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Alerte à la hausse de la criminalité.

Yaya Kane Cherif

Un inspecteur de l’enseignement secondaire victime d’une agression à l’arme blanche alors qu’un professeur d’université est mortellement poignardé le même jour dans la capitale mauritanienne. Un regain d’actes criminels dénoncé par les observateurs qui s’interrogent sur la politique sécuritaire du gouvernement.

C’est le ministre de l’intérieur qui est pointé du doigt face à une recrudescence de la criminalité et du banditisme à Nouakchott et à l’intérieur du pays notamment à Nouadhibou où des agressions à l’arme blanche ont fait plusieurs victimes et de blessés graves récemment. L’apparition de nouveaux gangs armés ainsi que de jeunes délinquants récidivistes sortis des prisons inquiètent les observateurs. L’absence d’une politique de réinsertion sociale pour les prisonniers et le désengorgement des prisons surpeuplées sont des facteurs qui participent à l’augmentation de la criminalité. C’est la politique sécuritaire qui vient d’être désavouée avec une priorité à la surveillance des rues et des citoyens par un système de caméras vidéos non seulement qui coûtent chers mais peu efficaces contre des bandes de criminels organisés. Un inspecteur de l’enseignement et un professeur d’université viennent d’en faire les frais à quelques heures d’intervalles. Coïncidence ou pas, ces deux agressions interviennent dans un contexte de grève des enseignants et professeurs du secondaire depuis une semaine paralysant l’éducation nationale. Cette criminalité en hausse confirme que Nouakchott est devenue une ville dangereuse pour tous les citoyens.

L’insécurité atteint son sommet à Nouakchott

Un paisible citoyen se fait assassiner à Toujounine. L’insécurité a atteint son sommet à Nouakchott, est-ce à cause de la décennie ou plutôt à cause du tâtonnement d’un pouvoir qui n’arrive pas à cerner les attentes des citoyens ni leurs priorités? Personne n’est plus à l’abri de ces gangs qui ne se gênent plus d’opérer à visage découvert. Cette situation est dangereuse et crée un climat de panique généralisée, la peur hante les citoyens qui ne se sentent plus en sécurité.


Paix à l’âme de ce paisible citoyen.

Mauritanie : le gouvernement tente de désamorcer la bombe foncière de la vallée

Mauritanie : le gouvernement tente de désamorcer la bombe foncière de la vallée

news rim yaya cherif kane

Yaya Chérif Kane

Décidément le gouvernement mauritanien est sollicité par le journal Jeune Afrique qui n’est pas indifférent à la difficile cohabitation en Mauritanie. C’est le ministre des affaires économiques Ousmane Kane qui s’y colle en se confiant à la presse internationale pour parler de la question la plus sensible depuis 60 ans qui suscite des polémiques à savoir la réforme foncière de 83.

Le ministre de la promotion des secteurs productifs est bien placé pour pointer la problématique de la politique agricole du pays qui fait face depuis de longues années à des sécheresses interminables et l’intérêt grandissant d’investisseurs nationaux et internationaux. Ousmane Kane confie à Jeune Afrique que la Mauritanie ne peut plus se permettre de ne pas mettre en valeur ses nombreuses terres agricoles entre les mains de propriétaires sans moyens. Il s’agit maintenant de les associer à cette valorisation qui sera bénéfique pour tout le monde. Une vision gagnant-gagnant qui apparaît comme un début de désamorçage de la bombe foncière entre les mains des populations du Sud. Leur résistance semble porter ses fruits avec ce net recul du gouvernement qui met en avant une pédagogie douce pour convaincre les propriétaires terriens spoliés. C’est un premier pas pour faire baisser la tension dans cette partie sud de la Mauritanie qui a connu le premier génocide des noirs sous le régime de Ould Taya en 89. Plus de 100000 personnes ont été déportées au Sénégal et au Mali. Yaya Cherif Kane

Je ne me suis jamais posé la question de savoir qui sont les premier habitants de ce pays.

Ahmed Bezeid Deida

Je me suis jamais posé la question de savoir qui sont les premier habitants de ce pays. Je n’en vois pas l’intérêt, j’y suis né et en ouvrant les yeux tout autour de moi, ses habitants sont de plusieurs couleurs et parlent plusieurs langues. En les côtoyant, j’en ai appris une et comprenais les autres, du coup je n’avais pas un réel problème de communication avec mes autres compatriotes. Au fil du temps, nous sommes arrivés à parler la même langue, une sorte de patois, un melange de toutes nos langues.
Et puis c’est l’épopée de l’école primaire là, je ne voyais pas la couleur des autres, les bandes se forment et se combattent entre elles. Quand les ennemis vous attaquent en pleine récréation ou à la sortie de l’école et que vos alliés viennent à votre rescousse, seule la solidarité va jouer ici. C’est comme en cas de guerre, tout le monde est soldat et un seul objectif, celui de défendre son pays. Ce jour, on se pose plus la question de savoir qui était là, le premier.
Un débat dépassé, est-ce d’ailleurs un debat?
On n’invente pas l’histoire, la réécriture de l’histoire est un pis-aller. L’Histoire s’écrit d’elle-même. Elle est sur les murs, elle est dans la nature parfois enfouie sous terre. Il suffit de creuser, ho! pas profondément et elle jailliera comme une source. L’histoire est aussi un trait de caractère, il suffit de jeter un regard sur un visage pour lire tout un livre d’histoire.
Qui du premier est dernier ou du dernier est premier? Qui de la poule ou de l’œuf ?
Des questions qui ne font que reléguer notre histoire dans l’ignorance de nous mêmes, dans l’ignorance de notre histoire.

Pourquoi chercher un bouc-émissaire?

 

Ahmed Bezeid Deida

Pourquoi devons nous toujours chercher un bouc-émissaire à nos erreurs,nos fautes et nos échecs? La bonne question est pourquoi sommes-nous là et quelle est la part de responsabilité de chacun de nous, dans ce qui nous arrive? Est-ce parceque nous avons la mémoire courte ou une mémoire sélective que nous oublions que ce qui nous arrive est de notre propre faute.
Physiquement, nous avons tous les attributs qui nous différencient de l’animal mais dans nos comportements, le sommes-nous?
Dans son milieu l’animal n’a d’autres ambitions que de survivre et pour cela, il est prêt à tout: tuer, trahir, voler, détruire peut importe la victime.
« A la différence de l’homme, l’animal est absolument incapable de dire : « Je pense donc je suis. » La pensée, exprimée par le langage, manque à l’animal. En cela, l’animal est non seulement différent, mais inférieur à l’homme. Le propre de l’homme, c’est d’être un être pensant. »
C’est le fait même de penser qui permet à l’homme de créer des repères et des valeurs pour s’organiser en société.Ainsi,en perdant ses repères et ses valeurs,la Société vient à transformer ses hommes en animaux qui ne pensent plus qu’en terme de survie.

Communiqué de presse de l’ong BiodiverCités

L’ONG BiodiverCités – association de développement engagée pour la valorisation des espaces naturels et culturels en milieu urbain – se félicite et félicite le Ministère des Affaires Sociales et de la Famille d’avoir ré-ouvert son Parc qu’elle a dédié à l’Ecole Nationale pour l’Action Sociale pour accueillir le Festival Leyali El Meddih du Centre Teranim pour les Arts Populaires.
Nous encourageons le Ministère des Affaires Sociales et de la Famille à préserver l’intégrité du Parc et à le développer dans un esprit d’espace public car la Ville de Nouakchott a crucialement besoin de respirer.
Nous rappelons aussi au MASEF que le Parc a accueilli pendant les 10 dernières années toutes les activités phares du Département lors de la célébration des journées nationales et internationales des Droits de la Femme – car c’est le seul espace adapté aux grandes manifestations publiques avec une capacité d’accueil de 1.000 personnes.
Notre ONG renouvelle sa disponibilité – à ses partenaires de l’administration centrale et des collectivités locales – pour apporter son savoir-faire dans la valorisation des espaces naturels et culturels dans les Cités.
Notre combat pour la préservation des espaces publics de la Ville de Nouakchott demeure notre priorité car nous sommes convaincus que les Citoyens ont le droit d’avoir un accès libre et gratuit à des espaces verts aménagés – que les Jeunes ont besoin d’avoir des espaces de loisirs, d’expression, de créativité et d’épanouissement et que nos Ecoles ont besoin d’espaces citoyens pour éduquer les générations futures sur le Vivre Ensemble – pilier de l’Unité Nationale.

Maimouna SALECK
Présidente de l’ONG

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