par Webmaster | 10 04 26 | Actualitès, Politique
Maître Mohamed Talibna, président du parti El-Islah, était récemment l’invité de l’émission “Dialogue” diffusée sur la chaîne Sahara 24.
Tout au long de cette intervention, il a démontré une grande maîtrise de la communication politique, répondant avec clarté et sérénité aux différentes questions du journaliste. Il a su éviter les pièges classiques visant à l’entraîner dans des conflits ou des polémiques entre acteurs politiques, privilégiant une posture mesurée et constructive.
Abordant le processus de dialogue national, le président d’El-Islah a exprimé des réserves quant au rôle du coordinateur Moussa Fall, estimant que ses comptes rendus manquaient de neutralité. Par ailleurs, il a souligné que la participation de Biram Dah Abeid aurait constitué une réelle valeur ajoutée au dialogue inclusif, compte tenu de son poids électoral lors des dernières élections présidentielles.
Il convient également de rappeler que le parti El-Islah se distingue comme le seul à avoir proposé une analyse approfondie en 20 points des principales problématiques nécessitant une prise en compte dans le cadre de la refondation du pays.
Enfin, selon Maître Mohamed Talibna, le contexte actuel marqué par des crises géopolitiques et géostratégiques majeures à l’échelle mondiale impose de prioriser les enjeux liés à la survie des populations. À ses yeux, ces urgences devraient primer sur un dialogue dont les thématiques ne répondent pas nécessairement aux priorités immédiates des citoyens.
Ahmed Salem Deida
par Webmaster | 10 04 26 | Actualitès, Politique, Sociétés
Le Député Yahya Ould Loud a condamné avec fermeté et dénoncé ce qu’il a appelé « le traitement illégal et dégradant infligé par les autorités mauritaniennes aux citoyens expulsés des États-Unis, placés en détention dès leur arrivée à l’aéroport et privés de leur liberté sans aucun fondement juridique clair.
Le citoyens interpellés aujourd’hui (NDLR hier jeudi 9 avril) avaient été conduits par la suite au siège de l’Office central de lutte contre la cybercriminalité et traités comme des criminels sans inculpation ni justification légale, indique le parlementaire dans un communiqué dont ci-après l’intégralité : .
Je condamne fermement et dénonce avec la plus grande véhémence le traitement illégal et dégradant infligé par les autorités mauritaniennes aux citoyens expulsés des États-Unis, placés en détention dès leur arrivée à l’aéroport et privés de leur liberté sans aucun fondement juridique clair.
Le citoyens interpellés aujourd’hui (NDLR hier jeudi 9 avril) avaient été conduits par la suite au siège de l’Office central de lutte contre la cybercriminalité et traités comme des criminels sans inculpation ni justification légale.
Les événements, au cours desquels quatre jeunes mauritaniens arrivés à 19h00 par un vol Royal Air Maroc ont été interpellés et maintenus en détention provisoire, constituent un dangereux précédent et une violation flagrante des droits constitutionnels garantis à tout citoyen, notamment le droit à la liberté, à la dignité et à la protection contre les arrestations arbitraires.
Je rejette catégoriquement cette approche qui criminalise les citoyens en raison de leur situation migratoire ou de leurs opinions supposées.
J’affirme que traiter nos concitoyens de la sorte constitue une grave atteinte à l’État de droit, perpétue une logique d’arbitraire et de discrimination et sape la confiance entre les citoyens et les institutions de l’État. Par conséquent, j’exige :
• La libération immédiate et inconditionnelle de tous les citoyens détenus sans fondement juridique.
• Une explication officielle et urgente du fondement juridique de ces agissements.
• Une enquête transparente sur ces pratiques et la mise en cause des responsables.
• Des garanties que de telles violations ne se reproduiront pas et que les droits des citoyens rentrant chez eux seront respectés.
J’annonce également que je soumettrai demain matin une demande d’interrogatoire parlementaire urgente à Son Excellence le Ministre de l’Intérieur, afin de l’interroger sur ces pratiques graves et leur légalité, et d’exiger que le gouvernement assume pleinement ses responsabilités en matière de protection des droits des citoyens et de préservation de leur dignité.
Député : Yahya Ould Loud
Date : 9 avril 2026
par Webmaster | 10 04 26 | Actualitès, Politique, Tribunes
Depuis plus d’un an, en plein mois de Ramadan, le Président de la République, Mohamed Ould Ghazouani, a annoncé sa volonté d’organiser un dialogue national pour discuter des grandes questions qui concernent l’avenir du pays.
Dans ce cadre, un coordinateur a été désigné pour préparer ces assises. Sa mission était claire : consulter la majorité et l’opposition, proposer une feuille de route et parvenir à un accord sur les thèmes à discuter.
L’opposition a répondu favorablement à cette initiative. Elle a participé aux réunions, formulé des propositions et contribué, de bonne foi, à rapprocher les positions. Au fil des discussions, un accord semblait se dessiner sur l’essentiel de l’ordre du jour.
Mais au moment où cet accord était presque trouvé, les représentants de la majorité ont sorti, visiblement à dessein, la question délicate — celle qui fâche avec la Constitution : la question des mandats.
Introduite sans clarification précise, cette question a immédiatement suscité des interrogations légitimes. L’opposition a alors demandé ce qui relève simplement du bon sens : préciser clairement de quels mandats il s’agissait, ou exclure explicitement toute référence aux dispositions constitutionnelles qui ne peuvent être modifiées.
Le Président de la République a, de son côté, déclaré à l’opposition qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat. Dans le même temps, il a indiqué qu’il n’interviendrait pas auprès de sa majorité sur cette question — une position qui, disons-le, a le mérite de laisser chacun libre… y compris de compliquer les choses.
Pour sortir de l’impasse, le coordinateur a proposé de retirer la question des mandats du chapitre intitulé Réformes institutionnelles. Une proposition dont le principe avait évidemment eté déjà entériné par le Président de la République. L’opposition a accepté immédiatement cette solution, sans détour.
Cependant, lors de la dernière réunion, les représentants de la majorité ont refusé cette proposition et ont maintenu leur position initiale. Une constance remarquable — surtout lorsqu’il s’agit d’empêcher un accord.
Reste cette impression persistante : celle d’un flou entretenu avec un soin presque méthodique. Entre assurances présidentielles, positions majoritaires et arbitrages invisibles, une question, à peine voilée, finit par s’imposer : dans cette mécanique subtile, qui décide réellement… et qui s’aligne ?
La Mauritanie mérite mieux que ces jeux d’ombres. Elle mérite de la clarté, du courage politique et une volonté sincère d’avancer ensemble.
Car à trop vouloir contourner les évidences, on finit par s’y heurter de plein fouet. Et à force de retarder les échéances, on oublie une vérité simple : l’Histoire, elle, ne négocie pas. Elle avance.
Libre à chacun de l’accompagner… ou de la subir.
Nana Mohamed Laghdaf
par Webmaster | 9 04 26 | Actualitès, Politique, Tribunes
I. Objet : Pour une suspension immédiate et une refondation constitutionnellement conforme de la procédure de sélection des membres de l’ANLC
Excellence,
La création d’une Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC) constitue une nécessité institutionnelle majeure. Elle ne saurait être un luxe politique ni un affichage administratif. Elle répond à une exigence constitutionnelle, morale et stratégique : restaurer la confiance publique, garantir la bonne gouvernance et protéger les ressources nationales.
Or, la procédure de sélection actuellement engagée soulève de graves interrogations quant à sa conformité aux principes constitutionnels fondamentaux, notamment :
L’égalité d’accès aux fonctions publiques
La légalité des actes administratifs
La transparence des procédures de sélection
Le contrôle de l’erreur manifeste d’appréciation
Ces principes ne sont pas accessoires ; ils constituent l’ossature même de l’État de droit.
II. Sur l’atteinte au principe d’égalité d’accès aux fonctions publiques
Restreindre la recevabilité des candidatures à trois seules spécialités (droit, économie, finances) constitue une discrimination injustifiée au regard de l’objet même de l’institution.
La corruption contemporaine ne se limite pas aux montages juridiques ou financiers. Elle infiltre :
Les marchés publics,
Les infrastructures,
Les projets de génie civil,
Les études d’impact environnemental,
Les grands chantiers structurants.
En Mauritanie, les échecs répétés de projets de développement trouvent souvent leur origine dans des défaillances techniques (génie civil), environnementales ou contractuelles masquées sous une apparente régularité juridique et comptable.
Les corrompus comme les corrupteurs savent parfaitement respecter la forme juridique et comptable de leur forfaiture. Limiter la sélection à ces disciplines revient à ignorer les secteurs où la corruption est techniquement sophistiquée.
À défaut d’ouvrir la participation à toutes les spécialités scientifiques pertinentes, il est juridiquement et institutionnellement indispensable d’y inclure, au minimum :
L’environnement,
Le génie civil.
À défaut, la procédure pourrait apparaître comme orientée ou prédéterminée.
III. Sur l’insuffisance du niveau académique exigé (Bac + 4)
Exiger un Bac + 4 pour une institution appelée à :
Conduire des investigations complexes,
Réaliser des audits approfondis,
Évaluer des politiques publiques,
Produire des analyses stratégiques,
Formuler des recommandations normatives,
constitue une exigence académique manifestement insuffisante.
La haute technicité requise commande un minimum Bac + 5, avec une préférence pour les profils titulaires :
de Master spécialisé,
de Doctorat,
et disposant de publications scientifiques sur la corruption en Mauritanie.
Une institution appelée à juger l’intégrité nationale ne peut être construite sur des standards académiques minimaux.
IV. Sur l’exigence exclusive de 15 ans d’expérience dans l’administration publique mauritanienne
L’exigence de 15 ans d’expérience dans l’administration publique mauritanienne appelle une interrogation fondamentale :
Peut-on raisonnablement considérer que l’appartenance prolongée à un système administratif confronté à de hauts niveaux de corruption constitue, en soi, un gage supérieur d’intégrité ?
La création même de l’ANLC découle du constat que le système existant nécessite un correctif institutionnel.
Cette condition :
Exclut l’expertise nationale indépendante,
Ignore le vivier du consulting national,
Écarte des compétences issues du secteur privé,
Ignore l’expertise mauritanienne expatriée,
Restreint indûment le champ des candidatures.
Une telle restriction pourrait être analysée comme une violation du principe d’égalité et comme une erreur manifeste d’appréciation.
V. Sur la transparence et le risque de prédétermination
La formule :
« La commission choisira 12 et le Président de la République en sélectionnera 6 »
peut susciter une perception de sélection prédéterminée si les critères ne sont pas objectivement élargis et rigoureusement encadrés.
Il ne saurait être question d’encombrer le Chef de l’État — investi d’innombrables prérogatives, confronté à un contexte géopolitique régional et international instable, marqué par des conflits armés et un nouveau choc pétrolier — par des choix contestables ou controversés.
Les six membres retenus doivent être :
Objectivement incontestables,
Scientifiquement crédibles,
Moralement irréprochables,
Techniquement compétents.
VI. Proposition structurée pour une composition optimale des « Six incorruptibles »
Pour garantir l’efficacité et la crédibilité de l’ANLC, les six membres devraient couvrir les expertises suivantes :
Un spécialiste de l’audit financier et comptable
Un juriste expert en qualification des faits et droit pénal économique
Un environnementaliste spécialisé en audit environnemental
Un ingénieur en génie civil spécialisé en contrôle des travaux publics
Un officier de la police économique expérimenté en investigations
Un inspecteur d’État spécialisé en enquêtes financières
Ils doivent impérativement :
Être reconnus pour leur intégrité,
Justifier d’un Bac + 5 minimum,
Avoir conduit des recherches ou publications sur la corruption en Mauritanie,
Présenter un parcours attestant d’indépendance et de probité.
VII. Sur la nécessité d’une suspension conservatoire
Au regard :
des restrictions injustifiées de spécialités,
du niveau académique insuffisant,
de l’exigence restrictive d’expérience administrative,
du risque d’atteinte aux principes constitutionnels,
il apparaît juridiquement fondé de solliciter :
La suspension immédiate de la procédure en cours
La révision des critères de sélection
L’élargissement des disciplines admises
Le relèvement du niveau académique
La diversification des profils admissibles
Conclusion
Une Autorité de Lutte contre la Corruption mal fondée compromettrait durablement la crédibilité de l’État.
Une Autorité solidement constituée, scientifiquement robuste, juridiquement irréprochable et moralement incontestable deviendrait au contraire :
Un pilier de l’État de droit,
Un instrument de souveraineté institutionnelle,
Un signal fort aux partenaires internationaux,
Un message d’espoir pour les citoyens.
Il est encore temps d’agir.
Suspendre pour mieux refonder n’est pas un recul ; c’est un acte de responsabilité constitutionnelle.
Veuillez agréer, Excellence, l’expression de notre très haute considération républicaine.
Mohamed Ould Mohamed Lemine,
Maîtrise en économie- gestion 1990, journaliste free-lance
par Webmaster | 6 04 26 | Actualitès, Politique
Des partis politiques dont l’UFP et Tawassoul ont vivement condamné la répression policière d’une marche pacifique de protestation, organisée hier dimanche 5 avril courant dans la soirée à Nouakchott.
C’est également le cas de l’Observatoire mauritanien des droits de l’homme.
Cette intervention constitue une violation des libertés constitutionnellement garanties, a déclaré l’UFP, tenant les autorités pleinement responsables des dommages qui en ont résulté de ces brutalités.
Le parti progressiste a exigé également la mise en liberté immédiate des détenus, condamnant ce qu’il qualifié « de politiques gouvernementales aggravant les souffrances des citoyens ».
Le parti Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul) a condamné ce qu’il a appelé une répression « violente et injustifiée d’une manifestation pacifique ».
Le recours à la force contre les manifestants constitue une violation flagrante des droits civiques, a déclaré par le parti islamiste, rappelant le droit constitutionnel des citoyens à manifester pacifiquement.
Réagissant à la suite de ces violences policières, l’Observatoire mauritanien des droits de l’homme a dénoncé pour sa part, le recours à la force contre les manifestants qui réclamaient une révision des prix des carburants.
Il a exigé également la libération immédiate et inconditionnelle de tous les manifestants arrêtés lors de cette manifestation et de garantir leur sécurité physique et psychologique.
Des citoyens étaient descendus dans la rue lors d’une manifestation organisée hier dimanche, pour exprimer leur mécontentement face à la hausse des prix du carburant et à la dégradation de leurs conditions de vie, rappelle-t-on.
par Webmaster | 5 04 26 | Actualitès, Politique
Le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Mohamed Bamba Meguett, a quitté Nouakchott ce dimanche matin à destination de Lomé (République togolaise), à la tête d’une délégation parlementaire de haut niveau.
Mohamed Bemba Meguett prendra part à la 17ᵉ Conférence des présidents d’Assemblée et de section de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), prévue du 7 au 9 avril à Lomé.
En marge de cette rencontre, le Président de l’Assemblée nationale assistera, à l’invitation de son homologue togolais, à la cérémonie d’ouverture solennelle de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale du Togo.
Le Président de l’Assemblée nationale est accompagné d’une délégation composée de messieurs :
Sid’Ahmed Mogueya, député et membre de la section mauritanienne de l’APF ;
Mohamed Khallihenna Horma, directeur de cabinet du Président de l’Assemblée nationale ;
Sall Mohamed, conseiller à l’Assemblée nationale ;
Ethmane Camara, directeur du protocole et de la coopération à l’Assemblée nationale.
Cette mission s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération interparlementaire et de la concertation entre les institutions législatives de l’espace francophone.