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Avis de recrutement direct de 230 unités au profit du Ministère de la Santé

Les deux ministères de la Fonction Publique et du Travail et de la Santé et la Commission Nationale des Concours ont annoncé aujourd’hui mercredi 11 mars courant, l’organisation d’un concours externe pour le recrutement direct de 230 unités au profit du Ministère de la Santé.

Cette mesure intervient selon un communiqué publié sur le site de la commission nationale des concours, en application des dispositions de l’arrêté conjoint n° 303 du 10 mars 2026.

Ledit concours sera organisé le dimanche 19 avril 2026 à 08h00 dans les locaux de la Faculté des Lettres et des sciences humaines de l’Université de Nouakchott, indique-t-on.

Il est ouvert aux personnes de nationalité mauritanienne, âgées de 18 ans au moins et de 40 ans au plus à la date d’ouverture du registre de candidature.

Le registre de candidature est ouvert exclusivement à distance durant la période allant du mercredi 11 mars au mercredi 25 mars 2026 à 23h59.

La candidature s’effectue via l’application « Khidmati » ou via la plateforme de la Commission Nationale des Concours sur le lien: candidature.cnc.gov.mr ou à travers son site web www.cnc.gov.mr.

La répartition des postes à pourvoir, selon les spécialités et les diplômes, se présente comme suit :

Pharmacien :  10, Diplôme requise : Doctorat en Pharmacie ou équivalent, obtenu après le Baccalauréat de l’Enseignement Secondaire ou équivalent.

Médecin Dentiste : 20 – Diplôme requis :    Doctorat en Médecine Dentaire ou équivalent, obtenu après le Baccalauréat de l’Enseignement Secondaire ou équivalent.

Médecin Généraliste : 100 – Diplôme requis :        Doctorat en Médecine Générale ou équivalent, obtenu après le Baccalauréat de l’Enseignement Secondaire ou équivalent.

Médecin Spécialiste* Médecin Généraliste 100       Doctorat en Médecine Générale ou équivalent, obtenu après le Baccalauréat de l’Enseignement Secondaire ou équivalent.

La répartition des postes de Médecins Spécialistes est détaillée comme suit :

Nombre     Spécialité

14  Gynécologie et Obstétrique

14  Anesthésie et Réanimation

9    Pédiatrie

5    Gastrologie

9    Radiologie

1    Microbiologie

1    Immunologie

10  Orthopédie

6    Chirurgie Pédiatrique

1    Chirurgie Cardio-vasculaire

3    Ophtalmologie

11  Chirurgie – viscérale

2    Hématologie

2    Médecine du Travail

2    Médecine Physique

1    Physiologie

1    Médecine Nucléaire

1    Cardiologie

2    Santé Publique

3    Médecine d’Urgence

2    Odontologie (Spécialité dentaire)

Trouver plus de détails  à ce lien :

https://www.cnc.gov.mr/VisAvis.aspx?av=228AV0

Mauritanie – Îles Canaries : un partenariat consolidé au service du développement et de la jeunesse

La Mauritanie et le Gouvernement des Canaries ont renforcé leur coopération à travers une série d’initiatives conjointes axées sur le développement durable et l’autonomisation des jeunes. Ce partenariat stratégique, fondé sur des liens historiques et une proximité géographique, met l’accent sur la formation, l’inclusion sociale et la création d’opportunités économiques durables.

En visite officielle en Mauritanie, le vice-conseiller du Cabinet du Président du Gouvernement des Canaries, Octavio Caraballo, a effectué un suivi des projets développés en collaboration avec les institutions mauritaniennes. Cette mission a permis d’évaluer les avancées enregistrées et de réaffirmer l’engagement commun en faveur de la jeunesse comme moteur du développement.

Ces projets sont dirigés et coordonnés sur le terrain par la Fundación Canario Mauritana para el Desarrollo Económico y Social, qui joue un rôle central dans leur mise en œuvre et leur suivi en Mauritanie.

Parmi les initiatives phares figure une nouvelle édition du programme Tierra Firme, dédié à la formation des jeunes Mauritaniens dans le secteur du bâtiment afin de faciliter leur insertion professionnelle. Ce projet se distingue par la combinaison de formation théorique et pratique, incluant des ateliers sur les techniques de construction modernes et la sécurité sur les chantiers. L’objectif est de doter les jeunes de compétences solides et directement utilisables sur le marché du travail, contribuant ainsi à créer des opportunités locales durables.

Le Clúster de Moda a accompagné 45 créatrices mauritaniennes dans la valorisation du savoir-faire textile national et le développement de l’entrepreneuriat. Des formations en couture, bijouterie, entrepreneuriat et marketing ont également été organisées en collaboration avec la Fédération Provinciale des PME du Métal et des Nouvelles Technologies de Las Palmas (FEMEPA) illustrant l’importance accordée à l’autonomisation des femmes et au renforcement de l’économie créative.

Dans le domaine sportif, le projet Balón de la Esperanza, mis en œuvre avec le Ministère mauritanien de l’Autonomisation des Jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service Civique et la Fédération de Football de la Mauritanie (FFRIM), mobilise le sport comme outil d’inclusion sociale au profit de milliers de jeunes à Nouakchott. Grâce au financement du Gouvernement des Canaries, 144 entraîneurs ont bénéficié d’un programme de formation et encadreront 72 équipes engagées dans la ligue, favorisant l’éducation aux valeurs, la cohésion sociale et l’accompagnement structuré des jeunes. Lors de la visite, ce projet a également été marqué par la remise de matériel sportif et informatique, destinée à renforcer les capacités organisationnelles et pédagogiques.

Dans le secteur de la santé, l’École de Santé Publique de Rosso, dans le sud du pays, a accueilli le projet Formation de formateurs, visant à renforcer les compétences du personnel sanitaire, notamment en obstétrique, et à réduire la mortalité materno-infantile. Ce programme a permis d’améliorer les compétences de 203 professionnels, dont 25 ont effectué une formation pratique dans des hôpitaux des Canaries.

La délégation a également effectué une visite à l’Hôpital Mère & Enfant, où le Gouvernement des Canaries a contribué à travers le don d’un bloc opératoire gynécologique, renforçant ainsi les infrastructures sanitaires et l’accès à des soins spécialisés pour les femmes et les enfants.

À travers l’ensemble de ces initiatives, la Mauritanie et les Canaries réaffirment leur volonté commune de bâtir un partenariat solide, axé sur la formation, la jeunesse, l’inclusion et le développement humain durable

Cérémonie de signature de l’accord portant adhésion de la Mauritanie au programme ACCORD

Le ministre de la Santé, M. Mohamed Mahmoud Ould Ely Mahmoud, a présidé, ce aujourd’hui vendredi 20 février 2026, la cérémonie de signature de l’accord portant adhésion de notre pays au programme ACCORD « Pour un monde en meilleure santé », financé par les laboratoires Pfizer.

Le programme « Accord for a Healthier World » (Accord pour un Monde en Meilleure Santé) de Pfizer est une initiative pionnière visant à réduire les écarts mondiaux en matière de santé. Lancé en 2022, ce programme propose l’intégralité du portefeuille de médicaments et de vaccins de Pfizer, sans but lucratif, à 1,2 milliard de personnes vivant dans 45 pays à faible revenu.

Objectif principal

L’objectif est de s’attaquer aux problèmes d’équité en santé en éliminant les barrières financières et logistiques. Il ne s’agit pas seulement de fournir des produits, mais de s’assurer qu’ils atteignent réellement les populations qui en ont besoin.

Pays bénéficiaires

Le programme couvre 45 pays, principalement en Afrique subsaharienne, mais aussi en Asie et en Haïti.
Cela inclut :

· Tous les 27 pays à faible revenu (selon la classification de la Banque mondiale).
· 18 pays qui sont passés du statut de faible revenu à celui de revenu intermédiaire (tranche inférieure) au cours des 10 à 20 dernières années.

Produits inclus

Au départ, Pfizer s’était engagée à fournir 23 médicaments et vaccins brevetés. L’offre a depuis été considérablement élargie :

· Aujourd’hui, le programme met à disposition tous les médicaments et vaccins pour lesquels Pfizer détient les droits mondiaux (à la fois les nouveaux produits et les produits existants).
· En 2023, l’offre a été étendue à environ 500 produits, incluant désormais de nombreux médicaments dont le brevet a expiré.
· Actuellement, 67 médicaments et vaccins sont disponibles dans le cadre de ce programme, dont environ 40 % figurent sur la Liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) .

Domaines thérapeutiques couverts

Le portefeuille couvre un large éventail de maladies, répondant à la fois aux maladies infectieuses et au fardeau croissant des maladies non transmissibles dans ces pays :

· Oncologie (cancer du sein, leucémie, etc.)
· Maladies inflammatoires et immunologie
· Maladies rares
· Maladies cardiovasculaires et métaboliques
· Maladies infectieuses (comme le COVID-19, la méningite)
· Vaccinologie (pneumocoque, méningocoque, COVID-19)
· Troubles neurologiques et psychiatriques

Les trois piliers du soutien

Pfizer reconnaît que fournir les produits ne suffit pas. L’entreprise collabore donc avec les gouvernements et les organisations mondiales de santé pour renforcer les systèmes de santé à travers trois piliers :

1. Formation des professionnels de santé : Développement de programmes éducatifs spécifiques à certaines maladies et création de plateformes d’échange pour partager les meilleures pratiques.
2. Renforcement des chaînes d’approvisionnement : Aider les pays à surmonter les défis logistiques, notamment en matière de gestion de la chaîne du froid (essentielle pour les vaccins). Par exemple, des experts Pfizer ont déjà formé des ingénieurs sanitaires au Rwanda.
3. Optimisation des voies réglementaires : Travailler avec les autorités nationales et régionales pour accélérer les processus d’approbation, permettant aux médicaments et vaccins d’arriver plus rapidement aux patients. En décembre 2023, Pfizer a organisé une table ronde réunissant les chefs d’agences de régulation de 10 pays africains pour discuter d’un cadre réglementaire panafricain plus efficace.

Mohamed Ould Mohamed Lemine 

 

Système de santé mauritanien: La Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS) et l’OMS s’allient

La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) a signé, ce 13 février à Rabat, un partenariat avec le Ministère de la Santé de la République Islamique de Mauritanie et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’accord porte sur le renforcement des compétences du personnel de santé mauritanien.

La signature s’est déroulée au siège de la FM6SS en présence du Pr Youns Bjiijou, Directeur délégué de la Fondation, El Aliya Yahya Menkouss, Secrétaire générale du ministère mauritanien de la Santé, et du Pr Charlotte Faty Ndiaye, Représentante de l’OMS en Mauritanie.

Le partenariat prévoit la mise en place de programmes de formation diplômante et de formation continue destinés aux cadres et professionnels du ministère mauritanien de la Santé. L’objectif consiste à structurer les compétences humaines dans des domaines jugés prioritaires pour le système de santé.

Les formations cibleront notamment la vaccinologie, le Programme Élargi de Vaccination, la santé publique, l’épidémiologie et la gestion de projets en santé. Ces axes correspondent aux besoins opérationnels identifiés au sein du système sanitaire mauritanien.

Selon les parties signataires, les contenus pédagogiques seront élaborés en fonction des besoins réels du terrain et alignés sur les standards internationaux. Cette approche vise à assurer la pertinence et l’efficacité des dispositifs de formation déployés.

À travers cette coopération institutionnelle, les partenaires entendent contribuer à la constitution d’un noyau national de compétences capable d’accompagner les réformes et priorités du secteur de la santé en Mauritanie.

2ème édition des vacances solidaires à Tékane en Mauritanie : les bénévoles d’ACTUME poursuivent le transfert des compétences

L’Association contre la Tuberculose et les Maladies Endémiques (ACTUME) a inauguré depuis aujourd’hui lundi, à Tékane, dans la région du Trarza, une nouvelle étape de ses Vacances Solidaires en Mauritanie, avec un programme alliant engagement citoyen, transfert de compétences et immersion locale.

Les Vacances Solidaires à Tékane illustrent concrètement qu’un séjour peut devenir un véritable levier de transformation sociale, indique l’Association sur son site, qualifiant le partage des compétences, du temps et de l’énergie de ses bénévoles, de contribution durable au renforcement du système de santé local, à la valorisation des savoirs traditionnels et à l’autonomie des infrastructures au service des populations de Tékane.

Le relais pour la présente édition, la seconde du genre, qui intervient après une autre inaugurale conduite par Christiane RODAIRE du 7 au 24 février 2025, sera assuré par une équipe de bénévoles engagés : Constance Grosselin, Jean-Claude Grosselin, Claire Herrenschmidt Parenteau et Thierry Herrenschmidt.

Durant ce séjour, ces bénévoles d’ACTUME contribueront directement au renforcement de projets structurants pour la santé communautaire et le développement local à Tékane.

Leurs actions porteront entre autres sur l’amélioration et le suivi des projets locaux, le soutien du jardin de plantes médicinales et la découverte de la richesse de la Mauritanie notamment l’exploration des sites touristiques pour promouvoir l’éco-tourisme et les échanges culturels.

Cinq missions des bénévoles de l’Association au programme de ses vacances solidaires à Tékane en Mauritanie :

Mise en place d’une base de données des plantes médicinales avec Claire Herrenschmidt Parenteau

Évaluation des installations solaires avec Thierry Herrenschmidt

Gestion financière de la pharmacie avec Constance Grosselin

Gestion des médicaments et des stocks Jean-Claude Grosselin

Mission transversale de l’équipe – Évaluation du Centre de Santé de Tékane

Lire les missions à ce lien développées par des audios des bénévoles de l’Association

actume

Du pillage à la pollution : comment l’Europe a fait de l’Afrique sa nouvelle poubelle

L’histoire des relations entre l’Europe et l’Afrique est marquée par une transition des plus sombres : de l’extraction de richesses naturelles et humaines pendant la période coloniale, on est passé à une nouvelle forme de domination, celle de l’exportation massive de déchets. Le continent, déjà aux prises avec ses propres défis de gestion, se voit confronté à l’héritage toxique de la surconsommation des pays industrialisés.
Le phénomène a été baptisé « colonialisme des déchets » par les observateurs et les ONG, une expression qui résume la dynamique selon laquelle les pays riches externalisent vers des régions moins nanties les conséquences environnementales de leur modèle économique.
Le plastique en est le  symbole de ce fléau avec une production mondiale de 350 millions de tonnes de déchets plastiques générés chaque année.
L’Union européenne a exporté à elle seule 1,3 million de tonnes de déchets plastiques hors de ses frontières en 2023, dont 75% vers des pays en développement. Un volume qui a augmenté depuis 2021 malgré les promesses de réduction.
l’Afrique est l’une des principaux points de chute de ces exportations.
Un autre fléau des plus graves sont les déchets électroniques, une bombe à retardement pour le Continent.
Des cargaisons illégales de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) sont exportées depuis l’Europe souvent dissimulés sous couvert de dons ou d’équipements d’occasion. Cette accumulation entraîne une crise environnementale et sanitaire grave et avec un taux de recyclage inférieur à 1% l’Afrique devrait générer 72 millions de tonnes de déchets électroniques d’ici 2030.
Le Ghana est une cible privilégiée où dans la décharge d’Agbogbloshie, près d’Accra, environ 70% du matériel importé finit par être brûlé à ciel ouvert pour en extraire les métaux, libérant des fumées toxiques.
Les sols de ces sites sont contaminés par des métaux lourds à des niveaux jusqu’à cent fois supérieurs aux limites autorisées.
L’arrivée de ces déchets, souvent de mauvaise qualité et difficiles à recycler, a des répercussions directes et dramatiques.D’abord pour la santé humaine où les populations vivant à proximité des sites de traitement sont exposées à des fumées toxiques, des poussières et des microplastiques qui polluent l’air et l’eau. Les travailleurs précaires, parfois mineurs, manipulent ces déchets sans aucune protection.Ensuite pour  l’environnement car  les décharges à ciel ouvert avec des milliers de tonnes souillent les capitales africaines, de Dakar à Nairobi, polluant les sols et les nappes phréatiques.Par ailleurs ,les déchets plastiques et textiles finissent dans les océans, étouffant la vie marine et entraînant la formation d’amas dérivants qui entravent la pêche artisanale.
Même le bétail n’est pas épargné.Au Niger, des bergers dénoncent la mort lente de leurs animaux, qui broutent une herbe mêlée de plastique.
La réponse africaine à ce fléau est contrastée parceque tiraillée entre l’urgence environnementale et les considérations économiques immédiates.
Lors des négociations pour un traité international contre la pollution plastique, le groupe africain a porté une voix commune pour un accord ambitieux et juridiquement contraignant, défendant le principe de « responsabilités communes mais différenciées ».
Chacun réagit à sa façon.Le Rwanda est cité en exemple de leader dans la lutte, avec des initiatives de transformation des plastiques en matériaux de construction. Le Kenya et le Sénégal tentent de durcir leur législation.
Des projets locaux émergent, comme au Nigeria où des parents peuvent payer les frais de scolarité avec des bouteilles plastiques collectées ou en Côte d’Ivoire où une usine recycle le plastique en briques pour construire des écoles.
Cependant de nombreux États africains peinent à appliquer leurs propres lois, par manque de capacités de contrôle ou de volonté politique.
Certins  hésitent, car l’industrie du plastique et de l’importation de déchets représente une source d’emplois et de revenus.
Après avoir puisé dans les ressources de l’Afrique, l’Europe et d’autres pays industrialisés y exportent désormais leurs externalités négatives. Si la nouvelle réglementation européenne,tandant à interdir l’exportation de leurs déchets marque un premier pas nécessaire, elle ne suffira pas à inverser la tendance tant qu’elle laissera des portes ouvertes et que la logique économique du « moins-disant environnemental » prévaudra.
L’espoir réside plutôt dans une double dynamique : une application stricte et élargie du principe de proximité (traiter ses déchets chez soi) par les pays riches, couplée à un renforcement des capacités et une unité politique des pays africains pour refuser d’être la « poubelle du monde » et développer une économie circulaire adaptée à leurs besoins et à leur environnement.
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