par Webmaster | 23 04 26 | Actualitès, Politique
FLASH BACK de la visite d’Etat du Président Mohamed Cheikh Ghazouani sur invitation du Président Emmanuel Macron
Le Président de la République Islamique de Mauritanie, MOHAMED CHEIKH GHAZOUANY et la Première DAME de Mauritanie, DR MARIEME DAH, à peine arrivés devant l’hôtel BRISTOL au 112 rue du Faubourg Saint Honoré 75008 PARIS, descendirent de leur « Carrosse » et allèrent faire un sympathique bain de foule à l’endroit de la diaspora mauritanienne en France venant l’accueillir dignement : belle et noble initiative présidentielle…
J’étais là, le dernier à lui avoir serré la main et dans la foulée, je lui ai remis, en mains propres, le courrier contenant le dossier du projet du futur centre culturel mauritanien à Paris. J’ai aussi remis, plus tard ce dossier au Ministre-Directeur de Cabinet du Président, au Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Etranger dont je fais partie à juste titre, bien sûr, après des échanges de bon aloi avec eux où ils m’ont promis d’en instruire le Président pendant leur séjour parisien.
La Directrice de cabinet de la Première DAME, grande et sympathique Dame aussi, IBTYSSAM DAH, m’a confirmé avoir remis ce dossier à la Première DAME, qui lui aurait dit, expressément, qu’elle accepte d’être « la marraine » du futur centre culturel mauritanien de Paris auprès du Président. , Et « la cerise sur le gâteau »,est ma rencontre inopinée et joyeuse avec une grande personnalité nationale et internationale, de surcroît, un très bon ami fidèle de jeunesse lycéenne Nouakchottoise, Notre Excellent Ministre ABDULLAH CHEIKH SIDIYA, après tant d’années « d’invisibilités », nous priment un petit temps en aparté dans l’un des salons de ce si majestueux Hôtel BRISTOL pour bavarder entre amis. Je lui ai parlé « passionnément » du projet et lui ai remis un exemplaire du dossier en question…Il m’a promis solennellement de parler au Président de son « promotionnaire » et Ami retrouvé et de faire un plaidoyer sur notre projet qu’il trouve innovant et utile SOFT POWER pour l’image extérieure de notre pays, dès qu’il sera seul avec le Président. Je lui fait confiance au regard de sa noblesse d’âme savante très inspirée et de son amitié sincère retrouvée, avec une pointe d’humour taquin, me dit-il : « Chérif, pense tu que les finances de notre pays, en ces temps de crises, pourraient financer cette importante entreprise, et je lui rétorqué, du tic au tac, je ne suis pas économiste comme vous, cher frère, mais, que si « d’aventure » le Président me confie officiellement ce projet, je serais capable ,sans fausse modestie, grâce à mon truchement politique auprès de mon réseau d’acteurs et décideurs publics et privés, en plus du dynamisme de la société civile française notamment les Fondations convaincues par ma démarche authentique, réaliste et passionnée,je trouverais, sans nul doute,I NCHAALLAH,les moyens de créer ce projet à Paris, c’est ça mon plan B, et sans trop être« prétentieux »ou enclin aux rêves prémonitoires ;ce futur centre culturel mauritanien sera inauguré pendant le ramadan prochain avec un grand concert mauritanien de MEDH ENNEBEWI, ça c’est de l’authentique et efficace diplomatie parallèle dont notre pays a besoin, in deed.. !
J’ai suivi, tel une vigie, tout le programme du Président et sa délégation comme si j’étais « très concerné »…Rien ne m’aura échappé, à part « l’invisible »,et RIEN, c’est déjà beaucoup, mais je ne vous en dirais RIEN, pour le moment…
ALHAMDOOLILLAH, Tout en invoquant, en prières silencieuses et intenses, notre créateur ALLAH azze we jelle, afin que le Président MOHAMED CHEÏKH GHAZWANY ne quitte pas Paris avant que je puisse le rencontrer à nouveau, j’ai été divinement exaucé, un miracle se produisit… La dernière soirée, ce samedi soir-là, j’étais à table, en solitaire, au si chic restaurant de l’hôtel BRISTOL, pas loin de l’entrée de cet espace et voilà que le Président apparaît accompagné de la Première DAME, et entouré de la « sécurité »française mauritanienne, je me lève donc pour « le saluer »et voilà qu’à une surprenante vitesse inouïe, je me suis retrouvé encerclé par ses gorilles et d’un signe du Président, ils se sont éloignés de ma modeste personne, on se serre la main et j’ose lui dire, vite, avec assurance, « Saheb L’vakhama,Monsieur le Président, très bon voyage de retour à notre pays et merci infiniment d’avoir redoré le blason de toute notre Mauritanie par votre sublime visite d’état de haute facture à la France et à son président ami, merci Monsieur le Président, Chookrann, j’en ai le cœur à mille et un carats d’émotions et de fierté… »,la Grande DAME a subtilement vu et entendu mes paroles et ils s’éloignèrent ensembles avec leur nuée de garde-corps vers l’espace VIP où ils étaient attendus, mais avant de bouger, j’ai eu droit à un duo de sourires complices et approbateurs, en me laissant seul, « gérer »ce silence fracassant et divin qui en dit long, meublé par l’esprit d’une mission accomplie, presque impossible pour le commun des mortels avec un beau défi, à moi-même, bien relevé, ALHAMDOOLILLAH,qu’ils soient bénis,INCHAALLAH.. !
Pour le reste, la réponse AD HOC ?,je m’inspirerais de l’adage maure : « Celui qui sait patienter, l’ombre viendra à lui… »,et dans le cas de cette ambition culturelle singulière ;une seule main n’applaudit pas et l’autre est une chance…
À ce moment-là de l’accueil de la diaspora où je l’ai salué et remis mon courrier concernant le projet du futur centre culturel mauritanien à ue j’ai prise sur le vif,de la première Dame, Dr Marième Dah,accompagnée par M me Fatimetou de l’ambassade de Mauritanie à Paris, pendant le bain de foule du couple présidentiel, accueilli par la diaspora mauritanienne en face de l’hôtel Bristol…
Avec Sidney Sokhona, député membre de la délégation mauritanienne…
Mealine néma Chérif
Source : chezvlane.com
par Webmaster | 21 04 26 | Actualitès, Politique
Pour un apaisement politique durable : renouer le dialogue avec « le Premier des opposants » dans l’intérêt supérieur de la Nation
Monsieur le Président de la République,
Cette lettre ouverte – qui s’inscrit dans le sillage de celle adressée la semaine dernière à l’honorable député Biram Dah Abeid – est la seconde que je vous destine après celle de mars dernier sur la situation du secteur de l’Education : https://rapideinfo.mr/lettre-ouverte-sneiba-mohamed…/
Mon intime conviction, en m’adressant à votre Excellence aujourd’hui, est qu’il y a des moments dans la vie politique d’une nation où la parole publique doit se hisser à la hauteur des enjeux, non pour alimenter les clivages, mais pour tenter de les dépasser. La présente lettre s’inscrit dans cet esprit : celui d’un plaidoyer respectueux en faveur d’un choix politique que vous êtes sans doute le mieux placé pour incarner — celui du dialogue assumé avec le sieur Biram Dah Abeid qui, qu’on le veuille ou non, s’est imposé dans le paysage national comme « le premier des opposants ».
À la suite de la lettre ouverte récemment adressée au député Biram Dah Abeid, l’invitant à privilégier la sécurité collective sur la défense d’une cause jugée spécifique, celle des Haratines, un certain malaise s’est exprimé dans l’opinion. Non pas tant sur le fond du débat — qui mérite, à l’évidence, d’être posé — que sur la manière dont il a semblé opposer deux impératifs qui, en réalité, devraient se renforcer mutuellement : la cohésion nationale et la justice sociale.
Monsieur le Président,
Votre trajectoire politique et votre pratique du pouvoir ont, dès le départ, été marquées par une volonté claire de rompre avec les logiques de crispation. Votre arrivée à la magistrature suprême avait suscité une attente forte, celle d’un apaisement durable du champ politique, fondé sur l’écoute, la retenue et l’inclusion. Les premiers gestes de votre mandat — ouverture aux acteurs politiques, décrispation du climat — avaient donné corps à cette espérance.
C’est précisément parce que cette orientation initiale demeure l’un des acquis les plus précieux de votre gouvernance qu’il apparaît aujourd’hui nécessaire de la prolonger, voire de la réactiver, dans un contexte nouveau.
La Mauritanie, sous votre conduite, a consolidé des atouts importants : une stabilité institutionnelle enviée dans un environnement sahélo-saharien profondément instable, une crédibilité sécuritaire reconnue à l’international, et une trajectoire économique qui, malgré les contraintes, reste globalement maîtrisée.
Vous disposez, en outre, d’une majorité politique solide, structurée autour d’un parti au pouvoir revitalisé, depuis sa prise en main par l’ancien Premier ministre Mohamed Ould Bilal Messoud, et d’un gouvernement dont l’orientation pragmatique menée par M. El Moctar Ould Djay contribue à la continuité de l’action publique.
Ces éléments ne sont pas anodins : ils constituent le socle d’une autorité politique suffisamment affirmée pour permettre des gestes d’ouverture sans risque de fragilisation.
Et c’est dans ce cadre qu’il convient d’aborder la question, souvent délicate, de la relation avec l’opposition incarnée par Biram Dah Abeid.
Mais au-delà des catégories classiques — opposition institutionnelle, partis politiques, coalitions — une réalité s’impose désormais avec une certaine évidence : la centralité politique de Biram Dah Abeid dans le champ oppositionnel mauritanien. Car, quelles que soient les appréciations portées sur ses prises de position, ses méthodes ou ses combats, un fait demeure : ses résultats aux trois dernières élections présidentielles lui confèrent une légitimité politique singulière. Cette assise populaire ne relève pas d’une construction théorique ou médiatique, mais d’une réalité électorale, c’est-à-dire de l’expression, répétée et significative, d’une partie du corps social.
Ignorer cette réalité, ou tenter de la réduire à une dimension sectorielle, pour ne pas dire sectaire, comporte un risque : celui de créer un décalage entre la représentation institutionnelle du champ politique et sa réalité sociologique. À l’inverse, reconnaître cette centralité, sans pour autant adhérer à l’ensemble des positions qu’elle porte, peut constituer un levier puissant de stabilisation et d’intégration politique.
Monsieur le Président,
L’histoire politique — en Mauritanie comme ailleurs — montre que les moments de consolidation durable passent souvent par des gestes symboliques forts, capables de redéfinir les lignes de dialogue. Rétablir un contact direct, franc et assumé avec celui qui s’est imposé comme le principal opposant du moment ne serait ni une concession, ni un pari risqué. Ce serait, au contraire, un acte de lucidité politique et de maîtrise stratégique.
Un tel geste s’inscrirait dans la continuité de votre approche initiale du pouvoir. Il rappellerait que l’autorité de l’État ne se mesure pas à sa capacité à exclure, mais à sa faculté à intégrer les contradictions dans un cadre républicain. Il enverrait également un signal fort à l’opinion nationale : celui d’un leadership confiant, capable d’entendre les voix dissonantes sans y voir une menace existentielle.
Par ailleurs, dans un contexte régional marqué par des ruptures brutales, des transitions incertaines et des tensions sécuritaires persistantes, la Mauritanie a tout à gagner à renforcer son modèle de stabilité politique fondé sur le dialogue. Ce modèle, déjà reconnu à l’international, pourrait être consolidé par une démarche inclusive qui intègre, de manière constructive, les figures majeures du champ politique.
Il ne s’agit pas ici de gommer les divergences, ni de nier les tensions qui traversent la société mais de créer plutôt, de manière constructive, les conditions d’un échange structuré, où les désaccords peuvent être exprimés, encadrés et, dans la mesure du possible, dépassés. Dans cette perspective, la question des Haratines — au cœur de nombreuses mobilisations — mérite d’être abordée non pas comme un facteur de division, mais comme une composante essentielle du débat national sur la justice sociale et l’égalité.
Réengager le dialogue avec Biram Dah Abeid, c’est aussi reconnaître que certaines revendications, même lorsqu’elles sont portées de manière radicale, renvoient à des réalités sociales profondes qui ne peuvent être ignorées. C’est faire le choix de traiter ces questions dans un cadre politique plutôt que de les laisser se cristalliser en dehors des institutions.
Monsieur le Président,
Vous avez aujourd’hui les moyens politiques, institutionnels et symboliques d’initier une telle démarche. Vous avez surtout, au regard de votre parcours et de votre style de gouvernance, la crédibilité nécessaire pour lui donner un sens et une portée. Là où d’autres pourraient apparaître contraints, vous pouvez agir en position de force, guidé par une vision d’ensemble et une responsabilité historique.
En définitive, renouer le dialogue avec « le premier de vos opposants » ne serait pas seulement un geste politique parmi d’autres. Ce serait une décision structurante, susceptible de renforcer la cohésion nationale, de consolider la stabilité institutionnelle et de projeter l’image d’une Mauritanie capable de transformer ses tensions en ressources politiques.
C’est dans cet esprit, et avec le respect dû à votre fonction, que je vous adresse cet appel : celui de prolonger l’élan d’apaisement qui a marqué le début de votre mandat, en réouvrant les canaux du dialogue avec ceux qui, par leur poids politique réel, participent à la définition du paysage national.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Sneiba Mohamed
Professeur à la veille de la retraite et journaliste
par Webmaster | 19 04 26 | Actualitès, Politique
Le parquet général de Nouakchott Ouest a clarifié dans un communiqué, les circonstances de l’arrestation de Maimouna Mint Sleymane, dite « Warda », apportant un démenti catégorique aux informations diffusées sur les réseaux sociaux et faisant état des motifs de son arrestation.
« Nous avons récemment constaté la circulation sur les réseaux sociaux d’informations inexactes et mensongères concernant les motifs de l’arrestation de Maïmouna Mint Sleymane, dite « Warda », indique, ledit communiqué.
Warda faisait l’objet avant son arrestation, d’une enquête pénale relative au dossier n° 1082/2025, précise le parquet général, selon lequel, Mint Sleymane était placée sous contrôle judiciaire dans l’attente des résultats de l’instruction.
Toujours selon le communiqué précité, il a été constaté qu’elle avait manqué aux obligations découlant de ce contrôle, d’où l’émission d’un mandat d’arrêt, conformément à la procédure légale.
Il convient également de noter que l’exécution du mandat d’arrêt a été retardée car elle se trouvait hors de Nouakchott, souligne le parquet, selon lequel, le mandat dont elle fait l’objet a été exécuté à son retour, conformément à la procédure légale.
« Par conséquent, les motifs de son arrestation n’ont aucun lien avec les déclarations qui lui sont attribuées concernant des personnes détenues par les services de sécurité », précise le communiqué.
Ces déclarations font toujours l’objet d’une notification auprès du Parquet général de la part de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel, et le Parquet général n’a pris, à ce jour, aucune mesure à ce sujet, ajoute cette autorité.
Le parquet conclut en réaffirmant son engagement à appliquer la loi en toute impartialité et indépendance, et appelle à faire preuve de rigueur et à éviter la diffusion d’informations non vérifiées.
par Webmaster | 18 04 26 | Actualitès, Politique
Monsieur le Député, Il est des moments dans l’histoire d’un pays où la parole publique cesse d’être un simple instrument de positionnement pour devenir une épreuve de responsabilité. Nous sommes, me semble-t-il, à l’un de ces moments décisifs.
Votre trajectoire, votre combat, votre nom même, ne relèvent plus seulement du registre politique : ils appartiennent désormais à une mémoire collective, à une lutte qui a traversé les consciences et contribué à déplacer les lignes du possible en Mauritanie.
C’est précisément pour cette raison que cette lettre se veut à la fois respectueuse et exigeante. Respectueuse de votre engagement indéniable contre les formes historiques et contemporaines de domination ; exigeante parce que toute figure majeure, lorsqu’elle accède à ce degré de centralité, se voit investie d’une responsabilité supérieure : celle de savoir non seulement dénoncer, mais aussi préserver, orienter, apaiser lorsque cela devient nécessaire.
Vous avez incarné, et continuez d’incarner, une voix qui dérange, qui interpelle, qui refuse les silences confortables. Cette voix a été essentielle. Elle a permis de nommer des réalités que d’autres préféraient ignorer. Elle a forcé le débat. Elle a donné une visibilité à des souffrances longtemps marginalisées. Mais toute parole qui transforme le réel finit, à un moment donné, par se heurter à une autre exigence : celle de mesurer ses effets dans un contexte où la tension sociale peut basculer.
C’est ici que se situe le cœur de cette interpellation.
Aujourd’hui, la Mauritanie n’est plus celle d’hier. Non pas que les injustices aient disparu — elles persistent, parfois avec la même brutalité silencieuse — mais leur nature s’est transformée, déplacée, recomposée. L’esclavage, tel qu’il a été historiquement dénoncé, ne constitue plus l’unique matrice de lecture des rapports sociaux. Il subsiste des traces, des héritages, des situations inacceptables — nul ne peut le nier — mais la réalité dominante semble désormais être celle d’une injustice plus diffuse, plus transversale, qui touche différentes composantes de la société, y compris les Haratines, mais sans s’y limiter.
Réduire la complexité actuelle à une seule grille de lecture comporte un risque : celui d’enfermer la lutte dans une forme d’absolu qui, paradoxalement, peut limiter son efficacité et accroître les tensions qu’elle entend combattre.
Vous le savez mieux que quiconque : les sociétés ne se transforment pas uniquement par la confrontation. Elles se transforment aussi par des moments de suspension, de réévaluation, de déplacement stratégique. Il ne s’agit pas de renoncer. Il s’agit de choisir le moment, le ton, la forme.
La confrontation permanente, lorsqu’elle devient un horizon en soi, peut produire des effets contraires à ceux qu’elle vise. Elle peut renforcer les peurs, rigidifier les positions, enfermer chacun dans son camp. Elle peut, surtout, exposer des citoyens ordinaires — souvent les plus vulnérables — à des conséquences qu’ils ne maîtrisent pas.
Et c’est là que surgit une question fondamentale, presque tragique dans sa formulation : que vaut une cause, aussi juste soit-elle, si elle conduit à sacrifier ceux-là mêmes qu’elle prétend défendre ?
Il ne s’agit pas ici d’un renoncement moral. Il s’agit d’un déplacement de la responsabilité. Le véritable courage politique ne réside pas uniquement dans la dénonciation, mais dans la capacité à protéger, à éviter que des tensions légitimes ne se transforment en fractures irréversibles.
Vous avez, à un moment donné, engagé une démarche différente. Un moment rare dans la vie politique mauritanienne : celui d’un rapprochement, d’une tentative de dialogue avec le pouvoir de Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani. Vous avez vous-même reconnu, publiquement, avoir trouvé en lui un « ami ». Ce mot n’est pas anodin. Il dépasse la simple cordialité politique. Il suggère une possibilité : celle d’un espace de confiance, fragile mais réel, où la parole peut circuler autrement que dans l’opposition frontale.
Pourquoi ne pas revisiter ce moment ? Non pas comme une parenthèse, mais comme une piste stratégique.
Le dialogue n’est pas une faiblesse. Il est, dans certaines configurations, la forme la plus exigeante de la lutte. Il suppose de renoncer à la pureté du conflit pour entrer dans la complexité du compromis — non pas un compromis de renoncement, mais un compromis de transformation progressive.
Il ne s’agit pas d’oublier les injustices. Il s’agit de les inscrire dans une dynamique où leur résolution devient possible sans produire de nouvelles fractures.
Votre position actuelle vous place à un carrefour. Vous pouvez continuer à incarner une ligne de confrontation permanente, avec les risques qu’elle comporte dans un contexte social sensible. Ou vous pouvez opérer un déplacement stratégique : maintenir la fermeté sur les principes, tout en ouvrant des espaces de désescalade.
Ce choix n’est pas seulement politique. Il est profondément humain.
Car au-delà des concepts, des discours et des analyses, il y a des vies. Des citoyens, parfois jeunes, parfois désorientés, parfois facilement mobilisables, qui peuvent devenir les instruments d’une tension qui les dépasse. Les préserver, c’est peut-être aujourd’hui la forme la plus haute de responsabilité.
Accepter, si nécessaire, de ralentir une ambition politique — non pour y renoncer, mais pour la reconfigurer — peut apparaître comme une perte à court terme. Mais c’est souvent, dans l’histoire, ce type de geste qui ouvre des possibilités durables.
Les grandes figures politiques ne sont pas seulement jugées à l’intensité de leur combat, mais à leur capacité à en maîtriser les effets.
Vous avez déjà marqué l’histoire politique de la Mauritanie. La question qui se pose désormais est la suivante : comment inscrire cette trajectoire dans une perspective qui dépasse le conflit immédiat pour ouvrir un horizon de stabilité, de justice et de coexistence ?
La Mauritanie a besoin de voix fortes. Mais elle a aussi besoin de voix capables de moduler leur intensité en fonction des risques du moment. Elle a besoin de leaders capables de dire « non », mais aussi, lorsque cela devient nécessaire, de dire « avançons autrement ».
Ce n’est pas une demande de renoncement. C’est une invitation à une forme plus complexe de courage.
Le courage de suspendre.
Le courage de réévaluer.
Le courage de protéger.
Peut-être est-ce là, aujourd’hui, la tâche la plus difficile — et donc la plus nécessaire.
Veuillez croire, Monsieur le Député, en l’expression d’une considération à la hauteur de l’enjeu que vous incarnez.
Fin
Sneiba Mohamed,
Professeur à la veille de la retraite
Journaliste
Ancien d’El Hor et de la première opposition (1989-2005).
par Webmaster | 18 04 26 | Actualitès, Politique
Le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a rencontré, ce vendredi soir, à sa résidence à l’hôtel Le Bristol dans la capitale française Paris, des membres de la communauté mauritanienne établie à l’Hexagone dont ses représentants.
Ce tête-à-tête intervient selon des sources officielles, dans le cadre de la visite d’État effectuée par Ghazouani à la France, dont aujourd’hui est le troisième.
Le Chef de l’État vise à travers cette rencontre avec la diaspora à renforcer le contact direct avec les citoyens vivant à l’étranger, indique-t-on.
Ghazouani a écouté les principales préoccupations exprimées par ses interlocuteurs et pris connaissance de leurs conditions de vie, apprend-on.
Les échanges entre le Président et la communauté mauritanienne expatriée se sont déroulés dans un esprit d’échange et de proximité « visant à consolider les liens entre la diaspora et les institutions nationales », dit-on.
par Webmaster | 17 04 26 | Actualitès, Politique
Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur a annoncé aujourd’hui vendredi 17 avril courant, l’investiture de la candidature de Mme Coumba Ba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Cette investiture témoigne de l’engagement de la Mauritanie à soutenir une Francophonie dynamique, capable de relever les défis actuels, indique un communiqué de la diplomatie mauritanienne
Mme Coumba Ba avait occupé par le passé plusieurs postes ministériels, notamment celui de ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration.
Elle avait officié également en sa qualité de ministre-conseillère auprès de la Présidence.
Elle avait été nommée par ailleurs en 2024, au poste d’Envoyée spéciale du Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani auprès de l’OIF.