par Webmaster | 21 02 26 | Actualitès, Politique, Tribunes

Il fut un temps où évoquer le nom de Moktar Ould Daddah suffisait à rappeler une certaine idée de la Mauritanie : une nation fragile mais fière, pauvre mais digne, jeune mais consciente de la gravité de son destin. Les pères fondateurs ne nous ont pas légué la prospérité ; ils nous ont légué quelque chose de plus exigeant : un sens de l’honneur.
Aujourd’hui, leurs tombes sont silencieuses. Mais si elles pouvaient parler, elles poseraient une question simple : qu’avez-vous fait de l’héritage ?
Ce qui se déroule sous nos yeux dépasse la querelle politicienne du moment. Ce n’est pas seulement le débat sur un troisième mandat. Ce n’est pas seulement la discussion sur la Constitution où argumentent avec désinvolture qu’elle « n’est pas être le Coran » mais plutôt écrit désormais amendable, contourné ou neutralisé au gré des circonstances. Ce qui se joue est plus profond : c’est la banalisation progressive de la règle, la désacralisation du pacte collectif, l’acceptation tranquille de l’opportunisme comme norme.
Aujourd’hui, certains nous expliquent, avec une créativité argumentative qui confine à la bravoure, combien il serait judicieux, dans « l’intérêt supérieur de la Mauritanie », d’ouvrir la voie à une prolongation du pouvoir au-delà du second mandat en cours. Ce sont les mêmes qui affirmaient hier, toujours dans la ferveur, que le pays ne survivrait pas si Mohamed Ould Abdel Aziz cessait de diriger le pays. À les entendre, la stabilité nationale dépendait d’un homme unique, indispensable, irremplaçable.
Puis cet homme est parti. Et ces mêmes voix ont changé de registre avec une aisance déconcertante. Celui qui était hier présenté comme le pilier du pays est devenu soudain l’origine de tous les maux. On a remercié Dieu de son départ, on a redécouvert les vertus de l’alternance, on a invoqué la légalité avec un enthousiasme nouveau.
Le problème n’est donc pas la Constitution. Le problème n’est pas la stabilité. Le problème n’est pas l’intérêt du pays.
Le problème est la proximité du pouvoir.
Il existe une constante chez ces courtisans : ils ne servent pas une vision, ils servent le centre de gravité. Tant que le dirigeant est fort, ils théorisent son indispensable maintien. Dès qu’il vacille, ils commencent à prendre leurs distances. Lorsqu’il tombe, ils participent à la curée. Leur fidélité n’est pas morale ; elle est transactionnelle. Leur loyauté n’est pas intrinsèque ; elle est indexée sur la valeur du pouvoir.
La Constitution n’est certes pas un texte sacré au sens religieux. Mais elle est le pacte fondamental qui limite le pouvoir et protège la nation contre sa personnalisation excessive. La traiter comme un instrument malléable au gré des intérêts conjoncturels, c’est affaiblir l’État plus sûrement que ne le ferait n’importe quelle opposition, déclarée ou clanestine. Car ce n’est pas la règle qui gêne le courtisan ; c’est la limite.
Mais au-delà du débat constitutionnel, se pose une question plus grave : comment en sommes-nous arrivés à considérer l’indignité comme une compétence ?
Dans la société mauritanienne traditionnelle, l’honneur n’était pas un supplément d’âme. Il était la structure même du lien social. Il valait capital. Il ouvrait les tentes, garantissait le droit à la parole crédible et la qualité d’écoute par les autres. Il traçait une frontière invisible entre ce qui était permis et indigne, indépendamment de la loi écrite. On pouvait être pauvre, vaincu, malade. On rechignait à se montrer vil, sous peine de perdre sa place parmi les hommes.
Aujourd’hui, l’inversion des valeurs est flagrante. L’hypocrisie , et l’avidité sont devenus une aptitude stratégique. Savoir dire le contraire de ce que l’on pense, flatter celui que l’on méprise, applaudir ce que l’on sait erroné : de tels talents sont devenus des accélérateurs de carrière. La cupidité n’est plus un défaut moral ; elle est un signe d’habileté. La mesquinerie n’est plus une faiblesse ; elle se prétend une méthode.
On ne rougit plus d’être petit. On rivalise d’ingéniosité pour l’être davantage tant que c’est rentable.
Le plus inquiétant n’est pas que cette dérive existe. Le plus inquiétant est qu’elle touche ceux qui devraient incarner la retenue. Les hommes religieux, en charge de rappeler la limite morale, se taisent trop souvent ou accompagnent la dérive, au moins par leur abstention. Les chefs traditionnels, jadis garants de l’honneur collectif, transforment parfois leur influence en monnaie d’échange. Les cadres et les élites économiques théorisent le cynisme au prétexte de pratiquer le réalisme.
Lorsque ceux d’en haut montrent le chemin de la bassesse, ceux d’en bas apprennent vite.
Le courtisan est le symptôme d’une fragilité avancée, de l’ordre de la pathologie : il crée une bulle autour du pouvoir, il filtre la vérité et conforte l’erreur.
Un dirigeant averti ne craint pas l’adversaire déclaré. L’opposant oblige à réfléchir. Le courtisan, lui, empêche de voir. Il fabrique l’isolement, il maquille les signaux d’alerte et favorise les décisions hasardeuses en les habillant d’éloges.
Et lorsque le pouvoir faiblit, ce sont souvent ces mêmes courtisans qui frappent les premiers. Frapper un homme affaibli est plus facile que de lui rester fidèle. C’est la lâcheté confortable de la meute.
Un autre moteur de cette dégradation est l’impunité. Celui qui flatte honteusement, trahit, ment pour obtenir un avantage, que risque-t-il ? Souvent rien. Parfois, il bénéfice d’une récompense. Celui qui reste droit, refuse la compromission, finit par perdre des opportunités et l’estime de cette société de la jungle au bois de velours. Quand le système récompense l’indignité et pénalise la dignité, il sélectionne progressivement les plus opportunistes et décourage les moins pourris.
Nous le savons, tous. Individuellement, chacun perçoit la dérive à travers sa conscience ,et l’honnêteté et l’opportunisme se détachent, l’un de l’autre. Mais collectivement, nous participons au jeu. Nous sourions à ceux que nous méprisons, applaudissons ceux que nous critiquons en privé, nous nous taisons quand il faut parler juste. L’hypocrisie collective est devenue le ciment du système.
Pourtant, l’histoire montre que les sociétés peuvent se relever. Il suffit parfois d’une génération qui refuse de considérer l’honneur comme une relique folklorique que l’on remise, selon l’intérêt du moment, dans le grenier de la mauvaise conscience. Pour une génération qui décide que la parole donnée engage toujours, que la règle commune mérite respect, que la loyauté ne se mesure pas à la proximité du pouvoir, la constance à défendre et promouvoir certaines valeurs tient de l’exigence non d’un choix.
La question n’est donc pas seulement constitutionnelle. Elle est existentielle.
Le Président Ghazouani n’est pas dupe. L’expérience du pouvoir et une certaine éducation le protègent de la tentation du 3ème mandat. La cour zélée le sait mais persévère à encourager la manœuvre. Sans trop y croire, les courtisans, se disent « quelle que soit la suite, nous ne sommes pas parmi les perdants ». Soit le destinataire des louanges diffère son départ, hypothèse idéale d’un surcroît de prédation, soit il respecte la limite des deux quinquennats et, avant de partir, récompense ses flatteurs. A ce stade du spectacle, il ne s’agit que d’un investissement mercantile.
Serons-nous la génération qui a laissé s’effriter l’honneur, ou celle qui l’a restauré ?
Les tombes des pères fondateurs sont silencieuses. Mais leur héritage n’est pas mort. Il attend que quelqu’un le prenne au sérieux.
Abdellahi O Abdallah
par Webmaster | 20 02 26 | Actualitès, Politique

Le président Mohamed Ould Ghazouani a procédé ce vendredi à un remaniement du corps diplomatique mauritanien qui englobe plusieurs capitales stratégiques.Liste:
– Cheikhna Ould Nenni, ambassadeur auprès des Nations Unies à New York,
– Hassana Ould Boukhreis, Ambassadeur en Tunisie,
– Ismail Abdel Fattah, ambassadeur en Russie,
– Sid Ould El-Ghadi, ambassadeur au Mali,
– Seniya Mint Sid Heiba, Ambassadrice en Côte d’Ivoire,
– Sid Yahya Lemrabott, ambassadeur en Libye,
– Abdallahi El-Kebd, ambassadeur aux Émirats arabes unis,
– Mohamed Ould Othman, ambassadeur au Sénégal,
– Abdoul Thiam, Ambassadeur au Congo-Brazzaville,
– Ball Mamadou, ambassadeur au Nigeria,
– Ahmedou Ould Addi, ambassadeur au Japon,
– Sid Ali Sid Ali, ambassadeur en Allemagne,
– El-Hadrami Ould Cheikh Abou El-Maali, Consul général à Djeddah.
par Webmaster | 20 02 26 | Actualitès, Le monde, Politique

Cette décision qui était très attendue est finalement tombée ce vendredi 20 février. La cour a jugé illégal une grande partie de ces droits des douanes.
Selon la décision rendue à une majorité de six juges contre trois, le président américain ne pouvait pas justifier ces droits de douane par la nécessité d’urgence économique.
La décision concerne cependant que les droits de douane présentés comme «réciproques» par Donald Trump mais pas ceux appliqués à des secteurs d’activités particuliers, comme l’automobile ou l’acier et l’aluminium.
La décision est présentée comme un revers pour le Président américain.
par Webmaster | 19 02 26 | Actualitès, Le monde, Politique
Alors que des diplomates se retrouvent en Suisse pour tenter de sauver les apparences d’un dialogue, les militaires, eux, ne cachent plus leurs préparatifs. La crise entre Téhéran et Washington est entrée dans une phase schizophrène où les pourparlers avancent à l’ombre des porte-avions.
Il y a deux semaines, dans un hôtel de Genève, des émissaires iraniens et américains échangeaient des messages par l’intermédiaire d’Oman. Aujourd’hui, à quelques milliers de kilomètres de là,des F-15 flambant neufs survolent le désert.
Bienvenue dans la crise américano-iranienne, version 2026 : un bras de fer où chaque camp tire sur la corde diplomatique tout en chargeant ses armes.
Sur le papier, la situation n’a jamais été aussi proche d’une avancée depuis des années. Le 17 février, à Genève, Iraniens et Américains se sont parlés. Par écrans interposés, certes, mais ils se sont parlés. Les médiateurs omanais ont même réussi l’exploit de faire signer une feuille de route : des « principes directeurs » pour encadrer la suite des discussions.
À Téhéran, on souffle le chaud et le froid. Les Iraniens veulent un accord, mais pas à n’importe quel prix . Ce prix, c’est la levée totale des sanctions économiques qui étranglent le pays. En face, Washington pose ses conditions , l’Iran doit démonter, pièce par pièce, son programme d’enrichissement d’uranium.
Mais le vrai problème ne se trouve pas dans les salles de réunion feutrées de Genève. Il se trouve sur les routes maritimes du Golfe et dans les bases américaines du Moyen-Orient.
Car pendant que les diplomates jasent, les militaires, eux, se préparent. Les États-Unis n’avaient pas déployé autant de puissance de feu dans la région depuis la guerre contre l’État islamique. Plus de 250 vols de cargos militaires ont déversé du matériel. En mer, deux groupes aéronavals, emmenés par les géants USS Abraham Lincoln et USS Gerald R. Ford, patrouillent à proximité du détroit d’Ormuz.
Officiellement, il s’agit d’une « démonstration de force dissuasive » pour convaincre Téhéran de rester à la table des négociations. Officieusement, les experts parlent d’une « option militaire prête à l’emploi ». Toutes les options sont envisageables y compris « celles que personne ne souhaite. »
Du côté iranien, on ne compte pas rester les bras croisés. La réponse de Téhéran a été immédiate et spectaculaire. Dans le détroit d’Ormuz, par où transite 20% du pétrole mondial, les Gardiens de la Révolution ont multiplié les exercices navals. Le message est clair : « Si vous nous bloquez, nous bloquons le monde. »
Le ton est également monté dans les discours. Le guide suprême, Ali Khamenei, n’a pas mâché ses mots, menaçant de « couler » les navires de guerre américains s’ils outrepassaient les limites. Une rhétorique guerrière qui contraste violemment avec les appels au calme des négociateurs.
Cette escalade militaire inquiète jusqu’aux alliés historiques des États-Unis. Les pétromonarchies du Golfe, prises en étau entre l’Iran et leur protecteur américain, tirent la sonnette d’alarme. Elles ont trop à perdre dans une guerre régionale. En privé, leurs dirigeants pressent Washington de privilégier la voie diplomatique, même lente.
Seul Israël, dans ce concert, pousserait à une ligne dure, voyant dans la faiblesse supposée de l’Iran une occasion historique de détruire son programme nucléaire.
Pour l’instant, le monde retient son souffle. La machine diplomatique tourne au ralenti à Genève, tandis que la machine de guerre, elle, tourne à plein régime dans le Golfe.
Le prochain round de discussions n’a pas encore de date. D’ici là, le risque d’une erreur de calcul, d’une provocation qui dérape, ou d’un incident naval est plus élevé que jamais. Une chose est sûre : dans cette danse dangereuse, le faux pas pourrait coûter très cher.
par Webmaster | 19 02 26 | Actualitès, Politique

Réuni hier mercredi dans le cadre de son conclave hebdomadaire, tenu cette fois après des reports dus à des déplacements intermittents du Président de la République Ghazouani et du Premier ministre Mokhtar Ould Diay, le Conseil des Ministres a effectué des dizaines de nominations.
Ces mesures telles qu’elles ont été révélées par le communiqué sanctionnant la réunion du Gouvernement se présentent comme suit :
Ministère de la Formation Professionnelle, de l’Artisanat et des Métiers
Cabinet du Ministre
– Conseiller Chargé de l’Économie Sociale et Solidaire : Modi Wassa, Ingénieur
Administration Centrale
Direction Générale de la Formation Technique et Professionnelle
– Directeur Général : Mohamed Lemine Ould Seyid, précédemment Directeur de l’Institut National pour la Promotion de la Formation Technique et Professionnelle
Etablissements Publics
Agence Nationale de la Formation Professionnelle
– Directeur Général : Mahfoudh Ould Ibrahim, précédemment Conseiller à la Présidence de la République
– Directeur Général Adjoint : Mahfoudh Abderrahmane Habib, précédemment Directeur Général de la Formation Technique et Professionnelle
Agence Nationale de l’Artisanat
– Directeur Général : Abed Daim Ould Noune, précédemment Conseiller Chargé de l’Economie Sociale et Solidaire.
Ministre des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel
Cabinet du Ministre
Charges des Missions :
– Diallo Amadou Niandé, précédemment Directeur Régional du Ministère des Affaires Islamiques et de de l’Enseignement Originel dans la Wilaya de Guidimagha ;
– Salma Bachir Bakari, Titulaire d’une maîtrise en Sociologie, précédemment cadre au même ministère,
Inspection Générale
– Inspecteur Issa Bouhamadi, précédemment Directeur Régional du Ministère des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel dans la Wilaya de Tagant ;
Administration Centrale
Direction Chargée des Institutions
– Directeur : Mohamed Ould Ali, précédemment Inspecteur au sein du même ministère.
Ministère des Finances
Cabinet du Ministre
Inspection Générale des Finances
– Inspecteur Général des Finances : Ahmed Jeddou Ould Sidi, titulaire d’un diplôme d’Etudes Supérieures en Economie, précédemment cadre au Ministère de l’Équipement et des Transports
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Cabinet du Ministre
– Chargé de mission : Mohamed Lemine Cheikh Ahmed, professeur d’Université à l’École Normale Supérieure, en remplacement de Mohamed Lemine Haless, appelé à se consacrer à l’Enseignement.
Établissements publics
Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises (ISCAE)
– Directeur : Saad Bouh Cheikh El Mehdi, précédemment Directeur Adjoint de l’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises (ISCAE), en remplacement de Sidi Mohamed Abde Daim, appelé à se consacrer à l’Enseignement.
Centre National des Œuvres Universitaires
– Directeur Adjoint : Ingénieur Mustapha Cheikh Mehdi Meyara, en remplacement de Mami Diop, admis à faire valoir ses droits à la retraite.
Ministère de l’Élevage
Cabinet du Ministre
– Chargé de mission : Jemal Keboud
Commission Départementale des Marchés Publics du Ministère de l’élevage
– Président : Cheikh Ben Maaly Moine.
Etablissements Publics
Centrale d’Achat des Intrants de l’Elevage (CAIE)
– Directeur : Dr Camara Codoré
Ministère de l’Équipement et des Transports
Cabinet du Ministre
Inspection Interne
– Inspecteur : Sidina El Hacen Boudgue, précédemment Chef Service à la Délégation Générale à la Solidarité Nationale et la Lutte contre l’Exclusion « Taazour »
Administration Centrale
Direction des Etudes et d’Infrastructures
– Directeur : Mohamed Zerrough, précédemment Ingénieur au même ministère
par Webmaster | 19 02 26 | Actualitès, Politique

Réuni aujourd’hui mercredi 18 février 2026, le Conseil des ministres a examiné et adopté des projets de décret dont un porte application de la loi 2023-031 du 14 décembre 2023, relative à la gestion des déchets solides.
Ce projet de décret vise à définir les procédures applicables à l’ensemble de la chaîne de gestion des déchets solides, depuis leur production ou leur acquisition, en passant par leur collecte et leur transport, jusqu’à leur traitement et leur élimination finale. I
l est conforme aux dispositions de la loi n° 2023-031 du 14 décembre 2023 relative à la gestion des déchets solides, indique le communiqué ministériel.
Ce projet de décret vient enrichir l’arsenal juridique de la Mauritanie, pour la protection de l’environnement et la promotion du développement durable a souligné au cours d’une conférence de presse organisée par le Gouvernement, la ministre de l’Environnement et du Développement Durable Mme Messouda Baham Laghdaf.
Le développement durable fait partie des axes stratégique du programme “Mon ambition pour la patrie” du Président de la République, a souligné la ministre, rappelant les engagements pris par la Mauritanie au niveau international, résultant des conventions de Stockholm, Rotterdam et Bâle, qui dira-t-elle, constituent le cadre mondial en matière de gestion des déchets dangereux des produits chimiques, visant à terme à préserver la santé et l’environnement.
Toujours selon elle, ledit décret permet de définir les procédures qui encadrent toute la chaine de gestions des déchets solides (production, collecte, transport, traitement et élimination). Le texte est structuré autour de 4 chapitres détaillant les éléments évoqués plus haut.
Interpellée sur les actions de son Département, la ministre a dressé un bilan succinct d’actes et mesures qui vont dans le sens de la préservation de l’environnement du développement durable.
Ainsi, dans le cadre de “Mes ambitions pour la patrie”, l’émergence de l’économie verte était un des indicateurs, notant que l’indicateur majeur est lié à la promotion de l’énergie renouvelable.
Et à ce propos, elle a relevé que la Mauritanie est un des pays modèles, au niveau de la sous-région en matière de mix énergétique (+30%).
Elle a aussi évoqué la lutte contre la désertification et la fixation des dunes à travers le reboisement et la protection de zones sensibles.
En matière de gestion des déchets solides, Mme Messouda a égrainé un chapelet de textes mis en place, afin de réviser la gouvernance, renforcer les contrôles ainsi que les sanctions.
En outre, elle a déclaré qu’aucune entreprise minière n’est au-dessus des lois. Pour étayer son propos, la ministre a signalé l’envoie de missions d’inspections au niveau de Tasiast et MCM, notamment en ce qui concerne la gestion des déchets, l’usage de produits chimiques tels que le cyanure ou encore la pollution de l’air.