par Webmaster | 29 01 26 | Actualitès, Archives, Sociétés

À la faveur de la reprise des fouilles archéologiques annoncée par Chloé Capel, responsable du projet scientifique mené en collaboration avec l’Université de Nouakchott, le site historique d’Azougui s’impose de nouveau comme une clé majeure pour comprendre l’histoire saharienne, almoravide et transsaharienne.
D’ores et déjà, une visite de terrain permet d’en mesurer concrètement la portée scientifique et humaine. J’ai eu l’honneur de me rendre sur le site en compagnie du conservateur du musée de Toueizeguet, Khalil Ould Ntahah, et d’échanger avec la responsable du projet, dont l’engagement et la rigueur scientifique forcent le respect.
Ce déplacement fut également l’occasion de retrouver mon ami, le Professeur Lemine Baba, entouré de ses étudiants de master en histoire, désormais engagés sur le terrain exigeant de l’archéologie.
Ces jeunes chercheurs, appelés — dans quinze ans ou moins, qu’Allah leur accorde longue vie — à devenir les acteurs de la mauritanisation de l’archéologie, incarnent l’avenir d’une science enracinée dans notre sol et portée par nos propres compétences.
C’est précisément cette dimension — le patrimoine comme mémoire, mais aussi comme promesse d’avenir — qui a retenu mon attention dans le brillant exposé de la responsable du projet, et qui explique la résonance particulière de cette expérience avec l’objet même de mon séjour actuel à Atar.
Les mots-clés qui structurent cette démarche — mémoire, patrimoine, développement — constituent en effet le socle du programme d’action de l’Association Renaissance de la Ville d’Atar, engagée pour un développement durable à l’échelle locale, fondé sur la valorisation des ressources historiques, culturelles et humaines.
C’est dans cet esprit que nous entendons contribuer au développement local, en joignant nos efforts à ceux des autres initiatives de la société civile, dans une logique de convergence et de concurrence positive. Cette orientation se traduit déjà par le lancement d’une sensibilisation à grande échelle autour du thème de l’eau durable pour Atar, à travers conférences, colloques et espaces de débat.
Nous avons, à cet égard, noté avec satisfaction l’intérêt manifeste des autorités régionales et municipales pour les enjeux du développement durable dans leur dimension locale.
Il s’agit désormais de soutenir la Renaissance
de la ville, dans le cadre d’un partenariat avec la mairie, en impulsant un mouvement d’idées capable de servir le bien-être des populations et de réconcilier mémoire, patrimoine et avenir.
La visite d’Azougui , en fouilles, conduit ainsi à une conclusion claire :
le patrimoine historique est un levier vivant, capable d’alimenter une dynamique de développement, à condition qu’il soit porté par le savoir, soutenu par les institutions et approprié par les populations..
Abdel Kader Mohamed 
par Webmaster | 29 01 26 | Actualitès, Sociétés

L’Assemblée nationale a consacré sa séance publique, tenue hier mercredi, à l’écoute des réponses du Ministre de l’Équipement et des Transports, M. Ely El Veirik, à une question orale qui lui a été adressée par le député Mokhtar Ould Mohamed Limam.
Dans sa question, le député a déclaré que le critère de qualité est resté le plus grand défaut des projets routiers, malgré les réalisations récentes en matière de réhabilitation des routes principales et de construction de centaines de nouveaux kilomètres.
Comment expliquer alors ces défauts enregistrés dans les travaux en cours sur de nombreuses nouvelles routes, l’absence de finition, et le manque de contrôle technique et de rigueur dans la réception des travaux, s’est interrogé le parlementaire.
Le Ministre a affirmé, en réponse à la question, que la réalisation des projets routiers est soumise à toutes les procédures en vigueur et internationalement reconnues, depuis la préparation des études techniques de la route, des cahiers des charges et des dossiers d’appel d’offres, jusqu’à l’exécution des travaux conformément aux normes techniques internationales.
Le Département contracte avec des bureaux internationaux de contrôle et de suivi, tenus de respecter les normes internationales à toutes les étapes de l’exécution, depuis l’approbation des études d’exécution, l’approbation des carrières et des matériaux utilisés, tels que les pierres, le béton et le ciment, avant le début de tout travail, a ajouté Veirick.
Toujours selon lui, l’organisme de contrôle est composé d’experts dans toutes les spécialités, l’État les rémunère pour leurs services, en plus du suivi par l’administration concernée du ministère pour garantir le respect des conditions et des contrats par les entrepreneurs et les bureaux, avec la participation d’équipes d’ingénieurs et de techniciens spécialisés.
le Laboratoire National des Travaux Publics joue par ailleurs un rôle de contrôle supplémentaire pour garantir la qualité des travaux, a souligné le ministre, selon lequel, la Direction de l’Entretien des Infrastructures supervise quant à elle, l’entretien régulier et continu des routes par le biais de programmes contractuels avec l’entreprise de travaux d’entretien routier, afin de garantir que le réseau urbain et interurbain reste dans un état sûr et acceptable.
Le Ministre a souligné l’attention maximale accordé par le Gouvernement aux routes et au désenclavement, à travers un programme axé sur la modernisation et l’extension du réseau routier national, la préservation des routes existantes par des programmes d’entretien et de réhabilitation, et la construction de nouvelles routes pour désenclaver les villes et les zones de production, et renforcer l’interconnexion et l’intégration régionale.
Toujours selon lui, même si la réalisation des routes nationales est conforme à toutes les normes techniques internationalement reconnues, elles peuvent rencontrer des problèmes après la réception et l’exploitation, tels que l’infiltration d’eau sous les couches ou le comportement de certains citoyens et opérateurs comme le creusement ou le déversement répété d’eau, en plus de l’impact de la surcharge des camions, qui nuisent à toute route quelle que soit la qualité de sa réalisation.
par Webmaster | 29 01 26 | Actualitès, Sociétés, Tribunes

Une nausée collective s’est installée. Elle ne vient ni d’une crise sanitaire, ni d’une pollution industrielle ni d’un égout a ciel ouvert mais d’une contamination bien plus insidieuse : celle de la parole publique. Le débat politique, autrefois conçu comme l’agora où s’affine la chose commune, s’apparente désormais à un égout à ciel ouvert où circulent en flux continu insultes, accusations infondées et passions malsaines. L’air est devenu irrespirable et beaucoup ont le sentiment de suffoquer, écœurés au point de se détourner. Comment en sommes-nous arrivés là ? et surtout, comment sortir de cette asphyxie démocratique toxique ?
Les réseaux sociaux, optimisés pour l’engagement émotionnel, agissent comme le collecteur principal. L’insulte, la simplification outrancière et l’accusation ad hominem y génèrent un trafic intense. Ce contenu, conçu pour le clash, déborde ensuite dans l’espace médiatique traditionnel. Les sites d’information, les pages personnelles en quête d’audience, deviennent alors des chambres d’écho de cette violence verbale, légitimant par leur exposition ce qui n’était au départ qu’un cri numérique.
Si une déclaration polémique est lancée elle est immédiatement reprise, décortiquée, surinterprétée par les médias affiliés, partagée des milliers de fois, avant d’être brandie par l’adversaire comme preuve de la malveillance de son auteur. La phrase, vidée de son contexte, devient un étendard ou un chiffon rouge. La vérité des faits se noie dans le flux des réactions. Tel un monstre l’affaire se nourrit d’elle-même jusqu’à épuisement, laissant derrière elle un dépôt de méfiance et de cynisme.
Dans cette atmosphère saturée d’éthylène de la colère, les sujets complexes s’évaporent.
Cette pollution n’est pas un accident. Elle est le produit de logiques convergentes ,en effet dans un marché saturé d’informations, l’insulte, la peur et la colère sont des produits à haute valeur audimatique. Elles captent le regard plus sûrement qu’une analyse mesurée. Une partie des médias et de la classe politique a ainsi fait un pacte faustien avec le spectacle de la division.
Pour une partie des acteurs politiques, cette « puanteur » est un outil délibéré
et pour une partie des médias un revenu financier. En diabolisant l’adversaire, en alimentant un récit de trahison des élites ou de menace existentielle, on mobilise une base électorale par la passion bien plus efficacement que par le programme. Le but n’est pas de convaincre l’autre, mais de radicaliser le sien.
Le débat public vit désormais au rythme du « temps réel » des réseaux sociaux . La retenue, qui implique de se taire pour réfléchir, de laisser mûrir une idée, est perçue comme une faiblesse. Il faut réagir dans l’heure, « marquer un point ».
Mais les conséquences vont bien au-delà d’un simple malaise passager. C’est la santé même de la démocratie qui est atteinte.
Quand le débat public donne envie de vomir, on ferme la fenêtre et l’abstention massive est la traduction politique de cette nausée. Pourquoi participer à un spectacle qui vous révulse ?
La banalisation de la violence verbale prend le dessus quand les représentants nationaux s’accusent publiquement de corruption, de trahison ou de bassesse sans aucune retenue, ils légitiment ce registre dans tout le corps social. L’insulte devient alors un mode normal de dialogue dans les hémicycles et les salles de réunions.
Le compromis disparaît alors la démocratie représentative repose sur l’art du compromis, de la recherche d’un terrain d’entente. Or, dans un climat d’empoisonnement permanent, toute concession est présentée comme une capitulation, tout dialogue avec l’adversaire comme une collusion. Le compromis devient intenable, condamnant la société à l’impuissance ou à l’affrontement.
La tentation autoritaire ressurgit et l’écœurement peut faire naître, dans une partie de l’opinion, une nostalgie pour l’ordre pur, pour un homme ou une femme providentiel qui viendrait « nettoyer » les écuries d’Augias du débat public. Cette solution, séduisante par sa simplicité, est un piège mortel pour les libertés.
L’assainissement est possible, mais il exige une prise de conscience et une action collective.
Il faut refuser d’être un canal pour les poisons. Avant de partager une insulte, de relayer une accusation non vérifiée, s’arrêter. Choisir de s’informer auprès de sources qui privilégient la vérification des faits (fact-checking) et l’analyse contextuelle. Désintoxiquer son fil d’actualité, c’est le premier geste sanitaire ensuite valoriser les contre-espaces car l’égout médiatique n’est pas tout le pays. Il existe encore des lieux où le débat substantiel, respectueux et constructif se pratique. Les soutenir, y participer, c’est recréer des oasis de la parole saine.
En tant que citoyens, téléspectateurs, lecteurs, nous avons un pouvoir : celui de l’exigence. Écrire à un média pour dénoncer un traitement sensationnaliste, interpeller un élu sur la tenue de ses propos, récompenser par son attention les discours de fond, sont des actes politiques de résistance. Nous devons résister. Résistons!
La grande puanteur du débat public n’est pas une fatalité. C’est le symptôme d’une démocratie fatiguée, instrumentalisée par les logiques du spectacle ,de la division et du mercantilisme. Mais une démocratie, aussi malade soit-elle, conserve en elle les anticorps nécessaires à sa guérison : la raison, l’exigence de vérité et le respect tenace de l’autre. C’est à nous, citoyens, de les réactiver. Avant que l’écœurement ne nous fasse tout simplement fermer les yeux.
Deida Ahmed Bezeid
par Webmaster | 28 01 26 | Actualitès, Sociétés

Je me suis rendu au marché aujourd’hui mercredi 28 janvier 2026 à la plage, plus exactement au marché de poisson, afin d’acheter quelques kilos pour la famille, avant le début du mois béni du Ramadan, où ce plat devenu très rare dans le menu quotidien du jeun.
J’avais pensé que le poisson devrait être moins cher sur la plage qu’au marché de la Mosquée marocaine ou des jardins, là où les vendeuses exhibent leur marchandise depuis l’aube jusqu’au crépuscule.
. Première surprise : le poisson est bel et bien présent, en quantité et en diversité. Pourtant, les prix sont tout simplement exorbitants pour un pays qui se targue de posséder l’une des côtes les plus poissonneuses de la région voire du monde. En effet, une unité de yaye boy, ce grosse sardine indispensable pour un vrai teyboudenn se vend à 350 MRO. Des poissons plus grands et de qualité vont jusqu’à 3000 MRO/Kg. Une aberration économique et sociale.
Une autre espèce très abondante sur les étalages et visiblement très sollicité par les petites bourses, se vend à 150 MRO, mais elle ne semble pas attirer beaucoup d’acheteurs.

Deuxième constat, tout aussi préoccupant : les conditions d’hygiène dans lesquelles ce poisson est exposé et vendu laissent fortement à désirer. Les gratteurs se vaquent à leur besogne sur des tables sales et le poisson leur échappe parfois des mains pour atterrir sur le sol sablonneux.
Le marché de poisson, jadis propre et bien administré par des responsables du secteur des pêches est devenu méconnaissable et incontrôlable en raison d’une surpopulation faisant de ce quai naturel, non pas un lieu de transit pour les produits de pêche et de commerce de gros, mais également un marché de détails caractérisé par le désordre et l’indifférence.
Un paradoxe inquiétant entre abondance des ressources, cherté des prix et négligence sanitaire, au détriment direct du consommateur et de la santé publique.
MML
par Webmaster | 28 01 26 | Actualitès, Sociétés

La Banque Centrale de Mauritanie (BCM) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont conjointement signé, hier mardi 27 janvier courant, une convention de partenariat, visant à renforcer la coopération entre deux institutions, en matière de promotion de l’inclusion financière.
L’accord, paraphé par le Gouverneur de la BCM M. Mohamed-Lemine Dhehby et le Représentant et Directeur Pays du PAM Dr Aliou DIONGUE, cible plus particulièrement, notamment les femmes, les jeunes et les populations en situation de vulnérabilité, indique, la BCM sur compte Linked In.
La convention s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière (SNIF 2023–2028) portée par la Banque Centrale de Mauritanie et mise en œuvre à travers le Programme d’Appui à la Finance Innovante, Inclusive et Durable (PAFIID), apprend-on.
À travers ce partenariat, la Banque Centrale de Mauritanie réaffirme son engagement en faveur de la modernisation du système financier, du renforcement des systèmes de paiement et de l’élargissement de l’accès aux services financiers formels, soulignent la même source. Le Programme Alimentaire Mondial mettra à profit, en vertu de cette convention, son expertise en matière de transferts monétaires et d’interventions auprès des populations vulnérables, en vue de favoriser des solutions financières durables et adaptées.
La convention prévoit la mise en place de mécanismes de coordination et de suivi afin d’assurer une mise en œuvre efficace des actions conjointes et d’en maximiser l’impact, en cohérence avec les priorités nationales de développement.


par Webmaster | 27 01 26 | Actualitès, Focus, Sociétés

Conduire à Nouakchott est un parcours du combattant et des efforts permanents sur les nerfs.
Du véhicule qui double par la droite à celui qui s’arrête subitement devant ainsi que celui qui bloque toute la circulation pour un brin de causette du chauffeur avec un passant ou autre ami venant en sens inverse, le chaos et les avc(s) ne sont jamais loin. hhhhhh
Conduire à Nouakchott aujourd’hui reste une prouesse et une roulette russe qui ne dit pas son nom. Une arrivée à destination saint et sauf avec sa voiture est une baraka certaine surtout que la majorité des usagers de la route ici arrivent à peine à réciter le code de la route par cœur.
On se pose souvent la question comment ont-ils eu le permis de conduire du moment qu’ils n’ont aucune notion du code de la route?
Un conseil, démarrons toujours nos voitures avec un verset du Saint Coran pour éviter un carré du PK 7. hhhhhh
Qu’ALLAH nous protège des dangers de la route.
Yacoub Doumoctar