par Webmaster | 8 04 23 | Faits Divers, Justice, Sociétés
Thabo Bester a été en fuite pendant un an après qu’on a pensé qu’il était mort en s’immolant par le feu dans sa cellule de prison.
Une chasse à l’homme a été lancée le mois dernier après qu’une nouvelle enquête post-mortem a révélé que le corps n’était pas vraiment le sien.
Bester a été arrêté vendredi avec sa petite amie et un troisième suspect et sera extradé vers l’Afrique du Sud.
La police a déclaré qu’elle pensait que le trio avait l’intention de fuir vers le Kenya voisin.
Il a été condamné en 2012 pour le viol et le meurtre de sa petite amie modèle Nomfundo Tyhulu. Un an plus tôt, il avait été reconnu coupable du viol et du vol de deux autres femmes.
En mai, il a été signalé qu’il avait été retrouvé mort dans sa cellule après s’être apparemment immolé par le feu au centre correctionnel de Mangaung dans la ville de Bloemfontein.
Cependant, les médias locaux ont commencé à émettre des doutes sur la mort de Bester à la fin de l’année dernière.
En mars, la police a ouvert une nouvelle enquête pour meurtre après que de nouveaux tests ont révélé que le défunt n’était pas Bester – et que la personne non identifiée était décédée des suites d’un traumatisme contondant à la tête.
Il y a eu de nombreux signalement de Bester au cours de l’année écoulée, y compris des affirmations selon lesquelles il faisait ses courses dans une banlieue aisée de Johannesburg et vivait dans un manoir loué là-bas.
L’évasion de Bester a suscité l’indignation en Afrique du Sud, qui a l’un des taux d’agressions sexuelles les plus élevés au monde.
par Webmaster | 5 02 22 | Actualitès, Justice, Politique, Sociétés, Tribunes

Samba Thiam
Président du FPC
Une information relayée récemment par les médias fait état du limogeage de trois directeurs généraux qui seraient mouillés dans des affaires louches de trafic du foncier, voire de tripatouillage du plan cadastre général .
On ne peut ,naturellement , que se réjouir d’une telle mesure , si elle devait marquer la fin des hésitations et des atermoiements et traduire ,enfin , une volonté réelle et manifeste de moraliser notre administration, déliquescente à tous les niveaux . Ce serait , toutefois , une erreur de croire qu’une simple sanction administrative suffirait, car le mal est général et profond , le désordre caractérisé et les détournements multiples, par effet de contagion . Du reste, personne ne comprendrait que l’on se contente juste de relever un fonctionnaire qui a détourné des milliards d’ouguiyas ou commis une faute grave ou un acte délictueux ; excuser un vol c’est encourager d’autres vols et revient à inciter ceux qui hésitent encore à en commettre , tout comme ne pas reconnaitre un génocide et le traiter comme tel c’est encourager d’autres crimes , consacrer l’impunité. Je suis de ceux qui pensent que vider ‘’ le dossier de la décennie’’ – illustration parfaite de cette gabégie – convaincrait davantage plus que tout discours anti-corruption ; à défaut de quoi nous serions , forcément, tentés de croire qu’il s’agit, encore une fois , de notre ‘’faire -semblant’’ , habituel … S’y ajoute qu’on ne devrait pas seulement se focaliser sur cette mesure -toute positive qu’elle fut- en faisant abstraction de ce népotisme manifeste de certains ministres et hauts fonctionnaires en charge qui, au su et au vu de tout le monde, par solidarité tribale et ethnique, ne se gênent plus de recruter ou placer dans leur entourage que leur parentèle. Il faut sévir contre cette pratique dangereuse et néfaste pour la bonne marche de l’administration. Voilà pourquoi le choix des hommes importe beaucoup, qui doit se faire avec sérieux et munitie ; ce choix doit porter sur ces jeunes -perles rares- propres , détachés du carcan tribal et ethnique et peu portés sur les biens matériels…Parceque les chantiers sont nombreux, et pour que tout se redresse en même temps , il est besoin d’un vaste mouvement d’ensemble, impulsé d’en haut et porté par une équipe , non soumise forcement a une quelconque chapelle politique …
Rappelons que ‘’rétablir tout citoyen victime d’une quelconque injustice dans son droit ‘’ fut une des promesses phares du Président Ghazouani ; malheureusement beaucoup de citoyens attendent toujours d’être rétablis dans les leurs. De tous les chantiers, en perspective, celui de l’exclusion ,des des injustices ,des discriminations constitue le plus fondamental pour toucher à l’unité même du pays mais qui , hélas ,tarde a être traduit dans les faits. Le Système ,dans son essence ,demeure …
par Webmaster | 29 01 22 | Actualitès, Justice, Politique, Tribunes

Abdelaziz Deme
Une tâche à la portée de tous dès lors que les textes sont strictement respectés par ceux qui sont les premiers à faire appliquer les lois.
Le juge ou l’avocat, c’est un homme et une femme ordinaire à qui est donné un pouvoir extraordinaire ce pouvoir extraordinaire c’est celui de dire le droit, de trancher les litiges, de sceller le sort d’autrui, de rendre la justice.
Si les résolutions des assises nationales de la magistrature étaient réellement appliquées, les citoyens auraient une confiance pleine et entière en sa justice.
comment peut-on ne pas comprendre que les citoyens Mauritaniens comme moi ou d’autres ne puissent plus avoir confiance en la justice de leur pays si des magistrats eux-mêmes n’ont pas confiance en la justice rendue par d’autres membres de leurs corps ?
Il ne s’agit pas de dire ici que ces décisions tenaient ou non la route, il s’agit d’interpeller sur cette tendance à une ivresse médiatique qui semble être entrée sournoisement dans le corps de la magistrature Mauritaniennes avec ce que cela comporte de dangers.
La justice est au service de la communauté et à ce titre, elle est « constamment soumise à l’examen critique du public Les juges sont au service du droit, ils ont prêté serment en ce sens ; ils sont aussi au service de la population – cette population composée d’hommes et de femmes ordinaires comme eux et au nom de qui ils rendent la justice.
Pour que le contrôle de la vie publique fait par le magistrat soit crédible, il faut d’abord que le magistrat lui-même soit crédible, il lui faut respecter scrupuleusement le code de déontologie, il se doit de rendre des décisions de justice impartiales, motivées, assumées et de qualité à travers lesquelles les citoyens constateront non seulement l’intégrité du juge mais aussi sa compétence : gage d’une justice digne de confiance et gage d’un contrôle crédible de la vie publique.
Abdelaziz DEME
par Webmaster | 8 01 22 | Actualitès, Justice, Politique
« Faisant suite aux informations et données fournies par le ministère de la Justice, dans sa déclaration en date du 31 décembre 2021, sur l’état de santé du nommé Mohamed Ould Abdel Aziz, accusé dans l’affaire n°001/2021, et les circonstances qui l’ont emmené à l’hôpital ; et dans l’optique d’éclairer davantage l’opinion publique, le ministère informe de ce qui suit :
Le vendredi 07 janvier 2022, le pôle d’instruction chargé des infractions de corruption a transmis au procureur de la République près le tribunal de la wilaya de Nouakchott-Ouest, pour information et avis, les conclusions du rapport médical élaboré par le collège de médecins ayant été chargé de suivre et rapporter sur l’état de santé de l’accusé.
Ledit rapport recommandait que la santé de l’intéressé nécessite, en l’état actuel, un « mode de vie calme et débarrassé d’anxiété et de stress » avec un régime alimentaire spécifique.
Après avoir examiné le contenu du rapport, le ministère public, en tant que partie loyale au procès, se souciant de la sécurité, de la santé et des droits des accusés au même titre que son souci de lutter contre la criminalité et de requérir l’application de la loi, a annoté en marge du rapport, un réquisitoire aux fins de libération provisoire au profit de l’accusé, en raison de son état de santé, et son placement sous contrôle judiciaire et médical.
Après délibération, le pôle d’instruction chargé des infractions de corruption a décidé, ce vendredi 07 janvier 2022, d’accorder la liberté provisoire au nommé Mohamed Ould Abdel Aziz, et de le soumettre au contrôle judiciaire à son domicile avec suivi médical, en application de l’article 124 du Code de procédure pénale.
Cette nouvelle offre l’occasion au ministère de la Justice de rappeler que :
– Les conditions de détention provisoire de l’accusé étaient bonnes à tous égards, respectant les normes de santé et de droits de l’homme, et que la réponse des structures administratives centrales du département et des institutions judiciaires compétentes, à la santé de l’accusé a été diligente et efficace, dès le premier instant qu’il a exprimé le besoin de consulter un médecin ;
– Cette réponse a permis à l’accusé d’être consulté sur le champ par un médecin de son choix, qui a décidé de lui prescrire des examens médicaux ; et avec l’apparition de symptômes, cette réponse a de nouveau été systématique et de qualité, car il a été emmené d’urgence à l’hôpital suite à un examen rapide, et le médecin que lui-même avait indiqué rappelé pour le suivi ;
– Dans le cadre de cette réponse, l’accusé a reçu une prise en charge appropriée, des examens et soins médicaux complets et rapides, et la justice a désigné un collège de médecins spécialistes, pour superviser son état de santé. Ainsi, il a reçu avec son consentement, tous les traitements nécessaires, dans les circonstances les meilleures, et a été entouré de toute la bienveillance en vue de son rétablissement, tout ceci à la charge du ministère et des frais de justice criminelle.
En conséquence des soins et du suivi en détail de son état, la santé du patient s’est améliorée, grâce à Dieu. Bien que le diagnostic médical ait conclu les résultats mentionnés ci-dessus, les informations recueillies ont démontré un historique médical en lien avec son état actuel.
Dès le premier instant, les structures administratives centrales du ministère et les institutions judiciaires compétentes ont été en alerte, pour suivre au fur et à mesure sa situation, superviser les soins et traitements, et fournir tous services nécessaires. Elles continueront, confiantes en soi des obligations qui leur incombent, dans le respect strict des lois en vigueur, à le faire autant que de besoin.
Saisi des conclusions finales du rapport médical, l’avis du ministère public s’est aligné correctement aux recommandations de l’équipe médicale, dans l’intérêt de la santé et de la sécurité de l’accusé.
Au moment où le ministère de la justice et les institutions judiciaires compétentes s’occupaient à surveiller l’état de santé de l’accusé et à préparer les motifs nécessaires pour son traitement, d’autres, y compris un organe juridique, se livraient de façon pessimiste à la diffusion de données fausses sur l’état de santé du patient et des préjugés à l’encontre des structures judiciaires et de santé.
Au fil du temps, la contradiction et tous les préjugés que ces personnes ont divulgués se sont avérés faux. Leur manque d’intérêt pour la santé et la sécurité de l’accusé est apparu, en parfaite contradiction des règles qu’édictent la morale et la déontologie de leur profession. Est-ce assez pour leur répondre maintenant de dévoiler la réalité ?
Toutefois l’affaire demeurant une question intrinsèquement judiciaire, seuls les tribunaux, la justice en sont compétents, et aucune autre autorité n’y a pouvoir ».
Fait, le 07 janvier 2022.
par Webmaster | 29 11 21 | Actualitès, Justice, Politique, Tribunes

Abdel Aziz Deme
L’indépendance de la Justice et celle des magistrats a toujours été inscrite dans les Constitutions successives mais elle ne s’est jamais réalisée.
Cette garantie est pourtant l’un des fondements d’une véritable démocratie: l’absence de toute soumission des juges dans l’exercice de leur fonction, c’est là une des composantes essentielles de l’Etat de droit.
« Il n’y a point encore de liberté… si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutive, Montesquieu «
» Le but de l’indépendance de l’autorité judiciaire n’est pas d’assurer aux magistrats un confort de carrière mais de garantir aux citoyens que ceux-ci ne se prononceront qu’en leur âme et conscience sans subir d’interventions pesant sur leurs jugements «
L’indépendance vis-à-vis du pouvoir politique est essentielle et ne concerne pas seulement le juge judiciaire, le plus connu par les Mauritaniens , mais aussi le juge administratif et surtout le juge constitutionnel. Les expériences vécues depuis la Première République permettent de constater que le pouvoir politique est et restera une sphère d’influence, portée sur les interventions dans les affaires judiciaires.
L’indépendance de la Justice ne dépend pas seulement des textes (Constitution, loi, etc.), les interventions du politique, de l’exécutif et du législatif, sont monnaie courante. Rien n’oblige les magistrats de se soumettre à celles-ci, sauf la peur des représailles sur leur carrière, d’où l’intérêt de faire échapper cette gestion de carrière au pouvoir politique.
L’une des manifestations concrètes attendues de l’indépendance de la Justice est la non ingérence du pouvoir politique dans les affaires judiciaires, et plus particulièrement dans un procès en cours. Ni le chef de l’Etat ni le chef du gouvernement ni un membre quelconque du gouvernement et plus particulièrement le ministre de la Justice, ni un parlementaire ne doivent influencer d’une manière directe ou indirecte une décision de justice.
L’indépendance de la justice est liée à la notion de qualité de la justice. La meilleure indépendance est celle qui s’affirme par la qualité des jugements. « Le jugement est respecté parce que respectable. Une justice indépendante est avant tout une justice compétente au service de la loi et des citoyens ».
Abdoulaziz DEME
par Webmaster | 6 10 21 | Justice, Sociétés
Tous Les gouvernements qui se sont succédés nous ont ignoré, l’actuel a fait une promesse qui voilà 10 mois, n’arrive pas à être appliquée!
Tout augmente et personne ne bougent, on fait comment pour s’en sortir? N’est-ce pas
honteux de voir que des personnes qui ont travaillé toute leur vie, n’ont même pas de quoi subvenir à leurs besoins les plus élémentaires: manger, n’en parlons même pas de la santé, du transport, de la scolarité des enfants et de….
Voilà pour la 1ère fois après 60ans d’indépendance qu’un président de la république fasse un geste pour les retraités du secteur para-public, geste qui rentre dans son 10ème mois sans voir le jour!
Oui plus de 28000 retraités du secteurs para-public, attendent depuis janvier 2021 une augmention qui n’arrive pas!
qu’est-ce qui bloque le payement de la pension augmentée de 100% du secteur privé , annoncée par le président de la république Mohamed Ould Ghazouani le 28 novembre dernier 2020?
– L’augmentation de la pension annoncée officiellement par le président de la république concerne bien les retraités de la fonction publique et du secteur privé.
– Les négociations entre les partenaires sociaux ont eu lieu et un accord a été signé en ce sens.
Cet accord devient donc un texte fondamental qui permet au gouvernement de prendre les mesures nécessaires quant à son application.
Qu’attend-on pour mettre en œuvre le processus d’exécution de l’engagement du président de la république ?
Pourquoi tant de laxisme , de lourdeur administrative et de mépris de ces retraités qui ont tout donné de leur vie pour servir leur pays ?
Déjà confrontés aux dures contraintes et difficultés de la vie quotidienne , mais surtout ayant fondé beaucoup d’espoir sur cette augmentation, aujourd’hui ils ne savent plus où mettre de la tête.
Ahmed Salem Deida
Membre fondateur de l’URM