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Philip Mitchell nommé Président Exécutif d’Aura Energy,

Philip Mitchell est nommé Président Exécutif d’Aura Energy, à un moment clé pour la société australienne qui développe le projet Tiris, future première mine d’uranium de Mauritanie.

Ancien cadre de Rio Tinto et Anglo American, ce dernier occupait jusqu’ici le poste de Président non exécutif.

Sa promotion vise à renforcer la direction dans la phase critique de mobilisation des 230 millions USD nécessaires à la décision finale d’investissement (FID), attendue d’ici fin 2025.

Doté de plusieurs décennies d’expérience dans le secteur minier, Philip Mitchell est reconnu pour ses compétences en financement de projets, en développement stratégique et en gouvernance d’entreprise. Son arrivée à la tête opérationnelle du groupe devrait accélérer la structuration financière et technique du projet Tiris.

Taazur : Recadrage urgent – substitution ou complémentarité avec les départements sectoriels pour un changement social équitable

La TAAZOUR, créée par le décret n°385-2019 du 29 novembre 2019 et rattachée à la Présidence de la République, n’a jamais été conçue comme un simple super-ministère ni comme un substitut aux départements sectoriels.

Dès l’origine, sous l’impulsion de Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, sa mission demeure claire : corriger les inégalités structurelles, éliminer les barrières sociales et économiques, et garantir un accès équitable aux services de base pour les populations les plus vulnérables. C’est ce cadre légal, souvent rappelé mais parfois peu appliqué, qui doit aujourd’hui redevenir la boussole de l’action publique.

Il serait injuste de ne pas reconnaître les progrès réalisés sous l’ancien leadership. Sous la direction de Cheikh Ould Bedde, une dynamique nouvelle a été lancée, marquée par une volonté affirmée de rapprocher l’institution des citoyens. L’ouverture d’antennes dans des zones vulnérables telles que Bousteila et Mbout a constitué une étape politique majeure, rompant avec une gestion centralisée et déconnectée des réalités du terrain. La présence territoriale a permis de renouer un lien direct avec les populations, dans un esprit de dignité, d’écoute et d’efficacité.

Cependant, la proximité seule ne suffit pas à garantir des résultats durables sans une stratégie claire et cohérente. C’est tout l’enjeu du travail actuel mené par le délégué général Sidi Ould Moulaye Zeine, qui s’efforce de réaffirmer le positionnement de TAAZOUR dans une logique de complémentarité avec les ministères techniques. Il ne s’agit ni de dupliquer les actions ni de se substituer à ces secteurs, mais d’intervenir là où les politiques publiques rencontrent leurs limites : l’accès effectif aux services pour les populations vulnérables.

L’exemple récent du secteur éducatif illustre parfaitement cette approche. En coordination avec le ministère de l’Éducation et le Commissariat à la sécurité alimentaire, la mise en place d’internats à Bousteila et Ouadane, intégrant restauration scolaire et encadrement pédagogique, montre que TAAZOUR peut jouer un rôle déterminant sans empiéter sur les prérogatives des autres institutions. Elle agit sur les déterminants sociaux de l’éducation — pauvreté, conditions de vie, nutrition — et facilite l’accès à l’école pour ceux qui en sont le plus éloignés.

Néanmoins, les moyens importants dont dispose l’institution doivent être utilisés avec vigilance. Ils constituent un levier puissant de transformation, mais peuvent aussi entraîner des dérives, notamment en privilégiant des investissements lourds dans les infrastructures au détriment d’actions plus simples, moins coûteuses et souvent plus efficaces pour les populations pauvres. Le risque est de privilégier des projets visibles mais peu impactants concrètement sur la vie des plus vulnérables.

La véritable transformation sociale passe aussi — et peut-être surtout — par des initiatives de proximité à forte rentabilité sociale et économique. Investir dans la transformation des produits agricoles, soutenir la valorisation des ressources forestières non ligneuses, développer l’agroforesterie ou appuyer la mise en marché de produits locaux tels que le lait et la viande sont autant d’actions concrètes capables de générer des revenus durables pour les ménages.

De même, des interventions ciblées dans les services de base peuvent produire des effets immédiats : soutien aux jardins scolaires pour renforcer la nutrition, amélioration des conditions de logement des enseignants dans les zones vulnérables pour stabiliser le système éducatif, dotation en latrines et en électricité dans les écoles pour créer un environnement digne et fonctionnel. Bien que modestes en apparence, ces actions sont souvent les plus visibles et les plus impactantes pour les populations.

L’efficacité de ces interventions repose toutefois sur un aspect souvent sous-estimé : le changement de comportement. Sans sensibilisation à la nutrition, à l’hygiène, à la valorisation des ressources locales et à l’importance de l’éducation, ces investissements risquent d’avoir un impact limité. L’accompagnement social et éducatif doit donc être au cœur de toute stratégie.

Ce double mouvement — ancrage territorial hérité de l’ancienne direction et clarification stratégique portée par la nouvelle — offre aujourd’hui une opportunité unique de refonder l’action de TAAZOUR sur des bases plus solides. Il ne s’agit pas d’opposer ces approches, mais de les articuler dans une vision cohérente, respectueuse du cadre légal et orientée vers des résultats concrets.

Au-delà de l’institution, l’enjeu est celui de la crédibilité de l’action publique. Une TAAZOUR fidèle à sa mission, complémentaire des autres secteurs et proche des citoyens, peut devenir un levier majeur de transformation sociale. À l’inverse, toute tendance à la substitution ou à la dispersion des efforts risquerait d’en limiter l’impact.

Le recadrage en cours envoie un message fort : il démontre qu’il est possible de concilier ambition politique, rigueur institutionnelle et efficacité sociale. Sa réussite dépendra cependant d’une seule chose : la capacité à transformer cette vision en résultats tangibles, perceptibles dans le quotidien des Mauritaniens les plus vulnérables.

Hamadi Bneijara

21 mars – Journée mondiale de la trisomie 21 …la Mauritanie commémore l’événement

La a commémoré hier samedi, la Journée mondiale du syndrome de Down, à travers une cérémonie officielle organisée au siège de la branche du Centre de formation et de promotion sociale des enfants handicapés dans la moughataa d’El Mina, wilaya de Nouakchott Sud, avec une large participation des acteurs du domaine du handicap et des mères d’enfants.

La cérémonie a été organisée par l’Association des mères d’enfants atteints de déficience intellectuelle, d’autisme et du syndrome de Down, en collaboration avec le Centre de formation et de promotion sociale des enfants handicapés, dans le cadre des efforts continus pour soutenir et autonomiser cette catégorie.

Dans son discours à cette occasion, le directeur du Centre de formation et de promotion sociale des enfants handicapés, M. Sidi Ould Beyada a salué « les acquis qualitatifs réalisés en leur faveur au cours des dernières années », affirmant la poursuite des efforts pour renforcer l’intégration et développer les services de soins.

L’attention portée aux personnes handicapées, et l’éducation et la réhabilitation des enfants en particulier a connu un développement remarquable au cours des quatre dernières années, a-t-il déclaré, soulignant les efforts du Centre pour fournir des équipes éducatives qualifiées, des outils pédagogiques modernes et l’équipement logistique nécessaire, afin d’assurer une meilleure formation aux enfants.

De son côté, le président de la Fédération mauritanienne des associations nationales des personnes handicapées, M. Lahbouss Ould El Id, a souligné l’importance de la stratégie nationale pour les personnes handicapées, appréciant l’attention accordée par les autorités publiques à cette catégorie, et félicitant les mères à l’occasion de cet événement qui incarne l’esprit de solidarité et la reconnaissance des droits de leurs enfants.

À son tour, la présidente de l’Association des mères d’enfants atteints du syndrome de Down, de déficience intellectuelle et d’autisme a exprimé sa profonde gratitude à la Première Dame, Dr Mariem Mohamed Fadel Dah, en reconnaissance de son intérêt continu pour les enfants handicapés et de ses soins, et a également remercié le gouvernement, représenté par la Ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, pour son soutien continu.

Dans le même contexte, le coordinateur régional de la Fédération au niveau de la wilaya de Nouakchott Sud, M. Mokhtar Lekweiry, a salué l’assistance, notant l’empressement des organisateurs à commémorer cet événement dans la wilaya, en raison de ses importantes significations humaines et sociales.

La cérémonie a été ponctuée par l’hommage rendu à plusieurs personnalités, dont la Ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, et le président de la Fédération, ainsi que par des numéros artistiques animés par plusieurs stars de l’art et de la musique, qui ont donné un caractère festif à l’occasion.

Les participants ont également visité une exposition de produits féminins organisée par certaines mères d’enfants, en concrétisation pratique des efforts d’autonomisation économique et sociale de cette catégorie.

La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur des personnes handicapées au ministère, et de plusieurs présidents d’associations actives dans le domaine du handicap, en plus d’un rassemblement de mères d’enfants atteints du syndrome de Down.

Olympiades Nationales des Sciences pour le Prix du Président : début de la troisième phase

Les épreuves de la troisième étape des Olympiades Nationales de Sciences pour le Prix du Président de la République, qui se déroule sur toute l’étendue du territoire national, ont débuté ce dimanche 22 mars courant au niveau de la capitale mauritanienne.

Ce concours, qui porte sur les sciences naturelles, les mathématiques et la physique, réunit 677 élèves de toute la Mauritanie, scolarisés en classe de seconde et en première.

Ledit concours contribue à raviver l’esprit de saine émulation entre les élèves et les établissements scolaires, selon le Secrétaire général du ministère de l’Éducation et de la Réforme du Système d’Enseignement, M. Sadvi Sidi Mohamed, soulignant l’attention particulière portée par le Président de la République à la promotion et au renforcement du système d’enseignement.

Le compétition se déroule sans encombre, permettant aux élèves d’y participer dans un environnement serein, a-t-il déclaré, remerciant les parents pour leur soutien et saluant le travail du personnel enseignant et administratif.

L’Olympiade des sciences vise à encourager un esprit de saine émulation chez les élèves de tous âges, notamment lors des phases finales, et plus particulièrement chez les élèves de septième année inscrits en filière scientifique et mathématique. Elle contribue ainsi à développer leurs aptitudes et les motive à exceller.

Le khalife de Guéoul et ses deux épouses meurent dans un terrible accident à Diama

La communauté khadriya est plongée dans une profonde tristesse après la disparition tragique de Cheikh Sadibou Aïdara, khalife de Guéoul, plus connu sous le nom de Chérif Beu.

Le guide religieux a perdu la vie dans un accident de la circulation survenu hier samedi 21 mars courant à hauteur de Diama, dans la région de Saint-Louis.

Ses deux épouses, qui se trouvaient à ses côtés, ont également succombé, indique-t-on.

Les victimes revenaient de Nimzatt, en Mauritanie, où elles avaient célébré la fête de l’Aid El Fitr (Korité), lorsqu’est survenu le drame.

Ce dimanche matin, le khalife et ses deux épouses ont été inhumés au cimetière Adramé de Guéoul, en présence d’une foule nombreuse venue leur rendre un dernier hommage. Autorités administratives et locales, dont le préfet de Kébémer, le sous-préfet de Ndande Fall et le maire de Guéoul, ont assisté à la cérémonie.

À la suite de cette disparition brutale, Chérif Chaya Aïdara, frère du défunt, a été désigné pour assurer la succession à la tête de la communauté khadriya de Guéoul.

Agences

Tensions entre la Mauritanie et le Mali: les 2 voisins prônent la désescalade

Le 15 mars, le Mali accusait la Mauritanie d’avoir fermé les yeux sur la détention sur son territoire de deux militaires maliens enlevés par des groupes djihadistes… Nouakchott avait vigoureusement démenti. La tension montait… elle semble désormais baissé….

Au Cameroun, après une première prolongation en mars 2025, les députés viennent une nouvelle fois de prolonger leur mandat jusqu’en décembre 2026. Une prolongation qui intervient alors que les deux chambres du parlement camerounais ont de nouveaux responsables à leur tête et que les Camerounais attendent toujours le remaniement ministériel annoncé par le Président Paul Biya.

Quelle place pour la diaspora sur le continent africain ? En 2023, l’Afrique a reçu plus de 100 milliards de dollars en transferts de fonds, soit environ 6 % du PIB continental.  Elle est présentée comme le sixième continent indispensable pour « développer » l’Afrique. Une affirmation que Serge Eric Menye, Consultant en intelligence de marché pour l’Afrique et essayiste veut déconstruire.

France 24

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