irréprochable, comme chacun peut en témoigner. Il occupe actuellement un poste extrêmement sensible et important : ministre de la Justice et Gardien des Sceaux. » Le journaliste a ajouté que « l’emploi du terme « menteur » nuit à l’image du ministère de la Justice et du gouvernement en général, sans compter ses répercussions négatives sur l’image de notre pays auprès de l’opinion publique, de nos partenaires internationaux et du corps diplomatique. »
Pour sa part, l’écrivain Khaled Abdel Wedoud a écrit : « Il s’agit du ministre de la Justice ; il est juste d’appeler un chat un chat et de décrire les gens tels qu’ils sont. Il a eu raison de traiter Biram de menteur et d’affirmer que suivre ses inepties et ses déclarations est une perte de temps. »
Ould Abdel Wedoud a ajouté : « Le plus étrange, c’est que Biram est lui-même la personne qui, dans l’histoire de la Mauritanie, a le plus souvent utilisé les termes « menteur » et « hypocrite » contre tout le monde, y compris des présidents, des ministres, des érudits, des chefs tribaux… et même des gens ordinaires… et maintenant, il s’emporte lorsqu’on le confronte à son langage vulgaire et à ses mauvaises manières, qu’il a lui-même répandus et appliqués contre tous. »
Cette controverse survient alors que la Mauritanie se prépare à tenir un dialogue politique inclusif auquel le président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a invité tous les groupes politiques à participer.
Cependant, Ould Abeid a refusé l’invitation et annoncé son boycott du dialogue.
par Webmaster | 29 01 26 | Actualitès, Archives, Sociétés

À la faveur de la reprise des fouilles archéologiques annoncée par Chloé Capel, responsable du projet scientifique mené en collaboration avec l’Université de Nouakchott, le site historique d’Azougui s’impose de nouveau comme une clé majeure pour comprendre l’histoire saharienne, almoravide et transsaharienne.
D’ores et déjà, une visite de terrain permet d’en mesurer concrètement la portée scientifique et humaine. J’ai eu l’honneur de me rendre sur le site en compagnie du conservateur du musée de Toueizeguet, Khalil Ould Ntahah, et d’échanger avec la responsable du projet, dont l’engagement et la rigueur scientifique forcent le respect.
Ce déplacement fut également l’occasion de retrouver mon ami, le Professeur Lemine Baba, entouré de ses étudiants de master en histoire, désormais engagés sur le terrain exigeant de l’archéologie.
Ces jeunes chercheurs, appelés — dans quinze ans ou moins, qu’Allah leur accorde longue vie — à devenir les acteurs de la mauritanisation de l’archéologie, incarnent l’avenir d’une science enracinée dans notre sol et portée par nos propres compétences.
C’est précisément cette dimension — le patrimoine comme mémoire, mais aussi comme promesse d’avenir — qui a retenu mon attention dans le brillant exposé de la responsable du projet, et qui explique la résonance particulière de cette expérience avec l’objet même de mon séjour actuel à Atar.
Les mots-clés qui structurent cette démarche — mémoire, patrimoine, développement — constituent en effet le socle du programme d’action de l’Association Renaissance de la Ville d’Atar, engagée pour un développement durable à l’échelle locale, fondé sur la valorisation des ressources historiques, culturelles et humaines.
C’est dans cet esprit que nous entendons contribuer au développement local, en joignant nos efforts à ceux des autres initiatives de la société civile, dans une logique de convergence et de concurrence positive. Cette orientation se traduit déjà par le lancement d’une sensibilisation à grande échelle autour du thème de l’eau durable pour Atar, à travers conférences, colloques et espaces de débat.
Nous avons, à cet égard, noté avec satisfaction l’intérêt manifeste des autorités régionales et municipales pour les enjeux du développement durable dans leur dimension locale.
Il s’agit désormais de soutenir la Renaissance
de la ville, dans le cadre d’un partenariat avec la mairie, en impulsant un mouvement d’idées capable de servir le bien-être des populations et de réconcilier mémoire, patrimoine et avenir.
La visite d’Azougui , en fouilles, conduit ainsi à une conclusion claire :
le patrimoine historique est un levier vivant, capable d’alimenter une dynamique de développement, à condition qu’il soit porté par le savoir, soutenu par les institutions et approprié par les populations..
Abdel Kader Mohamed 