par Webmaster | 9 02 26 | Actualitès, Politique

J’ai parcouru rapidement l’ouvrage « L’Accusé n°4 » de Mohamed Abdallahi Ould Oudaâ, et je me permets d’en proposer un commentaire à la manière de celui qui découvre un livre à travers sa préface et les titres de ses chapitres, sans prétendre à une lecture exhaustive de l’ensemble.
L’ouvrage compte 399 pages, se distingue par une lecture aisée et un style fluide, et adopte une méthodologie claire : vingt chapitres, une conclusion, huit annexes, ainsi qu’une bibliographie comprenant 13 références.
J’ai eu l’occasion de travailler avec l’ingénieur Mohamed Abdellahi durant son mandat de ministre de l’Équipement et des Transports, et je témoigne — sans porter de jugement de valeur devant Dieu — de sa sagacité, de sa compétence, de son expertise dans les dossiers techniques, de sa modestie, de son assiduité à accomplir la prière à l’heure, ainsi que de son retrait occasionnel dans son bureau pour une retraite proche du recueillement spirituel, au cours de laquelle il accomplissait son wird. Dans ce contexte, la présence du chapelet apparaît comme un symbole révélateur, à la fois dans sa vie et dans son récit.
Le livre rapporte d’ailleurs un épisode plaisant : une conversation entre les accusés à propos des chapelets devenus des compagnons quotidiens en prison, davantage pour passer le temps que pour un usage strictement cultuel. Dans un moment de plaisanterie, l’un d’eux suggéra que l’accélération du procès ne pourrait se faire qu’à travers l’échange des chapelets, avant qu’l’un des présents ne surprenne l’assemblée en sortant le sien de sa poche, provoquant l’hilarité générale (p. 205). Une scène brève, mais révélatrice de l’esprit du livre et de sa capacité à saisir l’humain au cœur de l’épreuve.
Dans son ensemble, l’ouvrage apparaît comme un témoignage intellectuel et humain qui prend appui sur un parcours judiciaire complexe pour le transformer en matière de réflexion sur la justice, la responsabilité et le pouvoir. L’auteur n’écrit pas des mémoires au sens classique, mais livre une expérience personnelle conçue comme une porte d’entrée vers une compréhension plus large des mécanismes judiciaires, de la bonne gouvernance et du rapport entre l’individu, l’institution et l’État.
En retraçant le long cheminement d’un dossier judiciaire, le livre dévoile les détails du procès et les questions juridiques et éthiques qui l’ont accompagné, dans un récit calme et équilibré, éloigné de toute émotion excessive ou de toute volonté de règlement de comptes. Il met également en lumière l’expérience de la détention, non seulement comme une sanction, mais comme un temps de méditation et de remise en question, ayant suscité une conscience plus profonde des valeurs de probité, d’intégrité et du rejet du mensonge et de la trahison.
L’auteur souligne à plusieurs reprises que la reddition des comptes et le contrôle demeurent des conditions essentielles pour instaurer la confiance dans les institutions, à condition qu’ils reposent sur l’objectivité, la transparence et la compétence professionnelle. À ce titre, le livre dépasse le cadre de l’expérience individuelle pour livrer un message universel : les épreuves, aussi dures soient-elles, peuvent devenir des occasions de compréhension et de connaissance, et le pardon n’efface pas la vérité, mais l’élève.
Ainsi, par sa dimension documentaire, analytique et humaine, cet ouvrage s’inscrit parmi les livres qui enrichissent la bibliothèque, non seulement comme un témoignage d’époque, mais comme une contribution intellectuelle solide au débat sur la justice, la conscience et la responsabilité dans l’espace public.
Mohamed Mahmoud Jemal Mohamedou


par Webmaster | 9 02 26 | Actualitès, Politique, Tribunes

Le discours de Kaédi n’a pas laissé indifférent parce qu’il touche à l’histoire, à la mémoire et à l’unité nationale, trois sujets longtemps évités ou abordés avec prudence.
1.Un langage nouveau dans la forme.
Oui, il y a une rupture de ton, reconnaître publiquement que notre histoire comporte des « chapitres que nous aurions préféré ne jamais écrire », est inédit à ce niveau de responsabilité politique.
Jusqu’ici, le discours officiel privilégiait :
-soit le silence,
-soit l’évitement,
-une lecture sélective de l’histoire.
Admettre que toute l’histoire doit être regardée en face, sans tri, marque un pas symbolique important.
2.Une reconnaissance de l’histoire : un pas nécessaire.
Dire que « la force des nations se mesure à leur capacité à reconnaître leur histoire dans son intégralité » est une vérité universelle. Cela rejoint ce que font les nations matures :
●reconnaître les injustices,
●nommer les blessures,
●créer les conditions de la réparation et de la réconciliation.
Mais une question centrale demeure :
-Reconnaître comment ?
-Reconnaître pour faire quoi ?
Sans mécanismes clairs (vérité, justice, réparations symboliques ou institutionnelles), la reconnaissance peut rester déclarative, donc fragile.
3.Assumer courageusement notre responsabilité: un appel… mais à qui ?
C’est sans doute le point le plus sensible du discours.
Parler de responsabilité collective peut être :
soit un appel à une réconciliation nationale assumée, soit une manière de diluer les responsabilités historiques.
Dans toute histoire douloureuse, il y a des responsabilités différenciées :
■des victimes,
■des responsables,
■des institutions impliquées.
Sans cette clarification, l’appel au courage peut être perçu comme une invitation à tourner la page sans l’avoir lue jusqu’au bout.
4.L’unité nationale : un principe incontestable, mais exigeant.
Affirmer que « ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise » est un message positif et nécessaire, mais le vivre-ensemble ne se décrète pas, il se construit:
■ par l’égalité réelle,
■par la justice sociale,
■par la fin des discriminations structurelles,
■par une représentation équitable dans l’État et ses institutions.
Sans avancées concrètes, l’unité devient un slogan consensuel, souvent invoqué pour éviter les débats de fond.
Alors, sincérité ou discours comme tant d’autres ?
■Oui, ce discours est différent dans son ton et dans certains mots choisis.
■Oui, il ouvre une fenêtre politique et symbolique.
Il restera un discours tant qu’il ne sera pas suivi de :
●décisions politiques courageuses,
●réformes institutionnelles,
●actes de justice et d’inclusion mesurables.
La sincérité d’un discours se juge toujours après coup, à l’épreuve des actes.
Ce que nous devrions comprendre, en tant que citoyens:
■ne pas rejeter d’emblée ce discours : il crée un espace de débat.
■ne pas l’idéaliser non plus : le discours ne guérit pas les blessures.
■exiger que ces paroles deviennent : une politique publique, un agenda clair,
un engagement vérifiable.
Le discours de Kaédi peut être un tournant ou une occasion manquée, la différence se fera dans les actes, pas dans les applaudissements.
Ahmed Salem Deida
Expert en communication
par Webmaster | 8 02 26 | Actualitès, Politique

Il est indispensable aujourd’hui de renforcer le lien de citoyenneté et de le privilégier par-dessus tout, a déclaré aujourd’hui lors d’un meeting populaire dans la ville de Kaédi, le Président République. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani.
La construction de la nation et la réalisation des aspirations des peuples commencent par cet engagement national, a –t-il souligné.
Toujours selon lui, la Mauritanie est aujourd’hui un pays sûr et stable et les institutions de l’État fonctionnent régulièrement, appelant les citoyens à préserver cette stabilité par l’intérêt qu’ils doivent accorder à l’unité nationale, « le rempart inébranlable face à tous les défis et dangers, le fondement de la stabilité politique et sociale, condition première du développement et de la prospérité du pays ».
Le Président s’est engagé aussi à ne ménagerai aucun effort pour que tous les Mauritaniens puissent, à l’avenir, communiquer entre eux, quelle que soit la langue nationale utilisée, disant que le discours d’aujourd’hui sera accompagné d’une traduction.
Je vois devant moi des représentants de toutes les composantes de notre société, avec toutes ses catégories et ses diverses caractéristiques culturelles, unis par un lien national solide, une identité doctrinale unificatrice, et une histoire et un avenir communs, a-t-il ajouté.
C’est cette image que nous nous efforçons de consolider dans toutes les régions du pays, l’image d’un peuple uni, solidaire, confiant en sa capacité à construire une patrie qui offre à tous, dans le cadre de la démocratie, de la justice, des conditions de vie dignes, du développement et de la prospérité, a-t-il poursuivi.
Ci-après des extraits de cet important discours présidentiel :
« Je ne suis pas venu à vous aujourd’hui dans le cadre d’une échéance électorale, ni sous l’impulsion d’une crise ou d’une situation d’urgence. Je suis venu pour une communication directe, pour discuter avec vous de la situation générale du pays, pour m’enquérir, sur le terrain, de vos conditions et de vos problèmes, et pour écouter, surtout, vos opinions concernant les défis auxquels votre wilaya, et la nation en général, sont confrontées.
Vous êtes tous conscients, aujourd’hui, des nombreuses et diverses crises que traverse le monde : crises sécuritaires, économiques et environnementales. Parmi les répercussions les plus importantes de cette conjoncture internationale tendue sur notre environnement régional immédiat, nous observons la prolifération des conflits, du terrorisme et de la violence armée, qui sapent la sécurité, la stabilité et le développement. Cependant, notre pays a réussi, avec l’aide d’Allah, à maintenir sa sécurité et sa stabilité, et en nous appuyant sur la conscience des citoyens, la vigilance de nos forces armées et de sécurité, et notre bonne gestion du dossier sécuritaire.
Notre pays est aujourd’hui sûr et stable, et ses institutions fonctionnent convenablement. C’est une grande bénédiction pour laquelle nous remercions Allah, et nous devons la préserver par une vigilance et un travail continus.
L’un des éléments les plus importants qui protègent cette sécurité et cette stabilité est notre unité nationale, qui est notre rempart inébranlable face à tous les défis, le fondement de notre stabilité politique et sociale, et la condition première de notre développement et de notre prospérité.
Afin de renforcer cette unité, nous avons œuvré, dès le début de notre première mandature, à apaiser la scène politique, en éliminant les tensions, les conflits, les désaccords et les suspicions qui l’ont caractérisée pendant de nombreuses années, et dont les effets négatifs se sont propagés dans la vie sociale en général. À cette fin, nous avons adopté une approche d’ouverture et de concertation avec tous ; nous avons tenu des réunions avec les différentes parties, et avons lancé un processus préparatoire – dont les étapes sont sur le point d’être achevées -, pour la tenue d’un dialogue inclusif visant à construire un consensus général sur les grandes questions nationales.
Ce qui nous unit est bien plus profond et plus fort que ce qui pourrait nous diviser.
Nos différences sont, le plus souvent, des différences d’opinion, et non d’objectif. Nous voulons tous une Mauritanie unie, stable et progressiste, où règnent la justice, la liberté et l’égalité (..)
Je voudrais ici, vue son importance, aborder brièvement le concept d’unité nationale.
Nous sommes un peuple diversifié, qui considère la diversité des langues, du patrimoine culturel et des traditions comme une richesse qu’il s’efforce de préserver et de promouvoir. La différence, en ce sens, est un droit fondamental et inaliénable, mais elle ne donne pas lieu, en soi, à un autre droit, quel qu’il soit. Tous les droits, sans exception, ne peuvent être revendiqués qu’au titre de la citoyenneté.
Même si nous adoptons une discrimination positive pour une catégorie donnée, il s’agit d’une discrimination accordée en vertu de la citoyenneté, en soutien à des citoyens qui se trouvent dans une situation nécessitant un appui particulier, et cela n’a absolument aucun rapport avec une composante spécifique.
Si nous avions systématiquement et constamment fondé les droits sur la différence, de sorte qu’un tel droit soit accordé à cette composante parce qu’elle est différente, et un autre à une autre composante parce qu’elle est différente, nous nous serions exposés à trois risques :
1 – Nous serions passés d’un peuple diversifié, fondu dans une entité nationale commune, à de simples groupes se disputant les droits et se dérobant aux devoirs.
2 – Notre unité nationale n’aurait plus eu de sens ni d’effet réel.
3 – Notre État n’aurait plus eu de réelle chance de perdurer et de se maintenir.
Ces trois risques, sur lesquels je me suis arrêtés, ne peuvent être évités que par le lien de citoyenneté, que je vous ai si souvent invités, à de nombreuses reprises, à renforcer, à consolider et à placer, en rang et en considération, au-dessus de tous les autres liens. Car le fondement de l’État moderne et l’essence de l’unité nationale résident dans le lien de citoyenneté.
Par le renforcement de ce lien, j’entends l’enracinement de la force de notre appartenance à cette terre, le renforcement de notre engagement à y vivre ensemble, et l’intensification de nos efforts pour la développer et la promouvoir dans le cadre de l’égalité des droits et des devoirs.
Je n’ai ménagé aucun effort pour renforcer ce lien, afin de consolider notre unité nationale et notre cohésion sociale. Ainsi, nous avons œuvré pour changer les mentalités et dépasser les comportements obsolètes, combattre les préjugés, les stéréotypes et l’esprit sectaire et tribal destructeur, réduire les inégalités sociales et économiques et briser les barrières de classe.
Le travail, à ces différents niveaux, nous a permis de réaliser de nombreuses avancées, qui ont consolidé les acquis des efforts cumulés de nos générations successives, tout au long de l’histoire de notre pays.
L’histoire de notre pays, comme celle de tous les peuples, est pleine de pages lumineuses, et contient quelques passages que nous aurions souhaité ne jamais avoir été écrits.
La vie humaine, par nature, a ses bons côtés et ses erreurs. Il n’y a pas de composante, sociale ou régionale, qui n’ait pas blessée par une autre, et il n’y a pas de composante qui n’ait pas subi d’injustice ou ne l’ait pas elle-même exercée, soit sur une autre composante, soit sur certains de ses propres membres. Cependant, la force des peuples se mesure à leur capacité à reconnaître leur histoire, toute leur histoire, et à leur courage à surmonter ses moments difficiles, pour continuer à renforcer et à consolider le vivre-ensemble.
Combien de peuples ont vécu des tragédies profondes et des atrocités indescriptibles, puis se sont relevés, ont surmonté et ont continué à construire, à progresser et à se développer.
Il n’y a pas d’espoir pour un peuple qui accepte de rester prisonnier d’un moment particulier de son histoire, aussi douloureux soit-il.
Il est temps pour notre peuple d’assumer courageusement sa responsabilité envers son histoire, toute son histoire, et de faire preuve de volonté et de détermination pour construire un avenir commun, lumineux et prospère.
C’est pourquoi, je réaffirme, ici, la nécessité de renforcer le lien de citoyenneté et de le placer, en rang et en considération, au-dessus de toute autre considération.
C’est ainsi que les nations se construisent, et c’est ainsi que les aspirations des peuples se réalisent.
par Webmaster | 8 02 26 | Actualitès, Politique

Le parti du Front de la Citoyenneté et de la Justice “Jem’a” a organisé, ce samedi soir, dans la moughataa d’El Mina, dans la wilaya de Nouakchott Sud, un meeting populaire sous le slogan “La citoyenneté d’abord et la justice toujours”.
Dans son discours à cette occasion, le président du parti, M. Mohamed Jemil Mansour, a affirmé que le parti du Front de la Citoyenneté et de la Justice vise à rassembler tous les citoyens sur la base des valeurs de citoyenneté et de justice, soulignant le soutien du parti à Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, afin de poursuivre le processus de construction et de développement.
Il a souligné que le peuple mauritanien mérite une vie digne, la fourniture de services de base, leur rapprochement et la facilitation de leur accès.
Les intervenants, parmi les dirigeants et les membres du parti, ont exprimé leur attachement aux choix politiques du parti et leur soutien à ses objectifs.
par Webmaster | 8 02 26 | Actualitès, Politique

La vice-présidente de la région de Gorgol, Mme Agheila Djigo, a salué les progrès significatifs accomplis récemment dans la wilaya, y voyant le reflet de l’attention particulière portée au Gorgol par Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Dans un entretien accordé à l’Agence de presse mauritanienne (AMI), Mme Djigo a ajouté que les habitants de Gorgol sont habitués à ce que leur wilaya soit parmi les premières à bénéficier des grands programmes nationaux lancés par Son Excellence le Président.
Elle a souligné que la wilaya comprend des populations vulnérables et des zones qui souffrent depuis longtemps d’un manque d’infrastructures, ce qui confère aux programmes de développement qui lui sont destinés un impact direct et concret sur la vie des citoyens.
Elle a déclaré que l’École républicaine, inaugurée par Son Excellence le Président de la République dans la moughataa de Mbout, est une initiative louable et exemplaire, représentant une avancée majeure dans le domaine de l’éducation. Il s’agit d’un espace inclusif qui favorise la cohésion sociale, où les élèves reçoivent leur éducation dans un environnement fondé sur l’égalité et l’harmonie.
Elle a également souligné que parmi les réalisations au niveau de la wilaya figure le projet Aftout charghi, dont les première et deuxième phases sont désormais pleinement opérationnelles.
Elle a insisté sur le fait que ce projet essentiel a permis à la plupart des villages de la wilaya de bénéficier d’eau potable.
Elle a expliqué que le manque de points d’eau demeure un obstacle pour les villages qui n’ont pas encore accès à ce service, malgré les efforts considérables déployés pour garantir l’accès à l’eau à tous.
Elle a salué le Programme local de développement d’urgence pour ses projets de développement, qui contribueront à renforcer et à étendre les infrastructures et à rapprocher les services essentiels des citoyens.
Elle a affirmé que ce programme a grandement contribué à résoudre nombre de problèmes qui affectent les citoyens, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau et de l’enclavement.
Elle a ajouté que ce qui distingue ce programme, c’est sa vision claire et son caractère participatif. Chaque moughataa, commune ou même village est désormais informé des mesures qui seront prises pour son bien, notamment la construction d’écoles, de centres de santé, de dispensaires, de puits artésiens et de réseaux d’adduction d’eau. Cela a renforcé la confiance des citoyens dans l’action gouvernementale.
La vice-présidente de la région a souligné l’intégration de la dimension environnementale aux axes du programme d’urgence, en particulier face aux défis posés par les incendies. Elle a estimé que cette approche témoigne de l’exhaustivité du programme et de son engagement à répondre aux divers aspects du quotidien des citoyens.
Elle a indiqué que le programme a été élaboré à l’issue de nombreuses réunions réunissant walis, hakems, maires, élus et habitants, au cours desquelles tous les besoins ont été recensés.
Elle a insisté sur le fait que la plupart des doléances exprimées par les habitants ont été prises en compte dans ce programme, qui est à un stade avancé de sa mise en œuvre.
Elle a souligné que le projet sucrier de Foum Ghleita offrira de nombreuses opportunités d’emploi aux jeunes de la moughataa et de la wilaya en général, notant la nécessité de renforcer les programmes futurs, en particulier ceux destinés aux jeunes, qui représentent la pierre angulaire du développement et le fondement de la construction de l’avenir de l’État et de la nation.
par Webmaster | 7 02 26 | Actualitès, Politique

Madrid, devrait abriter, ce dimanche 8 février 2026, une réunion à huis clos à la demande des États Unis pour discuter du dossier du Sahara. Cette réunion regroupera autour de la même table le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario.
Chaque délégation comprendra trois membres. Le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie seront représentés par leur Ministre des Affaires étrangères, tandis que le Polisario par son représentant, Mohamed Yeslem Beissat. L’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU, Staffan De Mistura, devrait également participer à la réunion.
Cette réunion est organisée dans les locaux de l’ambassade des États-Unis à Madrid. Le choix de la capitale espagnole serait une décision pratique de la diplomatie américaine, et le gouvernement espagnol n’aurait pas été impliqué dans la préparation de la rencontre.
L’objectif serait de relancer le dialogue politique. Le plan marocain d’autonomie détaillé pour le Sahara Occidental que le Polisario continue de rejeter optant pour l’autodétermination serait au centre des discussions. Il s’agirait de la deuxième réunion de ce cycle, après une première à Washington il y a deux semaines, et avant une troisième prévue également à Washington.
Une réunion qui s’inscrit dans un contexte diplomatique particulier.
La récente résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU (31 octobre 2025) et une position commune de l’Union européenne ont reconnu la proposition d’autonomie marocaine comme une base sérieuse et crédible pour une solution politique.
Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, continue de réclamer un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui, considérant que le plan d’autonomie ne satisfait pas ce droit fondamental.
Par ailleurs, la tenue de cette réunion à Madrid intervient dans une période d’apaisement entre l’Espagne et le Maroc. En 2022, l’Espagne a rompu avec sa neutralité historique pour soutenir le plan d’autonomie marocain, ce qui a permis une normalisation de leurs relations.
Le plan, présenté à l’ONU le 11 avril 2007, propose de faire du Sahara Occidental une région autonome au sein du Royaume du Maroc. Son contenu s’articule autour de plusieurs grands principes.
– Gouvernance locale : Elle aurait son propre gouvernement, parlement régional et juridictions propres.
– Compétences étendues : L’autorité locale gérerait les affaires administratives, économiques, sociales, culturelles, le développement, la fiscalité et le budget régional.
– Constitution et souveraineté : Toutes les lois et décisions devraient être conformes à la Constitution marocaine. Le statut d’autonomie serait lui-même consacré par la Constitution.
– Attributs de souveraineté : Le Maroc conserverait le contrôle exclusif sur le drapeau, la monnaie, la défense nationale, la sécurité et les relations extérieures.
– Rôle du Roi : Le chef du gouvernement de la région serait investi par le Roi, après avoir été élu par le parlement régional.
Autres éléments clés du plan :
– Consultation référendaire : Le Maroc s’engage à organiser une « libre consultation référendaire des populations concernées » pour valider le statut final.
– Mesures d’apaisement : Le plan prévoit une amnistie générale et des mesures pour la réinsertion des personnes rapatriées.
Selon certaines sources, le Maroc arriverait à la réunion de Madrid avec une version actualisée et détaillée (environ 40 pages) de son plan d’autonomie. Ce document clarifierait les arrangements institutionnels et les mécanismes de gouvernance.
Que pensent le Front Polisario et l’Algérie.
Ils défendent le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, via un référendum incluant l’option de l’indépendance, promis par l’ONU en 1991.
Ils rejettent les négociations qui prendraient uniquement le plan d’autonomie marocain comme base, estimant que cela légitime une occupation. L’Algérie a vivement critiqué la résolution de l’ONU d’octobre 2025, la jugeant déséquilibrée et contraire au droit à l’autodétermination.
De son côté l’ONU considère toujours le Sahara Occidental comme un « territoire non autonome » dont le statut final doit être déterminé. La mission de paix de l’ONU sur place (MINURSO) a vu son mandat prorogé jusqu’au 31 octobre 2026 par la résolution 2797.
L’Envoyé spécial du Secrétaire général, Staffan de Mistura, a pour mandat de faciliter les négociations entre les parties. La résolution lui demande de le faire en se fondant sur le plan d’autonomie marocain.