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La Présidence mauritanienne a procédé hier mardi 17 mars courant, par décret présidentiel à un remaniement partiel du gouvernement, touchant trois portefeuilles ministériels dont ceux des mines, de la santé et de l’agriculture. .

Le ministre des Mines et de l’Industrie, Thiam Tidjani, a été nommé ministre de la Santé et a été remplacé par Eddi Ould Zein, ancien ministre, qui fait ainsi son retour au sein du gouvernement.

De son côté, Mohamedou Ould Mhaïmid, ancien ministre et ex-conseiller à la Présidence de la République, a intégré le gouvernement en tant que ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.

Mohamed Mahmoud O. Ely Mahmoud quitte le gouvernement où il détenait le portefeuille de la santé et Sid’Ahmed O. Bouh quitte lui aussi le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire

Il s’agit du deuxième remaniement partiel en six mois de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Mokhtar Ould Diay. Le précédent, intervenu le 18 septembre 2025, avait concerné onze ministères

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Nouvelles tensions entre la Mauritanie et le Mali

Ces nouvelles tensions font suite à un communiqué de l’armée malienne affirmant que deux de ses soldats, retenus en otage, se sont évadés d’un camp de réfugiés situé en territoire mauritanien, une version que Nouakchott rejette avec la plus grande fermeté.

Selon le Mali les deux soldats  ont réussi à s’évader d’un camp de réfugiés en Mauritanie dans la nuit du 13 au 14 mars 2026 .

Les deux militaires avaient été enlevés le 9 octobre 2025 sur le fleuve Niger alors qu’ils étaient en permission.
L’évasion a été possible grâce aux opérations de l’armée malienne le long de la frontière. Les deux soldats ont regagné le territoire malien .
Devant ces affirmations, la Mauritanie a exprimé sa « stupéfaction » et son « indignation » face à ces accusations, les jugeant « totalement infondées » et « profondément offensantes » .
Le Camp de M’Berra au Cœur de la Controverse est situé dans le sud-est de la Mauritanie, à environ 50 km de la frontière avec le Mali .
La Mauritanie rappelle que ce camp, qui accueille environ 160 000 personnes selon l’UNHCR, est sous la supervision constante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et de nombreuses organisations humanitaires internationales . Nouakchott souligne que des membres du gouvernement malien ont eux-mêmes visité ce camp par le passé et en avaient salué la gestion .
Pour la Mauritanie, l’idée que des groupes terroristes puissent détenir des otages dans un lieu aussi surveillé est « incompatible avec les mécanismes de contrôle en place » . Le gouvernement mauritanien estime que ces accusations, formulées sans preuve et sans consultation diplomatique préalable, constituent une atteinte à son image et à sa souveraineté .
Malgré la vivacité de la réaction mauritanienne, Nouakchott semble vouloir privilégier la voie diplomatique pour désamorcer la crise.Tout en dénonçant des accusations « offensantes », la Mauritanie réaffirme son attachement à des « relations de bon voisinage » et à la « cohésion entre les deux peuples » . Elle appelle Bamako à « privilégier les canaux diplomatiques » pour traiter les questions de sécurité commune . Cependant, elle prévient qu’elle se « réserve le droit d’activer toutes les dispositions nécessaires pour défendre son image et sa souveraineté » si de telles accusations venaient à se répéter .
Cet incident illustre les défis de la coopération sécuritaire au Sahel, où les pays doivent lutter contre la menace terroriste tout en gérant des sensibilités politiques et des crises humanitaires complexes, notamment le sort des nombreux réfugiés .
L’avenir proche dira si le dialogue permettra de surmonter cette crise ou si les relations entre les deux voisins vont se tendre davantage.

Texte du Communiqué du Ministère Mauritanien des Affaires étrangères:

« Le Gouvernement de la République islamique de Mauritanie vient de prendre connaissance, avec stupéfaction et indignation, du communiqué publié par l’état-major des forces armées maliennes (FaMa), affirmant que des militaires maliens détenus par des groupes terroristes auraient réussi à s’échapper d’un camp de réfugiés situé sur notre territoire.

La Mauritanie rejette, avec la plus grande fermeté, ces accusations totalement infondées et profondément offensantes. De telles affirmations, émises sans la moindre preuve ni consultation préalable par les canaux appropriés, caractérisent une démarche indécente qui ne saurait être tolérée.

La Mauritanie rappelle que le camp de M’Berra accueille des dizaines de milliers de Maliens et d’autres nationalités, depuis près d’une trentaine d’années. Le lieu a toujours été placé sous la supervision permanente du Haut‑Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et de nombreuses organisations humanitaires internationales et ONG indépendantes. L’ensemble des acteurs de la solidarité disposent d’un accès permanent à l’emprise où ils assurent un suivi quotidien des conditions de sécurité et de vie, de déplacés en hausse constante.

Le dispositif a reçu la visite des ministres de l’actuel gouvernement malien, de manière transparente et en présence de la presse. Ils ont loué tant le professionnalisme des services locaux que l’hospitalité des populations hôtes. La règle établie depuis trois décennies protège toute personne secourue tant qu’elle s’abstient de conduire une action hostile à la paix, de part et d’autre de la frontière.

Dès lors, laisser entendre que des groupes terroristes pourraient y détenir des personnes relève d’une accusation grave. La réfutation de celle-ci constitue une évidence, au regard de l’expérience des relations fraternelles entre la Mauritanie et le Mali.

Malgré la gravité et la complexité de la situation sécuritaire dans notre sous région et la pression associée, la Mauritanie a toujours misé sur la retenue, l’esprit de responsabilité et le sens de l’apaisement. Aussi, préfère-t-elle la voie du dialogue direct et des échanges diplomatiques avec les autorités du Mali frère, afin d’éviter l’escalade et de préserver la cohésion des deux peuples.

Dans ce contexte, les accusations aujourd’hui alléguées sans preuve aux dépens de la Mauritanie suscitent autant la perplexité que la déception.

Fidèle aux préceptes de l’islam, aux traditions africaines et aux valeurs universelles de solidarité et de fraternité, la Mauritanie ne peut accepter que son engagement soit questionné sur la base de déclarations infondées.

Le Gouvernement mauritanien appelle, son homologue du Mali, à assumer ses responsabilités, observer davantage de rigueur dans ses communications officielles et l’invite à privilégier les canaux convenus, en conformité aux usages de la politique extérieure. Ainsi se règlent, sans surenchère, les questions sensibles de sécurité et de gestion des défis communs.

La Mauritanie demeure attachée à des relations de bon voisinage et de coopération multidimensionnelle avec la République sœur du Mali. Cependant, elle se réserve le droit d’activer toutes les dispositions requises, afin de défendre son image, sa souveraineté et la vérité factuelle ».

France-à la croisée de deux cultures …reconduction de la franco-mauritanienne Mame Mariem Tamara-Varin

Félicitations à Mame Mariem Tamara-Varin pour sa reconduction à son poste. Ce renouvellement témoigne de la confiance renouvelée en son engagement et consacre un parcours marqué par le sérieux, la constance et le sens du service.

Franco-mauritanienne, elle incarne avec élégance ce lien vivant entre deux cultures qui se rencontrent et s’enrichissent. Par son travail et sa détermination, elle contribue à faire rayonner cette double appartenance avec fierté, au service du dialogue, de l’excellence et de l’ouverture.

Fille d’Abderrahmane Watt, ancien cadre du ministère des Finances et précurseur dans le domaine du recyclage et de la formation professionnelle continue des fonctionnaires en Mauritanie, Mariem Tamara-Varin est aujourd’hui maire de Yèbles.

Je l’ai rencontrée en décembre 2015 à Paris, lors d’un stage de perfectionnement organisé au sein de CAPER , l’établissement de formation qu’elle représentait. J’ai pu alors apprécier son engagement en faveur de la formation, du partage d’expériences et du rapprochement des compétences.

La Mauritanie comme la France peuvent se réjouir d’un parcours inspirant. Tous nos vœux de succès pour la poursuite de cette belle mission.

Ahmed Mahmoud Jemal Ahmedou

Jeudi 12 mars 2026, une date en noir dans les archives mauritaniennes des droits de l’homme.

En effet, en ce jour est parti, à l’âge de 80 ans, un homme qui a consacré sa vie à la lutte contre l’esclavage, sous toutes ses formes, et pour une Mauritanie égalitaire où chaque citoyen jouit de sa liberté, de ses droits civiques, avec la capacité d’assumer ses responsabilités dans la dignité et à participer à la construction d’un pays démocratique et uni. Je me rappelle de sa réponse à un grand journaliste sénégalais, feu Babakar Touré de Sud-hebdo, qui lui posa une question sur ses choix politiques quant aux communautés en présence en Mauritanie : « la couleur de ma peau n’est pas un programme politique », rétorqua-t-il: pour signifier que la politique n’a rien à voir avec l appartenance ethnique mais plutôt les choix,économique,social, culturel etc….

Sur le plan professionnel, Boubacar Messoud fut un brillant ingénieur architecte. Avant d’intégrer la Fonction publique, il dirigea, avec son ex-épouse, Maria Christina Martinoli un cabinet qui assura la conception de deux œuvres architecturales de l’époque, en l’occurrence le siège de la Caisse nationale de sécurité sociale et la Cité haut standing de SOCOGIM Tevragh-Zeina, pour ne citer que ces réalisations.

Dans le secteur public, Boubacar Messaoud assuma de hautes fonctions administratives, notamment le poste de Directeur général de la SOCOGIM et celui de Directeur des Infrastructures au ministère de l’Equipement puis conseiller du ministre Tous les collaborateurs et cadres supérieurs ayant travaillé avec lui témoignent de sa probité morale, intellectuelle et matérielle ainsi que techniques et professionnelles A ce propos, je citerai le témoignage d’un haut cadre de la Socogim de l’époque, feu Sidamine Ould Ahmed Challa, qui m’avait dit toute l’estime et la considération qu’il avait pour lui, soulignant son intégrité morale et matérielle, ainsi que son honnêteté politique.

Ma première rencontre avec Boubacar eut lieu en janvier 1979, lors du premier Congrès du mouvement El Hor, après sa constitution chez lui au PK 7. Nous avons été cooptés tous les deux, aux côtés d’autres camarades, à la direction du Mouvement au sein duquel nous avons toujours travaillé la main dans la main et vécu toutes les péripéties ensemble, y compris les arrestations, la prison et le procès de Rosso. A la sortie de prison, nous avons continué le travail en semi-clandestins, puisque connus de tout le monde, surtout de la police. Ensuite, nous avons appartenu à la Commission nationale du Volontariat et à ses démembrements, mais pas aux Structures d’éducation des masses. Côte à côte, nous avons coordonné notre activité avec les mouvements dits progressistes dans la préparation du Congrès de l’UTM et celui des étudiants mauritaniens.

C’est avec l’avènement de la démocratie que nos chemins se sont séparés, lui dans un groupe qui avait rejoint le FDUC, et moi dans un autre ayant choisi de participer à la constitution du PRDS. Séparés par une différence de visions, nous sommes restés amis et on se rendait visite dans le respect des bienséances.

Cette photo est l’une de nos dernières rencontres.

En cette douloureuse occasion, je présente mes condoléances les plus profondes et attristées à à tous les mauritaniens en général et singulièrement à ceux épris de paix et de justice ainsi qu’à toute la famille du défunt

Je prie Allah le tout puissant de l accueillir en son saint paradis

Boidiel Ould Houmeid

Vibrant hommage à la légende dont le combat fut celui de la lumière contre l’obscurité

Des hommages aussi vibrants et beaux les uns que les autres, faits à la suite du décès de la légende et pacifique défenseur des droits de l’homme en général et de l’esclavage en particulier, en l’occurrence le président de SOS-Esclaves feu Boubacar Ould Messaoud, continuent d’inonder les réseaux sociaux.

Ahmed Ould Khattry, vient de publier un qui ne laisse pas indifférent, en raison de sa pertinence et sa fidélité pour présenter un portrait digne de cette icone qui a marqué la lutte engagée et sincère, refusant d’en faire un fonds de commerce et de s’aliener pour une cause qu’il a défendue avec courage, patience et fermeté jusqu’au dernier soupir.

Ci-après l’hommage touchant de Khattry :

Il est des hommes dont la disparition n’est pas seulement la perte d’une personne.

C’est la disparition d’une conscience.

C’est le silence d’une voix qui refusait l’injustice.

C’est une page de l’histoire morale d’un pays qui se tourne.

Aujourd’hui, la Mauritanie pleure l’un de ces hommes.

Un militant anti-esclavage courageux.

Un défenseur infatigable des droits humains.

Un homme qui n’a jamais marchandé sa conscience.

Il n’a jamais choisi la facilité.

Il a choisi la justice.

Il n’a jamais choisi le bruit des tribunes populistes.

Il a choisi la dignité du combat sincère.

Il n’a jamais choisi la division des Mauritaniens.

Il a choisi l’unité de notre nation.

Architecte et ingénieur compétent, il fut aussi un bâtisseur de conscience.

Directeur général de la puissante SOCGIM, il aurait pu choisir la tranquillité du pouvoir et les privilèges du silence.

Mais il a choisi l’honneur.

En 1990, lorsqu’avec quelques cadres courageux il signa la lettre ouverte appelant à l’instauration de la démocratie, il savait ce que cela lui coûterait.

Et cela lui coûta son poste.

Il perdit une fonction.

Mais il gagna l’estime de l’histoire.

Sa vie fut marquée par trois qualités rares :

la sobriété dans la vie,

la droiture dans les principes,

et le courage dans les positions.

Jamais il ne chercha à salir son pays à l’étranger pour exister politiquement, comme certains ont choisi de le faire.

Il croyait profondément que les blessures d’une nation doivent être guéries par ses propres enfants, dans la dignité et la responsabilité.

Il dénonçait l’injustice, oui.

Mais il refusait la haine.

Il combattait l’oppression, oui.

Mais il rejetait la division.

Il croyait en une Mauritanie réconciliée avec elle-même, où toutes ses composantes vivent dans la justice, la dignité et le respect mutuel.

À son épouse bien-aimée, notre sœur Malouma,

à sa famille,

à ses compagnons de lutte de SOS-Esclaves,

aux opprimés qu’il a défendus toute sa vie,

et à toute la Mauritanie,

j’adresse mes condoléances les plus attristées.

Les hommes passent.

Les valeurs demeurent.

Et les nations se construisent grâce à ces consciences droites qui refusent de se taire face à l’injustice.

Qu’Allah, le Tout-Puissant, l’entoure de Sa miséricorde,

l’accueille dans Son vaste paradis

et accorde patience et réconfort à ses proches.

La Mauritanie perd aujourd’hui un homme.

Mais elle gagne un exemple.

Un exemple de courage.

Un exemple d’intégrité.

Un exemple d’amour sincère pour la patrie.

Et les exemples, eux, ne meurent jamais.

AHMED KHATTRY

Iftar présidentiel à Atar : un témoignage de reconnaissance professionnel du Président des sacrifices des forces armées et de sécurité

Le Président de la République et, Commandant Suprême des Forces Armées, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a partagé, ce jeudi soir 12 mars courant au  siège de l’Académie Militaire Interarmes à Atar, l’Iftar du Ramadan avec les membres des Forces Armées et de Sécurité de la garnison de la ville.

Cette participation est une reconnaissance des efforts et des sacrifices déployés par les formations et les écoles militaires de la garnison pour assurer la sécurité et la stabilité, a indiqué à cette occasion le Président.

Cette visite intervient aussi pour qualifier et former des cadres militaires dotés d’expérience et de compétences., indique-t-on.

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