par Webmaster | 9 03 21 | Actualitès, Politique

Auteur : Hamath Athie, président de l’alliance citoyenne pour une Mauritanie nouvelle.
Le déclenchement de la procédure judiciaire relative au dossier de pillage des ressources nationales est un évènement historique.
Il doit être salué et soutenu par tous les citoyens soucieux du respect du bien public et de l’avenir du pays.
Sans une tradition de reddition des comptes par les gestionnaires de la chose publique le pays ira inéluctablement à la faillite et qu’à Dieu ne plaise à la chien-lit.
Le déroulement de cette procédure doit se faire dans le respect scrupuleux de la loi et de la justice sans interférence aucune et sans piétinement d’aucun droit.
Cependant les partis politiques, la société civile, les Oulémas doivent s’exprimer et affirmer leur vive approbation du déclenchement de cette procédure depuis longtemps attendue.
C’est là une procédure dont dépend le sort de toutes nos populations dans un pays dont le niveau de richesse est trés élevé et ce au regard du nombre de sa population dont l’immense majorité est de plus en plus cantonnée dans la classe des laissés pour compte et des pauvres.
La justice détient aujourd’hui la clé de l’avenir de notre beau pays.
Nous devons la soutenir au détriment de nos solidarités grégaires particuliérement nocives pour l’édification d’un État de droit
par Webmaster | 8 03 21 | Politique, Sociétés, Tribunes

Idoumou Mohamed Lemine Abass
L’absence d’équité, la marginalisation et la discrimination sont douloureusement réelles et aucun développement du pays n’est envisageable avec elles. Cependant, elles ne seront jamais vaincues en hissant les élites de leurs victimes au niveau de l’élite au pouvoir, ni par le compromis sur un partage « équitable » du gâteau entre ceux qui le dévorent déjà et ceux que dévore l’impatience de participer au festin.
La solution se trouve dans la réforme de l’enseignement, de manière à faire de l’école un ascenseur social pour tous les enfants de la nation, sans distinction et sans discrimination. Elle se trouve dans la santé pour tous et dans une économie nationale capable de réaliser le bonheur et la prospérité pour tous les mauritaniens, sans en léser, ni marginaliser ni discriminer personne.
La solution se trouve dans des politiques strucurantes de la société et de l’État qui aient un effet positif à long terme… Des politiques qui prennent en considération les générations futures et ce que seront ces générations.
La solution se trouve, aussi, dans le changement des mentalités, toutes les mentalités ; y compris celles des élites qui ne voient les grands problèmes nationaux qu’à travers le prisme des manoeuvres politiciennes et la course derrière des acquis instantanés, ignorant la dimension stratégique des solutions qu’ils cherchent.
par Webmaster | 7 03 21 | Actualitès, Politique

Ce qui se produit au Sénégal n’est hélas pas surprenant…
L’arrestation du politicien n’est que le déclencheur d’une colère sourde chez une jeunesse qui n’a peut-être comme seul espoir que de prendre une pirogue pour l’Europe. Bien sûr, la pandémie (dont le gouvernement n’est bien sûr pas responsable) n’a fait qu’accélérer la détresse économique.
Avant 2020, les perspectives d’avenir de la jeunesse étaient déjà très mauvaises.
Ces jeunes détruisent des supermarchés dans lesquels ils n’ont pas les moyens d’acheter, des essenceries alors qu’ils ne peuvent acheter une voiture et des banques où ils n’ont pas les moyens d’ouvrir un compte.
C’est l’échec total des gouvernements qui se sont succédés depuis des décennies…. Le seul espoir de cette jeunesse est de s’expatrier… C’est dramatique.
Par ailleurs je pense que le politicien arrêté, en attente de jugement est un dangereux populiste….
Ayant beaucoup voyagé en Asie du sud-est, je suis stupéfait de constater les « miracles » que ces anciens colonisés parviennent à accomplir en économie alors qu’ils se prenaient du napalm et des bombes plein la gueule il y a seulement 50 ans….
La France a peut-être raté la décolonisation en Afrique.

JEAN-LOUIS DELBENDE.
par Webmaster | 4 03 21 | Politique

Le ministre de l’Intérieur, Antoine Diome vient de réagir suite aux manifestations violentes qui ont éclaté dans quasiment tout le pays après l’arrestation, ce matin, d’Ousmane Sonko pour trouble à l’ordre public. Joint par la Rts, le gardien de l’ordre public, gravement menacé, assure que toutes les dispositions seront prises pour le rétablissement de la paix et la quiétude.
« Nous sommes dans une période où par décret du président de la République, il a été interdit de procéder à des rassemblements. En exécution de ce décret, moi-même j’ai pris des arrêtés sur la base desquels il est interdit de procéder à des processions, d’organiser des rassemblements ou des attroupements. Bien naturellement vous avez bien suivi toute cette affaire qui concerne la justice et qui a fait l’objet d’une instruction en cours. Je dois préciser que tout citoyen se doit de respecter les lois et règlements de notre pays », déclare-t-il pour rappeler le contexte.
Avant d’ajouter : « une affaire en justice est traitée conformément aux lois et règlements en vigueur. Donc il appartient à la justice et certainement pas au ministère de l’intérieur de dire ou de déterminer quelle est la suite à réserver à une affaire en cours. Mais en tout état de cause, pour ce qui concerne le maintien ou le rétablissement de l’ordre public, force restera à la loi et toutes les dispositions seront prises par la République du Sénégal pour qu’il n’y ait pas de débordements ».
Pour ceux qui seraient tentés de commettre encore des infractions, le ministre de l’Intérieur met en garde : « toutes les dispositions seront prises pour que force reste à la loi ». Mais, tempère-t-il, « dans le même temps un appel est naturellement lancé à la sérénité, à ce qu’il y ait une expression, certes divergente mais de façon responsable, des opinions qui ne pourront pas aller dans le même sens. On peut comprendre que les uns et les autres n’aient pas le même point de vue, mais cela doit se faire dans un cadre approprié qui est celui de l’application stricte des lois et règlements ».
Seneweb.
par Webmaster | 28 02 21 | Politique

Ahmed Salem Deida
La création d’une cellule de suivi des médias internationaux sûrement pour redorer l’image de la politique de ould Ghazouani, est un challenge à relever pour les membres de cette cellule tous responsables des médias de l’état, médias qui n’ont pas pu, il faut le dire, réussir cette mission sur le plan intérieur et cela qu’ils ont été créés. Alors on a le droit de se poser la question: comment ils peuvent arriver a redorer cette image sur le plan extérieur ?
Donner une bonne image pour l’extérieur est une hantise des régimes qui, souvent sur le plan interieur, se trouvent enliser dans les problèmes sociopolitiques, est-ce le cas du régime de ould Ghazouani? Peut-être que si. après plusieurs mois de tractations sur le dossier de la cep, nous voilà avec l’échec du feuilleton de la décennie qui au lieu d’aboutir à des réponses le voilà relégué au calende grecque , le geste pour les retraités donne un résultat opposé du fait de la flambée des prix et pour conclure la promotion de certaines icônes de la décennie dans le dernier mouvement des diplomates donne à réfléchir sur le futur proche.
On sait aussi que l’espoir tant attendu de voir un dialogue inclusif qui permettra de débattre de toutes les questions politico-sociales qui sont la cause du malaise qui gangrènent la cohésion et l’entente de notre société, est camouflé en une Concertation des partis politiques et leurs alliés de la société civile.
Pourtant il suffit pour redorer cette image à l’intérieur comme à l’extérieur de permettre à tous les mauritaniens de profiter des immenses richesses de leur pays qui sont aujourd’hui lapider par groupes restreints qui gravitent dans la sphère des régimes et ce depuis l’indépendance.
Une transparence dans la gestion des biens de l’état, le respects des droits des citoyens des libertés publiques constituent la meilleure gage pour la construction de l’image « vraie » d’un état, le reste n’est qu’artifice.
par Webmaster | 26 02 21 | Politique
Le G5 Sahel et l’appel aux Nations unies : un vœu pieux ?

Par Kamissa Camara Ancienne ministre malienne des Affaires étrangères,
Experte senior sur le Sahel à l’Institut des États-Unis pour la paix,elle insiste sur la nécessité de garantir un financement pérenne au G5 Sahel afin de contrer le jihadisme.
Les 15 et 16 février derniers, les chefs d’État des pays membres du G5 Sahel (le Tchad, le Burkina Faso, le Niger, le Mali et la Mauritanie) se sont réunis à N’Djamena afin d’examiner la situation géopolitique au Sahel, une année après le sommet de Pau. L’occasion était également propice pour
remettre sur la table les doléances des États du Sahel, qui demandent qu’elle soit renforcée par la communauté internationale.
Montée en puissance sans contestation possible, la coalition régionale demande depuis maintenant près de deux ans une mise sous chapitre VII de la Charte des
des Nations unies, afin de lui garantir un financement pérenne. Dans le contexte actuel, cette mise sous chapitre VII – qui permet au Conseil de sécurité de constater « l’existence d’une menace contre la paix, d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression » – est certes une possibilité, mais elle ne garantirait au G5 Sahel aucun financement sur le long terme.
Malgré le plaidoyer soutenu des États membres du G5 Sahel, dont certains consacrent près de 30 % de leur budget national aux questions de défense, les promesses de financement des partenaires stratégiques se concrétisent au compte-goutte.
Dans un message préenregistré à l’occasion du septième sommet du G5 Sahel à N’Djamena, António Guterres, le Secrétaire général des Nations unies, a plaidé pour que les opérations africaines de lutte contre le terrorisme obtiennent un mandat du Conseil de sécurité, et pour un financement stable et prévisible du maintien de la paix au Sahel.
Ce plaidoyer est fortement appuyé par le président nigérien Mahamadou Issoufou, qui invoque depuis 2018 la mise sous chapitre VII comme moyen de financement stable et pérenne de l’organisation régionale. Toutefois, des exemples récents de mise sous chapitre VII nous invitent à constater que celui-ci n’est aucunement une passerelle garantie vers un financement régulier de la FC-G5S.
2007, la Mission de l’Union africaine en Somalie, l’Amisom, a été mise en place pour soutenir les autorités de transition et créer un environnement favorable aux débuts d’une assistance humanitaire sous l’égide des Nations unies. Peu après la création de l’Amisom, le Conseil de sécurité des Nations unies lui a conféré un mandat sous son chapitre VII. En 2009, le Conseil l’a également autorisée, ressources à l’appui, à combattre le groupe terroriste des Shebab, considéré à partir de cet instant comme une menace pour la sécurité internationale.
Si l’Amisom continue aujourd’hui d’exister, ses opérations souffrent depuis peu de l’instabilité de son financement. L’Union européenne et les Nations unies paient les indemnités des troupes et de la police tout en assumant certaines dépenses connexes.
D’autres donateurs bilatéraux tels que les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine, ont par le passé soutenu l’Amisom ponctuellement. Mais malgré sa mise sous chapitre VII de la Charte des Nations unies, ces financements étaient imprévisibles et irréguliers.
Le chapitre VII de la Charte des Nations unies définit les pouvoirs du Conseil de sécurité de l’ONU dans le cadre du maintien de la paix et de la sécurité internationales à travers des actions militaires ou diplomatiques. Sans aucun doute, la mise sous chapitre VII confèrerait au G5 Sahel une légitimité internationale et un cachet politique qui pourraient, en théorie, lui faciliter l’obtention de financements additionnels et la concrétisation effective et rapide des promesses de ses bailleurs.
Par ailleurs, la crise régionale du Sahel a des impacts sur le reste du monde, en raison des longs tentacules des groupes terroristes qui y sévissent. Qualifier la crise sécuritaire au Sahel de menace pour la sécurité internationale ne lui ferait donc que justice. Cependant, plusieurs pays, dont les États-Unis et la Russie (membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations unies) se sont toujours montrés fermement opposés à la mise sous chapitre VII de la FC-G5S.
Selon eux, le G5 Sahel étant une organisation régionale dont les membres opèrent sur leur propre territoire, la FC-G5S est une solution domestique qui répond à un problème domestique. Un mandat international des Nations unies n’est donc pas considéré comme un outil approprié à ce cas de figure. De plus, la mise sous chapitre VII est généralement réservée aux missions onusiennes de maintien de la paix qui sont, par définition, internationales.
Pour cette raison, ce fameux chapitre leur octroie une légitimité dans l’utilisation de la force. Aussi, ces missions onusiennes de maintien de la paix sont généralement mises en place à la suite d’un cessez-le-feu ou à l’entame d’un processus de paix ou de réconciliation. Cette situation ne s’applique
aucunement au G5 et à son mandat de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel.
Finalement, contrairement à l’Amisom, le G5 Sahel n’agit pas sous la tutelle de l’UA, même si sa Force conjointe a été officiellement reconnue par l’organisation continentale à travers une résolution du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine en 2017. Le G5 détient en revanche son mandat des plus hautes autorités des pays qu’il représente.
Depuis 2017, l’Union européenne et l’ONU – à travers la Minusma – fournissent un appui opérationnel et logistique à la Force
conjointe du G5 Sahel. Un appui qui, cependant, aurait atteint ses limites par manque de ressources. L’engagement renouvelé du président américain Joe Biden envers l’Afrique pourrait laisser augurer que les États-Unis seront favorables à la mise sous chapitre VII de la FC-G5S.
Mais, encore une fois, si celui-ci procurera certainement une légitimité internationale au G5 Sahel, il ne lui garantira aucun financement prévisible ni durable. Il s’agira pour les pays du G5 de trouver les mécanismes adéquats pour financer leur propre sécurité tout en s’inscrivant dans la durée.
Source jeune afrique.