par Webmaster | 10 11 21 | Actualitès, Focus, Politique, Sociétés
En ces jours de novembre de l’année dernière, le Président de la République annonçait une augmentation des pensions de retraite. Il rajoutait ainsi un motif de joie à la commémoration de l’indépendance nationale. Inutile d’épiloguer sur le taux net de cette augmentation, une fois sortie du bloc opératoire des services financiers, ou sur l’effet d’annihilation résultant de la flambée des prix. Dans tous les cas, la mesure était louable.
Cependant, une année après, son application reste inachevée : beaucoup de ceux qui devaient en bénéficier attendent toujours. Je veux parler des retraités du secteur parapublic qui ont été sevrés, sous de faux-fuyants. L’affiliation des établissements EPA (public à caractère administratif) ou EPIC (public à caractère industriel et commercial) à la Convention collective les autorise à contourner les lourds circuits étatiques, en matière d’emploi et de gestion financière. Mais elle ne correspond pas souvent à la réalité des choses, statutairement parlant.
Si ces institutions usent largement de l’autonomie administrative et financière, ils n’en continuent pas moins à vivre aux crochets de l’Etat. Les grosses rallonges récemment allouées aux organes de communication de service public en sont l’illustration. Il y a duplicité en l’occurrence : d’un côté, l’employeur met en avant son caractère public quand il s’agit de solliciter des subventions budgétaires, et de l’autre, il se barricade derrière le paravent de la Convention collective pour se soustraire à l’exécution d’une mesure prise au sommet de l’Etat en faveur de leurs retraités manifestement dans le besoin.
La décision du Président de la République avait été comprise comme une volonté d’alléger, par-delà les statuts, les tourments de personnes qui ont longtemps servi l’Etat et qui, dans leur situation de retraite, peinent à mener une vie décente. En cela, les retraités du parapublic et ceux de la Fonction publique sont logés à la même enseigne. Ils ont en commun d’avoir mis leur vie active au service de l’Etat et d’avoir enduré les maigres rémunérations, pour finir leur carrière dans un état de dénuement. Je peux en témoigner pour avoir été détaché dans certains de ces établissements.
Priver les retraités du parapublic de cette augmentation ôte à la décision présidentielle un pan important de son champ d’application et une bonne part de la joie que son annonce avait suscitée. C’est aujourd’hui l’occasion de réparer ce tort.
Mohamed Salem Elouma Memah
Entre-citoyens
par Webmaster | 9 11 21 | Actualitès, Focus, Politique, Sociétés
Le Ministre algerien de l’Intérieur et des Collectivités locales monsieur Kamel Beldjoud a annoncé ce mardi 9 novembre, plusieurs décisions prises en marge de la réunion du Comité bilatéral frontalier algéro-mauritanien qui vient de se terminer à Alger.
La Mauritanie et l’Algerie ont décidé de renforcer la coordination sécuritaire entre eux, et ce, par la mise en place et la création d’un comité de sécurité conjoint
Les deux pays ont décidé également d’intensifier les patrouilles au niveau de la bande frontalière commune, ainsi que renforcer les efforts communs dans la lutte contre la drogue et la prospection illégale d’or dans la région.
Dans les domaines économiques et commerciaux , une route reliant Tindouf à Zouerate sera construite et une zone de libre-échange entre les deux pays au niveau de la zone frontalière sera etablie.Des expositions commerciales seront organisées à Nouakchott de manière permanente par les sociétés algériennes.
par Webmaster | 1 11 21 | Actualitès, Focus, Le monde
La Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, a adressé le 21 octobre 2021, à travers la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, ses félicitations à la Mauritanie pour la soumission de sa contribution déterminée nationale (CDN) mise à jour et pour son leadership dans la promotion des Accords de Paris.
Elle a souligné les remarquables efforts de la Mauritanie pour préparer cette nouvelle contribution malgré les défis de la COVID19. Elle recommande par la même occasion à la Mauritanie de réaliser ses ambitieux projets de réduction des émissions de gas à effet de serre, avec les supports adéquats, dans un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2030.
La contribution déterminée au niveau national, est le plan détaillé que chaque pays est tenu d’établir, dans le cadre de l’Accord de Paris, pour montrer comment il compte réduire la quantité de gaz à effet de serre nocifs qu’il émet. Tous les pays sont censés réviser leur CDN afin de faire preuve d’une plus grande ambition.
Au 30 septembre 2021, seuls 120 pays, représentant un peu plus de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre, avaient communiqué de nouvelles CDN ou des CDN actualisées. En outre, trois membres du G20 ont annoncé de nouveaux engagements supplémentaires en matière d’atténuation pour 2030.
Or pour avoir une chance de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C, la communauté internationale dispose de huit ans pour réduire les émissions annuelles de 28 gigatonnes supplémentaires d’équivalent CO2 (Gt éq CO2), en plus de ce qui est promis dans les CDN actualisées et les autres engagements pour 2030.
L’Afrique qui contribue pour moins de 4% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, est le continent le plus pauvre en émission, mais demeure le continent le plus vulnérable aux impacts dévastateurs du Réchauffement Climatique. C’est aussi et surtout le continent qui possède le plus de potentiel pour une développer une croissance verte, à l’instar de la Mauritanie avec son exceptionnel patrimoine naturel.
Maimouna SALECK
par Webmaster | 21 10 21 | Actualitès, Focus, Le monde, Politique
Le Mali fait monter la pression sur la France en officialisant le dialogue avec les Jihadistes à l’échelle nationale sous la houlette du Haut conseil islamique malien. Le Chef de la junte militaire le colonel Goïta franchit ainsi la première ligne rouge tracée par Paris depuis sa première intervention Serval en 2013.
Ajouter à cela l’affaire du groupe privé Wagner pour l’envoi de mercenaires russes au Mali, les observateurs craignent une rupture entre Bamako et Paris. Pas avant la réélection d’Emmanuel Macron en 2022. En attendant, les relations entre les deux pays sont très tendues. En franchissant la première ligne rouge tracée par Paris depuis 2013, les militaires maliens sont déterminés à faire de leur gouvernance une bonne transition démocratique, un espoir pour le peuple malien à recouvrer la paix et l’unité nationale quoiqu’il en coûte. Paris semble minimiser ce choix du colonel Goïta qui s’appuie sur le dialogue inclusif de 2019 et la recommandation de la conférence d’entente nationale prévue par les accords d’Alger de 2017. Et les journées de concertation de 2020 abondent dans le même sens. C’est la souveraineté du Mali sur tout le territoire qui est pointée du doigt, allusion faite à l’occupation de Kidal par les touaregs qui apparaît aujourd’hui derrière les autorités de Bamako qui tournent le dos à Paris dans un autre dossier brûlant sur le groupe privé Wagner. Deuxième ligne rouge qui n’est pas encore franchie mais les militaires ont sauté le pas de la livraison d’hélicoptères russes en attendant le gros morceau. Bamako a compris qu’il faut compter désormais sur d’autres partenaires comme la Russie, l’Algérie qui peut désormais déployer des soldats au Nord du Mali sur accord des deux parties pour combler le vide du départ des soldats français de Barkhane. Le divorce n’est pas encore prononcé par les deux pays mais ça ne va pas tarder si les mercenaires russes débarquent au Mali dont les dirigeants devront faire face à d’autres colères du G5 Sahel. Les chefs d’Etat sahéliens sont avec la France et mettent en garde Bamako contre ce choix militaire. D’ailleurs, la pression de la CEDEAO cette fin de semaine dans la capitale malienne pour le respect de la transition démocratique s’inscrit dans une démarche d’isoler prochainement le Mali. La France, la CEDEAO et l’UA n’ont aucune leçon à donner au Mali ni sur la question de mercenaires ni sur la négociation avec les terroristes islamistes. Des millions d’euros ou de dollars sont passés ces dernières années entre les mains de négociateurs africains et français pour libérer des otages français au Mali, en Mauritanie, au Niger pour ne citer que ces cas.
Yaya Kane Cherif
par Webmaster | 13 10 21 | Actualitès, Focus, Le monde

Au regard de la gravité des accusations de part et d’autre et la détermination des autorités maliennes à nouer la coopération avec d’autres pays, il est difficile de prévoir une quelconque concession entre la France et le Mali. Surtout lorsque l’on sait que les nouvelles coopérations apportent déjà leurs fruits. L’acquisition de 4 hélicoptères et des munitions est une parfaite illustration. Sera-t-il judicieux pour les autorités maliennes d’abandonner des coopérations qui portent fruit au profit de celles dont le résultat est décrié pour faute de résultat ? L’on n’a pas besoin d’être le président de la République ou Premier ministre pour répondre à cette interrogation par la négative.
La France doit reconnaître qu’elle a échoué dans sa mission de paix et qu’elle doit laisser les Maliens choisir d’autres partenaires pour coopérer dans le domaine militaire.
N’est-elle pas responsable de la crise sécuritaire que traverse le Mali aujourd’hui?
par Webmaster | 12 10 21 | Actualitès, Focus, Politique, Sociétés

Ahmed Salem Deida
Violé, pillé, agressé, précarisé, paupérisé,
clochardisé, humilié par sa classe politique, par son élite, le peuple mauritanien est incapable de mener le véritable combat qu’il doit et devait mener depuis longtemps: son unité, sa cohésion sociale qui entravent son développement.
Tous nos intellectuels se cachent derrière un clavier à la maison ou dans un bureau poussiéreux pour faire preuve de courage, loin, très loin des arènes, le bon peuple croit à tout ce que l’on lui dit.
Depuis 1978, les diffrents régimes dictatoriaux ont fait de ce peuple ce qu’il est aujourd’hui: misère, souffrance, humiliations , pauvreté. Ne sommes-nous pas les vrais artisans de notre propre déboire?
Apres 60ans d’indépendance n’est-il pas temps qu’un leader, un groupe leader émerge pour bousculer, pour réveiller ce peuple à lutter pour ses droits individuels, collectifs et dire enfin son mot dans la construction de sa patrie!
Tous les régimes ont utilisé la même arme pour soumettre ce peuple: la division intercommunautaire, le bâton et la carotte tout en développant la culture de la médiocrité.
Premier pas d’un éveil populaire serait sans doute la prise de conscience par nos différentes composantes que l’injustice, la discrimination sont les armes du système politique et non telle ou telle communauté.
Au sommet de la pyramide un groupe manipule la base à sa guise et selon l’intérêt de l’heure.
La solution ne viendrait que d’une action volontariste et d’une sensibilisation généralisée qui exige souvent une certaine dose de sacrifice: seule une Mauritanie élevée sur les piliers de la justice, de la bonne gouvernance et de la Fraternité, fera la fierté de ses citoyens.
Ahmed Salem Deida