par Webmaster | 10 03 26 | Actualitès, Economie

La Mauritanie et la Banque Islamique de Développement (BID) ont signé hier lundi à Djeddah en Arabie Saoudite, deux accords de financement stratégiques d’une valeur totale de 116.6 millions d’euros, dédiés au renforcement des infrastructures de santé et au développement de l’interconnexion électrique régionale.
Le premier accord, d’une valeur de 61.4 millions d’euros, porte sur le financement du projet de construction et d’équipement d’un hôpital de référence intégré pour la santé maternelle, néonatale et infantile à Nouakchott.
Ce projet représente un saut qualitatif dans le système de santé national, visant à réduire les taux de mortalité maternelle et infantile en fournissant des soins médicaux spécialisés aux normes internationales, conférant ainsi au financement une dimension humaine et développementale directe qui touche la vie des citoyens.
Quant au deuxième accord, d’un montant de 55.2 millions d’euros, il est alloué au projet d’interconnexion du réseau électrique entre la Mauritanie et le Mali, incluant la construction de centrales solaires connectées au réseau.
Ce projet constitue un pilier stratégique pour soutenir l’intégration économique régionale et assurer l’approvisionnement en énergie à partir de sources propres et renouvelables, conformément aux orientations nationales de transition énergétique et de réduction des coûts de production.
Les deux accords ont été signés côté mauritanien et en présence du Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie, M. Mohamed Lemine Ould Dhehby et de l’ambassadeur de Mauritanie à Riyad, SEM. Mokhtar Ould Dahi, par le ministre des Affaires Économiques et du Développement, M. Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya et pour la BID par le chargé des opérations, M. Rami Ahmed.
La signature de ces accords marque une nouvelle étape dans le parcours de coopération fructueuse qui se poursuit depuis l’adhésion de la Mauritanie en tant que membre fondateur de la Banque en 1974, a déclaré à cette occasion, Ould Cheikh Sidiya.
Toujours selon lui, cette démarche s’inscrit au cœur de la vision du Président de la République visant à accélérer le rythme du développement économique et social et à améliorer la qualité des services essentiels fournis aux citoyens.
La cérémonie de signature, a été précédée d’une réunion de haut niveau tenue par le ministre avec le vice-président de la Banque, chargé des opérations, en présence des membres de la délégation accompagnant le ministre.
La réunion a porté sur la discussion du portefeuille des grands projets en cours d’exécution, en se concentrant sur les perspectives de partenariat pour les périodes (2024-2026) et (2026-2030).
Ces discussions ont, également, porté sur les moyens de développer la finance islamique et soutenir les guichets des banques locales, ainsi que la stimulation des projets de partenariat public-privé (PPP).
Le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie, M. Mohamed Lemine Ould Dhehbi, et l’ambassadeur de Mauritanie auprès du Royaume d’Arabie Saoudite, SE M. Mokhtar Ould Dahi avaient , deux accords de financement stratégiques avec la Banque Islamique de Développement d’une valeur totale de 116.6 millions d’euros, dédiés au renforcement des infrastructures de santé et au développement de l’interconnexion électrique régionale.
par Webmaster | 10 03 26 | Actualitès, Economie

Le ministre des Affaires économiques et du Développement, Dr. Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya, a signé hier lundi à Djeddah en Arabie Saoudite, un accord-cadre stratégique avec la Société Internationale Islamique pour le Financement du Commerce (ITFC) d’une valeur d’un milliard de dollars américains.
Cet accord, conclu au siège du Groupe de la Banque Islamique de Développement, s’étend sur cinq ans, couvrant la période de 2026 à 2030, et vise à stimuler le développement économique et social en Mauritanie grâce à des solutions de financement innovantes et des initiatives de renforcement des capacités commerciales.
Ce partenariat vise également à mobiliser des financements pour des secteurs vitaux, notamment l’énergie, le secteur bancaire et le développement du secteur privé, en plus de fournir des facilités de crédit pour soutenir les petites et moyennes entreprises.
L’accord comprend aussi des programmes d’assistance technique dédiés au renforcement de la productivité agricole et à la facilitation du commerce dans les secteurs stratégiques, ce qui renforce la compétitivité de l’économie nationale sur les marchés mondiaux.
Le ministre a souligné, dans son discours à cette occasion, que cette étape s’inscrit dans le cadre de la vision élevée de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et du programme de travail du gouvernement du Premier Ministre M. El Mokhtar Ould Djay, visant à accélérer le rythme du développement durable.
Cet accord contribuera à mobiliser d’importantes ressources financières pour soutenir les priorités de développement de notre pays et promouvoir une croissance économique durable, a-t-il ajouté.
Cet accord “reflète l’engagement continu de l’institution à soutenir les pays membres en renforçant le développement basé sur le commerce et en élargissant les opportunités d’investissement dans les secteurs clés de l’économie mauritanienne”, a déclaré quant à lui, le PDG de la Société Internationale Islamique pour le Financement du Commerce, l’ingénieur Adeeb Y. Al Aama.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie, Monsieur Mohamed Lemine Ould Dhehby, et de l’Ambassadeur mauritanien accrédité au Royaume d’Arabie Saoudite, Son Excellence Monsieur Mokhtar Ould Dahi.
par Webmaster | 8 03 26 | Actualitès, Economie
Le ministre des Affaires économiques et du Développement, M. Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya, a quitté Nouakchott aujourd’hui dimanche 8 mars courant à destination de Djeddah, la capitale économique du Royaume d’Arabie saoudite.
Au cours de cette visite, le ministre tiendra des réunions de haut niveau avec le Groupe de la Banque islamique de Développement (BID).
Objectif : examiner et développer le cadre du partenariat stratégique entre la Mauritanie et cette institution financière.
Ces réunions visent à renforcer la coopération et à coordonner les efforts dans les domaines contribuant au développement économique de la Mauritanie, indiquent des sources officielles.
La Mauritanie et la BID avait signé en octobre dernier à Washington, un accord de financement, d’un montant de 29,26 millions d’euros visant l’extension de l’hôpital de cardiologie de Nouakchott.
Cet accord, conclu en présence du Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie, M. Mohamed Lemine Ould El Dhehby, vise à développer et agrandir l’hôpital en augmentant sa capacité d’accueil, en renforçant ses équipements médicaux et en modernisant ses infrastructures, afin d’améliorer la qualité des services de santé offerts aux citoyens, rappelle-t-on.
« Ce projet s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement pour promouvoir le secteur de la santé et renforcer les capacités nationales dans le domaine du traitement des maladies cardiaques », apprend-on.
par Webmaster | 6 03 26 | Actualitès, Economie

Des membres du gouvernement ont commenté hier mercredi soir, les résultats du conseil des ministres, qui s’est déroulé plus tôt dans la matinée, notamment le code de l’électricité, qui s’inscrit dans le cadre des réformes apportées ou en cours de l’être au secteur de l’énergie, et en particulier la restructuration de la société mauritanienne d’électricité (SOMELEC).
.L’article 110 du décret d’application cité plus haut, prévoit l’achèvement de la restructuration de la SOMELEC en 12 mois, après l’entrée en vigueur dudit décret, soit le 24 février 2026, a rappelé à cette occasion, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, M. Mohamed Ould Mohamed Malainine Ould Khaled.
Toujours selon lui, il s’est avéré que ce délai initialement consacré ne permet pas l’opérationnalisation de cette restructuration, d’où la modification de cette disposition.
Désormais, un délai de 24 mois est accordé à compter de l’entrée en vigueur du décret présenté ce 4 mars 2026, a-t-il dit.
Le ministre en outre précisé que le texte garantit une base légale permettant à la SOMELEC de bien gérer sa transition. La mise en place du Groupe SOMELEC, il est prévu que les actifs immobiliers et mobiliers, ainsi que son personnel et ses autres ressources soient affectés, selon leur destination et suivant les règles et procédures prescrites par la loi portant code du commerce.
Pour rappel, le Groupe de la SOMELEC comprend 4 sociétés dont SOMELEC-mère, une filiale chargée des activités de production, de transport de l’électricité SPT – Groupe SOMELEC, une société chargée des activités de distribution et de commercialisation de l’électricité dans les zones couvertes par le réseau nationale interconnecté dénommé SDC – Groupe SOMELEC, une société filiale chargée de l’électrification rurale dénommée SER – Groupe SOMELEC.
Le porte-parole du gouvernement et ministre de la Culture, des Arts, de la Communication, des Relations avec le Parlement M. Houssein Ould Meddou avait planté pour la circonstance le décor, en ce qui concerne le stock stratégique aussi bien alimentaire qu’énergétique de la Mauritanie, en cette période de crise au niveau international.
Le Président de la République, SEM Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a donné des instructions pour que les mesures nécessaires soient prises afin que le marché national soit approvisionné en permanence, a affirmé à ce propos, le ministre des affaires économiques et du développement M. Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya.
Toujours selon lui, président un comité interministériel tenu après la réunion du gouvernement, en présence de hauts responsables et des membres du patronat, le Premier Ministre, M. El Moctar Ould Djay a demandé à ce que les stocks soient évalués, aussi bien ceux relevant de l’alimentation que de l’énergie.
Ould Cheikh Sidiya estime que les quantités disponibles sont suffisantes et qu’elles seront sur le marché à des prix accessibles.
Evoquant le volet relatif aux hydrocarbures, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, M. Mohamed Ould Mohamed Malainine Ould Khaled estime que tous les produits sont disponibles sur le territoire national avec un stock suffisant.
Il a rappelé que le stock de 60 000m3 de Nouakchott sera renforcé par celui de Nouadhibou de 23 000m3, révélant l’augmentation attendue d’ici la fin de l’année du stockage de Nouakchott de 100 000 m3.
Interpellé sur la question de la hausse des prix du carburant, le ministre a déclaré que c’est un processus qui a commencé en janvier, rappelant que l’Etat encadre cette augmentation et ne peut excéder 5%.
Par ailleurs, il a affirmé que la Mauritanie continue de subventionner les hydrocarbures, notant que le prix du baril avoisine les 88$ sur le marché international.
par Webmaster | 6 03 26 | Actualitès, Economie

Des membres du gouvernement ont commenté hier mercredi soir, les résultats du conseil des ministres, qui s’est déroulé plus tôt dans la matinée.
Le porte-parole du gouvernement et ministre de la Culture, des Arts, de la Communication, des Relations avec le Parlement M. Houssein Ould Meddou avait planté pour la circonstance le décor, en ce qui concerne le stock stratégique aussi bien alimentaire qu’énergétique de la Mauritanie, en cette période de crise au niveau international.
Le Président de la République, SEM Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a donné des instructions pour que les mesures nécessaires soient prises afin que le marché national soit approvisionné en permanence, a affirmé à ce propos, le ministre des affaires économiques et du développement M. Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya.
Toujours selon lui, présidant un comité interministériel tenu après la réunion du gouvernement, en présence de hauts responsables et des membres du patronat, le Premier Ministre, M. El Moctar Ould Djay a demandé à ce que les stocks soient évalués, aussi bien ceux relevant de l’alimentation que de l’énergie.
Ould Cheikh Sidiya estime que les quantités disponibles sont suffisantes et qu’elles seront sur le marché à des prix accessibles.
Evoquant le volet relatif aux hydrocarbures, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, M. Mohamed Ould Mohamed Malainine Ould Khaled estime que tous les produits sont disponibles sur le territoire national avec un stock suffisant.
Il a rappelé que le stock de 60 000m3 de Nouakchott sera renforcé par celui de Nouadhibou de 23 000m3, révélant l’augmentation attendue d’ici la fin de l’année du stockage de Nouakchott de 100 000 m3.
Interpellé sur la question de la hausse des prix du carburant, le ministre a déclaré que c’est un processus qui a commencé en janvier, rappelant que l’Etat encadre cette augmentation et ne peut excéder 5%.
Par ailleurs, il a affirmé que la Mauritanie continue de subventionner les hydrocarbures, notant que le prix du baril avoisine les 88$ sur le marché international.
Stock stratégique relatif à l’alimentation
Pour ce qui est du stock stratégique relatif à l’alimentation, la ministre du Commerce et du Tourisme, Mme Zeinabou Mint Ahmednah a tenu à assurer les mauritaniens. Elle a passé en revue les quantités reçues en blé, sucre et huile. En janvier, le stock de sucre était de 71 331t et 27 594t s’y sont ajoutés.
A cela s’ajoute 25 075t, 29 000t et 31 101t actuellement au port de Nouakchott.
Quant au blé, 37 700t sont arrivés en janvier, 140 312t en février et 39 791t, 35 503t et 23 029t sur dans des bateaux au port. Pour ce qui est de l’huile, 82 000t sont là depuis janvier et 123 000t ont été réceptionnées en février.
Un mécanisme et des comités sont mis en place pour suivre l’approvisionnement du marché, contrôler les prix, vérifier le stock régulièrement, et faire une veille sur la situation internationale, a ajouté Zeinebou.
par Webmaster | 5 03 26 | Actualitès, Economie

Les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) de Mauritanie sont actuellement indisponibles sur le marché spot (instantané), malgré la flambée des prix mondiaux due à la guerre et à la perturbation des routes maritimes dans le détroit d’Ormuz, ce qui exerce une pression sans précédent sur l’offre mondiale.
Une source officielle du ministère de l’Énergie et du Pétrole a révélé en exclusivité à la plateforme spécialisée dans l’énergie (basée à Washington) que le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), une coentreprise avec le Sénégal, a été conçu selon une approche progressive claire, comprenant trois phases de développement successives, chacune visant à augmenter graduellement la capacité de production en fonction de l’évolution de la demande mondiale.
La source a expliqué que le GNL actuellement produit provient de la première phase, qui visait une capacité de production supérieure à 2,5 millions de tonnes par an. Le projet a atteint ce niveau avec succès, et la source a souligné que cette quantité représente une réussite significative pour un pays relativement novice en matière d’exportation de GNL.
Il a ajouté que les quantités produites sont insuffisantes pour satisfaire la demande mondiale croissante, notamment en Europe, et que les accords de vente déjà signés avec les acheteurs signifient que la totalité de la production de la première phase a été prévendue.
Conception du projet et capacité disponible
La source a indiqué que le gaz naturel liquéfié (GNL) de la Mauritanie est produit dans le cadre du projet du Grand Tortue Ahmeyim, conçu selon une vision à long terme basée sur un développement par phases successives. Cette approche garantit la viabilité technique et financière du projet et réduit les risques liés à la volatilité du marché mondial.
Il a expliqué que si la première phase a été un succès sur les plans technique et commercial, sa capacité reste limitée par rapport à celle des principaux producteurs mondiaux de GNL. Son impact sur l’équilibre mondial de l’offre et de la demande est donc relativement mineur, et non déterminant à court terme.
Il a souligné que la production de GNL de la Mauritanie est actuellement soumise à des obligations contractuelles contraignantes avec des acheteurs en Europe et en Asie. Ces contrats ont été signés avant la récente flambée des prix, ce qui signifie que les livraisons sont programmées selon des échéanciers prédéterminés.
La source a ajouté, dans des déclarations à la plateforme spécialisée dans l’énergie, que le réacheminement des livraisons vers le marché spot n’est actuellement pas possible en raison du respect strict des clauses contractuelles du projet, témoignant de la confiance commerciale qu’il a suscitée depuis le début de ses opérations fin 2024.
Gisement de Greater Tortue Ahmeyim
Le gaz naturel liquéfié (GNL) en Mauritanie entre dans une nouvelle phase avec le début des exportations commerciales du gisement de Greater Tortue Ahmeyim, un projet mené conjointement avec le Sénégal. Ce projet marque un tournant dans l’histoire du secteur énergétique national et place officiellement la Mauritanie parmi les pays exportateurs de GNL.
Lors d’un précédent entretien avec la plateforme spécialisée dans l’énergie, le ministre mauritanien de l’Énergie, Mohamed Ould Khaled, a déclaré que l’entrée de la Mauritanie dans le cercle des pays exportateurs représente l’aboutissement d’un long et rigoureux processus et reflète le succès du partenariat technique et d’investissement dans le développement de ce gisement offshore partagé.
Le ministre a affirmé que le GNL en Mauritanie contribuera à ouvrir de nouvelles perspectives à l’industrie gazière, à soutenir les infrastructures nationales et à stimuler la croissance économique, soulignant que le projet aura des retombées importantes sur le développement de divers secteurs vitaux du pays.
Il convient de noter que les réserves du gisement gazier de Grande Tortue Ahmeyim sont estimées à environ 15 billions de pieds cubes de gaz naturel, ce qui le place parmi les plus importants d’Afrique. Ce gisement bénéficie d’infrastructures de pointe, notamment des plateformes flottantes de traitement et des gazoducs sous-marins.
Ces dernières années, le projet a été affecté par plusieurs facteurs perturbateurs, tels que la pandémie de COVID-19 et des difficultés d’approvisionnement, ce qui a retardé le démarrage de la production d’environ deux ans. L’activité s’est toutefois intensifiée en 2024, aboutissant à l’exportation du premier chargement le 22 février 2025.
Selon des données récentes publiées par l’Energy Research Unit, basée à Washington, les exportations du pays ont atteint 1,38 million de tonnes en 2025, témoignant clairement de l’accélération du rythme des opérations et du succès du projet, qui a permis d’accroître progressivement la production dès sa première année.
La production de gaz naturel liquéfié (GNL) de la Mauritanie a connu une croissance remarquable au second semestre 2025, les exportations bondissant à 1,08 million de tonnes contre seulement 301 000 tonnes au premier semestre. Le quatrième trimestre a enregistré un record de 560 000 tonnes.
Crise mondiale et fermeture du détroit d’Ormuz
L’approvisionnement limité en GNL en Mauritanie coïncide avec une crise énergétique mondiale croissante, résultant de la fermeture de facto du détroit d’Ormuz et de la menace qui pèse sur tout méthanier tentant de le traverser. Cette situation a plongé les marchés dans un contexte de graves pénuries d’approvisionnement.
Selon les estimations d’une plateforme énergétique spécialisée, la perte potentielle d’environ 120 milliards de mètres cubes d’approvisionnement mondial en gaz pourrait atteindre un niveau supérieur à celui des pertes subies par l’Europe lors de la guerre russo-ukrainienne quelques années auparavant.
Cette situation s’est répercutée sur les prix : le prix de référence du gaz en Europe devrait atteindre environ 55 € par mégawattheure le 3 mars 2026, contre des niveaux historiques dépassant 343 € au plus fort de la crise de 2022.
Les analystes estiment que le gaz naturel liquéfié (GNL) mauritanien, malgré son importance stratégique en tant que nouveau produit, reste relativement limité face à cette pénurie mondiale, ce qui restreint actuellement son impact sur l’équilibre des prix.
Le Qatar se distingue comme un acteur majeur, avec une part de près de 20 % de l’approvisionnement mondial. Son approvisionnement repose presque entièrement sur le transport maritime via le détroit d’Ormuz, ce qui explique la sensibilité du marché à toute perturbation de cette voie maritime vitale.
Bien que le GNL ne représente que 7 à 8 % de l’approvisionnement mondial total en gaz, il fixe le prix marginal en Europe et en Asie, amplifiant ainsi l’impact de toute perturbation des approvisionnements immédiats sur les consommateurs et l’industrie.
Dans ce contexte complexe, il apparaît clairement que l’absence de livraisons immédiates de GNL à la Mauritanie n’est pas un facteur isolé, mais s’inscrit dans un contexte mondial turbulent, régi par des considérations géopolitiques, contractuelles et techniques étroitement liées.
attaqa.net