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Payer l’impôt dans la misère : trop, c’est trop, un cri citoyen. : trop, c’est trop, un cri citoyen.

Comment demander à un peuple qui lutte chaque jour pour se nourrir, se soigner et éduquer ses enfants de payer des impôts, quand les richesses nationales sont exploitées sans améliorer sa vie ? C’est là toute la contradiction.
Dans les principes élémentaires de l’État moderne, l’impôt n’est pas une punition, mais un contrat :
le citoyen contribue en échange de services publics, de protection sociale et d’opportunités économiques.
Quand ce retour n’existe pas, l’impôt devient une injustice fiscale, voire une violence symbolique.
Notre pays n’est pas pauvre:
Gaz, pétrole, fer, or, ressources halieutiques, terres… le sous-sol est riche, mais le quotidien du citoyen ne l’est pas. Cela révèle un problème central :
■la mauvaise gouvernance,
■ la captation des richesses par une minorité,
■ l’absence de redistribution équitable.

Ailleurs, les dirigeants cherchent, même imparfaitement, à transformer les ressources nationales en écoles, hôpitaux, routes, emplois.
Chez nous, le sentiment dominant est inverse :
on exploite, on signe des contrats, on communique… mais le peuple reste en marge, sommé de payer toujours plus, sans voir sa dignité améliorée.
Un État qui appauvrit ses citoyens tout en bradant ses richesses perd sa légitimité morale.
Car gouverner, ce n’est pas gérer des chiffres ou des contrats internationaux,
c’est améliorer concrètement la vie de ceux qu’on dirige.
Notre interrogation n’est donc pas seulement économique,
elle est aussi politique, éthique et citoyenne car tant que cette question reste sans réponse honnête, la fracture continuera de s’élargir entre gouvernants et gouvernés.

ASD

2ème édition des vacances solidaires à Tékane en Mauritanie : les bénévoles d’ACTUME poursuivent le transfert des compétences

L’Association contre la Tuberculose et les Maladies Endémiques (ACTUME) a inauguré depuis aujourd’hui lundi, à Tékane, dans la région du Trarza, une nouvelle étape de ses Vacances Solidaires en Mauritanie, avec un programme alliant engagement citoyen, transfert de compétences et immersion locale.

Les Vacances Solidaires à Tékane illustrent concrètement qu’un séjour peut devenir un véritable levier de transformation sociale, indique l’Association sur son site, qualifiant le partage des compétences, du temps et de l’énergie de ses bénévoles, de contribution durable au renforcement du système de santé local, à la valorisation des savoirs traditionnels et à l’autonomie des infrastructures au service des populations de Tékane.

Le relais pour la présente édition, la seconde du genre, qui intervient après une autre inaugurale conduite par Christiane RODAIRE du 7 au 24 février 2025, sera assuré par une équipe de bénévoles engagés : Constance Grosselin, Jean-Claude Grosselin, Claire Herrenschmidt Parenteau et Thierry Herrenschmidt.

Durant ce séjour, ces bénévoles d’ACTUME contribueront directement au renforcement de projets structurants pour la santé communautaire et le développement local à Tékane.

Leurs actions porteront entre autres sur l’amélioration et le suivi des projets locaux, le soutien du jardin de plantes médicinales et la découverte de la richesse de la Mauritanie notamment l’exploration des sites touristiques pour promouvoir l’éco-tourisme et les échanges culturels.

Cinq missions des bénévoles de l’Association au programme de ses vacances solidaires à Tékane en Mauritanie :

Mise en place d’une base de données des plantes médicinales avec Claire Herrenschmidt Parenteau

Évaluation des installations solaires avec Thierry Herrenschmidt

Gestion financière de la pharmacie avec Constance Grosselin

Gestion des médicaments et des stocks Jean-Claude Grosselin

Mission transversale de l’équipe – Évaluation du Centre de Santé de Tékane

Lire les missions à ce lien développées par des audios des bénévoles de l’Association

actume

Les autorités compétentes lancent une enquête préliminaire sur un présumé cas d’esclavage à Nouakchott

Le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux relations avec la société civile dit avoir pris note d’informations circulant au sujet d’un cas présumé d’esclavage ou d’exploitation d’une mineure dans la wilaya de Nouakchott Nord.

Conformément à son mandat de surveillance et de documentation des violations des droits de l’Homme, de protection et d’assistance aux victimes, le Commissariat dit, dans un communiqué rendu public, samedi, suivre de près l’évolution de ce dossier et souligne qu’il se constituera partie civile dès que les autorités judiciaires compétentes auront qualifié les faits d’esclavage.

Voici le texte de ce communiqué :

« Le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile (CDHAHRSC) a pris note des informations circulant au sujet d’un cas présumé d’esclavage ou d’exploitation d’une mineure dans la wilaya de Nouakchott Nord. Ce cas a été signalé par une organisation de la société civile et fait actuellement l’objet d’une enquête préliminaire menée par les autorités compétentes.

Le CDHAHRSC tout en affirmant son plein respect de l’indépendance de la justice et du cours des procédures légales, conformément à la législation en vigueur, rappelle la nécessité pour toutes les parties, qu’il s’agisse d’institutions officielles ou d’acteurs de la société civile, de se conformer aux dispositions de la législation nationale et des conventions internationales ratifiées par la République Islamique de Mauritanie, relatives à la protection des droits de l’homme.

Conformément à son mandat de surveillance et de documentation des violations des droits de l’homme, de protection et d’assistance aux victimes, le CDHAHRSC suit de près l’évolution de ce dossier et souligne qu’il se constituera, conformément à ses attributions, partie civile dès que les autorités judiciaires compétentes auront qualifié les faits d’esclavage. Dans l’attente de cette qualification, le CDHAHRSC dans le respect du principe de séparation des pouvoirs, s’abstient de toute appréciation et limite ses interventions au suivi institutionnel du dossier, dans le strict respect des procédures en vigueur. Le CDHAHRSC assurera également la protection et l’assistance nécessaires par l’intermédiaire de l’Instance Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes et le Trafic des Migrants.

Le CDHAHRSC souligne que l’objectif commun doit être de faire toute la lumière sur ce dossier et de garantir le respect des droits de toutes les personnes concernées, en particulier, ceux de la victime présumée, sans exagération, surenchère, ou déformation des faits, et dans le strict respect du principe de la présomption d’innocence.

Le CDHAHRSC réaffirme, comme l’a récemment déclaré SEM le Commissaire aux Droits de l’Homme à Genève, lors de la présentation du rapport national au titre du quatrième cycle de l’Examen périodique universel, que le Gouvernement mauritanien est sincèrement et résolument engagé dans la lutte contre toutes les formes de traite des personnes, y compris les pratiques assimilables à l’esclavage, s’il y en a, grâce à un cadre juridique robuste , des institutions spécialisées et une coopération continue avec les mécanismes nationaux et internationaux de défense des droits humains, ainsi que les organisations de la société civile.

Le CDHAHRSC invite à cet effet, tous les citoyens et les organisations de la société civile à signaler toute violation présumée des droits humains, notamment les cas de traite des personnes et d’esclavage, afin de permettre aux autorités compétentes de s’acquitter de leurs obligations dans le respect de l’Etat de droit, du renforcement de la confiance et de la consolidation de la culture de la responsabilité partagée.

Programme Jeunes Talents Africains : Une précieuse opportunité professionnelle pour des jeunes africains aux Îles Canaries

Financé par la Présidence du Gouvernement des Canaries et mis en œuvre par la Fondation Universitaire de Las Palmas, le « Programme Jeunes Talents » propose des stages non professionnels rémunérés pour de jeunes talents africains.

Ledit programme est ouvert aux jeunes diplômés des Jeunes diplômés du Cap-Vert, du Sénégal, du Maroc, de la Mauritanie et de la Gambie.

Le programme met à la disposition des candidats issus des pays susmentionnés trois places dont les bénéficiaires suivront des stages de 6 mois dans des entreprises et centres de recherche aux Îles Canaries.

Le dossier de candidature au Programme Jeunes Talents Africains doit satisfaire aux conditions suivantes :

Nationalité d’un pays éligible

Diplôme supérieur obtenu au cours des 2 dernières années

Passeport valide (minimum 12 mois)

Résidence dans le pays d’origine

Niveau B2 en espagnol apprécié

Le Programme Jeunes Talents Africains offrira aux candidats une expérience professionnelle internationale, une valorisation du CV et une Formation complémentaire gratuite

Qu’est-ce que le programme Jeunes Talents Africains ?

Ce programme, financé par la Présidence du Gouvernement des Îles Canaries par l’intermédiaire de la Direction générale des relations avec l’Afrique et développé par la Fondation universitaire de Las Palmas, vise à encourager le transfert de connaissances entre les Îles Canaries et le continent africain.

Objectif : stimuler l’internationalisation du secteur privé en Afrique, grâce à la mise en place de stages rémunérés pour de jeunes talents africains originaires du Cap-Vert, du Sénégal, du Maroc, de la Mauritanie et de la Gambie, au sein d’entreprises, de pôles de compétitivité et de centres de recherche implantés dans l’archipel des Canaries.

Le programme propose des stages non professionnels pour un total de 3 jeunes Africains, d’une durée maximale de 6 mois chacun.

Pour plus d’information cliquer ICI

Du pillage à la pollution : comment l’Europe a fait de l’Afrique sa nouvelle poubelle

L’histoire des relations entre l’Europe et l’Afrique est marquée par une transition des plus sombres : de l’extraction de richesses naturelles et humaines pendant la période coloniale, on est passé à une nouvelle forme de domination, celle de l’exportation massive de déchets. Le continent, déjà aux prises avec ses propres défis de gestion, se voit confronté à l’héritage toxique de la surconsommation des pays industrialisés.
Le phénomène a été baptisé « colonialisme des déchets » par les observateurs et les ONG, une expression qui résume la dynamique selon laquelle les pays riches externalisent vers des régions moins nanties les conséquences environnementales de leur modèle économique.
Le plastique en est le  symbole de ce fléau avec une production mondiale de 350 millions de tonnes de déchets plastiques générés chaque année.
L’Union européenne a exporté à elle seule 1,3 million de tonnes de déchets plastiques hors de ses frontières en 2023, dont 75% vers des pays en développement. Un volume qui a augmenté depuis 2021 malgré les promesses de réduction.
l’Afrique est l’une des principaux points de chute de ces exportations.
Un autre fléau des plus graves sont les déchets électroniques, une bombe à retardement pour le Continent.
Des cargaisons illégales de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) sont exportées depuis l’Europe souvent dissimulés sous couvert de dons ou d’équipements d’occasion. Cette accumulation entraîne une crise environnementale et sanitaire grave et avec un taux de recyclage inférieur à 1% l’Afrique devrait générer 72 millions de tonnes de déchets électroniques d’ici 2030.
Le Ghana est une cible privilégiée où dans la décharge d’Agbogbloshie, près d’Accra, environ 70% du matériel importé finit par être brûlé à ciel ouvert pour en extraire les métaux, libérant des fumées toxiques.
Les sols de ces sites sont contaminés par des métaux lourds à des niveaux jusqu’à cent fois supérieurs aux limites autorisées.
L’arrivée de ces déchets, souvent de mauvaise qualité et difficiles à recycler, a des répercussions directes et dramatiques.D’abord pour la santé humaine où les populations vivant à proximité des sites de traitement sont exposées à des fumées toxiques, des poussières et des microplastiques qui polluent l’air et l’eau. Les travailleurs précaires, parfois mineurs, manipulent ces déchets sans aucune protection.Ensuite pour  l’environnement car  les décharges à ciel ouvert avec des milliers de tonnes souillent les capitales africaines, de Dakar à Nairobi, polluant les sols et les nappes phréatiques.Par ailleurs ,les déchets plastiques et textiles finissent dans les océans, étouffant la vie marine et entraînant la formation d’amas dérivants qui entravent la pêche artisanale.
Même le bétail n’est pas épargné.Au Niger, des bergers dénoncent la mort lente de leurs animaux, qui broutent une herbe mêlée de plastique.
La réponse africaine à ce fléau est contrastée parceque tiraillée entre l’urgence environnementale et les considérations économiques immédiates.
Lors des négociations pour un traité international contre la pollution plastique, le groupe africain a porté une voix commune pour un accord ambitieux et juridiquement contraignant, défendant le principe de « responsabilités communes mais différenciées ».
Chacun réagit à sa façon.Le Rwanda est cité en exemple de leader dans la lutte, avec des initiatives de transformation des plastiques en matériaux de construction. Le Kenya et le Sénégal tentent de durcir leur législation.
Des projets locaux émergent, comme au Nigeria où des parents peuvent payer les frais de scolarité avec des bouteilles plastiques collectées ou en Côte d’Ivoire où une usine recycle le plastique en briques pour construire des écoles.
Cependant de nombreux États africains peinent à appliquer leurs propres lois, par manque de capacités de contrôle ou de volonté politique.
Certins  hésitent, car l’industrie du plastique et de l’importation de déchets représente une source d’emplois et de revenus.
Après avoir puisé dans les ressources de l’Afrique, l’Europe et d’autres pays industrialisés y exportent désormais leurs externalités négatives. Si la nouvelle réglementation européenne,tandant à interdir l’exportation de leurs déchets marque un premier pas nécessaire, elle ne suffira pas à inverser la tendance tant qu’elle laissera des portes ouvertes et que la logique économique du « moins-disant environnemental » prévaudra.
L’espoir réside plutôt dans une double dynamique : une application stricte et élargie du principe de proximité (traiter ses déchets chez soi) par les pays riches, couplée à un renforcement des capacités et une unité politique des pays africains pour refuser d’être la « poubelle du monde » et développer une économie circulaire adaptée à leurs besoins et à leur environnement.

L’Assemblée Nationale de Mauritanie et l’UNICEF signent un accord-cadre de coopération en faveur des droits de l’enfant

L’UNICEF et l’Assemblée nationale de Mauritanie ont procédé hier mercredi 4 février 2026, à la signature d’un accord-cadre de coopération visant à structurer et renforcer leur collaboration autour des priorités nationales en faveur des enfants et des adolescents.

« Ce partenariat avec l’Assemblée nationale traduit une volonté commune de renforcer l’ancrage des droits de l’enfant au cœur des processus législatifs et budgétaires. Il s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement durable des efforts nationaux en faveur d’investissements sociaux plus efficaces et mieux ciblés au bénéfice des enfants et des adolescents », a déclaré le Représentant de l’UNICEF en Mauritanie, Monsieur El Kebir Mdarhri El Alaoui.

Cet accord marque une étape importante dans l’institutionnalisation d’un partenariat de long terme, axé sur l’appui au rôle législatif, budgétaire et de contrôle du Parlement dans les secteurs sociaux clés.

Le partenariat s’articulera notamment autour des priorités suivantes :

Appui au rôle parlementaire en matière d’investissements sociaux et promotion de la budgétisation sensible aux enfants ;

Renforcement des capacités des commissions parlementaires clés, notamment dans les domaines des finances, des affaires sociales, des droits de l’enfant et de l’inclusion ;

Alignement du cadre législatif avec les engagements internationaux relatifs aux droits de l’enfant ;

Dialogue institutionnel, suivi et redevabilité en matière de politiques publiques et de services sociaux ;

Promotion de la participation des enfants et des jeunes dans les processus de consultation et de dialogue liés aux politiques publiques.

« Au nom de l’Assemblée nationale, et au nom des enfants de Mauritanie, nous remercions l’UNICEF pour cette collaboration. Nous travaillerons ensemble afin que ce partenariat se traduise par un impact visible et durable au profit de chaque enfant de notre pays », a souligné Sidna Sokhna, Vice-Président de l’Assemblée nationale.

À la suite de la signature de cet accord-cadre, les parties mettront en place un comité technique dédié chargé de conduire l’élaboration conjointe d’un plan de travail biennal (2026–2027), afin de traduire les orientations stratégiques du partenariat en priorités opérationnelles et en cadres d’action structurés

 

 

 

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