par Webmaster | 1 03 26 | Actualitès, Politique

Depuis plusieurs mois, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani travaille dans l’ombre à la candidature de la ministre Coumba Ba au poste de secrétaire générale de la Francophonie. Explications.
Si elle n’est pas encore officiellement lancée dans la course, c’est désormais une question de semaines, voire de jours. Envoyée spéciale pour la Francophonie (avec rang de ministre) du chef de l’État mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Coumba Ba compte bien concurrencer en novembre prochain la candidate du Rwanda, Louise Mushikiwabo, en lice pour sa propre succession, et celle de la …
https://www.jeuneafrique.com/…/oif-face-a-la-rdc-et-au…/
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par Webmaster | 26 02 26 | Actualitès, Politique

La candidature de Coumba Bâ à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) dépasse la simple manœuvre diplomatique. La candidature de la Mauritanie à la Francophonie : entre souveraineté, ouverture et vision africaine.
Elle s’inscrit dans une réflexion profonde sur la place de la Mauritanie dans le nouvel échiquier linguistique, culturel et géopolitique de l’Afrique du XXI siècle.
Loin d’être paradoxale pour un pays dont la langue officielle est l’arabe, cette initiative traduit une volonté de souveraineté assumée et d’ouverture maîtrisée, à la croisée des identités mauritaniennes.
La Mauritanie est une terre d’intersection.
Arabe dans son héritage culturel et historique, sahélienne et africaine dans sa composition sociale, elle se nourrit d’une pluralité linguistique qui façonne son unité.
Les langues nationales pulaar, soninké, wolof et hassaniya ne sont pas de simples outils de communication : elles représentent autant de mémoires vivantes, de récits collectifs et de ponts entre communautés.
Dans ce contexte, Coumba Bâ incarne cette synthèse harmonieuse. Originaire du Gorgol, elle se situe à la confluence des héritages et des aspirations qui traversent la nation mauritanienne.
Sa candidature à la tête de la Francophonie illustre la volonté de la Mauritanie de proposer une voix africaine, enracinée dans sa diversité, mais résolument tournée vers la modernité et l’action.
La Francophonie : non pas contrainte, mais opportunité.
L’image de la Francophonie a profondément évolué.
Jadis perçue comme un prolongement de l’espace francophone européen, elle est aujourd’hui un cadre d’échanges Sud-Sud réunissant plus de 80 États.
L’Afrique y joue un rôle moteur : près des deux tiers des locuteurs du français sont désormais africains, signe d’un basculement historique.
Dans ce contexte, la candidature mauritanienne résonne comme une affirmation d’autonomie intellectuelle.
Elle n’exprime pas une nostalgie linguistique, mais une vision politique : faire du français un instrument d’influence, de créativité et de coopération continentale.
La Mauritanie, en cela, propose une Francophonie africaine, décomplexée et souveraine, capable d’articuler diversité linguistique et solidarité stratégique.
Vers une doctrine mauritanienne du plurilinguisme stratégique.
La démarche de la Mauritanie révèle une doctrine claire : la souveraineté linguistique ne signifie pas le repli, mais la maîtrise des codes multiples du monde globalisé.
L’arabe reste la colonne vertébrale de l’identité nationale, tandis que le français s’érige en levier de communication et d’ouverture.
Cette approche rejoint celle du Maroc, du Sénégal ou du Rwanda, qui ont su transformer leur plurilinguisme en atout compétitif.
La Mauritanie, elle aussi, peut choisir d’assumer pleinement cette richesse en valorisant ses langues nationales, tout en mobilisant le français comme passerelle vers les réseaux économiques, diplomatiques et technologiques du monde francophone.
Coumba Bâ : une projection africaine de leadership.
La figure de Coumba Bâ dépasse la dimension personnelle.
Elle incarne une génération d’Africaines conscientes des mutations de leur continent et prêtes à en porter les ambitions.
Expérimentée et à l’écoute, elle pourrait, à la tête de l’OIF, inscrire la Francophonie dans une nouvelle dynamique : celle d’une plateforme économique, culturelle et numérique au service des peuples.
Son parcours illustre une volonté de dialogue, d’équité et d’efficacité qualités essentielles pour réinventer l’action francophone dans un monde polarisé.
À travers sa candidature, la Mauritanie exprime une maturité diplomatique nouvelle : celle d’un État qui refuse d’être défini par son passé colonial, et préfère être reconnu par sa capacité à articuler l’arabe, l’africain et le francophone dans une même vision.
En se portant candidate à la direction de l’OIF, la Mauritanie envoie un message fort : elle veut transformer sa diversité en cohérence et faire de sa position géographique et culturelle un levier d’influence positive.
La candidature de Coumba Bâ symbolise cette ambition de leadership africain éclairé, à la fois enraciné et prospectif une Francophonie réinventée, porteuse d’ouverture, de souveraineté et d’unité continentale.
Abdoulaziz DEME
Observateur de la vie politique et économique en Mauritanie.
Le 26 Février 2026
par Webmaster | 26 02 26 | Actualitès, Politique
La modernisation de l’action publique est devenue une exigence incontournable. L’efficacité, la rapidité d’exécution et la transparence dans la gestion des projets publics sont désormais au cœur des attentes des citoyens comme des partenaires techniques et financiers.
Dans cette dynamique, l’idée de délester les Secrétaires Généraux des ministères de leur rôle d’ordonnateur des dépenses sur les projets, pour le confier directement aux chefs de projets, apparaît à première vue comme une réforme audacieuse et pragmatique.
Sur le principe, la logique est séduisante.
Rapprocher la décision financière du terrain permettrait d’accélérer l’exécution budgétaire, de réduire les lourdeurs administratives et de responsabiliser davantage les équipes opérationnelles. Une gestion directe par projet offre aussi une meilleure lisibilité des coûts et une évaluation plus précise des performances.
Mais toute réforme technique porte en elle une dimension politique et institutionnelle.
Multiplier les ordonnateurs, c’est aussi multiplier les centres de décision financière. Et sans garde-fous solides, cela peut conduire à un éparpillement des responsabilités, à une dilution du contrôle hiérarchique et, dans le pire des cas, à l’émergence de foyers de gabegie difficiles à maîtriser.
Le Secrétaire Général n’est pas seulement un signataire administratif. Il est un pivot de cohérence budgétaire, un garant de l’alignement stratégique des projets avec les priorités du ministère. L’écarter totalement du circuit d’ordonnancement reviendrait à affaiblir un maillon essentiel de la chaîne de gouvernance financière.
La question n’est donc pas de savoir s’il faut réformer,
la question est de savoir comment réformer ?
Une décentralisation financière réussie suppose :
■Un cadre juridique clair définissant les responsabilités ;
■Un contrôle interne renforcé et indépendant ;
■Des audits réguliers et systématiques ;
■Une formation rigoureuse des chefs de projets en finances publiques ;
■Un maintien d’un pouvoir de supervision stratégique au niveau du Secrétariat Général.
Réformer sans sécuriser, c’est déplacer le risque sans le réduire.
Décentraliser sans responsabiliser clairement, c’est créer une illusion d’efficacité.
L’État moderne n’est ni excessivement centralisé ni anarchiquement fragmenté. Il est organisé, cohérent et rigoureux. La performance publique ne se décrète pas par transfert de signature ; elle se construit par l’équilibre entre autonomie et contrôle.
Oui à la modernisation, à la responsabilisation des chefs de projets, mais dans un cadre maîtrisé, progressif et évalué.
Car en matière de finances publiques, la souplesse doit toujours marcher aux côtés de la rigueur.
par Webmaster | 26 02 26 | Actualitès, Politique

Une communication conjointe relative aux préparatifs du recrutement de 3000 fonctionnaires et agents de l’Etat a été présentée aujourd’hui au Conseil des ministres, au cours de sa réunion hebdomadaire tenue ce mercredi 25 février 2026.
La communication en question a été conjointement présentée par la Ministre de la Fonction Publique et du Travail et le Ministre de la Transformation Numérique et de la Modernisation de l’Administration, respectivement Mme Marieme Mint Boydiel Houmeid et M. Ahmed Salem Bede Etvagha.
La présente communication a pour objet d’informer le Gouvernement sur l’état d’avancement des mesures prises en vue de la réalisation du recrutement de trois mille (3 000) fonctionnaires, indique le Gouvernement, lequel a engagé dans ce contexte la mise en œuvre de ce processus afin de doter les secteurs prioritaires des compétences requises, selon une approche fondée sur le mérite et l’égalité des chances, conformément aux procédures régissant l’accès à la fonction publique.
Un comité interministériel, présidé par le Premier Ministre, assure le pilotage du processus et l’adoption de ses principales options. Parallèlement, deux commissions techniques ont été mises en place :
– La première présidée par le Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement, est chargée d’assurer la coordination entre les départements concernés et d’achever les dispositions organisationnelles y afférentes, en étroite collaboration avec le Ministère de la Fonction Publique et du Travail, les Ministères bénéficiaires et la Commission nationale des concours.
– La deuxième présidée par le Ministre de la Transformation Numérique et de la Modernisation de l’Administration, est chargée de proposer les solutions techniques permettant le déroulement du recrutement dans la transparence et l’équité requises par l’utilisation de l’outil numérique, en coordination avec le Ministère de la Fonction Publique et du Travail et la commission nationale des concours.
Développant plus ce processus, la ministre Mariem a indiqué qu’il prévoit la numérisation des examens, via la plateforme de la commission nationale des concours. C’est d’ailleurs dans ce cadre, qu’elle a introduit un projet de décret, autorisant l’organisation des concours avec l’usage du numérique, a rappelé Mint BOidiel Ould Houmeid, selon laquelle, ceci permettra de recevoir les candidatures à distance, vérifier l’identité des candidats, corriger les copies.
Toujours selon elle, l’introduction du dispositif, vise aussi à réduire les délais et renforcer la transparence.
Mme Mariem a présenté par ailleurs les grandes lignes d’un autre projet de décret, qui abroge et remplace certaines dispositions du décret relatif au statut particulier des corps interministériels de l’Etat. Ce décret vise à mettre en phase, le niveau de formation et la classification professionnelle.
De ce fait, Un corps de techniciens en informatique verra donc le jour, a affirmé la ministre. Ceux qui le forment, seront recrutés avec un niveau correspondant à la licence en informatique.
D’après elle, ils seront intégrés à la catégorie A-courte, rappelant qu’il a été signalé avant l’introduction de cette modification, que ces personnes ne pouvaient participer aux concours qu’avec leur baccalauréat.
par Webmaster | 25 02 26 | Actualitès, Politique

Réuni aujourd’hui mercredi 25 février courant, le Conseil des ministres a examiné et adopté des projets de textes et effectué des nominations au niveau de trois ministères.
Les départements ministériels concernés par ces nominations sont ceux des finances, de la fonction publique et de l’action sociale.
Ci-après la liste de ces nominations :
Ministère des Finances
Cabinet du Ministre
Agence Judiciaire de l’Etat
– Directeur Général : Ahmed Abdellah Moustapha, Précédemment, Conseiller Chargé de la Politique Pénale au niveau du Ministère de la Justice, en remplacement de Melainine Khaliva, admis à faire valoir ses droits à la retraite
Ministère de la Fonction publique et du Travail
Cabinet du Ministre
– Conseiller Technique Chargé des Affaires Juridiques : M. Sidi Zoubeir Sidi, précédemment attaché au Cabinet du Ministre de la Santé, en remplacement de M. Khaled Ould Cheikhna, qui a fait valoir ses droits à la retraite
– Conseiller Technique Chargé de la Fonction Publique et la Réforme Administrative : M. Tayeb Ould Taleb Ould Sidi, précédemment Directeur Général Adjoint de la Direction Générale de la Fonction Publique, en remplacement de M. Abderrahmane Sidi Abdallah, admis à faire valoir ses droits à la retraite
Administration Centrale
Direction Générale de la Fonction Publique :
– Directeur Général Adjoint : M. Sidi Ould Salek, précédemment Directeur de la Gestion des Personnels de l’État
Direction de la Gestion des Personnels de l’État
– Directeur : M. Sid Ahmed El Bekaye Mohamed, précédemment Directeur Adjoint de la même Direction
– Directeur Adjoint : M. Lekbeid Ould Mohamed, précédemment Chef de Service de la Gestion des Fonctionnaires
Direction Générale du Travail
Direction de l’Administration du Travail
– Directrice : Mme Aicha Issa Guèye, Inspectrice du Travail, succédant à feu Mohamed El Amine Bamba.
Ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille
Cabinet du Ministre
Chargés de mission
– Safia Hachem, précédemment Directrice de la Famille, des Femmes et du Genre.
– Alioune Ousmane Niang, précédemment Directeur de l’Enfance.
– Mohamed Souleymane, précédemment Inspecteur chargé de l’Enfance.
Conseillers
– Conseillère en charge de la Communication : Leila Larbi, précédemment Chargé de mission.
Inspection Interne
– Inspecteur chargé de l’Enfance : Yahfdhou El Mohab, précédemment Chargé de mission.
Administration Centrale
Direction de l’Enfance
– Directrice : Oumou Barro Sow, Titulaire d’un master en anthropologie juridique et politique de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialisée en politiques sociales.
Direction de la Famille, de la promotion féminine et du Genre
– Directrice : El Ghalaouiya Khatri, précédemment Conseillère chargée de la Communication.
– Directrice Adjointe : Aminetou Néma, précédemment coordinatrice du Programme RAVAH.
Direction des Etudes, de la Coopération et du Suivi
– Directeur : Mohamed Lemine Bah, titulaire d’un Doctorat en Sciences de l’Education et de Gestion.
– Directeur Adjoint : Sid Ahmed Zein El Abidine, précédemment Directeur Adjoint à la Direction de la Coordination de l’Action des Directions Régionales.
Direction de la Coordination de l’Action des Directions Régionales
– Directrice Adjointe : Louta Dahi, précédemment Directrice Adjointe des Etudes, de la Coopération et du Suivi.
par Webmaster | 25 02 26 | Actualitès, Politique

Le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), M. Mohamed Lemine Ould Dhehby, a décoré aujourd’hui mercredi 25 février 2026 à Nouakchott, au nom de Son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, des cadres et employés de l’institution.
Ces décorations s’inscrivent dans le cadre des célébrations commémoratives du 65e anniversaire de l’indépendance nationale, indique-t-on.
Les employés de la BCM décorés pour la circonstance sont :
* Chevalier de l’Ordre national du Mérite :
– Mohamed Abdallahi Beibacar, directeur général des Affaires administratives ;
* Ordre de la Reconnaissance nationale:
– Mohamed Ahmed Mamoune, directeur général des Marchés financiers ;
* Médaille d’honneur, troisième classe :
– Sid’Ahmed Magha, chauffeur ;
La cérémonie s’est déroulée en présence des deux Vice-gouverneurs de la BCM et de responsables de l’institution.