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Mint Mouknass présente à la presse les grandes lignes du projet de décret régissant l’obtention des permis numérique de construire

Un projet de décret fixant les modalités et les conditions d’obtention de chaque catégorie de permis numérique de construire ainsi que les modes de paiement des frais y afférents a été adopté aujourd’hui mercredi par le Conseil des ministres.

Ledit projet de décret vise, selon le Gouvernement à établir une plateforme numérique unique, accessible en ligne, pour la délivrance des permis de construire.

Cette plateforme constituera en revanche une avancée majeure pour l’amélioration des services aux citoyens.

Les objectifs de cette plateforme numérique unique portent entre autres sur la garantie stricte du respect des lois et réglementations applicables en matière d’urbanisme, de construction et de normes de sécurité, la réglementation et la structuration de l’utilisation des sols en milieu urbain.

Faciliter l’accès des citoyens aux services publics,  promouvoir la décentralisation et réduire les délais de traitement des dossiers administratifs ainsi que la numérisation des procédures administratives font également partie de ses objectifs qui visant par ailleurs à assurer l’intégrité et la sécurité des données, ainsi que le suivi des processus et à alléger la charge administrative tout en modernisant les modes de paiement afin d’assurer une plus grande transparence et une meilleure traçabilité dans la gestion des recettes.

Commentant ledit projet au cours d’une conférence de presse organisée aujourd’hui à Nouakchott, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, de l’Aménagement du territoire Mme Naha Hamdi Mouknass est revenue sur ses grandes lignes.

Ce projet de décret régit l’obtention des permis numérique de construire, toutes catégories confondues, ainsi que les modes de paiements consacrés pour les frais y afférents, a précisé Naha selon laquelle, le texte permettra la mise en place de guichets uniques, dès la semaine prochaine, afin de faciliter la délivrance des permis de construire.

Grace au nouveau texte, une plateforme verra le jour afin de permettre aux ayant-droits, de solliciter et obtenir à distance, le précieux sésame.

D’après la ministre, le dispositif a été élaboré en collaboration avec plusieurs départements dont ceux de l’intérieur, de la transition numérique et des Finances.

Toujours selon elle, le nouveau dispositif, outre la simplification de l’accès des citoyens aux services publics, vise aussi à garantir le respect des lois et règlements en matière de construction et du respect des normes de sécurité. Par la même occasion, le nouveau texte contribue à renforcer le suivi des processus d’accès au permis de construire et favoriser plus de transparente dans la gestion des recettes (frais liés aux permis de construire).

La ministre a assuré que toutes les dispositions ont été prises, pour que les équipes constituées, soient prêtes à mettre en œuvre cette mesure.

Interpellés sur les responsabilités partagées entre son département et celui des Domaines, la ministre a estimé qu’il ne s’agit pas d’un frein à la gestion du patrimoine et de l’urbanisation. Pour elle, il est plus tôt question de complémentarité, nécessaire pour venir à bout des défis auxquels le secteur est confronté.

Le projet du centre culturel mauritanien à Paris bénéficie du soutien de principe du Ministre de la Culture

Notre compatriote, l’artiste-plasticien, cinéaste et ambassadeur autoproclamé de l’Art Contemporain de Mauritanie Maelainine Nema Sidi Ethmane a rencontré aujourd’hui mardi 17 f vérier courant dans la capitale française Paris, M Monsieur Houssein Meddou, Ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement.

Les échanges entre le Ministre et l’artiste, qui réside depuis des années en France, ont porté sur le projet de la création du futur centre multiculturel Mauritanien à Paris.

Un ambitieux que Mohamed Maelainine Nema Sidi Ethmane promeut depuis trois décennies …

Le Ministre lui a fait la promesse ferme de remettre à son Excellence le Président de la République Islamique de Mauritanie Monsieur Mohamed Cheikh Ghazouani le courrier de cet important projet culturel, grand et utile « SOFT POWER » pour la Mauritanie à Paris.

Il s’est engagé également de faire un directement, de vive voix vif  un plaidoyer personnel de ce projet et de son promoteur traditionnel ,M. Maelainine Nema SIDI ETHMANE à Monsieur le Président.

C’est une grande mission que notre ministre de la culture a accepté courtoisement auprès du Président Mohamed Cheikh Ghazouani…

Qu’il soit infiniment remercié et béni pour ce challenge international purement citoyen de Mauritanie, InchaAllah..!

Les femmes « Islahistes » tiennent leur 3e congrès sous le slogan « La femme, creuset de la réforme »

L’Organisation des Femmes du Parti El Islah a tenu, dans la soirée du samedi 14 février 2026, à Nouakchott, son troisième congrès sous le slogan : « La femme, creuset de la réforme », en présence d’un large public composé de dirigeants du parti et de nombreux sympathisants.

Dans son discours d’ouverture, le président du parti, Monsieur Mohamed Ould Talebna, a souhaité la bienvenue aux invités et aux participants venus de toutes les wilayas du pays. Il a souligné que les femmes du Parti El Islah constituent l’avant-garde de l’action politique et sociale au sein du parti, réaffirmant le soutien du parti au programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans lequel la femme mauritanienne a trouvé l’implication effective à laquelle elle aspire. Il a également salué le rôle de la femme mauritanienne à travers l’histoire.

De son côté, la secrétaire générale du parti, Madame Massouda بنت Baham Ould Mohamed Laghdaf, a exprimé sa fierté face à la forte mobilisation des femmes et à leur participation au congrès. Elle a appelé les femmes à accompagner le programme du Président de la République et à s’attacher à leurs rôles dans le processus de construction et de réforme. Elle a également mis en valeur les acquis réalisés en faveur des femmes sous son mandat, notamment le dépassement du seuil de représentation gouvernementale, qui avoisine désormais le tiers, ainsi qu’une représentation féminine au Parlement supérieure au quota qui leur est réservé.

Pour sa part, la présidente de l’Organisation des Femmes, Dr Fatimetou Diop, a expliqué que l’organisation a été fondée en 2018, à la suite de la conviction du parti de la nécessité d’autonomiser les femmes et de leur ouvrir largement la voie à la participation à la vie politique et nationale. Elle a souligné que l’avenir du pays dépend de l’autonomisation des femmes dans tous les domaines.

Ce congrès s’inscrit dans la volonté du Parti El Islah de renforcer la participation des femmes à la vie politique et sociale, et de consolider leur rôle dans la préservation de l’unité nationale ainsi que dans la promotion du développement et de la réforme.

Le congrès a enfin décidé de changer le nom de l’organisation, passant de « Organisation des Femmes du Parti El Islah » à « Organisation des Majedates El Islah », puis a procédé à l’installation des nouvelles instances dirigeantes, comprenant un bureau national de cinquante-sept membres, un bureau exécutif de vingt-cinq membres et quinze coordinatrices régionales.

« Vers un partenariat intégré et pérenne » thème de la première session de la Grande commission parlementaire algéro-mauritanienne à Alger

Placée sous le thème « Promouvoir le rôle parlementaire au service du renforcement de la coopération économique algéro-mauritanienne : vers un partenariat intégré et pérenne », les travaux de la première session de la Grande commission parlementaire algéro-mauritanienne ont débuté vendredi à Alger.

Cette session est coprésidée par le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali, et le président de l’Assemblée nationale mauritanienne, Mohamed Bamba Meguett, en présence de la secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires africaines, Bakhta Selma Mansouri, de responsables des secteurs économiques et de représentants des instances et institutions concernées.

Cette session intervient dans le contexte de « la dynamique croissante que connaissent les relations algéro-mauritaniennes, conformément à la volonté politique commune des dirigeants des deux pays de renforcer la concertation et la coordination, en vue de consolider les liens de fraternité et de complémentarité entre les deux peuples frères ».

Au cours de cette session de deux jours, quatre séances de travail seront consacrées à des thèmes liés à la coopération bilatérale, à ses domaines et à ses perspectives, incarnant « l’engagement des deux pays à renforcer les canaux de concertation, au service des intérêts communs, et à soutenir le processus de partenariat bilatéral ».

Il sera également question de plusieurs dossiers liés au « renforcement de la coopération dans les domaines économique, commercial et de l’investissement » et au « développement des échanges entre les deux pays ».

Les participants examineront, par ailleurs, « les moyens de promouvoir la coordination parlementaire et l’échange d’expertises en matière législative et de contrôle, et d’unifier les visions concernant certaines questions régionales et internationales d’intérêt commun ».

Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique dénonce « l’entrave illégale » d’assemblées générales constitutives de partis politiques

Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique s’est dit préoccupé à la suite de l’interdiction, par les autorités, d’une activité publique initialement prévue le mercredi passé pour l’annonce d’une alliance électorale.

Ledit Pôle a déploré également dans une déclaration, ce qu’il a appelé l’entrave illégale à certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et l’empêchement d’autres d’accéder à la plateforme des parrainages, alors même qu’ils cherchent à obtenir leur reconnaissance officielle conformément à la nouvelle loi sur les partis politiques.

Ces décisions, manifestement illégales, soulèvent de sérieuses interrogations quant au respect des libertés publiques garanties par la Constitution, notamment les libertés de réunion, d’expression et d’organisation politique, indique le Pôle dans son communiqué, appelant à mettre fin à toute pratique susceptible d’être interprétée comme une restriction injustifiée des libertés publiques.

Ledit Pôle a demandé par ailleurs, qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat afin de perturber la sérénité du débat démocratique dans le pays.

Lire ci-dessous l’intégralité de cette déclaration :

Déclaration :  Pour la tenue du dialogue dans un climat apaisé et sans tergiversations

Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique exprime sa préoccupation à la suite de l’interdiction, par les autorités, d’une activité publique prévue le 11 février pour l’annonce d’une alliance électorale, ainsi que de l’entrave illégale à certaines assemblées générales constitutives de partis politiques et de l’empêchement d’autres d’accéder à la plateforme des parrainages, alors même qu’ils cherchent à obtenir leur reconnaissance officielle conformément à la nouvelle loi sur les partis politiques.

 

Ces décisions, manifestement illégales, soulèvent de sérieuses interrogations quant au respect des libertés publiques garanties par la Constitution, notamment les libertés de réunion, d’expression et d’organisation politique.

 

Au-delà de leurs implications juridiques, ces restrictions aux libertés sont de nature à affecter le climat de confiance et d’apaisement que notre pôle considère comme une condition essentielle à la réussite d’un dialogue national sérieux et constructif.

 

Cette exigence avait été clairement exprimée à Son Excellence le Président de la République lors de notre rencontre le mois dernier, en amont du lancement du processus de dialogue national.

 

Dans ce contexte, de telles mesures peuvent être perçues comme des signaux préoccupants, susceptibles d’alimenter les doutes quant à l’existence d’une volonté réelle d’instaurer un cadre véritablement propice au dialogue et à l’ouverture démocratique.

 

Par ailleurs, le Pôle déplore tout propos ou attitude injustifiés tenus entre les acteurs politiques, susceptibles d’alimenter des incompréhensions ou des malentendus artificiels, préjudiciables à la sérénité et à l’apaisement au sein de la classe politique, notamment au sein de l’opposition dans sa diversité.

 

Le Pôle rappelle que l’engagement en faveur du dialogue national, lorsqu’il repose sur des principes, des garanties et une volonté sincère de réforme, ne saurait être réduit à des jugements hâtifs ou à des attaques personnelles incompatibles avec l’exigence de responsabilité et de respect mutuel entre les forces démocratiques.

 

Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique appelle à mettre fin à toute pratique susceptible d’être interprétée comme une restriction injustifiée des libertés publiques, à un moment où un espoir légitime de changement s’est exprimé à la faveur de l’initiative présidentielle en faveur d’un dialogue national inclusif. Il importe que cette initiative se traduise pleinement dans les faits comme dans l’esprit.

 

Le Pôle appelle l’ensemble des forces démocratiques et l’opinion nationale à la vigilance et à la responsabilité, et réaffirme son attachement à la voie du dialogue, pourvu qu’elle repose sur des garanties effectives, le respect des libertés fondamentales et un engagement sincère en faveur d’un processus démocratique apaisé.

 

À cet égard, notre pôle exprime sa vive préoccupation face aux hésitations et aux atermoiements constatés dans la réponse aux sollicitations du Coordinateur du Dialogue de la part de certains pôles semblant encore réticents à l’ouverture prochaine du dialogue.

 

Enfin, nous demandons qu’il soit mis fin aux tentatives de sabotage du dialogue émanant de milieux hostiles à toute réforme sincère, qui brandissent l’argument d’un prétendu et impensable troisième mandat afin de perturber la sérénité du débat démocratique dans le pays.

 

Nouakchott, le 11 février 2026

 

Le Pôle de la Coalition de l’opposition démocratique

Polémique sur le 3e mandat : la classe politique mauritanienne en rangs dispersés

Le débat s’est intensifié en Mauritanie suite aux appels lancés par la majorité au pouvoir en faveur d’une réforme de la Constitution, notamment des articles inaliénables qui empêchent le président de briguer un troisième mandat. Ces demandes continuent aujourd’hui de susciter de vives polémiques au sein de la sphère politique.

La Mauritanie avait inscrit en 2005, ces articles inaliénables dans sa Constitution, qui ne peut être modifiée, limitant ainsi le mandat présidentiel à deux. La Constitution exige également du président qu’il prête serment de ne pas solliciter de modifications de ces articles.

Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, 70 ans, général à la retraite de l’armée mauritanienne, dirige le pays depuis son élection en 2019 et sa réélection en 2024. Aux termes de la Constitution actuelle, il ne peut se représenter aux élections de 2029.

Le débat sur les amendements constitutionnels a débuté lorsque l’ancien parlementaire Mohamed Ould Bebana a appelé à rompre le silence entourant les articles immuables de la Constitution, suscitant de vives réactions dans le paysage politique.

« La question de la limitation des mandats présidentiels doit être abordée lors du prochain dialogue national et le nombre de mandats doit être réexaminé » avait déclaré Ould Bebana, ancien ambassadeur de Mauritanie au Qatar.

La Constitution n’est pas sacrée avait dit Bebana lors d’un événement politique local, critiquant vivement ce qu’il a appelé « le mépris des spécificités nationales et la nécessité de s’éloigner des modèles importés qui pourraient ne pas être compatibles avec les exigences de stabilité et la poursuite du développement de la Mauritanie ».

Ces déclarations ont coïncidé avec une tournée du Président mauritanien Mohamed Cheikh El Ghazouani dans les villes de l’intérieur, plus précisément au Gorgol, où il se trouve actuellement à la dernière étape dans la Moughataa de Monguel.

Son Excellence a rencontré les habitants pour discuter des enjeux du développement local. Toutefois certaines voix estiment que , cette tournée a été éclipsée par le débat sur la constitution et la limitation des mandats présidentiels, plusieurs personnalités politiques appelant le président à amender la constitution.

Toujours dans le cadre de cette polémique, l’ancien parlementaire mauritanien Dane Ould Outhmane avait déclaré lui aussi, lors d’une réunion en présence du Président Ghazouani, que « limiter les mandats présidentiels à deux n’était pas un choix judicieux », soulignant que « le peuple est l’arbitre ultime du choix de ses dirigeants, et aucune limite ne devrait être imposée à la volonté des électeurs ».

Le président mauritanien n’a pas commenté ces revendications, s’abstenant de les approuver ou de les rejeter, comme il n’a pas instruit ceux qui les véhiculent de ne pas s’adonner à cet exercice.

Il convient de noter que Son Excellence avait déclaré il y a quelques mois que le dialogue national envisagé « n’exclurait aucun sujet »,  rejetant pour la même circonstance toute discussion sur l’élection présidentielle de 2029, la qualifiant de « prématurée ».

Ces revendications ont suscité la colère de l’opposition et de certains pôles au sein de la Majorité présidentielle.

Le député d’opposition Mohamed Lemine Ould Sidi Maouloud a qualifié ces mesures d’« inconstitutionnelles ».

Et d’ajouter : «Parler de la volonté du peuple est irréaliste et extrêmement dangereux. Quiconque observe la fragilité des États qui nous entourent comprend la valeur de la stabilité et des transitions pacifiques du pouvoir, aussi imparfaites soient-elles. »

Et de poursuivre : « Personnellement, je suis certain que le président de la République ne mettra pas en péril la stabilité de son pays. Il est parfaitement au fait des questions militaires et sécuritaires et ne se laissera pas influencer par les appels individuels de ceux qui cherchent à s’implanter auprès de lui ou à consolider leur propre position, plutôt que de vouloir véritablement le soutenir et de le maintenir au pouvoir, et plus qu’ils ne se soucient de la sécurité et de la stabilité du pays. »

«La Mauritanie est un pays fragile, menacé par de nombreux problèmes tels que la drogue, les migrations, la pauvreté, l’ignorance et la fragmentation sociale », a affirmé Ould Maouloud, selon lequel, compte tenu du contexte régional, quiconque cherche à provoquer une nouvelle crise, surtout de cette nature, ne souhaite ni le bien du pays ni celui du Président, quelles que soient ses bonnes intentions.

De son côté, le diplomate mauritanien Mohamed Ould El Mounir a cosigné un article avec l’activiste politique Abderrahmane El Yessa, dans lequel ils affirment que « chercher à se maintenir au pouvoir en exploitant les failles juridiques et en mobilisant l’État profond et les réseaux de clientélisme n’est pas une option viable, mais une approche dépassée. »

L’article met en garde contre le franchissement des lignes rouges, soulignant que toute tentative de modifier la limitation constitutionnelle des mandats, quelles que soient sa forme, ses mécanismes ou ses justifications, saperait les fondements fragiles de l’État et compromettrait la légitimité même de l’autorité.

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