par Webmaster | 25 04 26 | Actualitès, Politique
Le Parti El Islah « La réforme » a organisé aujourd’hui samedi 25 avril 2026, un débat sous le thème « El Islah face à la corruption », dans la salle de réunion relevant de son siège central à Nouakchott.
Cette table ronde avait été présidée par le Président du Parti El Islah, le professeur Mohamed Ould Talebna, qui a présenté d’emblée, après avoir souhaité la bienvenue aux invités et experts, les fondements dudit débat et la vision du parti par rapport à la problématique de la corruption. Plusieurs personnalités politiques et universitaires, experts et des représentants d’organisations de la société civile avaient pris part à ces discussions.
Le parti El Islah est l’une des premières formations politiques à présenter sa vision stratégique, articulée autour de vingt points qui constituent le cœur du débat politique national, a affirmé dans son discours d’ouverture de cette table ronde, le professeur Mohamed Ould Talebna.
Parmi ces points, il a cité la vision du parti sur la question de la corruption, qui découle de la responsabilité politique, la plus haute responsabilité, une responsabilité confiée par Allah le Tout-Puissant à l’humanité.
Ce débat sur la problématique de la corruption s’inscrit dans le cadre du soutien à la Stratégie nationale anticorruption 2023-2030, articulée autour de cinq piliers et instituée par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le Parti El Islah s’est engagé à soutenir Son Excellence le Président de la République dans la lutte contre la corruption, l’extrémisme et les forces du nihilisme, disant que la corruption du point de vue de son parti ne se limite pas à la corruption financière ou à la mauvaise gestion, mais englobe la corruption au sens le plus large.
Par la suite, le Secrétaire exécutif chargé des Affaires politiques, M. Mohamed Saleck Ould Brahim, a présenté la vision du Parti El Islah pour lutter contre la corruption et son impact profond sur l’État et la société. Le phénomène de la corruption, sous toutes ses formes, constitue un obstacle majeur à toute tentative de transition démocratique, de stabilisation et de construction d’un État fort, a-t-il souligné. Toujours selon lui, la vision du parti El Islah repose sur une approche sérieuse et efficace de la lutte contre la corruption, présentant par la suite les mesures proposées par le parti à ce sujet.
La parole a ensuite été donnée au premier intervenant du Parti El Islah, Ahmed Ould Mohamed Vall Ould Eleya, ancien commissaire régional à la retraite et ancien directeur de la police judiciaire, membre du Comité des sages et membre du Conseil national du Parti El Islah. Il a été suivi par le Dr Sow Mamadou, professeur de sciences politiques à l’Université de Nouakchott et membre du Bureau exécutif du Parti El Islah.
Le débat a été enrichi par une série d’interventions précieuses présentées par les invités, experts et personnalités influentes, à commencer par M. Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre et ancien sous-secrétaire général des Nations Unies ; M. Mohamed Ould Hanani, ancien président de la Cour suprême ; M. Sidi Ould Ahmed Deya, ancien ministre et inspecteur Général d’État ; Dr Abidine Ould El Khayr, ancien ministre de la Justice et président du Centre national d’arbitrage.
Étaient également présents à ces échanges, le magistrat de la Cour des comptes, Dr Idriss Horma Bebana ; l’ancien directeur de l’Autorité de surveillance des marchés publics, l’ingénieur Ahmed Bab Cheikh ; le professeur agrégé Khalil Enahoui ; l’ancien Wali Sall Saidou ; l’ex secrétaire général de plusieurs Départements ministériels, l’ingénieur Idoumou Ould Abdi Ould Jiyid ; l’ancien ministre Mohamed Vall Ould Bilal ; l’avocat Mohamed Ould Babah, membre du barreau national ; l’ancien Sénateur Mohamed Ould Ghadda, directeur de l’organisation Transparency International Inclusive; les universitaires Dr Cheikh Ould Zein Ould El Limam ; l’ancien député Jemal Ould Mokhtar El Lahy ; l’ancien sénateur Haimoud Ould Ahmed ; le professeur Mohamed El Lemine Ould El Vadel, représentant la Coalition nationale pour la citoyenneté et la lutte contre la corruption ; l’ancien Wali et administrateur civil Isselmou Ould Eminou ; et l’ancien sénateur El l Mustapha Sidatt, secrétaire général de l’organisation Transparency International.
Outre les intervenants, plusieurs personnalités nationales ont assisté à l’événement, parmi lesquelles le professeur et homme politique Isselmou Ould Mahjoub, l’ancien sénateur Mohamed Lemine Ould Bneijara, le journaliste Abdallah Ould Mohamedou, l’expert international et sociologue Dah Ould Khtour, le colonel (à la retraite) et chercheur El Boukhary Mohamed Mouemel, Dr Didi Ould Saleck, président du Centre maghrébin d’études stratégiques, l’économiste Abdel Aziz Wane et le chercheur Brahim Ould Khattry.
Ce débat s’est tenu en présence de plusieurs figures importantes du Parti El Islah.
par Webmaster | 25 04 26 | Actualitès, Politique
Dans un contexte international marqué par la recomposition des équilibres et la montée en puissance du soft power, la candidature de la Mauritanie au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, portée par Coumba Ba, s’impose comme une démarche à la fois ambitieuse, cohérente et profondément stratégique.
Depuis plusieurs années, la Mauritanie affirme progressivement sa place sur la scène internationale. À travers une diplomatie active, équilibrée et pragmatique, elle développe un soft power fondé sur le dialogue, la stabilité et sa capacité à créer des ponts entre différentes aires culturelles.
Car la Mauritanie n’est pas un pays comme les autres : elle est à la fois africaine, arabe et sahélienne — un véritable carrefour géopolitique et culturel. Cette singularité lui confère une légitimité particulière pour porter les valeurs de la Francophonie dans un monde de plus en plus fragmenté.
Un ancrage africain et arabe assumé
Loin des lectures simplistes, la Mauritanie a toujours su conjuguer ses appartenances multiples. Son engagement au sein des organisations régionales africaines et arabes témoigne d’un ancrage solide, reconnu et assumé.
Dans ce contexte, la candidature de Coumba Ba apparaît comme l’expression naturelle de cette identité plurielle, capable de dialoguer avec toutes les sensibilités de l’espace francophone — de l’Afrique de l’Ouest au Maghreb, en passant par le Moyen-Orient.
Une vision présidentielle structurée
Contrairement à certaines perceptions, cette candidature ne relève ni du hasard ni de l’improvisation. Elle s’inscrit dans une vision stratégique portée au plus haut niveau de l’État, notamment par Son Excellence Mohamed Ould Ghazouani, Président de la République.
Tout indique que cette ambition a été mûrement réfléchie et préparée dans la durée. Le choix de Coumba Ba s’inscrit ainsi dans une démarche structurée visant à positionner durablement la Mauritanie au sein des grandes instances internationales.
Un profil d’excellence au service d’une mission globale
Dans un environnement aussi exigeant que celui de la Francophonie, le choix du leadership est déterminant. Et sur ce point, Coumba Ba s’impose comme une évidence.
Par son parcours, son expertise et sa connaissance des dynamiques internationales, elle incarne une figure de compétence et de rassemblement, capable de porter une vision moderne, inclusive et pragmatique de la Francophonie.
Son profil ne se limite pas à répondre aux exigences du poste : il correspond pleinement aux défis actuels et futurs de l’organisation.
Un leadership féminin porteur d’avenir
Au-delà de ses dimensions diplomatiques et stratégiques, la candidature de Coumba Ba met également en lumière une réalité essentielle : la montée en puissance du leadership féminin en Mauritanie et en Afrique. Dans un contexte où les organisations internationales s’engagent de plus en plus en faveur de l’égalité des genres et de l’inclusion, cette candidature constitue une opportunité majeure de promouvoir une représentation plus équilibrée aux plus hauts niveaux de décision.
Elle incarne non seulement l’excellence et la compétence, mais aussi une vision renouvelée du leadership, plus inclusive, plus collaborative et mieux ancrée dans les réalités contemporaines. Soutenir cette candidature, c’est également affirmer la place des femmes africaines dans la gouvernance mondiale et contribuer à faire évoluer durablement les équilibres au sein des instances internationales.
Mobiliser toutes les forces : un impératif stratégique
L’histoire récente montre que les grandes candidatures internationales ne réussissent que lorsqu’elles sont portées collectivement.
À l’image de la candidature de Sidi Ould Tah à la tête de la Banque africaine de développement, le succès repose sur une mobilisation coordonnée et stratégique.
Il est donc essentiel que :
l’État mobilise une équipe dédiée de haut niveau ;
la diplomatie mauritanienne déploie pleinement son expertise ;
la société civile s’engage activement.
Les intellectuels, les étudiants, les diasporas et les partenaires de la Francophonie ont un rôle clé à jouer. Un plaidoyer structuré, discret mais efficace doit être mené dans les capitales et les cercles d’influence.
Dépasser les critiques : vers une Francophonie du XXIe siècle
Certaines critiques évoquent une contradiction liée à la place de la langue arabe en Mauritanie. Cette lecture réductrice passe à côté de l’essentiel.
La Mauritanie incarne aujourd’hui une dynamique d’ouverture et de dialogue, capable de dépasser les clivages linguistiques. La Francophonie du XXIe siècle ne saurait être réduite à une seule langue : elle est un espace de coopération, de valeurs et d’influence.
À ce titre, la Mauritanie est non seulement légitime, mais également bien placée pour contribuer à son renouvellement.
Un moment historique à saisir
La candidature de Coumba Ba dépasse largement une ambition individuelle. Elle constitue une opportunité stratégique majeure pour la Mauritanie de renforcer son rôle sur la scène internationale.
Toutes les conditions semblent aujourd’hui réunies : une vision claire, une candidate de grande qualité, une diplomatie expérimentée et des ressources humaines engagées.
Il appartient désormais à la Mauritanie de transformer cette ambition en réussite.
Par Amadou Ba, Expert en Gouvernance et Droits Humains
par Webmaster | 24 04 26 | Actualitès, Politique
La Présidence de la République a annoncé par décret publié aujourd’hui vendredi 24 avril 2026, la liste des personnes nommées par le Président Mohamed Cheikh El Ghazouani, membres du Conseil de l’Autorité Nationale Anti-Corruption.
Les membres coptés sont : :
– Ahmed Mohamed Salem Massoud ;
– Baba Amadou Ndiaye ;
– Sidi Abdullah Mohamed El-Mokhtar El-Bechir ;
– Ammar Mohamed Lemine El Mouch ;
– Mohamed Djèh, Sidaty Mohamed EL Mahfoudh ;
-Mariem Bilal Salem.
par Webmaster | 23 04 26 | Actualitès, Politique
Le ministre des Domaines, du Patrimoine de l’Etat et de la Réforme Foncière, M. Mamoudou Mamadou Niang s’est appesanti hier mercredi, au cours de la conférence de presse ministérielle sur les dernières démolitions d’habitations illégalement érigées sur le domaine public.
Il a présenté à cette occasion, les grandes lignes de sa communication faite au Conseil des ministres tenu quelques heures auparavant et relative aux concessions rurales et parcelles attribuées aux prometteurs immobiliers.
Une communication qui vise à présenter la situation actuelle des différentes parcelles accordées aux promoteurs immobiliers et concessions rurales situés à l’intérieur et à la périphérie de Nouakchott, puis les classer en catégories, définissant leur statut juridique et urbanistique. Il s’agit du résultat d’une révision exhaustive de l’ensemble des archives disponibles auprès de l’administration de domaines, complétés par l’examen des plans directeurs de la ville et des images satellitaires disponibles.
D’après le ministre, la méthodologie adoptée, comprend entre autres, la révision des archives des titres fonciers et de leur registre, la révision des archives des décisions finales d’attribution de concessions rurales, l’analyse des données extraites des images satellitaires et des rapports du terrain, confrontation des résultats avec les dispositions des décrets pertinents, notamment les décrets n°080-2010 et n°089-2000.
A l’issue de cette étude, les concessions rurales ont été réparties en cinq catégories. La première concerne les concessions rurales bâties et qui disposent d’un protocole avec l’État en 2012. Cette catégorie comprend 20 concessionnaires rurales situés à l’intérieur de la ville de Nouakchott, dont la situation est encore traitée au niveau de la justice.
La deuxième est relative aux concessions rurales bâties, sans protocole d’accord avec l’État. Cette catégorie concerne des zones quasiment entièrement construites. Cette situation, selon le ministre, a engendré une irrégularité publique pour plus de 3000 parcelles bâties, en l’absence de titres fonciers réguliers ou de plans de lotissements approuvés. Dans ce cadre, il a été décidé de convoquer les bénéficiaires, afin qu’ils restituent les surfaces construites sur une base irrégulière ou qu’ils s’acquittent de la valeur de 90% de celle-ci au prix de 800 MRU par mètre carré.
La troisième catégorie est celle des concessions rurales non bâties, situées dans le périmètre du schéma directeur de Nouakchott. Elles se trouvent dans le domaine urbain, tel que définit par le schéma directeur d’aménagement urbain et figure sur le plan général de Nouakchott. Le ministre a déclaré qu’elles n’ont fait l’objet d’aucun lotissement, ni d’aucune exploitation effective et constituent un frein à l’expansion de la ville de Nouakchott. Il a été donc décidé de récupérer ces terres et les conserver comme une réserve foncière de l’État.
La quatrième catégorie est relative aux parcelles accordées aux promoteurs immobiliers en zone urbaine. Les promoteurs immobiliers titulaires de concessions définitives sont invitées à se rapprocher de l’administration compétente, a annoncé le ministre, dans le but de réexaminer les motifs ayant conduit au blocage de leurs projets. Il a assuré que tout blocage administratif imputable à l’État et ne reposant pas sur une décision judiciaire devra être levé immédiatement, afin de permettre la poursuite normale des opérations.
La cinquante et dernière catégorie est celle des promoteurs immobiliers dans la zone de Temaldid. Dans cette zone, il y a deux titres. Le premier a trait aux bénéficiaires détenteurs de décrets provisoires avec des engagements dans le cahier de charge. Mais le non-respect des engagements entraine automatiquement la nullité du décret provisoire, sans qu’il soit besoin de notification réelle ou écrite, a souligné le ministre, ajoutant que les sommes déjà versées demeureront définitivement acquises au trésor public. En conséquence, tout manquement entraine la caducité légale des décrets provisoires concernés.
D’autre part, il y a ceux bénéficiant de titres fonciers. Il s’agit, selon le ministre, de titres de propriété définitifs délivrés sur la base de décrets de concessions finales comportant les mêmes conditions d’implication que le décret provisoire. Il a indiqué que les propriétaires n’ayant pas respecté leurs engagements, auront délai pour se conformer aux dispositions prévues dans les décrets de concessions finales. A défaut, leurs titres fonciers seront annulés suite à l’abrogation du décret de concession définitive qui en constitue le fondement juridique.
Le ministre a par ailleurs répondu à plusieurs questions. Pour lui, c’est une ligne rouge de prendre le terrain de quelqu’un et le remettre à un autre. Selon lui, toutes ces démolitions concernent des concessions provisoires rurales.
Pour avoir un titre foncier, il y a des engagements. Les titres que les gens détiennent sur la base des engagements, c’est une construction rurale. Donc pas affecté aux habitations, ce qui est une violation de ses engagements, a précisé le ministre. Il a ajouté que personne n’a le droit de lotir si ce n’est pas les services de l’État habilités. Ils ont loti, donc ont tort.
Et puis, il y a ceux qui ont construit sans permis, ce qui est interdit. Donc même s’ils avaient des documents légaux, ils ont déjà commis trois infractions, a indiqué le ministre.
Le ministre est revenu sur l’historique, avant les démolitions. Il a rappelé que l’État a demandé aux personnes qui existaient là-bas, de fournir leurs documents. Ils n’ont pas pu le faire. Il leur a été dit qu’ils seront régularisés, mais devront s’arrêter là. Tout ce qui est en train d’être démoli aujourd’hui, concerne les constructions ayant eu lieu après 2024, précisant que toutes les personnes qui sont dans le protocole de 2024, ne sont pas concernées.
Pour le ministre, des gens veulent profiter car ils veulent mettre l’État devant le fait accompli. Il y a la rocade, donc viabilisé. D’ici la fin du mois, le département va faire un recensement de l’ensemble des bâtis de Nouakchott. Ils veulent aller très vite et construire pour pouvoir dire : j’ai déjà construit ma maison.
Avant les démolitions, le ministre a expliqué avoir envoyé des brigades mobiles. Chaque jour entre 50 et 80 personnes sont arrêtées. Elles sont amenées à la police et le lendemain elles sont libérées puis ils recommencent. L’objectif c’était de les dissuader, de discuter avec eux sur le terrain. Ça n’a pas marché.
Ensuite le département fait des marquages pour qu’ils arrêtent les constructions et amènent leurs documents. Ça n’a pas marché. Le ministre a relevé qu’ils sont passés à une étape où le recours à la justice, car avant ça s’arrêtait au commissariat. Et puis, les maçons sont pris car considérés comme complices, selon la loi. Ils ont été verbalisés et ça a atténué la situation, a indiqué le ministre.
Après, ils ont recommencé. Le département a fait un écrit où il a annoncé des démolitions le 8 avril. Voyant que le 8, rien n’a été démoli, ils ont recommencé. Donc le 16 avril nous avons procédé aux démolitions. Et en même, nous demandons aux gens de venir avec leurs documents, a expliqué le ministre.
En outre, le ministre a déclaré qu’il y a une urbanisation anarchique à Nouakchott et pense qu’il est utile de s’arrêter un certain moment, jusqu’à ce que Nouakchott ait un autre visage. Ils ont investi, mais l’État aussi. Il loue des engins sur les frais du contribuables mauritaniens, on a vu des populations qui s’attaquent aux forces de l’ordre, a souligné le ministre.
Selon lui, ses services ont bien travaillé pour assurer que les maisons démolies, devaient l’être. Toutefois, il conçoit que l’œuvre humaine soit imparfaite, notant que ceux qui s’estiment lésés peuvent venir les voir avec leurs documents. S’ils ont raison, le département le reconnaitra.
Le ministre a affirmé qu’il y a des immeubles à Nouakchott, sans aucun papier et que le département veut en finir avec cette situation. On a besoin de réserves foncières, des espaces publiques et une maitrise de notre urbanisation a-t-il martelé, assurant que le département est dans la légalité et reste ouvert à la discussion. Des services ont été mis en place pour vérifier leurs documents.
Enfin, le ministre a déclaré qu’il n’y aura pas de régularisation prévue et il n’y a pas d’intouchables. Toutes les maisons qui ne sont pas en règle seront détruites.
par Webmaster | 23 04 26 | Actualitès, Politique
FLASH BACK de la visite d’Etat du Président Mohamed Cheikh Ghazouani sur invitation du Président Emmanuel Macron
Le Président de la République Islamique de Mauritanie, MOHAMED CHEIKH GHAZOUANY et la Première DAME de Mauritanie, DR MARIEME DAH, à peine arrivés devant l’hôtel BRISTOL au 112 rue du Faubourg Saint Honoré 75008 PARIS, descendirent de leur « Carrosse » et allèrent faire un sympathique bain de foule à l’endroit de la diaspora mauritanienne en France venant l’accueillir dignement : belle et noble initiative présidentielle…
J’étais là, le dernier à lui avoir serré la main et dans la foulée, je lui ai remis, en mains propres, le courrier contenant le dossier du projet du futur centre culturel mauritanien à Paris. J’ai aussi remis, plus tard ce dossier au Ministre-Directeur de Cabinet du Président, au Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Etranger dont je fais partie à juste titre, bien sûr, après des échanges de bon aloi avec eux où ils m’ont promis d’en instruire le Président pendant leur séjour parisien.
La Directrice de cabinet de la Première DAME, grande et sympathique Dame aussi, IBTYSSAM DAH, m’a confirmé avoir remis ce dossier à la Première DAME, qui lui aurait dit, expressément, qu’elle accepte d’être « la marraine » du futur centre culturel mauritanien de Paris auprès du Président. , Et « la cerise sur le gâteau »,est ma rencontre inopinée et joyeuse avec une grande personnalité nationale et internationale, de surcroît, un très bon ami fidèle de jeunesse lycéenne Nouakchottoise, Notre Excellent Ministre ABDULLAH CHEIKH SIDIYA, après tant d’années « d’invisibilités », nous priment un petit temps en aparté dans l’un des salons de ce si majestueux Hôtel BRISTOL pour bavarder entre amis. Je lui ai parlé « passionnément » du projet et lui ai remis un exemplaire du dossier en question…Il m’a promis solennellement de parler au Président de son « promotionnaire » et Ami retrouvé et de faire un plaidoyer sur notre projet qu’il trouve innovant et utile SOFT POWER pour l’image extérieure de notre pays, dès qu’il sera seul avec le Président. Je lui fait confiance au regard de sa noblesse d’âme savante très inspirée et de son amitié sincère retrouvée, avec une pointe d’humour taquin, me dit-il : « Chérif, pense tu que les finances de notre pays, en ces temps de crises, pourraient financer cette importante entreprise, et je lui rétorqué, du tic au tac, je ne suis pas économiste comme vous, cher frère, mais, que si « d’aventure » le Président me confie officiellement ce projet, je serais capable ,sans fausse modestie, grâce à mon truchement politique auprès de mon réseau d’acteurs et décideurs publics et privés, en plus du dynamisme de la société civile française notamment les Fondations convaincues par ma démarche authentique, réaliste et passionnée,je trouverais, sans nul doute,I NCHAALLAH,les moyens de créer ce projet à Paris, c’est ça mon plan B, et sans trop être« prétentieux »ou enclin aux rêves prémonitoires ;ce futur centre culturel mauritanien sera inauguré pendant le ramadan prochain avec un grand concert mauritanien de MEDH ENNEBEWI, ça c’est de l’authentique et efficace diplomatie parallèle dont notre pays a besoin, in deed.. !
J’ai suivi, tel une vigie, tout le programme du Président et sa délégation comme si j’étais « très concerné »…Rien ne m’aura échappé, à part « l’invisible »,et RIEN, c’est déjà beaucoup, mais je ne vous en dirais RIEN, pour le moment…
ALHAMDOOLILLAH, Tout en invoquant, en prières silencieuses et intenses, notre créateur ALLAH azze we jelle, afin que le Président MOHAMED CHEÏKH GHAZWANY ne quitte pas Paris avant que je puisse le rencontrer à nouveau, j’ai été divinement exaucé, un miracle se produisit… La dernière soirée, ce samedi soir-là, j’étais à table, en solitaire, au si chic restaurant de l’hôtel BRISTOL, pas loin de l’entrée de cet espace et voilà que le Président apparaît accompagné de la Première DAME, et entouré de la « sécurité »française mauritanienne, je me lève donc pour « le saluer »et voilà qu’à une surprenante vitesse inouïe, je me suis retrouvé encerclé par ses gorilles et d’un signe du Président, ils se sont éloignés de ma modeste personne, on se serre la main et j’ose lui dire, vite, avec assurance, « Saheb L’vakhama,Monsieur le Président, très bon voyage de retour à notre pays et merci infiniment d’avoir redoré le blason de toute notre Mauritanie par votre sublime visite d’état de haute facture à la France et à son président ami, merci Monsieur le Président, Chookrann, j’en ai le cœur à mille et un carats d’émotions et de fierté… »,la Grande DAME a subtilement vu et entendu mes paroles et ils s’éloignèrent ensembles avec leur nuée de garde-corps vers l’espace VIP où ils étaient attendus, mais avant de bouger, j’ai eu droit à un duo de sourires complices et approbateurs, en me laissant seul, « gérer »ce silence fracassant et divin qui en dit long, meublé par l’esprit d’une mission accomplie, presque impossible pour le commun des mortels avec un beau défi, à moi-même, bien relevé, ALHAMDOOLILLAH,qu’ils soient bénis,INCHAALLAH.. !
Pour le reste, la réponse AD HOC ?,je m’inspirerais de l’adage maure : « Celui qui sait patienter, l’ombre viendra à lui… »,et dans le cas de cette ambition culturelle singulière ;une seule main n’applaudit pas et l’autre est une chance…
À ce moment-là de l’accueil de la diaspora où je l’ai salué et remis mon courrier concernant le projet du futur centre culturel mauritanien à ue j’ai prise sur le vif,de la première Dame, Dr Marième Dah,accompagnée par M me Fatimetou de l’ambassade de Mauritanie à Paris, pendant le bain de foule du couple présidentiel, accueilli par la diaspora mauritanienne en face de l’hôtel Bristol…
Avec Sidney Sokhona, député membre de la délégation mauritanienne…
Mealine néma Chérif
Source : chezvlane.com
par Webmaster | 21 04 26 | Actualitès, Politique
Pour un apaisement politique durable : renouer le dialogue avec « le Premier des opposants » dans l’intérêt supérieur de la Nation
Monsieur le Président de la République,
Cette lettre ouverte – qui s’inscrit dans le sillage de celle adressée la semaine dernière à l’honorable député Biram Dah Abeid – est la seconde que je vous destine après celle de mars dernier sur la situation du secteur de l’Education : https://rapideinfo.mr/lettre-ouverte-sneiba-mohamed…/
Mon intime conviction, en m’adressant à votre Excellence aujourd’hui, est qu’il y a des moments dans la vie politique d’une nation où la parole publique doit se hisser à la hauteur des enjeux, non pour alimenter les clivages, mais pour tenter de les dépasser. La présente lettre s’inscrit dans cet esprit : celui d’un plaidoyer respectueux en faveur d’un choix politique que vous êtes sans doute le mieux placé pour incarner — celui du dialogue assumé avec le sieur Biram Dah Abeid qui, qu’on le veuille ou non, s’est imposé dans le paysage national comme « le premier des opposants ».
À la suite de la lettre ouverte récemment adressée au député Biram Dah Abeid, l’invitant à privilégier la sécurité collective sur la défense d’une cause jugée spécifique, celle des Haratines, un certain malaise s’est exprimé dans l’opinion. Non pas tant sur le fond du débat — qui mérite, à l’évidence, d’être posé — que sur la manière dont il a semblé opposer deux impératifs qui, en réalité, devraient se renforcer mutuellement : la cohésion nationale et la justice sociale.
Monsieur le Président,
Votre trajectoire politique et votre pratique du pouvoir ont, dès le départ, été marquées par une volonté claire de rompre avec les logiques de crispation. Votre arrivée à la magistrature suprême avait suscité une attente forte, celle d’un apaisement durable du champ politique, fondé sur l’écoute, la retenue et l’inclusion. Les premiers gestes de votre mandat — ouverture aux acteurs politiques, décrispation du climat — avaient donné corps à cette espérance.
C’est précisément parce que cette orientation initiale demeure l’un des acquis les plus précieux de votre gouvernance qu’il apparaît aujourd’hui nécessaire de la prolonger, voire de la réactiver, dans un contexte nouveau.
La Mauritanie, sous votre conduite, a consolidé des atouts importants : une stabilité institutionnelle enviée dans un environnement sahélo-saharien profondément instable, une crédibilité sécuritaire reconnue à l’international, et une trajectoire économique qui, malgré les contraintes, reste globalement maîtrisée.
Vous disposez, en outre, d’une majorité politique solide, structurée autour d’un parti au pouvoir revitalisé, depuis sa prise en main par l’ancien Premier ministre Mohamed Ould Bilal Messoud, et d’un gouvernement dont l’orientation pragmatique menée par M. El Moctar Ould Djay contribue à la continuité de l’action publique.
Ces éléments ne sont pas anodins : ils constituent le socle d’une autorité politique suffisamment affirmée pour permettre des gestes d’ouverture sans risque de fragilisation.
Et c’est dans ce cadre qu’il convient d’aborder la question, souvent délicate, de la relation avec l’opposition incarnée par Biram Dah Abeid.
Mais au-delà des catégories classiques — opposition institutionnelle, partis politiques, coalitions — une réalité s’impose désormais avec une certaine évidence : la centralité politique de Biram Dah Abeid dans le champ oppositionnel mauritanien. Car, quelles que soient les appréciations portées sur ses prises de position, ses méthodes ou ses combats, un fait demeure : ses résultats aux trois dernières élections présidentielles lui confèrent une légitimité politique singulière. Cette assise populaire ne relève pas d’une construction théorique ou médiatique, mais d’une réalité électorale, c’est-à-dire de l’expression, répétée et significative, d’une partie du corps social.
Ignorer cette réalité, ou tenter de la réduire à une dimension sectorielle, pour ne pas dire sectaire, comporte un risque : celui de créer un décalage entre la représentation institutionnelle du champ politique et sa réalité sociologique. À l’inverse, reconnaître cette centralité, sans pour autant adhérer à l’ensemble des positions qu’elle porte, peut constituer un levier puissant de stabilisation et d’intégration politique.
Monsieur le Président,
L’histoire politique — en Mauritanie comme ailleurs — montre que les moments de consolidation durable passent souvent par des gestes symboliques forts, capables de redéfinir les lignes de dialogue. Rétablir un contact direct, franc et assumé avec celui qui s’est imposé comme le principal opposant du moment ne serait ni une concession, ni un pari risqué. Ce serait, au contraire, un acte de lucidité politique et de maîtrise stratégique.
Un tel geste s’inscrirait dans la continuité de votre approche initiale du pouvoir. Il rappellerait que l’autorité de l’État ne se mesure pas à sa capacité à exclure, mais à sa faculté à intégrer les contradictions dans un cadre républicain. Il enverrait également un signal fort à l’opinion nationale : celui d’un leadership confiant, capable d’entendre les voix dissonantes sans y voir une menace existentielle.
Par ailleurs, dans un contexte régional marqué par des ruptures brutales, des transitions incertaines et des tensions sécuritaires persistantes, la Mauritanie a tout à gagner à renforcer son modèle de stabilité politique fondé sur le dialogue. Ce modèle, déjà reconnu à l’international, pourrait être consolidé par une démarche inclusive qui intègre, de manière constructive, les figures majeures du champ politique.
Il ne s’agit pas ici de gommer les divergences, ni de nier les tensions qui traversent la société mais de créer plutôt, de manière constructive, les conditions d’un échange structuré, où les désaccords peuvent être exprimés, encadrés et, dans la mesure du possible, dépassés. Dans cette perspective, la question des Haratines — au cœur de nombreuses mobilisations — mérite d’être abordée non pas comme un facteur de division, mais comme une composante essentielle du débat national sur la justice sociale et l’égalité.
Réengager le dialogue avec Biram Dah Abeid, c’est aussi reconnaître que certaines revendications, même lorsqu’elles sont portées de manière radicale, renvoient à des réalités sociales profondes qui ne peuvent être ignorées. C’est faire le choix de traiter ces questions dans un cadre politique plutôt que de les laisser se cristalliser en dehors des institutions.
Monsieur le Président,
Vous avez aujourd’hui les moyens politiques, institutionnels et symboliques d’initier une telle démarche. Vous avez surtout, au regard de votre parcours et de votre style de gouvernance, la crédibilité nécessaire pour lui donner un sens et une portée. Là où d’autres pourraient apparaître contraints, vous pouvez agir en position de force, guidé par une vision d’ensemble et une responsabilité historique.
En définitive, renouer le dialogue avec « le premier de vos opposants » ne serait pas seulement un geste politique parmi d’autres. Ce serait une décision structurante, susceptible de renforcer la cohésion nationale, de consolider la stabilité institutionnelle et de projeter l’image d’une Mauritanie capable de transformer ses tensions en ressources politiques.
C’est dans cet esprit, et avec le respect dû à votre fonction, que je vous adresse cet appel : celui de prolonger l’élan d’apaisement qui a marqué le début de votre mandat, en réouvrant les canaux du dialogue avec ceux qui, par leur poids politique réel, participent à la définition du paysage national.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Sneiba Mohamed
Professeur à la veille de la retraite et journaliste