Quand l’accès au numérique devient une question fiscale.

Ces derniers jours, les vendeurs de téléphones manifestent pour protester contre une nouvelle taxe douanière que le gouvernement veut appliquer. Dans plusieurs marchés et boutiques, la colère gronde. Pour ces commerçants, cette mesure menace directement leur activité déjà fragile et risque de faire grimper les prix des téléphones, au détriment des consommateurs.
Mais au-delà de la protestation des vendeurs, c’est toute la question de l’accès au numérique qui est posée. Aujourd’hui, le téléphone mobile n’est plus un simple objet de confort : il est devenu un outil indispensable de communication, d’éducation, de commerce et même d’accès aux services publics. Dans un monde où l’économie et l’information passent de plus en plus par le numérique, alourdir la fiscalité sur ces outils revient à pénaliser les citoyens et à ralentir l’inclusion numérique.
L’expérience d’autres pays devrait pourtant servir de leçon. Dans plusieurs régions du monde, des tentatives de taxation ciblant directement l’usage du téléphone ou de l’internet mobile ont suscité de vastes mouvements de contestation populaire. Face à la pression de l’opinion publique et aux risques de freiner le développement numérique, certains gouvernements ont fini par reculer.
Dans certains cas, ces taxes ont même été purement supprimées, les autorités reconnaissant qu’elles constituaient un obstacle à la démocratisation des technologies et à la participation des citoyens à l’économie numérique.
Au moment où les nations cherchent à réduire la fracture numérique et à accompagner la transformation technologique, la question mérite d’être posée : faut-il taxer davantage les outils qui permettent justement le développement, l’innovation et l’accès au savoir ?
Une politique visionnaire devrait au contraire encourager l’accès aux technologies, soutenir les acteurs du secteur et faciliter l’équipement des citoyens. Car dans le monde d’aujourd’hui, l’accès au numérique n’est plus un privilège : c’est une nécessité.

L’internet haut débit par satellite de Starlink, la société d’Elon Musk, est désormais accessible au Sénégal. L’annonce a été faite par l’homme d’affaires américain sur son réseau social X.
Le journaliste Hisham Abdel Aziz d’Al Jazeera a été libéré en Egypte, après quatre ans de detention.
Selon certaines sources,la société Starlink du milliardaire Elon Musk devrait lancer ses services d’Internet par satellite dans 23 pays africains en 2023 dont la Mauritanie. L’entreprise aurait même élaboré un calendrier de lancement en fonction du temps qu’il lui faut pour obtenir les autorisations nécessaires dans les pays concernés.
La commission chargée de distribuer le fonds d’appui public à la presse privée en Mauritanie a annoncé mardi un appui de 338 millions MRO à 362 institutions médiatiques,