par Webmaster | 14 03 26 | Actualitès, Economie

Les derniers préparatifs pour l’expédition de 2 100 tonnes de pastèques rouges mauritaniennes, dans le cadre de la première expédition directe par voie maritime vers la ville de Tarragone, en Espagne, se sont déroulés hier vendredi 13 mars courant.
Le navire affecté au transport de cette quantité était arrivé quelques heures auparavent au port, avait déclaré le président de l’Union nationale du patronat mauritanien, M. Mohamed Zine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, selon lequel, l’opération de chargement débuterait aujourd’hui samedi.
Cette expédition marque le début d’une série de livraisons régulières vers l’Espagne à raison d’une expédition tous les quinze jours, a-t-il précisé.
Toujours selon lui, les exportations mauritaniennes de pastèques rouges vers les marchés européens ont atteint, au cours des trois premiers mois de cette année, 30 000 tonnes environ, pour des recettes dépassant les 120 millions de dollars en devises fortes.
Zeine El Abidine a salué par ailleurs le rôle joué par les acteurs économiques et les investisseurs dans le secteur agricole.
La croissance des exportations constitue un levier important pour l’augmentation de la production agricole locale et contribue à renforcer la présence des produits agricoles mauritaniens sur les marchés extérieurs, a-t-il conclu.
par Webmaster | 14 03 26 | Actualitès, Economie, Sociétés

Je voudrais partir de deux postulats qui me paraissent essentiels. Le premier est que je me réclame des autorités nationales actuelles et demeure convaincu que leurs orientations politiques accordent une place centrale au citoyen, conformément à la lettre de mission du gouvernement.
Le second est qu’il ne saurait être question d’accepter, sous quelque forme que ce soit, une évasion fiscale qui se ferait au détriment du trésor public. La lutte contre la fraude et le respect de l’impôt constituent des principes fondamentaux de toute gouvernance responsable.
Cependant, cette double conviction ne saurait empêcher un regard critique sur certaines pratiques administratives qui, malheureusement, tendent à s’installer dans notre système de gestion publique. Parmi elles figure une habitude particulièrement préoccupante : celle qui consiste, notamment dans les niveaux supérieurs de l’administration, à redéfinir l’objectif ou la procédure d’une mesure en transférant progressivement sa mise en œuvre et ses conséquences au citoyen. Or nous sommes précisément, dans ce cas précis, face à une illustration manifeste de ce mécanisme.
Il suffit d’observer la réaction de l’opinion pour constater combien cette mesure est impopulaire. Et cette impopularité n’est pas anodine : elle révèle un problème de conception plus profond. En réalité, la situation s’explique principalement par deux facteurs. Le premier tient à une tendance croissante de l’administration à répercuter sur le citoyen non seulement les coûts, mais aussi les procédures qui devraient normalement relever de l’État ou des acteurs économiques concernés.
Cette logique entre en contradiction avec l’évolution générale du monde contemporain. Aujourd’hui, les systèmes économiques et administratifs s’organisent de plus en plus autour du principe du “tout-en-un” : permettre au citoyen d’accéder à un service ou à un produit en un seul lieu et par une seule transaction. Cette logique est devenue un véritable modèle économique, notamment dans les secteurs de services où l’intermédiation crée de la valeur précisément parce qu’elle simplifie l’expérience de l’utilisateur.
Le monde, aujourd’hui, est ainsi structuré autour de la figure du citoyen-client, et tout est conçu pour lui permettre de remplir son « panier » en un seul endroit et par un seul paiement. C’est le principe même des grandes surfaces commerciales, mais aussi des innovations en matière de paiement, telles que le sans-contact ou les systèmes intégrant livraison et règlement dans une seule opération.
Cette philosophie inspire également certaines avancées administratives dont notre pays peut être fier. Des applications comme Houwiyeti ou Khidmaty incarnent précisément cette logique de simplification : elles permettent d’accomplir plusieurs démarches en un seul point d’accès, dans une seule interface. Ces initiatives ont d’ailleurs contribué à la réputation de modernisation administrative de la Mauritanie dans la sous-région, au point que des responsables étrangers ont publiquement salué leur utilité et leur rigueur.
Dans le même esprit, si la Direction générale des impôts mettait en place un système efficace de paiement électronique pour certains impôts ou taxes, nul doute que l’initiative serait largement saluée. Tous ceux qui passent aujourd’hui des heures, parfois deux jours consécutifs, à faire la queue pour accomplir une formalité administrative y verraient une amélioration tangible de leur quotidien.
Car c’est bien là que réside l’enjeu central : élargir l’assiette fiscale afin de réduire la pression sur chacun et de favoriser le consentement volontaire à l’impôt. Une réforme fiscale durable ne repose pas uniquement sur l’augmentation des prélèvements, mais sur l’intégration de nouveaux contribuables, la réduction des niches d’évasion et la transparence des mécanismes de collecte afin de renforcer la confiance entre l’État et les citoyens.
Or, dans les deux dernières mesures adoptées, le citoyen se retrouve paradoxalement pris en étau entre plusieurs acteurs : d’un côté le commerçant qu’il s’agisse de banques, d’importateurs ou de vendeurs de téléphones et de l’autre une administration déterminée à récupérer les recettes qui lui reviennent. Dans ce type de configuration, l’expérience montre que c’est presque toujours le citoyen qui finit par supporter le surcoût. L’exemple des transactions financières est révélateur : les commissions bancaires existantes ont simplement été majorées pour intégrer les nouvelles charges.
Il ne s’agit donc nullement de défendre l’évasion fiscale. Celle-ci doit être combattue avec détermination, mais au moment et à l’endroit où elle se produit, et surtout auprès de ceux qui en sont les véritables auteurs. La question posée aujourd’hui et qui préoccupe une large partie des citoyens ne concerne pas tant le principe des droits fiscaux que cette tendance administrative à choisir systématiquement le chemin le plus court : transférer au citoyen une procédure qui relève normalement des mécanismes de contrôle et de recouvrement de l’État.
Dans un monde où les politiques publiques s’efforcent plutôt de simplifier les procédures et de réduire la pression administrative, il apparaît en effet surprenant d’introduire régulièrement de nouvelles taxes tout en faisant porter au consommateur final des démarches qui devraient incomber aux importateurs ou aux services publics concernés, ici l s douanes.
La situation peut être illustrée par une image simple : ce serait comme si, demain, dans la supérette du quartier, l’achat d’un produit de « grande consommation» exigeait non seulement de payer le commerçant, mais aussi de régler séparément l’agent des douanes avant de pouvoir emporter l’article.
Dès lors, une question se pose légitimement : pourquoi ne pas orienter les ressources mobilisées pour cette mesure vers un renforcement du contrôle au cordon douanier et vers des inspections plus rigoureuses auprès des commerçants et des importateurs ? Une action plus ferme à la source permettrait probablement d’atteindre l’objectif fiscal recherché sans transférer la complexité administrative au citoyen.
Enfin, il convient de rappeler qu’en matière de gouvernance, la capacité à réévaluer une mesure et à la corriger lorsqu’elle se révèle inadaptée constitue moins un signe de faiblesse qu’une preuve de maturité politique. L’histoire récente montre que plusieurs pays ayant expérimenté des dispositifs similaires ont finalement choisi de les abandonner ou de les ajuster après avoir constaté leurs effets indésirables.
Dans ces conditions, la véritable question n’est peut-être pas de savoir s’il faut lutter contre la fraude car ce point fait consensus mais plutôt de déterminer comment le faire de manière équitable, efficace et compatible avec la simplification attendue par les citoyens
par Webmaster | 12 03 26 | Actualitès, Economie, Politique

Le cabinet EXCO GHA Mauritanie, en collaboration avec l’éditeur juridique Droit Afrique, annonce la parution de la nouvelle édition 2026 du Code Général des Impôts de Mauritanie, un ouvrage de référence destiné aux entreprises, investisseurs, fiscalistes et professionnels du droit.
Cette publication s’inscrit dans le cadre de la modernisation du système fiscal mauritanien engagée par l’administration fiscale, suite à l’adoption du nouveau Code Général des Impôts par la loi n°2019- 018 du 29 avril 2019, applicable depuis le 1er janvier 2020.
Une édition entièrement actualisée
L’édition 2026 du Code Général des Impôts rassemble l’ensemble des dispositions fiscales applicables en Mauritanie et inclut notamment :
• le Code Général des Impôts et ses textes d’application ;
• les conventions fiscales internationales en vigueur ;
• le Code des investissements ;
• la fiscalité minière et pétrolière, notamment les dispositions relatives au champ gazier Grand-Tortue/Ahmeyim.
Cette nouvelle édition est mise à jour avec les dernières évolutions législatives et réglementaires, notamment :
• la loi n°2025-040 du 21 août 2025 portant loi de finances rectificative pour l’année 2025 ;
• la loi n°2026-001 du 12 janvier 2026 portant loi de finances pour l’année 2026 ;
• la loi n°2025-006 du 19 février 2025 portant Code des investissements ;
• le décret n°2025-117 du 14 août 2025 portant application de certaines dispositions du Code des investissements ;
• le décret n°2025-024/PM/MDMEFCB/MMI du 4 mars 2025 relatif aux taxes et redevances minières ;
• la loi n°2025-038/P.R du 21 août 2025 modifiant certaines dispositions relatives aux conventions minières.
Un outil indispensable pour les acteurs économiques
Le Code Général des Impôts 2026 constitue un outil de travail essentiel pour accompagner les acteurs économiques dans la compréhension et l’application du cadre fiscal mauritanien, dans un contexte marqué par le développement des secteurs énergétique, minier et des investissements internationaux.
Cet ouvrage a été réalisé avec le concours du cabinet EXCO GHA Mauritanie, acteur de référence en matière d’expertise comptable, fiscale et de conseil aux entreprises en Mauritanie.
Caractéristiques de l’ouvrage
• Titre : Mauritanie – Code général des impôts 2026
• ISBN : 978-2-35308-331-2
• Date de parution : janvier 2026
• Nombre de pages : 320 pages
• Poids : 430 g
• Éditeur : Droit Afrique
Disponibilité
Le Code est disponible en version imprimée au prix de 2 000 MRU, exclusivement auprès du cabinet EXCO GHA Mauritanie. Des exemplaires sont également disponibles en version anglaise sur commande.
Contacts presse et informations :
Exco GHA Mauritanie
80 Ilot C Rue 26014 KSAR Ouest
B.P : 4897 Nouakchott Mauritanie
+222 45 25 30 61
[email protected]
Nouakchott, le 11 mars 2026
par Webmaster | 12 03 26 | Actualitès, Economie

Son Excellence le ministre des Affaires économiques et du Développement, Dr. Abdallah Ould Souleymane Ould Cheikh Sidia, a tenu, mercredi (NDLR hier 11 mars 2026) à Djeddah , une réunion élargie avec le directeur régional de la Banque islamique de développement chargé de la Mauritanie, M. Ahmed Dje Aboubacrine, consacrée à l’examen et au suivi du portefeuille des projets de développement stratégiques financés par l’institution dans notre pays.
Les discussions ont porté principalement sur l’évaluation du rythme d’exécution des projets en cours, ainsi que sur les mécanismes permettant d’opérationnaliser les engagements annoncés par la BID lors de la table ronde organisée à Vienne sur le développement en Mauritanie.
Celle-ci avait donné lieu à l’engagement de la Banque islamique de développement à financer des projets en adéquation avec la vision du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, mise en œuvre à travers le programme d’action du Gouvernement dirigé par le Premier ministre, M. Mokhtar Ould Djay. Le montant de ces projets est estimé à 500 millions de dollars américains pour la période 2026-2030.
La réunion s’est déroulée en présence de hautes personnalités, notamment le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie, M. Mohamed Lemine Ould Dhehbi, et l’ambassadeur de Mauritanie auprès du Royaume d’Arabie saoudite, SEM. Mokhtar Ould Dahi. Y ont également pris part des responsables de départements spécialisés de la Banque, notamment le directeur du partenariat public-privé (PPP) et le directeur du secteur financier chargé de la finance islamique, des marchés financiers et de la notation souveraine.
Les deux parties ont également examiné les moyens de renforcer la gouvernance financière et de faciliter l’accès de la Mauritanie aux marchés financiers internationaux, à travers la valorisation de l’expertise de la Banque dans les domaines de la notation de crédit et de la finance islamique, afin d’assurer la durabilité des financements et leur orientation vers les secteurs ayant le plus d’impact sur les conditions de vie des citoyens.
Au terme de la rencontre, les deux parties ont réaffirmé la solidité du partenariat historique qui les unit, ainsi que leur volonté commune de lever toutes les contraintes susceptibles d’entraver la mise en œuvre des projets convenus, dans le respect des calendriers établis.
Source : Ministère des Affaires Economiques et du Développement
par Webmaster | 11 03 26 | Actualitès, Economie

Le ministre des Finances, M. Codioro Moussa N’Guenore, a tenu aujourd’hui mardi au siège du Département à Nouakchott, une réunion avec les secrétaires généraux des différents départements ministériels.
Cette rencontre est consacrée à la présentation d’une note relative à l’exécution du budget de l’État selon l’approche budgétaire par programmes.
Cette note, présentée lors de la réunion par le directeur général du budget, M. Ahmed Ould Abbe, dresse le contexte budgétaire des programmes et leur cadre juridique et réglementaire, établit la définition des objectifs et des indicateurs de performance, les principaux acteurs du processus et les mécanismes d’ajustement des crédits en cours d’exécution.
Cette nouvelle méthodologie vise à moderniser la gestion des finances publiques et à orienter l’action budgétaire vers une logique de performance, a souligné le directeur général du budget.
Toujours selon lui, le budget-programme représente un changement structurel important dans la manière de gérer les finances publiques, car il reflète une vision moderne fondée sur le passage d’une logique de gestion des moyens à une logique de résultats.
Ce qui, dira-t-il, contribue à renforcer les principes de transparence et de responsabilité dans la gestion des ressources publiques, en liant les crédits financiers à des objectifs et des programmes spécifiques, afin de garantir l’obtention de résultats concrets bénéfiques pour le développement et l’intérêt général.
Les changements les plus importants apportés par cette réforme figurent l’accent mis sur la performance, la structuration du budget par programme, le renforcement de la responsabilité des gestionnaires et la mise en place d’une chaîne administrative axée sur les résultats, a-t-il poursuit.
Dans sa présentation du contenu de cette note, le directeur général du budget a passé en revue la structuration des programmes budgétaires, à commencer par le programme qui constitue le cadre de mise en œuvre d’une politique publique, son budget opérationnel qui est une ventilation fonctionnelle et opérationnelle de son budget et de ses objectifs, et l’unité opérationnelle qui constitue le mécanisme d’exécution du budget au niveau de la base.
Il a indiqué que le rôle du responsable du programme consiste à préparer le projet de performance annuel, à répartir les crédits entre les budgets opérationnels, à suivre la mise en œuvre du programme et la réalisation des résultats, et à préparer un rapport sur la performance annuelle.
par Webmaster | 11 03 26 | Actualitès, Economie

Les travaux de la cinquième Assemblée générale de la Fédération des institutions financières ont été lancés aujourd’hui mardi 10 mars courant dans les locaux de l’Union nationale du Patronat mauritanien à Nouakchott.
L’occasion pour le président de la Fédération des Institutions financières, M. Mohamed Ould Ahmed Salem Ould Bouna Mokhtar pour passer en revue les résultats de la période mandataire écoulée et les défis dont elle a été témoin sur la scène financière et économique au niveau mondial.
Le président a mis en exergue également le rôle vital joué par le système financier dans le soutien des économies des pays, ainsi que les réformes les plus importantes observées par le système bancaire national au cours de cette période.
Les activités de l’Assemblée, organisées en présence du Gouvernement et du président du Patronat, respectivement représentés par le ministre de l’Energie et du Pétrole, par intérim ministre des Finances, M. Mohamed Ould Khaled et le Président de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien, M. Mohamed Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, ont abouti à la réélection de M. Mohamed Ould Ahmed Salem Ould Bouna Mokhtar à une nouvelle mission à la tête du Bureau Exécutif de la Fédération.
Etaient également présents le Gouverneur adjoint de la Banque centrale de Mauritanie, le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie et le directeur adjoint de la Caisse nationale de sécurité sociale, ainsi que des membres du bureau exécutif de l’Union nationale du Patronat mauritanien et de nombreuses personnalités et acteurs du secteur financier.
Des délégués fédéraux seront également été élus lors de la prochaine conférence générale de l’Union nationale du patronat mauritanien.
Les travaux d’ouverture de l’assemblée se sont déroulés en présence du gouverneur adjoint de la Banque centrale de Mauritanie, du directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie et du directeur adjoint de la Caisse nationale de sécurité sociale, ainsi que des membres du bureau exécutif de l’Union nationale du Patronat mauritanien et de nombreuses personnalités et acteurs du secteur financier.