par Webmaster | 4 11 21 | Politique, Sociétés, Tribunes

Le salut de toutes nos communautés, de toutes nos communautés, réside dans le respect de l’application de la justice, de l’égalité et là le seul auteur ne peut être que
l’état garant des droits gages de notre unité
Aucune composante nationale n’a et ne peut s’autoriser ou s’autoproclamer d’une suprématie quelconque sur les autres, dans aucun domaine, encore moins de la couleur.
L’unité nationale, l’égalité et l’équité doivent être l’objectif de l’etat: il doit veiller aux respects de ces principes entre nos composantes, entre les citoyens, dans tous ses actes et dans toutes ses décisions .
Il faudra que chacun se rende compte de l’évidence, la Mauritanie d’aujourd’hui n’est ni divisible ni partageable ni séparable.
Il n’existe pas une région, une circonscription, une municipalité ni même une bourgade d’une seule race, d’une seule communauté ou d’une seule ethnie.
Il est donc du devoir de tous les patriotes de ce pays de s’unir pour barrer la route à tous les pyromanes ou fossoyeurs de la maison commune d’où qu’ils sont et à quels niveaux qu’ils soient.
Nous devons lutter ensemble pour mettre fin à toutes formes et mesures discriminatoires, à tout acte qui divise nos communautés nationales.
La Mauritanie fait face aujourd’hui plus que jamais à de graves menaces aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières, nos divisions internes pourraient être fatales à notre pays: à chacun de prendre ses responsabilités.
Qu’Allah protège notre pays.
Baba Marega Assa
par Webmaster | 12 10 21 | Actualitès, Focus, Politique, Sociétés

Ahmed Salem Deida
Violé, pillé, agressé, précarisé, paupérisé,
clochardisé, humilié par sa classe politique, par son élite, le peuple mauritanien est incapable de mener le véritable combat qu’il doit et devait mener depuis longtemps: son unité, sa cohésion sociale qui entravent son développement.
Tous nos intellectuels se cachent derrière un clavier à la maison ou dans un bureau poussiéreux pour faire preuve de courage, loin, très loin des arènes, le bon peuple croit à tout ce que l’on lui dit.
Depuis 1978, les diffrents régimes dictatoriaux ont fait de ce peuple ce qu’il est aujourd’hui: misère, souffrance, humiliations , pauvreté. Ne sommes-nous pas les vrais artisans de notre propre déboire?
Apres 60ans d’indépendance n’est-il pas temps qu’un leader, un groupe leader émerge pour bousculer, pour réveiller ce peuple à lutter pour ses droits individuels, collectifs et dire enfin son mot dans la construction de sa patrie!
Tous les régimes ont utilisé la même arme pour soumettre ce peuple: la division intercommunautaire, le bâton et la carotte tout en développant la culture de la médiocrité.
Premier pas d’un éveil populaire serait sans doute la prise de conscience par nos différentes composantes que l’injustice, la discrimination sont les armes du système politique et non telle ou telle communauté.
Au sommet de la pyramide un groupe manipule la base à sa guise et selon l’intérêt de l’heure.
La solution ne viendrait que d’une action volontariste et d’une sensibilisation généralisée qui exige souvent une certaine dose de sacrifice: seule une Mauritanie élevée sur les piliers de la justice, de la bonne gouvernance et de la Fraternité, fera la fierté de ses citoyens.
Ahmed Salem Deida
par Webmaster | 9 10 21 | Actualitès, Focus, Sociétés

Chapeau
Le papier et le carton font partie des déchets ménagers souvent récupérés en Mauritanie, pour servir d’emballage alimentaire ou d’aliments de bétails. On peut voir, devant quasi toutes les écoles à Nouakchott, les vendeuses emballer les beignets, sandwiches, ou cacahuètes, qu’elles vendent aux enfants, dans du papier journal souvent récupéré des poubelles des ministères ou des entreprises.
Aux alentours des marchés de la capitale, existe un marché florissant de cartons en papier, qui découpés en petits morceaux, finissent dans la gamelle de la plupart des animaux domestiques élevés en milieu urbain sur tout le territoire national.
Ce sont pourtant des pratiques fortement déconseillées par les experts de la santé publique, à cause des produits chimiques utilisés pour fabriquer le papier, mais aussi à cause de l’encre et de la colle contenu dans le carton.
Le Professeur de chimie, Mohamed Baba explique que : «pour appréhender le danger du carton sur la santé animale et humaine, il faudrait comprendre le procédé kraft qui réduit le bois en carton. Ce procédé utilise de la soude et du sulfure de sodium pour dissoudre la lignine contenue dans le bois. On obtient ainsi de la cellulose sous forme de pâte noire, qui doit passer ensuite par plusieurs solutions chimiques complexes qui vont la blanchir, la raidir, la coucher et la rendre perméable à l’encre. Tout un processus toxique qui rend le carton impropre à toute consommation alimentaire. »
Interpellée par cette situation alarmante, Mme Aïssata DIA, éducatrice, a décidé d’utiliser l’éco-vannerie du papier pour alerter et sensibiliser autour de cette pratique dangereuse.
L’idée de recyclage du papier :

Native de la ville de Sélibaby, au Sud de la Mauritanie, Aïssata est familière avec la transformation et la valorisation des produits naturels pratiquées par toutes les femmes de la communauté. Autour d’elle, elle voyait les femmes transformer la paille pour fabriquer des objets utilitaires et d’artisanat comme les nattes, cabas, chapeau, corbeilles … une activité qui générait des revenus aux familles et qui est aujourd’hui en voie de disparition à cause de la rareté de la ressource.
En effet, les faibles pluviométries des années de sécheresses récurrentes ont diminué la quantité des terres cultivables, qui sont désormais réservées aux cultures vivrières. Puis, la paille a, été petit à petit, remplacée par le plastique souple des emballages avant son interdiction dans le pays.
En cherchant donc une idée pour recycler le papier, Aïssata découvre l’éco-vannerie sur internet et décide de faire d’une pierre deux coups : trouver une alternative à la paille et au plastique pour la vannerie traditionnelle et sensibiliser autour du papier recyclé.
« J’ai commencé à recycler le papier en 2017 pour créer des objets de décoration et de rangement », raconte-t-elle «une technique que j’ai apprise grâce aux tutoriels sur l’éco-vannerie. C’est une jeune discipline qui se propose de concilier modernité et savoirs ancestraux, en adaptant à des matériaux de récupération (comme le papier) les techniques de vannerie traditionnelle. »

« Je recycle tous les types de papier, même ceux que l’industrie classique n’arrive pas à recycler, comme les papiers cadeaux, le papier en rouleau, papier photo, essuie-tout ou le papier peint» continue d’expliquer cette jeune maman passionnée. «Grâce à ce papier travaillé, je crée des objets d’artisanat, utilitaires ou de rangement : nattes, paniers, corbeilles, plateaux, casiers de rangement, … Toutes mes créations sont écologiques, car j’utilise pour lier en plus de la colle, la gomme arabique et pour colorer, des teintures végétales, comme le thé, le bissap, les épluchures d’oignons, les pétales de fleurs,… »
Les œuvres d’Aïssata Dia, ont connu un grand succès lors du dernier Grand Marché de Noël de l’Institut Français de Mauritanie. Cependant pour que l’activité devienne rentable, elle aurait besoin de recruter une main d’œuvre qualifiée pour la seconder.
En attendant, l’artiste s’adonne à son activité favorite – celle d’animer des ateliers d’éco-vannerie, avec les petits et les grands, en leur expliquant les avantages de la préservation de l’environnement.
Maimouna Saleck
par Webmaster | 6 10 21 | Justice, Sociétés
Tous Les gouvernements qui se sont succédés nous ont ignoré, l’actuel a fait une promesse qui voilà 10 mois, n’arrive pas à être appliquée!
Tout augmente et personne ne bougent, on fait comment pour s’en sortir? N’est-ce pas
honteux de voir que des personnes qui ont travaillé toute leur vie, n’ont même pas de quoi subvenir à leurs besoins les plus élémentaires: manger, n’en parlons même pas de la santé, du transport, de la scolarité des enfants et de….
Voilà pour la 1ère fois après 60ans d’indépendance qu’un président de la république fasse un geste pour les retraités du secteur para-public, geste qui rentre dans son 10ème mois sans voir le jour!
Oui plus de 28000 retraités du secteurs para-public, attendent depuis janvier 2021 une augmention qui n’arrive pas!
qu’est-ce qui bloque le payement de la pension augmentée de 100% du secteur privé , annoncée par le président de la république Mohamed Ould Ghazouani le 28 novembre dernier 2020?
– L’augmentation de la pension annoncée officiellement par le président de la république concerne bien les retraités de la fonction publique et du secteur privé.
– Les négociations entre les partenaires sociaux ont eu lieu et un accord a été signé en ce sens.
Cet accord devient donc un texte fondamental qui permet au gouvernement de prendre les mesures nécessaires quant à son application.
Qu’attend-on pour mettre en œuvre le processus d’exécution de l’engagement du président de la république ?
Pourquoi tant de laxisme , de lourdeur administrative et de mépris de ces retraités qui ont tout donné de leur vie pour servir leur pays ?
Déjà confrontés aux dures contraintes et difficultés de la vie quotidienne , mais surtout ayant fondé beaucoup d’espoir sur cette augmentation, aujourd’hui ils ne savent plus où mettre de la tête.
Ahmed Salem Deida
Membre fondateur de l’URM
par Webmaster | 4 10 21 | Actualitès, Focus, Sociétés

Professeur Lô Gourmo
De gros, trés gros nuages s’accumulent au dessus de nos têtes venant de toutes parts. A l’Est , du côté du Mali, la crise franco-malienne dite des » mercenaires » ( on n’en est qu’à ses débuts) sur fond d’extension du terrorisme et du grand banditisme, traduit très exactement l’état de dépendance totale et de dégénérescence atteint par ce pays auquel certains de nos organes socio-économiques vitaux sont directement et irrémédiablement reliés.
L’effondrement du Mali entraînera à plus ou moins brève échéance un chaos indescriptible dans les 2 Hodhs dont l’élevage ne vit et ne survit que grâce aux pâturages de ce pays frère. On n’ose pas imaginer toutes les conséquences qui en résulteraient pour tout le pays à brève échéance.
Au nord du pays, la situation risque d’être bien pire. A la question de l’autodétermination du peuple saharaoui vient se greffer de nouveaux aspects géopolitiques inattendus de dimension bien plus larges notamment avec l’implication d’Israël dans les jeux d’influence sous regionale et aussi, l’intervention de la France macronienne et la crise franco-algerienne qui couve. Aucune des grandes puissances mondiales ou régionales ne peut rester indifférente à tout cela et la mécanique des alliances comme au XIX ème siècle, peut entraîner un dérapage monstrueux qui bouleversera pour longtemps l’ensemble de la sous région. Notre pays sera par la géographie, l’histoire et l’anthropologie, au cœur de la tourmente.
Mettons bout à bout les risques naissant de la nouvelle dimension de la crise malienne et les risques de guerre maroco-algéro-saharaoui , au même moment et on comprendra dans quelle situation notre pays est d’ores et déjà plongé.
Face à celà, les mesures de division et de provocation contre l’unité de notre nation, apparaissent bien pour ce qu’elles sont : de la pure et simple haute trahison.
Aujourd’hui, notre devoir est l’unité du pays, la confiance réciproque entre ses composantes et la conscience patriotique des citoyens.
par Webmaster | 10 09 21 | Justice, Sociétés, Tribunes

Ahmed Salem Deida
Les mouvements djihadistes trouvent dans les jeunes chômeurs, les exclus de la société et tous ceux qui vivent dans des conditions précaires, des proies faciles pour constituer leurs troupes. Ces groupuscules islamistes sont parvenus à façonner leurs cibles en faisant usage de réseaux sociaux voire de médias à travers lesquels ils transmettent leur idéologie et leurs crimes, ébranlant à l’occasion les valeurs de paix et de justice qui fondent l’humanité.
l’Etat a pris certes des dispositions pour tenter d’éradiquer l’extrémisme violent, d’autres acteurs doivent s’impliquer dans ce processus complexe de récupération d’une jeunesse menacée voire atteinte par le « virus » de l’extrémisme violent.
En Mauritanie, en plus de jeunes subsahariens en transit dans les grandes capitales du pays, des milliers de jeunes, issus notamment de milieux déshérités, sont exposés aux dangers de ce phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur.
L’extrémise violent détruit la paix et la sécurité et ralentit le développement des Nations. Il est à l’antipode des droits de l’homme et la promotion de l’Etat de droit.
Ces dernières années, la Mauritanie est devenue une plaque tournante de toutes sortes de trafics alimentés par le désespoir et les frustrations d’une jeunesse abandonnée et livrée à elle-même.
La société civile, en tant que relais de sensibilisation sur les bonnes pratiques doit se mobiliser pour mettre en place des outils et mécanismes adaptés en vue de trouver de bonnes réponses au fléau de l’extrémisme violent.