par Webmaster | 5 04 26 | Actualitès, Politique, Sociétés
Le 31 mars 2026, le gouvernement mauritanien a annoncé une hausse des prix des carburants. Le gasoil est passé de 512 à 563 ouguiyas, soit une augmentation de 10 %. L’essence a grimpé de 511 à 589,7 ouguiyas, soit 15,3 %. Simultanément, plusieurs mesures d’accompagnement social ont été déployées. Le SMIG a été relevé à 50 000 ouguiyas. Un transfert direct de 30 000 ouguiyas a été accordé à 124 000 ménages. Une aide de 45 000 ouguiyas a été prévue pour les fonctionnaires percevant moins de 130 000 ouguiyas.
À première vue, il s’agit d’un ajustement calibré, accompagné, maîtrisé. Mais cette décision agit surtout comme un révélateur. Elle met à l’épreuve non seulement un équilibre économique fragile, mais aussi une organisation sociale profonde, faite de solidarités tacites, de compromis discrets et d’arbitrages que les statistiques ne capturent pas.
La question de l’adéquation se pose immédiatement. Le transfert de 30 000 ouguiyas couvre-t-il réellement le surcoût mensuel généré par la hausse pour un ménage médian dont le budget transport et alimentation absorbe déjà l’essentiel des revenus ? La réponse conditionne tout le reste. Si l’accompagnement compense, la réforme est équilibrée. S’il ne compense qu’en partie, il légitime politiquement une décision dont le coût réel est externalisé vers les ménages les plus contraints.
La crise énergétique actuelle s’inscrit dans un mouvement global. Depuis 2022, les tensions géopolitiques maintiennent les prix du pétrole à des niveaux élevés et volatils. Le FMI souligne que les pays importateurs nets d’énergie, en particulier en Afrique subsaharienne, subissent de plein fouet ces fluctuations. La Banque mondiale observe que ces chocs se diffusent rapidement dans les économies domestiques, en renchérissant les coûts de transport, puis les prix alimentaires.
Ces dynamiques ne s’appliquent pas à des sociétés abstraites. En Mauritanie, elles traversent des structures sociales spécifiques, où l’économie formelle ne dit pas tout.
Une part importante de la résilience des ménages repose sur des mécanismes parallèles. La famille élargie joue un rôle central. Les transferts de la diaspora complètent les revenus. L’informel absorbe les chocs. Ce système, souple et profondément enraciné, constitue depuis longtemps une réponse aux limites de la protection sociale institutionnelle.
Mais cette force est aussi une fragilité.
En Mauritanie, un revenu ne soutient pas un individu. Il soutient souvent plusieurs foyers, plusieurs générations, parfois plusieurs villages. Le fonctionnaire urbain finance les besoins d’un village. Le commerçant soutient une fratrie. Le jeune actif porte des responsabilités qui dépassent largement sa situation personnelle. La hausse des carburants ne se traduit donc pas uniquement par une augmentation des dépenses. Elle provoque une recomposition silencieuse des équilibres familiaux. Moins de transferts. Moins de déplacements. Des arbitrages plus contraints. Des renoncements discrets. Ces ajustements n’apparaissent dans aucun tableau macroéconomique, mais ils constituent le cœur vivant de la réalité sociale.
La Mauritanie présente une vulnérabilité structurelle particulière. Elle importe la quasi-totalité de ses produits pétroliers raffinés. Ses capacités de stockage restent limitées. Sa logistique est concentrée entre peu d’opérateurs. Toute variation des prix internationaux se transmet donc rapidement, presque mécaniquement, à l’économie nationale.
C’est ici que la question de la concentration du marché devient décisive, et qu’elle mérite d’être posée franchement. Le FMI recommande depuis plusieurs années de remplacer les subventions généralisées par des dispositifs ciblés. La Mauritanie s’inscrit dans cette trajectoire. Mais la libéralisation d’un marché concentré, sans renforcement préalable de la régulation, ne produit pas nécessairement une allocation efficace. Elle peut produire une rente. Lorsque quelques acteurs contrôlent l’approvisionnement, la logistique et la distribution, la suppression des subventions transfère le risque vers le consommateur final sans que la concurrence vienne en discipliner le prix. La question n’est pas théorique. Elle est au cœur de ce que la réforme produira réellement, au-delà de ce qu’elle annonce.
La réponse budgétaire de l’État est par ailleurs contrainte par des rigidités réelles. Le service de la dette et la masse salariale absorbent une part croissante des dépenses publiques, réduisant les marges d’ajustement disponibles. La loi de finances 2026 reflète ces tensions. Le Code général des impôts adopté en 2019 a modernisé le cadre fiscal, mais la question de l’élargissement de l’assiette reste ouverte. Une réforme qui renchérit les coûts pour les ménages sans élargir simultanément la base redistributive de l’État creuse l’écart entre l’effort demandé et la capacité à le compenser durablement.
La comparaison internationale permet de situer ces choix. Au Sénégal, les subventions énergétiques ont atteint jusqu’à 4 % du PIB entre 2022 et 2023, forçant un rééquilibrage progressif. Au Maroc, la suppression des subventions sur les carburants en 2015 s’est accompagnée d’un renforcement des investissements publics et d’une réforme fiscale visant à élargir l’assiette et à mieux redistribuer la charge. Ces expériences partagent une leçon commune : l’ajustement énergétique n’est soutenable que s’il s’inscrit dans un mouvement plus large de restructuration des finances publiques et de renforcement de la régulation.
Les contraintes régionales ajoutent une pression supplémentaire. Dans les pays de l’Alliance des États du Sahel, l’insécurité perturbe les circuits commerciaux et fragilise les échanges transfrontaliers. Pour les éleveurs mauritaniens, ces restrictions limitent les débouchés, réduisent les revenus et accentuent la dépendance à des marchés locaux saturés.
Dans les régions du Hodh El Chargui, du Hodh El Gharbi, du Gorgol, du Brakna et de l’Assaba, ces tensions prennent une forme concrète. La faible pluviométrie accroît les risques liés à la période de soudure. La hausse du carburant renchérit le transport des denrées. L’accès aux marchés devient plus coûteux. L’insécurité alimentaire progresse.
Le carburant, dans les zones rurales, n’est pas seulement un intrant économique. Il conditionne l’accès à l’eau, la mobilité du bétail, le fonctionnement des marchés hebdomadaires. Une variation de son prix modifie l’ensemble des équilibres locaux. Elle agit sur la production, sur la consommation, et sur la cohésion sociale de territoires déjà exposés.
À Nouakchott, la crise révèle une autre forme de dépendance. L’absence de transport public structuré, combinée à une urbanisation rapide, a produit un modèle fondé sur la mobilité individuelle. Cette organisation, viable dans un contexte de coûts énergétiques modérés, devient fragile dès que ces coûts augmentent. La consommation de carburant est difficilement compressible à court terme. Les ménages ajustent ailleurs, sur l’alimentation, sur la santé, sur l’éducation. Ces arbitrages restent invisibles, mais leurs effets s’accumulent et finissent par se lire dans les chiffres de la pauvreté.
Il faut ajouter à cela ce que les données ne mesurent pas directement. Le ressenti.
Une politique publique ne se juge pas uniquement à ses paramètres techniques. Elle se juge à sa lisibilité, à la perception qu’en ont les citoyens, à sa capacité à produire de la confiance. Lorsque les efforts demandés ne sont pas compris, ou ne sont pas perçus comme équitablement répartis, la contrainte économique peut se muer en tension sociale. La Mauritanie porte une histoire où la relation entre l’État et les citoyens a été traversée par des phases de distance, parfois de défiance. Toute réforme structurelle exige donc un travail d’explication, de présence, de pédagogie, qui ne se substitue pas à la décision mais lui donne sa légitimité dans la durée.
Le rôle de l’État ne se limite pas à ajuster les équilibres budgétaires. Il consiste à structurer un cadre collectif, à réduire la dépendance aux stratégies individuelles de survie, à investir dans des infrastructures qui diminuent les vulnérabilités, notamment le transport public, l’intégration des marchés ruraux et la sécurisation des circuits logistiques. Des initiatives émergent dans la gestion des déchets et la transition environnementale, témoignant d’une volonté réelle de transformation. Elles restent toutefois sectorielles. L’enjeu est désormais de les articuler dans une vision cohérente, capable de relier les politiques entre elles et de produire des effets concrets dans la vie quotidienne des citoyens.
La Mauritanie est à un point de bascule. Les instruments existent. Mais leur articulation, leur cohérence et leur capacité à être perçus comme un projet collectif détermineront si cette période est vécue comme une contrainte subie ou comme un tournant assumé.
La hausse des carburants, en ce sens, n’est pas un simple ajustement. Elle expose les limites d’un modèle dépendant des importations énergétiques, peu intégré territorialement, reposant largement sur des mécanismes sociaux informels et sur un marché de l’énergie insuffisamment régulé. Elle pose une question que les chiffres seuls ne peuvent pas trancher. Comment répartir l’effort de manière perçue comme juste ? Comment reconstruire la confiance entre l’État et la société ? Comment passer d’une logique d’adaptation individuelle à une logique de structuration collective ?
La Mauritanie ne fait pas face à une crise isolée. Elle fait face à une convergence de contraintes, énergétiques, budgétaires, sociales, territoriales, qui appellent une réponse à la même échelle.
Ce qui se joue ici dépasse le prix du gasoil. C’est la question de savoir quel modèle de développement la Mauritanie choisit, et pour qui.
Mansour LY
Juriste-Consultant-Analyste Politique
par Webmaster | 2 04 26 | Actualitès, Politique
Le Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul) a critiqué la décision du gouvernement mauritanien d’augmenter les prix du carburant, arguant que cette mesure aggrave les difficultés des citoyens déjà confrontés à un coût de la vie élevé et à une baisse du pouvoir d’achat.
Le parti a réaffirmé dans un communiqué publié hier mercredi 1er avril courant, son rejet de cette augmentation en raison de son impact direct sur les coûts de transport et l’accès aux produits de première nécessité.
Ces hausses alourdissent davantage le panier de la ménagère et affectent considérablement les familles, en particulier les plus vulnérables, souligne le parti.
Tawassoul a également critiqué l’indifférence du gouvernement face à la conjoncture économique difficile et à la recrudescence de la pauvreté et du chômage, appelant à une révision de la décision et à une augmentation des subventions afin de mieux servir les intérêts des citoyens.
Le parti a souligné par ailleurs la nécessité de renforcer la transparence et de lutter contre la corruption, d’ouvrir une enquête sur la gestion du secteur des carburants et d’engager un dialogue constructif avec les acteurs politiques et économiques afin de trouver des solutions durables à la crise.
Le maintien de telles décisions pourrait entraîner une augmentation des troubles sociaux et saper la confiance entre les citoyens et l’État, a poursuit Tawassoul, selon lequel, la dignité des citoyens doit rester une priorité dans les politiques publiques.
par Webmaster | 31 03 26 | Actualitès, Politique, Tribunes
Dans les limites de ce qui est imposé par le devoir de réserve, par les impératifs de la responsabilité morale et du devoir professionnel on pourra dire avec force que le rendez-vous du dialogue national offre l’opportunité de confirmer la consolidation de l’État de droit et le renforcement des prérogatives du système judiciaire et en particulier «l’indépendance du pouvoir judiciaire et l’affirmation de ses mécanismes ». Ce qui suscite, à notre avis, quelques réflexions.
Premièrement, en plus de la franche reconnaissance de la faiblesse du pouvoir judiciaire, par rapport aux autres pouvoirs constitutionnelles, préalable indispensable, la solution réside dans la nécessité du tamisage et de la réforme du secteur, à travers l’action professionnelle forte pour que cette autorité constitutionnelle bénéficie, selon les formes requises, de toutes ses compétences, notamment celles qui ont été pendant longtemps mises à l’écart et sans justification convaincante.
De façon à relever les différents défis qui se dressent devant la construction effectif de l’État de droit et d’institutions fortes, qui constituent le socle de la démocratie et la base de l’attrait des investissements étrangers.
La possibilité de construire un État moderne est à notre portée aujourd’hui plus que jamais auparavant.
Deuxièmement, la justice mauritanienne a obtenu des résultats significatifs tangibles et franchi d’importantes étapes à travers les garanties juridiques des mécanismes judiciaires compétents pour le renforcement et le respect des droits de l’homme, en particulier la lutte contre les différents aspects de l’esclavage et de ses séquelles, Traite des personnes et l’Immigration illicite en vertu de l’arcanal juridique national et international.
Troisièmement, les différents acteurs et les parties au dialogue prévu, y compris le gouvernement, les politiciens et les organes de la société civile, n’ignorent pas la nature et le statut du pouvoir judiciaire au sein des systèmes démocratiques issus des différentes constitutions.
Ainsi, tous comptes faits, ils reconnaissent le statut du pouvoir judiciaire, le respect de son indépendance et la consolidation de son autorité.
Par conséquent, le pouvoir judiciaire ne doit pas être à la merci de toute partie, quelle que soit sa nature, qui pourrait le circonscrire ou limiter ses pouvoirs constitutionnels consacrés par la constitution.
En conclusion,l’évolution actuelle positive des États modernes se mesure par le degré de l’indépendance et le professionnalisme de leur justice respectives.
Par le Magistrat Sidi Mohamed Ould Cheina
par Webmaster | 31 03 26 | Actualitès, Politique
La Mauritanie a célébré aujourd’hui lundi 30 mars 2026, au Centre international de conférences “Mokhtar Ould Daddah” à Nouakchott la journée internationale du “Zéro Déchet”, sous le slogan : “Mauritanie… Zéro Déchet”.
Supervisée par la ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Mme Messouda Baham Mohamed Laghdaf, cette commémoration organisée sous sous le haut patronage de la Première Dame, Dr Mariem Mohamed Fadel Dah, a été marquée par une forte mobilisation du gouvernement.
Les ministres de la Santé, M. Thiam Tidjani, des Mines et de l’Industrie, M. Edy Ould Zein, ainsi que du ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur chargé de la Décentralisation et du Développement Local, M. Yacoub Ould Salem Vall étaient en effet présents à cet événement auquel avaient également pris part la présidente de la région de Nouakchott.
L’organisation de cet événement s’inscrit dans le cadre des efforts du ministère de l’Environnement et du Développement Durable pour promouvoir une approche globale de gestion des déchets, axée sur la réduction de leur production à la source, la valorisation des ressources et l’ancrage des principes de l’économie circulaire, tout en mobilisant les citoyens et sensibilisant les différents acteurs à l’importance de réduire les déchets et de renforcer la durabilité environnementale en Mauritanie, indique-t-on.
“Mauritanie Zéro Déchet” n’est pas qu’un slogan, mais au contraire un engagement quotidien et un comportement civique qui reflète une conscience collective et une responsabilité envers la patrie et les générations futures, a déclaré à cette occasion Mme Messouda Baham, insistant sur le soutien total de la Première Dame à cette initiative, et en appelant tous à s’engager activement pour sa réussite.
Cette occasion représente un moment important, surtout qu’elle coïncide avec le lancement officiel de l’initiative “Mauritanie Zéro Déchet”, a indiqué pour sa part, le coordonnateur résident des Nations Unies en Mauritanie, M. Antonio Araniba, selon lequel, elle s’inscrit dans le cadre des efforts gouvernementaux visant à développer le système de gestion des déchets, notamment en application de la nouvelle loi sur les déchets solides et de la stratégie nationale pour l’environnement et le développement durable (2026-2030), avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Cette initiative vise à réaliser une mobilisation nationale autour des questions de gestion durable des déchets, à renforcer les partenariats entre les différents acteurs, et à mettre en lumière les opportunités économiques liées au recyclage.
La cérémonie a également été ponctuée de présentations visant à sensibiliser sur l’importance de la protection de l’environnement, les moyens de réduire les déchets et de les gérer correctement, ainsi que sur les dangers de certains types de déchets et la nécessité de les éviter.
Les ministres présents ont effectué une visite de l’exposition organisée en marge de l’événement, où ils ont pu observer l’engagement des industries locales en faveur les normes de sécurité environnementale.
par Webmaster | 30 03 26 | Actualitès, Politique
Le parti du Front de la Citoyenneté et de la Justice (FCJ) a organisé aujourd’hui dimanche 29 mars courant à Nema un meeting populaire sous le slogan: “Le Front de la Citoyenneté et de la Justice s’établit avec ses masses dans le Hodh Chargui”.
Le parti vise à unir les citoyens sur la base des valeurs de citoyenneté et de justice sociale, a déclaré à cette occasion, le président du parti Mohamed Jemil Mansour.
Jemil a insisté également sur son soutien au Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en reconnaissance de ce qu’il a appelé « les réalisations accomplies.
Mansour a salué par ailleurs ce qu’il a décrit qualifié de poursuite du processus de construction et de développement global.
Il s’est appensati par la suite sur les grandes lignes du projet du parti, mettant en avant ses piliers nationaux et sa vision du rôle qu’il aspire à jouer sur la scène politique.
De leur côté, les intervenants parmi les dirigeants du parti ont réaffirmé leur adhésion à ses choix, annonçant le lancement d’une campagne d’adhésion au parti dans la wilaya du Hodh Chargui et le début de la formation des structures locales.
Le meeting a été suivi par un certain nombre de militants du parti et d’acteurs locaux.
par Webmaster | 26 03 26 | Actualitès, Politique
La troisième réunion des commissions nationales chargées de la gestion des frontières entre la Mauritanie et le Sénégal s’est ouverte hier mercredi 25 mars courant, dans la capitale mauritanienne Nouakchott.
Cette réunion vise à jeter les bases d’une coopération exemplaire et à poursuivre le dialogue constructif entre les deux pays en renforçant le cadre institutionnel de la gestion des frontières, la coopération en matière de sécurité, l’échange d’informations, l’harmonisation des points de passage frontaliers, la lutte contre la contrebande et l’immigration clandestine, la promotion du développement économique et social dans les zones frontalières et la mise en œuvre effective d’une commission technique mixte chargée de la délimitation des frontières.
Les deux parties s’efforceront, à travers la session actuelle, d’évaluer les progrès accomplis, d’identifier les défis existants et de tracer de nouvelles perspectives pour une gestion conjointe, sereine et efficace de leur espace frontalier commun, a précisé à cette occasion, le ministre de l’intérieur, de la décentralisation et du Développement local.
Le bassin du fleuve Sénégal, qui constitue un espace de vie commun et regorge de grandes opportunités, est en même temps confronté à des défis majeurs tels que la vulnérabilité face aux changements climatiques, les risques d’inondations et de sécheresse, les pressions liées à l’immigration et les différentes formes de criminalité transfrontalière, a souligné quant à lui, le directeur général de l’administration régionale au ministère de l’Intérieur, Zayed Ledhan Ould Val Oumou.
Face à ces défis, la Mauritanie et le Sénégal ont opté pour une approche avisée, fondée sur la coordination, la solidarité et le réalisme, et s’appuyant sur le dialogue, la concertation et l’action commune, ainsi que sur la participation des autorités locales, des forces de défense et de sécurité et des communautés locales, compte tenu de leur rôle essentiel dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix, a-t-il souligné.
Cette commission constitue un outil opérationnel essentiel pour mener à bien les travaux de redéfinition et de matérialisation des frontières, renforcer la coordination entre les administrations sectorielles des deux pays, améliorer la surveillance et la sécurité transfrontalières, et promouvoir les initiatives de développement local communes, a précisé de son côté, le général Cheikh Mohamedou Lemine Boukounta Camara, chef de l’état-major particulier du président sénégalais et président de la Commission de gestion des frontières sénégalaises.
Toujours selon lui, la mise en œuvre de cette approche prouve, s’il en fallait une preuve, que les frontières qui nous unissent ne sont pas une ligne de démarcation, mais un lien, un espace de circulation, d’échanges et d’intégration économique, ainsi que des liens culturels et familiaux profondément enracinés.
La frontière commune entre les deux pays constitue, outre ce qui précède, un patrimoine commun qu’il nous incombe de préserver et de valoriser en intensifiant et en renforçant la coopération transfrontalière et en contribuant à l’intégration régionale, à la cohésion sociale et au développement durable de nos sociétés, a-t-il ajouté.