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Arabie Saoudite : les mosquées interdites de diffuser les prières pendant Ramadan à deux exceptions près

Le ministère saoudien des Affaires islamiques saoudien a annoncé, mercredi 23 mars, l’interdiction aux mosquées de filmer et de diffuser « dans les médias de toute nature » les prières pendant le mois de Ramadan.Le ministère a également signifié aux lieux de culte musulmans du royaume d’autres obligations à observer durant le mois de jeûne. Il a notamment demandé à ceux qui souhaitent organiser des repas de rupture du jeûne d’envoyer une demande préalable au ministère des Affaires islamiques et a interdit la collecte de dons pour l’organisation de ces événements dans plusieurs régions. Il a aussi incité les fidèles à éviter d’amener des enfants à la mosquée pour ne pas gêner les prières.Cette décision ne concerne cependant pas les mosquées de la Mecque et de Médine.

 

 

 

 

Les décès provoqués par la violence des islamistes militants d’Afrique augmentent de près de 50 %

La violence liée aux groupes islamistes militants en Afrique a fortement augmenté de 22 % sur les douze derniers mois, avec 6.859 événements. Cela représente un nouveau record de violence extrémiste ainsi qu’un doublement des ces évènements depuis 2019.

La violence des islamistes militants en Afrique continue de se focaliser sur cinq théâtres, à savoir le Sahel, la Somalie, le bassin du Lac Tchad, le Mozambique et l’Afrique du Nord. Chacun de ces théâtres se définit par des acteurs locaux et des défis particuliers à son contexte.

Fait préoccupant, les décès attribués aux groupes islamistes militants ont augmenté de 48 % cette année.

Les 19.109 décès estimés attribuables aux islamistes militants dépassent le dernier pic de 18.850 décès atteint en 2015 quand Boko Haram était à son apogée. Cela représente aussi un revirement brutal par rapport à 2021 lorsqu’une légère diminution de décès, atteignant 12.920, avait été enregistrée.

L’escalade des décès résulte dans sa totalité de l’augmentation de la violence au Sahel et en Somalie, où 74 % des décès se sont produits. En effet, les décès attribuables aux extrémistes ont soit atteint un plateau, soit diminué dans le bassin du Lac Tchad, au Mozambique et en Afrique du Nord.

Ce pic dans les décès liés aux militants islamistes s’est caractérisé par une augmentation de 68 % des décès de civils et de violence à distance (cette dernière visant souvent les civils). Cela met en relief le lourd tribut payé par les non-combattants.

Avec 2.737 évènements violents, soit une augmentation de 36 %, l’ouest du Sahel (Burkina Faso, Mali et ouest du Niger) a subi l’année dernière la plus importante augmentation d’évènements violents impliquant des islamistes violents de toute région d’Afrique.

Les décès imputables aux groupes islamistes militants ont augmenté encore plus rapidement, de 63 % soit 7.899 décès. Pour mettre ces chiffres en perspective, le Sahel a subi un quasi-doublement (une augmentation de 90%) des décès et plus qu’un doublement (une augmentation de 130%) d’évènements violents liés aux groupes islamistes militants depuis 2020.

Cette période est notable puisqu’elle coïncide avec la prise de pouvoir en août 2020 d’une junte militaire au Mali qui a justifié son putsch comme étant nécessaire pour répondre à la menace sécuritaire des islamistes militants. Or, au lieu de diminuer, la tendance de la violence n’a fait que s’accélérer. Par ailleurs, de plus en plus d’attaques se produisent dans un rayon de 150 km de Bamako. En 2022, la junte a exigé le départ des forces françaises, affaibli le mandat de la force de maintien de la paix de l’ONU, la MINUSMA, et accueilli des paramilitaires russes du groupe Wagner.

« 40 % de toute l’activité des groupes islamistes militants, plus que toute autre région d’Afrique, se produit maintenant au Sahel ».

Un schéma similaire se déroule au Burkina Faso où le premier de deux coups d’États militaires s’est produit en janvier 2022. Le pays a par la suite subi cette année une augmentation de 69 % des décès, atteignant 3.600 morts imputables aux islamistes militants.

40 % de toute l’activité des groupes islamistes militants, plus que toute autre région d’Afrique, se produit maintenant au Sahel.

La coalition Jama’at Nusrat al Islam wal Muslimin(JNIM), notamment le Front de libération du Macina (FLM), Ansaroul Islam et Ansar Dine, sont liés à environ 77 % de la violence militante et à 67 % des décès au Sahel. L’État islamique au Grand Sahara (EIGS) est responsable du reste.

« Il s’est produit une augmentation de 49 % des décès liés à la violence contre les civils des groupes islamistes militants l’année dernière ».

Il s’est produit au Sahel une augmentation surprenante de 49 % des décès liés à la violence contre les civils des groupes islamistes militants l’année dernière, avec 978 attaques. La région comptabilise maintenant 60 % des décès civils attribuables à l’extrémisme violent en Afrique.

L’arrivée du groupe Wagner dans ce théâtre a encore aggravé la violence contre les civils au Sahel. En effet, 726 décès de civils lui sont attribuables, comparé à 1.984 décès de civils attribuables aux militants islamistes, soit un taux de 1 décès civil sur 2,7 victimes de la violence des militants.

Si 90 % des évènements violents au Sahel se sont produits au Burkina Faso et au Mali, l’année dernière se distingue du fait de l’augmentation importante d’évènements violents survenus dans les États côtiers. Ces derniers sont ainsi passés de 5 à 37 au Bénin et de 1 à 17 au Togo.

Le Niger a lui aussi subi une augmentation de 43 % des évènements violents l’année dernière, pour atteindre 214 évènements. Cependant, le nombre de décès a été divisé par deux, soit 539 morts.

La violence des islamistes militants au Sahel a aussi entrainé le déplacement de plus de 2,6 millions de personnes. Le Burkina Faso comptabilise la majorité de ces déplacements, avec 1,8 millions de personnes déplacées.

La tendance la plus remarquable au cours de l’année écoulée en Somalie s’est révélée être l’augmentation de 133 % dans le niveau de décès attribuables à la violence des groupes islamistes militants, en particulier à al Shabaab. Ainsi, 6.225 décès imputables à al Shabaab sont survenus en 2022, une augmentation par rapport à 2021 lorsque 2.606 décès s’étaient produits. Ce niveau de décès, qui surpasse le total de 2020 et 2021 compris, est un nouveau record.

La Somalie a subi une augmentation de 23 % de la violence impliquant al Shabaab l’année dernière avec 2.553 évènements. Cela représente 37 % des évènements extrémistes en Afrique, un peu moins qu’au Sahel. C’est la première fois depuis 2007 que la Somalie n’a pas subi la part la plus importante d’évènements violents en Afrique au cours d’une même année.

La Somalie se distingue encore une fois par le pourcentage relativement élevé de batailles puisqu’elles représentent 70% de la violence impliquant al Shabaab. Cela reflète les efforts collectifs pour contrer al Shabaab de l’armée nationale somalienne, des forces des États membres fédéraux, des milices de clans et de la mission de transition de l’Union africaine en Somalie (ATMIS).

Le rythme de batailles s’est accéléré en 2022 après l’élection du président Hassan Sheikh Mohamud en mai et son appel à une offensive tous azimuts contre al Shabaab. Cette offensive a chassé al Shabaab des villes qu’il contrôlait auparavant, entrainant de violentes représailles. L’augmentation de presque 25 % dans le nombre de batailles en Somalie reflète cette offensive, avec un rythme qui s’est encore accéléré pendant le deuxième semestre de l’année.

La deuxième moitié de 2022 révèle aussi une augmentation par al Shabaab de sa violence contre les civils (avec un saut de 41 % par rapport à la première moitié de l’année, passant de 82 à 116 attaques). Cela suggère que l’offensive a mis al Shabaab sur la défensive et il s’est vengé en s’en prenant à des cibles vulnérables, comme le double bombardement d’octobre qui a tué plus de 100 personnes et blessé des centaines d’autres à Mogadishu.

Le théâtre somalien se distingue également par une augmentation de 34 % d’attaques à l’engin explosif improvisé (IED) et un doublement des décès liés à ce type d’attaques. Selon l’ONU, 613 civils ont été tués et 948 blessés en 2022, la majorité par des IED détonés par al Shabaab. Les actions des forces de sécurité étatiques, des milices de clans et d’autres acteurs non-identifiés sont aussi responsables de morts de civils.

La Somalie subit en ce moment sa cinquième saison consécutive de faible pluviométrie et devrait souffrir d’une sixième saison de pluies plus faibles que la moyenne en mars-juin 2023. Cela affectera 8,3 millions de personnes. La plupart de la région fait face un niveau extrême d’insécurité alimentaire, y compris une possible famine dans les territoires qu’al Shabaab conteste ou contrôle. Cela met en relief les défis de l’accès à l’aide humanitaire et parfois même le sabotage des livraisons d’aide alimentaire.

Concernant le Bassin du Lac Tchad,la violence des groupes islamistes militants s’est globalement plafonnée cette année, après une diminution de 32 % entre 2020 et 2021. Les 952 évènements recensés dans le bassin du Lac Tchad, qui s’étale sur quatre pays, (le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le sud-est du Niger) représentent une augmentation de 4% dans le niveau des activités des islamistes militants par rapport à 2021.

Les 3.821 décès liés à ces évènements cette année, quoique représentant une diminution de 5% par rapport à l’année dernière, reflètent aussi un ralentissement comparé à la diminution de 19 % de l’année précédente. Le bassin du Lac Tchad demeure le troisième théâtre le plus meurtrier d’Afrique, subissant 20 % des décès liés aux islamistes militants.

Cette année a cependant vu une augmentation de 33 % de la violence envers les civils, entrainant un doublement des décès attribuables aux attaques des militants (de 299 à 598). Cela constitue un revers brutal de la baisse de presque 50 % dans les attaques contre les civils en 2021.

« Cette année a cependant vu une augmentation de 33 % de la violence envers les civils, entrainant un doublement des décès attribuables aux attaques des militants »

Le bassin du Lac Tchad a aussi vécu une résurgence de Boko Haram en 2022. Boko Haram était depuis 2017 dans un déclin relatif comparé à la menace relative posée par la branche de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWA). Au cours de cette année, Boko Haram a en effet été lié à une augmentation de 57 % des évènements violents et de 70 % des décès. Alors même que l’ISWA reste associé à plus de violence dans la région, les niveaux de violence attribuables aux deux groupes sont aujourd’hui comparables.

Ces changements coïncident avec une diffusion géographique des attaques au-delà de l’État de Borno dans le nord-est du Nigeria. Les États de Kano, Kogi, Niger et Taraba ont tous ainsi subi des attaques de l’ISWA cette année. L’ISWA a aussi revendiqué le bombardement d’une église dans l’État d’Ondo (région du sud-ouest) et des attaques ambitieuses contre des casernes militaires et une prison dans la banlieue d’Abuja, ainsi qu’une tentative d’attaque sur une caserne militaire près de la frontière du Bénin dans l’État Niger à l’ouest du pays. De même, Boko Haram a aussi été lié à des évènements violents dans le nord-ouest du Nigeria et Boko Hara et ISWA ont aussi été liés à une escalade relative de la violence au Tchad et dans le sud-est du Niger.

Au nord du Mozambique, le nombre d’évènements violents recensés au nord du Mozambique a augmenté de 29 % en 2022 pour atteindre 223. Cela représente un renversement de la diminution de 23 % enregistrée en 2021. La violence est donc revenue aux niveaux de 2020, avant l’intervention des forces de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et du Rwanda. Après avoir été délogés des villes côtières de Palma et de Mocimboa da Praia, des petits groupes de militants se sont dispersés dans les districts plus ruraux à l’ouest et au sud, prenant pour proie des villages et commettant meurtres, décapitations, enlèvements, pillages et destruction des biens.

Le nord du Mozambique s’est toujours tristement démarqué pour ses niveaux élevés de violence contre les civils. Ce schéma se perpétue avec un nouveau pic d’attaques contre les civils cette année, ces évènements augmentant de 120 % pour atteindre 288 incidents et renversant un déclin temporaire en 2021. De même, les décès liés à la violence contre les civils ont augmenté de 57 % pour atteindre 430 morts. La violence contre les civils représente 66 % des évènements violents dans le nord du Mozambique, plus que dans toute autre région d’Afrique.

Plus d’un million de personnes sont déplacées en interne dans les quatre provinces de Cabo Delgado, Niassa, Nampula et Zambézia à cause de l’augmentation et la diffusion géographique de cette violence.

En Afrique du Nord les évènements violents attribuables aux groupes islamistes militants en Afrique du Nord ont diminué de 32 % cette année. Cela continue une tendance à la baisse de la violence extrémiste dans la région.

Le nombre d’évènements violents imputables aux militants islamistes a aujourd’hui retrouvé celui d’avant l’avènement de l’EI en 2013. Les 276 décès attribuables à ces évènements représentent un déclin de 14 fois le nombre de morts recensés dans en Afrique du Nord lorsque l’EI était à son apogée.

Presque toutes les activités des islamistes militants dans cette région (quasiment 90 %) ont été recensées en Égypte. Ce déclin constant s’est produit au même moment que la formation d’une union de tribus du Sinaï qui se sont jointes pour combattre l’EI. Si le nombre de batailles est resté le même en 2022, la violence à distance et la violence contre les civils ont diminué de 60 % et 21 % chacune.

Source:le Centre d’études stratégiques de l’Afrique.

 

 

Les liaisons dangereuses de Trump. Il a assuré samedi sur son réseau social Truth Social qu’il allait être « arrêté » mardi

Donald Trump a assuré samedi sur son réseau social Truth Social qu’il allait être « arrêté » mardi et a appelé à des manifestations, avant une possible inculpation dans une affaire de paiement en 2016 visant à acheter le silence d’une actrice pornographique avec laquelle il aurait eu une liaison.
Évoquant une « fuite » du parquet des procureurs de l’Etat de New York, pour le district de Manhattan, l’ancien président américain a écrit en lettres majuscules: « Le candidat du parti républicain très loin devant (ses rivaux à la primaire, ndlr) et ancien président des Etats-Unis d’Amérique va être arrêté mardi de la semaine prochaine. Manifestez, reprenez notre nation! »
La semaine dernière, Michael Cohen, ancien avocat personnel de Donald Trump et devenu l’un de ses pires ennemis, a témoigné au moins à deux reprises devant le grand jury dans cette enquête liée à un accord de non-divulgation concernant Mme Clifford.

Les investigations des procureurs new-yorkais portent sur le versement en 2016 de 130.000 dollars par Michael Cohen à l’actrice pornographique pour acheter son silence sur une présumée relation qu’elle aurait eue avec Donald Trump.

Ancien fidèle du milliardaire républicain, Michael Cohen a déjà été condamné dans cette affaire.

Convaincu que l’élection de 2020 lui avait été « volée » par Joe Biden, Donald Trump avait déjà appelé ses partisans à se mobiliser en amont du 6 janvier 2021, attisant la crise politique qui a culminé avec l’assaut de ses soutiens contre le Capitole, où siège le Congrès.

Source:Nice-Matin

commémoration de la toute première Journée internationale de lutte contre l’islamophobie

Les Nations Unies ont commémoré vendredi la toute première Journée internationale de lutte contre l’islamophobie avec un événement spécial dans la salle de l’Assemblée générale, lors duquel les intervenants ont souligné la nécessité d’une action concrète face à la montée de la haine, de la discrimination et de la violence contre les musulmans.

Cette commémoration  fait suite à l’adoption à l’unanimité d’une résolution de l’Assemblée qui l’année dernière a proclamé le 15 mars la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie, appelant à un dialogue mondial pour promouvoir la tolérance, la paix et le respect des droits de l’homme et de la diversité religieuse.

Comme l’a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, les près de deux milliards de musulmans dans le monde – qui viennent de tous les coins de la planète – « reflètent l’humanité dans toute sa magnifique diversité ». Pourtant, ils sont souvent confrontés au sectarisme et aux préjugés simplement à cause de leur foi.

En outre, les femmes musulmanes peuvent également subir une « triple discrimination » en raison de leur sexe, de leur origine ethnique et de leur religion.

L’événement de haut niveau a été co-organisé par le Pakistan, dont le ministre des Affaires étrangères, Bilawal Bhutto Zardari, a souligné que l’islam est une religion de paix, de tolérance et de pluralisme.

Selon lui, bien que l’islamophobie ne soit pas nouvelle, elle est « une triste réalité de notre temps » qui ne fait qu’augmenter et se propager.

« Depuis la tragédie du 11 septembre, l’animosité et la suspicion institutionnelle à l’égard des musulmans et de l’islam à travers le monde n’ont fait que prendre des proportions épidémiques. Un récit a été élaboré et diffusé qui associe les communautés musulmanes et leur religion à la violence et au danger », a déclaré M. Zardari, qui est également Président du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

Depuis la tragédie du 11 septembre, l’animosité et la suspicion institutionnelle à l’égard des musulmans et de l’islam à travers le monde n’ont fait que prendre des proportions épidémiques.

« Ce récit islamophobe ne se limite pas à la propagande extrémiste et marginale, mais a malheureusement été accepté par des sections des médias grand public, des universités, des décideurs politiques et de l’appareil d’État », a-t-il regretté.

Pour sa part, le Président de l’Assemblée générale de l’ONU, Csaba Kőrösi, a noté que l’islamophobie est enracinée dans la xénophobie, ou la peur des étrangers et de ce qui est méconnu, et se traduit par des pratiques discriminatoires, telles les interdictions de voyager, les discours de haine, les brimades et le ciblage de l’Autre.

Il a exhorté les pays à respecter la liberté de religion ou de conviction, qui est garantie par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

« Nous avons tous la responsabilité de défier l’islamophobie ou tout phénomène similaire, de dénoncer l’injustice et de condamner la discrimination fondée sur la religion ou la conviction – ou leur absence », a-t-il ajouté.

M. Kőrösi a déclaré que l’éducation est essentielle pour comprendre pourquoi ces phobies existent, et qu’elle peut être « transformatrice » en changeant la façon dont les gens se comprennent.

La haine croissante à laquelle les musulmans sont confrontés n’est pas un développement isolé, a à son tour estimé le Secrétaire général de l’ONU.

« C’est une partie inexorable de la résurgence de l’ethno-nationalisme, des idéologies suprématistes blanches néo-nazies et de la violence ciblant les populations vulnérables, notamment les musulmans, les juifs, certaines communautés chrétiennes minoritaires et d’autres », a affirmé António Guterres.

« La discrimination nous diminue tous et il nous incombe à tous de nous y opposer. Nous ne devons jamais être les spectateurs du sectarisme », a continué M.Guterres.

« Nous devons renforcer nos défenses », a ajouté M. Guterres citant en exemple les mesures onusiennes telles que le plan d’action pour la sauvegarde des sites religieux. Le chef de l’ONU a également appelé à intensifier les investissements politiques, culturels et économiques dans la cohésion sociale.

« Et nous devons affronter le sectarisme partout et chaque fois qu’il pointe sa tête hideuse. Cela inclut de lutter contre la haine qui se répand comme une traînée de poudre sur Internet », a-t-il fait valoir.

À cette fin, l’ONU travaille avec les gouvernements, les régulateurs, les entreprises technologiques et les médias « pour mettre en place des garde-fous et les faire respecter ».

Parmi les autres politiques déjà lancées, il a cité une stratégie et un plan d’action contre le discours de haine et le rapport Our Common Agenda, qui décrit un cadre pour un « avenir numérique » plus inclusif et plus sûr pour tous.

Le Secrétaire général a exprimé sa gratitude aux chefs religieux du monde entier qui se sont unis pour promouvoir le dialogue et l’harmonie interconfessionnelle.

Il a décrit la déclaration de 2019 sur la « Fraternité humaine pour la paix dans le monde et le vivre ensemble  » – co-écrite par Sa Sainteté le Pape François et Son Eminence le Grand Imam d’Al-Azhar Cheikh Ahmed El Tayeb – comme « un modèle de compassion et de solidarité humaine ».

Source:ONU

 

 

 

 

Communiqué de l’Isems

Nous avons appris l’accident survenu au Sénégal dans la nuit du samedi au dimanche dont le bilan provisoire est de 40 victimes et des dizaines de blessés..

En cette douloureuse occasion,au nom du Bureau et de tous les membres de l’Isems, nous présentons nos sincères condoléances aux familles des défunts,au Gouvernement et au peuple frère du Sénégal.

Nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.

Le Président de l’ISEMS.

Ahmed bezeid Deida

Réponse ouverte d’une citoyenne lamda à la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable en Mauritanie,

Maimouna Saleck

Excellence Madame la Ministre, j’ai suivi avec attention votre intervention sur France 24, lors de l’émission spéciale COP27 : le Climat et l’Afrique : quel avenir pour les ressources naturelles du continent ?

https://fb.watch/gMwHoFtUWN/

J’ai trouvé vos réponses – aux questions posées par la journaliste sur le phénomène de la rareté du poisson en Mauritanie et sur le projet d’extraction du Gaz, Grande Tortue Ahmeyine – assez peu convaincantes pour la représentante du principal département régulateur de la gestion de nos ressources naturelles …. ces ressources qui sont la base de l’économie de subsistance et de revenu à la grande majorité de nos populations – et qui sont tous deux très vulnérables (l’économie et les populations).

Affirmer que la rareté du poisson en Mauritanie est la conséquence des changements climatiques – en omettant de citer aussi la part de responsabilité des changements sociaux et des changements économiques – qui ont développé, en des temps records, des modèles d’exploitation non tenables, non soutenables et peu durables de nos ressources naturelles – est un terrible raccourci !

Un raccourci qui ne peut être interprété que par une méconnaissance ou une mauvaise appréciation des terribles impacts, ou des lacunes du système de gouvernance – des activités économiques essentiellement responsables de la dégradation de nos écosystèmes et donc de nos ressources renouvelables : comme notamment, la surexploitation des stocks de poissons, les pressions croissantes de la pêche industrielle, des transports maritimes, des industries minières, aurifères, gazières et pétrolières, la mauvaise gestion des déchets ainsi que celle des grands projets d’infrastructures.

Et lorsque la journaliste vous pose la question concernant l’exploitation du Gaz Naturel, vous noyez le poisson dans l’eau et vous proposez même comme solution résiliente à la crise que connait le secteur de la pêche en Mauritanie, l’extraction de cette énergie fossile non renouvelable – en la déclarant comme une énergie moins polluante, qui va servir de levier à la production d’une énergie propre – l’hydrogène vert – est un autre raccourci beaucoup plus naïf.

Vous expliquez que puisque nous avons des énergies fossiles, nous devons absolument les exploiter ! Comme si nous n’avons pas le choix d’exploiter d’autres énergies largement plus disponibles, plus accessibles, réellement plus propres, moins couteuses en terme d’investissements humains et financiers et surtout, surtout, entièrement renouvelables : le soleil, le vent, le sable, l’eau.

Madame la Ministre, sachez qu’en 2018, la Mauritanie était déjà arrivée à un mix énergétique renouvelable de 38% en exploitant moins de 10% de son énorme potentiel renouvelable !

Qu’est ce qui nous a poussé à faire ce brusque virage vers le fossile, pour lequel nous ne sommes pas du tout préparé et pour lequel nous prenons les risques de perdre à jamais toutes nos autres ressources renouvelables indispensables ?

C’est comme si, vous nous expliquez, au milieu du désert, que vous choisissez de boire l’eau minérale naturelle, en sortant de votre glacière, une petite bouteille qui vient d’Europe, au lieu de boire l’eau fraîche qui coule d’une source de montagne que vous pouvez directement cueillir avec vos mains….

… parce que l’eau de cette petite bouteille, est meilleure pour la santé, comparée au soda, car elle est 100% naturelle !

… en occultant les faits, que pour transporter et stocker cette eau, il a fallu toute une technologie (que nous ne maîtrisons pas), pour produire un contenant, dérivé du pétrole, qui va potentiellement empoisonner notre corps à travers les microplastiques, invisibles à l’oeil nu, que nous pouvons ingurgiter, soit à travers cette eau « naturelle », soit à travers les aliments puisés des sols, des rivières ou des océans – que les particules de cette petite bouteille vont contaminer – pendant quelques dizaines d’années – une fois que vous l’aurez jeté dans la nature.

Excellence, Madame la Ministre,

Savez-vous que pour détecter ce gaz – dit naturel – qui pollue moins que le pétrole – il a fallu organiser quelques centaines de campagnes sismiques – durant plus de cinq années – sur tout la longueur et la largeur des 234.000 km carré du domaine maritime mauritanien ?

Savez-vous que pour bâtir les infrastructures indispensables pour l’exploitation de ce gaz naturel, les travaux sur terre et en mer, sont en cours depuis 2019 ?

Savez-vous, que pendant deux années, 250 camions ont effectué des rotations en permanence, sur une distance de 275 km, entre Nouakchott et Akjoujt, tous les jours, 24h/24h, pour déplacer 2,5 millions de tonnes de matériaux de carrière – vers une plateforme de 17 hectares (construite au sein du Port de Nouakchott exprès pour cette mission) – qui ont été ensuite transportés, par un navire spécialisé (qui a effectué pendant 7 mois, 67 voyages) vers le hub du GTA, qui se trouve à 10km de la réserve de Biosphère Transfrontalière du Delta du Sénégal, qui abrite 3 sites classés zones humides d’importance internationale ?

Savez-vous, …. que ces 2,5 millions de tonnes de pierres sont déposées, sur 33 mètres de profondeur, pour servir de base aux 21 caissons en béton venant du Sénégal…. que chacun de ces caissons, pèse 16.500 tonnes, mesure 54m de long, 28m de large et 32 m de hauteur… et qu’après une traversée de 120 miles, chaque caisson est rempli d’eau de mer et de sable pour atteindre les 74.525 tonnes nécessaires pour briser les lames autour de la digue de 1.150 mètres, destinée à protéger la jetée d’amarrage de l’unité flottante de production de gaz naturel liquéfié et qui sert aussi de jetée d’accostage aux navires méthaniers qui viendront charger le gaz tant attendu.…

Savez-vous, que le gaz qui arrivera à cette unité, est acheminé par 3.500 mètres de pipeline, du FPSO (unité de production, de stockage et de déchargement) situé à 8.000 mètres du champ de production qui compte (dans cette 1ère phase seulement) 12 puits qui forent à 2.850m dans les entrailles de la terre ?

… et que tout ce dispositif peut exploser à chaque instant !

Madame la Ministre,

Je vous épargne toute les étapes de la phase d’exploitation qui durera une trentaine d’années (au moins) – et qui produira en plus du gaz naturel, des eaux de refroidissements, des eaux de ballast, des eaux de production … dont les déversements chroniques – autorisés par nos régulateurs locaux – auront comme impact minimal, selon les scientifiques, le dérèglement du système endocrinien chez les mâles (allant jusqu’à l’infertilité). Ce phénomène se fait par la contamination aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs), bio-accumulée de la chaine alimentaire et il a déjà été constaté dans la zone du Fleuve Sénégal.

… et ce n’est pas tout !

Le Grand Projet Grande Tortue Ahmeyine (GTA) produira, en plus du Gaz, du pétrole super raffiné – mais aussi des déchets solides et liquides industriels en plus des déchets urbains de la « ville-plateforme », érigée en pleine mer, qui sera habitée par les quelques milliers d’ouvriers permanents du projet – sans oublier les centaines de navires vraquiers et méthaniers qui viendront grossir le traffic des quelques 849 navires déjà abonnés aux ports du pays.

Et une fois ce stock de Gaz naturel épuisé, car bien évidemment, il n’est pas renouvelable, on doit penser à démanteler toutes ces infrastructures, à reboucher tous les puits, correctement, si bien sûr, nous avons eu la chance d’échapper aux accidents, aux fuites, aux erreurs, au laxisme, au bakchich, aux sabotages, aux coups d’états, aux orages, aux tsunamis, …

Madame la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable,

Imaginez-vous l’empreinte carbone, physique, chimique, biologique, atmosphérique, écologique, sociale, économique …. de toute cette chaine de destruction massive des écosystèmes marins d’une exceptionnelle rareté – mise en oeuvre pour extraire ce Gaz – presque inoffensif et tellement nécessaire – qu’il nous faut absolument exploiter – (selon vos propos) – pour sortir la Mauritanie (avec moins de cinq millions d’habitants) de la grande misère pathologique qu’ils subissent à cause des Changements Climatiques ?

Vous affirmez aussi que la manne du gaz naturel servira à investir dans la production de l’hydrogène vert … un autre gaz qui est obtenu grâce à des procédés industriels extrêmement polluants, mais qui aspire à devenir vert, selon les experts, en convertissant l’électricité nécessaire pour son extraction, qui va passer de l’électricité produite par les énergies fossiles (pétrole et charbon) vers celles produites par l’éolien … un peu comme l’histoire de la petite bouteille de plastique ….

Mais, en attendant de découvrir des solutions miracles de transport vert et de matériaux verts pour construire des parcs d’éoliennes neutres en carbone, dans des déserts et des océans stérilisés de toute forme de biodiversité, je vous implore, Madame la Ministre, de concentrer vos efforts sur la préservation de nos acquis avant de suivre les sirènes des marchands de dollars….

Je vous invite vivement, à visiter les magnifiques sanctuaires, d’une biodiversité, exceptionnelle, unique au monde, qui existent en Mauritanie, de vrais puits carbone, qui offrent de vraies solutions aux Changements Climatiques, gratuites, durables, renouvelables et qui offrent généreusement leurs indispensables services éco-systémiques à notre alimentation, notre santé, notre économie, notre spiritualité, notre éducation, notre innovation …

Savez-vous, qu’avec les 1.200.000 m2 du Parc National du Banc d’Arguin (à titre d’exemple), nous captons déjà 11% de nos émissions de gaz à effet de serre ? … que le PNBA, qui sert de véritable laboratoire scientifique à ciel ouvert, accueille quelques 2 millions d’oiseaux migrateurs chaque année ? Que ces oiseaux contribuent à la richesse de la qualité de nos herbiers et nos vasières, à la santé de notre océan, et que grâce à cette abondance renouvelable, la Mauritanie nourrit plus de 75 pays de la planète en produits de la mer ?

Dépêchez-vous, Excellence, et surtout n’hésitez pas à inviter aussi son Excellence Monsieur le Président de la République, à venir découvrir ce magnifique patrimoine (vraiment) naturel avant qu’il ne disparaisse, victime de de notre boulimie énergétique, car j’ai bien l’impression qu’il ignore totalement l’existence de ces capitaux naturels, vu qu’ils ne sont jamais cités dans ses discours.

Et pour finir, je reste convaincue que la solution aux Changements Climatiques est justement d’arrêter de vouloir changer systématiquement de modèle de production ou de consommation, sans re-passer par la case de départ : vouloir changer nos modes de réflexion pour retrouver notre vraie place dans cet univers.

La Citoyenne Lambda.

Meimouna Saleck

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