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La barre des dix chiffres  

 

Dans ses interventions, qui ont le propre d’inquiéter par leur côté batailleur, l’Inspection générale d’Etat semble opter pour la douceur. Elle veut récupérer les fonds détournés sans froisser les auteurs. N’est-ce pas un peu aller au projectile et laisser le lanceur ?

En fait, c’est un style d’action qui s’exprime de la sorte. Un style qui s’attache à atteindre ses objectifs sans faire de vagues. Son premier résultat est plutôt appréciable. En quelques mois, près de 14 milliards d’ouguiyas ont été détectés, embrassant une vaste gamme d’irrégularités. Des montants substantiels ont été récupérés, ce qui signifie moins de dilapideurs pour aller faire bombance et étaler leur exubérance, sous les regards d’un public démuni et frustré.

 

Les investigations de l’Inspection ont eu le mérite de donner une image claire de la situation d’ensemble. Elles ont révélé une emprise encore vivace de la gabegie dans les circuits d’administration des fonds publics et dénoté, parallèlement, la volonté au sommet de l’Etat de lui faire la chasse, sous la houlette de l’IGE. La stratégie développée à cet effet se fonde sur deux axes essentiels : la prévention et la dissuasion. Il reste à apprécier le mode opératoire.

Il n’y a guère mieux que la prévention en toutes choses, spécialement lorsqu’il s’agit d’anticiper les complications du curatif. Cependant, le préventif perd de son rôle, une fois le corps infecté, comme il paraît l’être. Quant à la portée dissuasive, elle prête à interrogation. Dès lors qu’un pilleur qui accepte de restituer du butin peut aller se frotter les mains, des têtes véreuses pourraient trouver que la formule n’est pas suffisamment périlleuse pour les empêcher de tenter leur chance. Au mieux, ils échapperont aux griffes des inspecteurs ; au pire, ils auront à rembourser des sommes dont ils auront profité, tels des prêts sans intérêt. Avec en prime le bénéfice de l’anonymat.

A considérer que le tandem prévention-dissuasion soit porteur de mises en garde, celles-ci restent feutrées, sous-entendues, alors que la gent corruptible ne lit pas entre les lignes. Comme on dit : « cligner de l’œil suffit à l’adresse d’un homme sensé, une bastonnade est nécessaire pour un esprit tordu ». La dissuasion sera opérante seulement si, d’un côté, le risque encouru est tangible et si, de l’autre, les dommages à subir sont plus significatifs aux yeux du prévaricateur que les gains qu’il pourrait tirer de sa malversation.

Grosso modo, trois types de barrières peuvent se dresser entre le fonctionnaire et la tentation de corruption. Le premier tient à l’intégrité morale. Ceux qui le respectent méritent d’être entretenus et protégés en tant qu’espèce en voie de disparition. Le deuxième renvoie à une idée de l’orgueil. Il est valable à l’encontre de personnes qui conservent un zeste d’amour-propre et craignent d’être stigmatisés sur la place publique.

Le troisième type de barrières réside, lui, dans la peur de croupir en prison. Il vaut pour des mordus du pognon, rompus aux dédales de l’administration et s’estimant prémunis contre les sanctions. L’unique manière de leur couper l’appétit consiste à leur démontrer, par l’exemple, que le cachot existe et qu’il est destiné, entre autres, aux auteurs de détournements, toutes pointures confondues. Cette classification pourrait peut-être inspirer des éléments de réplique, motivants ou coercitifs selon le cas, dans le cadre d’une stratégie de moralisation de la gestion publique.

En un mot, l’IGE a du pain sur la planche. Elle aura besoin de toute sa science, de sa conscience et d’une volonté à toute épreuve pour répondre aux attentes ardentes que son récent renouveau a suscitées au sein de la population. Notre souhait est qu’elle aille en profondeur, jusqu’aux racines de la gabegie. Et si, dans la foulée, elle jette un éclairage sur ces marchés publics qui se nouent par ci, se dénouent par là, puis se renouent ailleurs, elle marquerait une brillante victoire pour le compte de la transparence.

Dans la traque de fond, l’IGE n’est pas la seule à devoir monter au front. L’enjeu mérite la mobilisation générale, puisqu’il détermine notre avenir. Un double combat s’impose : d’une part, contre la mentalité complice qui désacralise le bien public et glorifie l’enrichissement illicite ; d’autre part, contre un phénomène enfoui, vorace, qui a la faculté de toujours inhiber les efforts déployés au service du progrès. Sa réalité nous échappe, mais ses effets se lisent à travers les indicateurs de performance. Qui d’entre nous se sent heureux de voir la Mauritanie se trainer continuellement, malgré ses richesses, dans le peloton de queue des classements du Continent ?

Quand le pays est confronté à des défis majeurs, quand l’Etat est sous la menace d’un surendettement et quand les temps sont si durs pour les populations, les détournements qui franchissent allègrement la barre des dix chiffres sont tout simplement indécents. Aucune tolérance à leur endroit ne saurait se justifier.

Mohamed Salem Elouma Memah

Entre-citoyens

L’élite Mauritaniennes en perdition !!!

Beaucoup de personnes et de l’élite interrogée avouent qu’il y a mauvaise gouvernance et c’est le plus grand problème de la Mauritanie . On les distinguent en deux grandes catégories d’élite : l’élite économique et l’élite politique et récemment une troisième catégorie émerge. Pour ce qui est de l’élite économique, elle a beaucoup contribué à la vie du pays dans leur domaine. Par contre, l’élite politique ,toutes composantes et tendances confondues, a failli à son rôle.

Il faut admettre que l’élite mauritanienne dans son ensemble s’est disloquée et ne pense plus à l’intérêt général ni au bien public. L’élite a perdu son âme contrairement à ce qu’elle était voici quelque 20 ou 25 ans. Quant à la nouvelle génération d’élite, elle n’a plus de repère. Et selon le ressenti du public, l’émergence d’une élite de la société civile aurait pu être une manière de remobilisation mais le germe de l’individualisme est déjà dans le fruit.
Abdelaziz DEME

Profil de cas : la haine de la honte

Nous sommes quatre millions de mauritaniens noirs ou blancs. Noirs, (noirs), maures (noirs)et maures (blancs). Depuis 1966, date du début du « commencement », des difficultés de cohabitation entre nous (maures et noirs), nous évoluons en direction d’un échec lamentable.

Nous ne nous aimons plus vraiment les uns et les autres. Le constat est amer mais c’est comme ça. Nous nous acceptons malgré nous. La nuance est de taille. Le malheur dans tout cela, c’est que nous ne nous aimons que selon des variantes de nos besoins les uns des autres.

Lorsque nous sommes parfois « unis », nous le sommes plutôt pour des pactes ou des alliances d’intérêts. Il arrive par exemple qu’un maure (blanc) se marie avec une noire que celle-ci soit noire (noire) ou noire harratine, (s’il n’est pas son maître).

Il arrive aussi qu’un noir hartani se marie avec une mauresque mais c’est toujours très très compliqué. Une noire (noire) qui se marie avec un hartani c’est tellement courant que ça passe inaperçu.

On peut être un Soninké et se marier avec une halpoular c’est du déjà vu et c’est fréquent dans le Gorgol et dans le Guidimakha. On peut être un Wolof et se marier avec une Halpoular ou une hartaniya. C’est un genre de mariage mixte devenu standard.

On peut être soninké et se marier avec une mauresque blanche mais c’est très rare car le cas relève d’un l’exploit extrêmement difficile à réaliser aussi bien pour l’un que pour l’autre des éléments du couple. Mais par exemple un soninké (trop pingre) peut se marier avec une hartaniya ou une poular « bas de caste » pour des économiques.

Toutes ces combinaisons dans les mariages mixtes sont possibles. Elles sont possibles surtout dans un environnement géographiquement localisé et surtout en fonction de configurations géopolitiques et sociales favorisées par une certaine proximité. Dans le Sud par exemple, soninkés et poulars peuvent contracter des mariages avec des mauresques noires par intérêts économiques, politiques ou sociaux. Ces mariages généralement sont décidés pour perpétuer des relations de bon voisinage.

Unis par la Constitution et séparés par les discriminations.

Nous sommes quatre millions d’habitants et nous nous partageons un seul et même territoire. Nous sommes régis par la même constitution. Cette Constitution bâtie sur un socle qui date de 1959, a été « rechemisée » en 1961, « peinturée » en 1985 puis « congelée » jusqu’en 1991.

Elle a été suspendue lors de la « passe » difficile de 2005, avant d’être amendée et rétablie en 2006. C’est cet amendement, un exploit qui avait réduit de deux ans la durée du mandat présidentiel et avait « verrouillé » la limite du mandat à deux. Heureusement d’ailleurs.

Recadrée en 2012 suite à l’accord « arnaque » de Dakar, notre Constitution avait, à cette date suite à une très forte pression de l’opposition exercée sur le régime de Ould Abdel Aziz, reconnu la pluralité ethnique et l’interdiction de l’esclavage dans le pays.

Mais cette Constitutions ballotée depuis 1959, par exemple n’oblige pas un soninké à aimer un maure, ou un maure à aimer un wolof. Elle n’oblige pas un halpoular à aimer un soninké. C’est une constitution qui prône la « self-relation » qui permet à chaque mauritanien de vivre sa vie comme il l’entend et d’aimer qui il veut, ou de détester qui il veut. Ce n’est pas anticonstitutionnel.

Depuis 1959, et ça a toujours été comme ça, les mauritaniens, malgré leurs divergences parfois très profondes ont toujours vécus soudés et unis dans un environnement de cohésion nationale qui assure à chacun un respect pour l’autre quel que soit sa race et sa couleur.

C’est pourquoi, les mauritaniens ont toujours vécus comme les enfants des blocs manivelle de Nouakchott, comme des enfants de Guataga de Kaédi, les enfants du Silo de Sélibaby, ceux de N’Diourbel de Rosso, de la Khadhima de Kiffa, de la Batha d’Aioun, d’Argoub de Tidjikdja, de Ghanamrite d’Atar ou de Guiranes de Nouadhibou.

Ce qui s’est passé en 89 est très grave, douloureux, regrettable. Ces événements ont certes provoqués une déchirure profonde dans notre tradition millénaire du vivre ensemble léguée par nos ancêtres.

Ces événements nous marqueront à vie parce qu’ils nous ont blessés dans notre chaire nous tous, que nous soyons blancs ou noirs. Pulaars, Wolofs, Soninkés ou maures. Mais fort heureusement pour nous, en bons musulmans nous avons depuis toujours essayés d’oublier même si nous n’arrêterons jamais de réclamer justice, vérité et réconciliation pour enterrer le mal qui a alité notre fraternité.

Malheureusement, depuis quelques temps on constate que la haine, le racisme extrémiste et la ségrégation sous des formes de plus en plus graves polluent notre environnement du Vivre Ensemble encore fragilisé par des événements sanglants en 1989. Cette propagande qui tend à monter des communautés contre d’autres complique une situation déjà trop compliquée.

Quand un chien aboie croyant que la caravane va passer.

Dans un enregistrement audio, largement partagé sur les réseaux sociaux, un maure blanc raciste -(il faut appeler les choses par leur nom)-, Ahmed Mahfoudh Ould Nah, a appelé à l’extermination et à la déportation massive des halpoulars.

C’est une déclaration abjecte et d’une ignominie inimaginable. Cet appel à la haine raciale n’a pas passé. Et il ne passera pas, parce qu’il a été difficile à avaler même pour les racistes maures qui regardent en chiens de faïence les noirs depuis 1966.

Les propos tenus par ce délinquant drogué par la haine et le racisme sont d’une telle violence et d’une telle gravité qu’ils prouvent bien, qu’encore de nos jours certains maures arabes sont atteints d’une forme de rage raciale contre laquelle les pouvoirs publics doivent administrer un remède paralysant très efficace, pour que plus jamais, cette prophylaxie ségrégationniste qui ronge le cœur de certains malades mentaux ne se reproduise plus sous forme que se soit dans notre pays.

Ahmed Mahfoudh Ould Nah, un soi-disant intellectuel a écrit sa propre histoire sur l’une des pages déjà sombres de notre histoire. L’histoire que croit pouvoir forger ce malade mental atteint d’un syndrome incurable d’un complexe de race l’a poussé à « pisser » sur les réalités et les vérités historiques du passé de la Mauritanie plurielle.

Ses propos, même s’ils étaient tenus par un malade mental reconnu cliniquement comme tel, sont inadmissibles et surtout impardonnables. A plus forte raison qu’ils viennent d’un homme saint d’esprit, qui jouit de toutes ses facultés mais qui cherche simplement à s’illustrer par un cynisme abject à l’égard de nos parents de l’ethnie poular.

Nous pouvons, ne pas nous aimer les uns les autres comme je l’ai dit. Nous pouvons même nous détester les uns les autres. Mais aucun de nous, quel qu’il soit n’est investi d’un droit quelconque qui doit le pousser à douter même un seul instant du droit inaliénable de chacune de nos communautés d’appartenir à part égale et entière à cette Mauritanie bâtie sur une diversité ethnique historique, et légendaire qui est soudée sur des valeurs morales et sociales de fraternité.

Quand un raciste usurpe des réalités historiques incontestables.

Ce que Ould Nah a fait, quelles que soient les raisons qui l’ont poussé à le faire, n’est pas une provocation injurieuse qui vise uniquement les Halpoulars. Cette provocation vise la cohabitation dans notre pays encore en convalescence.

De mon avis, elle ne devait pas déclencher seulement des réactions de riposte et de protestations de la part du FRUD (le Front Républicain pour la Démocratie, de « Touche Pas à ma Nationalité », des avocats Idriss Sow et Alassane Touré ou du collectif du Fleg. En plus de toutes les réactions justifiées de Kadiata Malick Diallo, de Lô Gourmo, des anonymes(Maestro et Hamaodo commentateurs sur Cridem), elle devait aussi provoquer les réactions et faire réagir tous les Mohamed, tous les Brahim, tous les Sidi, tous les Guèye, tous les Diawara parce que comme l’a si bien dit Kadiata Malick Diallo la députée : « ces actes sont graves et menacent même les fondements de l’Unité Nationale ».

De tels propos doivent être dénoncés par chacun de nous tous qu’il soit Pulaars, soninkés, Wolofs ou maures pluriels. Parce que simplement, nous avons été tous offensés à travers nos frères halpoularen.

Ould Nah, a joué avec un feu qui brule nos doigts.

On savait certains mauritaniens capables de tout. Certains même, capables de « pacser » avec le Diable pour des intérêts matériels.

On savait aussi que nous vivons avec des mauritaniens de toutes couleurs qui passent des longueurs de journées à amplifier les paroles du Satan pour diviser et créer des environnements hostiles à la cohabitation nationale. Nous savons tous qu’il y’a des mauritaniens (maures et noirs) dont les loisirs sont les cultures de la haine pour détruire les socles déjà fragiles de l’unité nationale secouée par les événements sanglants de 1966 et leur récidive de1989.

Mais maintenant on se rend compte que, de plus en plus ces formes de haine très destructrices sont « importées » par des idéologies et « propagés » sur le terrain de la cohabitation nationale comme des virus mutants pour provoquer des troubles sociaux.

Quand le Satan sous sa forme humaine s’exprime à travers les réseaux sociaux.

Mais, malgré tout ce qu’on savait déjà, c’est pour la première fois que nous nous rendons compte que Satan sous une forme humaine et physique se manifeste. Ce Satan, en « pseudo intellectuel » et en adepte du mépris de l’autre, Ould Nah, s’est adressé à des citoyens de notre pays pour leur demander de réécrire l’histoire de la Mauritanie à son gout d’aliéné mental perturbé psychiquement.

Mais Ould Nah nous a permis quand même de constater à quel point certains d’entre nous sont capables de s’autoriser à aller au-delà de toutes les lignes rouges censées empêcher les « extrémistes marginaux incontrôlables » de franchir la barrière de l’intolérable de la haine raciale.

Des racistes « titulaires de maitrises » dans la tenue et la propagation de propos haineux pour monter certaines communautés contre d’autres on en trouve partout dissimulés dans toutes les couches des populations mauritaniennes. Si Biram Dah Ould Abeid, Samba Thiam, Alex et Ould Nah sont les plus illustres, d’autres ont été recensés. On en trouve donc partout, particulièrement au sein de la communauté maure ou la communauté halpour.

Il n’est un secret pour personne que depuis les années 66, certains racistes de tous bords se battent sur différents fronts. Sur le front de la linguistique, une guerre de tranchées est déclarée entre baasistes et nasséristes. Une guerre est en cours entre « émigrés exploitants » et des autochtones sur l’expropriation des terres de la vallée.

Une guerre de tranchées sans trêve est déclarée entre tous négros-mauritaniens confondus et un « système » racial et féodal qui, d’après eux bloque les issues de l’intégration de tous les mauritaniens sans exclusive au niveau de toutes les sphères de l’administration.

Mais jamais, jamais, jamais ces « petites » guerres intestines (parfois graves) ne se sont terminées par des batailles sur les origines identitaires des uns ou des autres des mauritaniens. Ahmed Mahfoudh Ould Nah vient donc de franchir toutes les limites rouges et même il a enjambé les barrières de l’intolérable.

Actuellement incarcéré, il doit donc répondre de ses actes qui constituent une grave violation du droit inaliénable d’une des communautés de ce pays de rester attachée à ces racines ancestrales. Cette vérité historique de l’arrivée des noirs les premiers sur cette terre avant nous autres (maures arabes), n’est pas négociable.

L’histoire réelle de la Mauritanie est têtue. Elle affirme bien qu’Aux alentours de la période Néolithique (8000 ans avant l’ère chrétienne), on avait déjà enregistré l’arrivée de populations de chasseurs noirs venues du sud profiter du gibier abondant et pêcher les poissons et coquillages aux abords des lacs intérieurs et de l’océan.

Les premiers habitants de la Mauritanie sont apparus il y a au moins 70 000 ans. Le climat était alors plus humide, le territoire était parsemé de cours d’eau et de lacs poissonneux et la faune y était abondante. Dans ce contexte, des populations venues du Sud (Bafours) y ont développé une civilisation de chasseurs-pêcheurs.

Ce qui a fait dire par certains historiens qu’à l’arrivée des Béni Hassan en Mauritanie au 15 ème siècle, les populations noires vivaient déjà dans le pays. Et ils étaient à cette époque islamisés sous l’empire peulh du Foutatoro, bien avant donc la naissance de l’empire almoravide qui lui dominait à cette époque l’ensemble de l’Afrique du Nord-Ouest et la péninsule ibérique connuau 11 ème siècle sous le nom de l’Andalousie.

Maintenant nous tous, mauritaniens, noirs (noirs), maures ou que nous soyons pulaars Soninkés Wolofs, nous devons tous nous porter partie civile devant la justice de notre pays, pour réclamer que le Droit soit dit clairement et fortement dans l’affaire de Ould Nah, ce raciste extrémiste pour que plus jamais des historiens perturbés mentaux comme lui n’écrivent une histoire taillée sur le degré de leur folie.

Des Ahmed Mahfoudh Ould Nah, il y’a en a beaucoup dans ce pays où l’anarchie raciste commence sérieusement à envenimer gravement votre « Vivre-Ensemble ». Mais surtout qui bloque notre volonté de tendre vers une réconciliation nationale pour l’intérêt suprême de la nation.

« Incinérer » la haine raciale par une répression judiciaire très forte.

Des Ould Nah, sont partout mais souvent dissimulés derrière un silence cynique. Les pouvoirs publics doivent donc prendre toutes leurs responsabilités comme l’a si bien dit la député Kadiata Malick Diallo. Il reste maintenant à la Justice mauritanienne, de montrer par une correction répressive très forte et exemplaire à chaque mauritanien qui s’aventurerait sur cette chaussée glissante, que l’unité nationale est une ligne rouge et que, quiconque la franchira, subira les foudres de la loi.

Ahmed Mahfoudh Ould Nah doit être jugé et condamné à la mesure de la gravité de ses propos. Il doit même être si possible déchu de la nationalité et renvoyé dans son pays d’origine, (le Yémen), pour revoir sa leçon d’histoire celle qui précise bien que quand nos ancêtres (les maures) étaient arrivés en Mauritanie au XI ème siècle, il y’avait déjà sur les lieux des hommes de couleurs appelés pulaars.

Sinon, il peut (ce qui lui serait beaucoup plus profitable), aller aux Emirats Arabes Unis faire du « Porta Potty » pour rentabiliser sa bouche « puante » de haine, loin de nous autres progressistes qui avons franchement ras-le-bol de tous ceux qui s’adonnent à ces « acrobaties » de la haine raciale dangereuses qui jettent de l’huile sur un incendie déjà en flammes.

Mohamed Chighali.
Journaliste indépendant

Un vent d’espoir souffle sur le Festival Leyali El Meddeh.

Par Maimouna Saleck

Avec la disparition du Village de la Biodiversité, rasé par le Ministère de l’Action Sociale mauritanien malgré les protestations de la Présidente de la Région, la ville de Nouakchott perdait ainsi le dernier de ses espaces publics.

Un espace, au coeur de la capitale mauritanienne, qui a accueilli pendant une décennie, ses 6 plus grands festivals culturels : le festival Nouakshort Film, Festival Karama (cinéma), Festival Assalamou Aleikoum (musique urbaine), Festival de Jazz et le Festival Leyali El Meddeh (musique populaire spirituelle).

Ce dernier, qui rassemble 5.000 spectateurs, durant le mois béni du Ramadan, chaque année depuis 9 ans – a été organisé cette année dans la cour de la foire artisanale de Nouakchott, qui a du mal à contenir tout le public du Festival. Un monument du patrimoine national qui va, malheureusement, disparaître à son tour dans les mois à venir.

«Pour obtenir ce site, nous avons peiné et surmonté plusieurs obstacles qui ont bousculé l’agenda et le bon déroulement du festival Leyali El MEDDEH cette année» fustige Mohamed Ali Bilal, le Directeur du Centre Teranim pour les Arts Populaires, lors de la 4ème nuit de cette 9ème édition, qui porte le nom du regretté Cheikh El Hassan El Mbambary, qui assurait le poste de chargé de communication de Teranim.

« Ce n’est pas normal, que l’on ne puisse pas trouver un site digne de ce nom, dédié à la culture dans cette ville, alors que la Mauritanie s’est engagée à protéger son patrimoine intangible en ratifiant les conventions 2003 et 2005 de l’UNESCO.»

«Depuis 9 années, notre association se bat pour assurer le financement de ses activités, dont le Festival Leyali El Meddeh, alors que Ministère subventionne d’autres festivals de moindre envergure, et ignore totalement nos demandes de soutien. Pourquoi ?» s’interroge Mohamed Ali devant le Ministre de la Culture venu rendre une visite de soutien au Festival.

En effet, cet émissaire du Président de la République, accompagné d’une forte délégation de son département, s’est présenté hors des cadres traditionnels qui sont les cérémonies d’ouverture ou de clôture, ce qui est une première dans le pays. Prenant la parole et il a exprimé son entière solidarité avec le Festival, avec tous les créateurs et projets culturels en interpellant directement le public et lui dire : nous sommes là pour vous !

Un message qui redonne de l’espoir à une communauté longtemps délaissée et ignorée par l’absence d’une véritable politique culturelle de la ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OPINION

Après la fin de la concertation politique en cours, qui ne semble d’ailleurs pas susciter une ferveur populaire
exceptionnelle, il sera peut-être temps de s’attaquer aux véritables problèmes nationaux qui sont
essentiellement d’ordre économique et de sécurisation des populations à la recherche d’un bien-être minimal.
En effet, d’importants programmes et des réformes économiques pertinentes se succèdent concomitamment
avec la mobilisation des financements requis, mais le constat général est que le niveau de leur réalisation
indique que la plupart de ceux qui en sont chargés ont, soit d’autres préoccupations en tête, soit tout
simplement dans l’incapacité de les mener à terme.
Dans les deux cas, le résultat est le même : une économie stagnante dans un environnement politico-financier
exceptionnellement favorable.
Dans un tel cas de figure, on ne peut avancer, comme c’est souvent le cas, des arguments d’ordre culturel pour
la simple raison que la prégnance culturelle était bien plus forte à l’époque où la première génération était aux
affaires avec les résultats qu’on connaît.
Il est pourtant établi, et c’est une Lapalissade qu’il faut répéter jour et nuit week-end compris, que c’est par le
développement sain et régulier de l’activité économique que se ‘dissolvent’ mécaniquement les problèmes de la
Nation et que se renforce le socle de la cohésion sociale et de l’unité nationale.
Une situation à laquelle ne peut aspirer notre pays tant que les écarts entre la programmation économique et sa
réalisation resteront aussi importants.
C’est ce qui fait qu’il n’est pas acceptable que les dirigeants de nos équipes économiques ne soient pas
comptables des succès et échecs des politiques mises en œuvre. Il n’est pas non plus acceptable que des
sociétés d’Etat, au lieu de créer des richesses, se transforment, au fil des années, en budgétivores insatiables. Il
n’est pas normal que des projets d’une importance socio-économique extrême et dont les financements sont
disponibles et les cadres réglementaires et institutionnels en place ne connaissent aucun progrès dans leur
réalisation.
Peut-être n’avons nous pas suivi la première génération qui avait compris que seul le recours aux compétences
confirmées répondait aux défis du moment et avait eu massivement recours à l’expertise étrangère sans
complexe. Une expertise étrangère dont aucun pays, quelque soit son niveau de développement, ne peut
d’ailleurs se passer.
Aujourd’hui, nous avons besoin d’un recours massif aux compétences et ce dans tous les domaines et à tous
les niveaux. Il nous faut nous départir de tout nationalisme étroit et comprendre que le patriotisme, c’est
chercher le meilleur pour son pays.
Dans cette optique, les compétences nationales qui ne sont plus dans une logique de déroulement de carrières
et des cadres moyens et supérieurs étrangers constituent des réservoirs pour combler ces déficits dont la
persistance se décline en termes de régression sociale.
Ce sont des hommes et des femmes travaillant dans un cadre exclusivement professionnel qu’il nous faut et
qu’il faut protéger de la sphère politique.

MELAININE OULD KHALED

OPINION

Abdel Aziz Deme

Quand les parcours et les situations des Mauritaniennes et Mauritaniens sont de plus en plus divers,il est indispensable de sortir d’une approche uniforme,faute de quoi l’intervention publique reproduirait, voire exacerberait les inégalités là où elle devrait les corriger.
L’état doit opérer un changement radical de son rôle ! L’état doit devenir un véritable » investisseur social » qui considère Les Mauritaniens non pas selon ce qu’ils sont, mais selon ce qu’ils peuvent devenir et apporter à la collectivité.
Près de 3 millions de nos concitoyens vivant sous le seuil de pauvreté, qui ont moins de 2 euros par jour pour vivre , après avoir payé leurs dépenses courantes, la misère n’est pas un risque, mais une réalité. Et pour beaucoup de Mauritaniens qui craignent davantage la spirale infernale de la précarité , c’est une très grande inquiétude quoitinenne.
Que dieu bénisse la Mauritanie faisons plus pour ceux qui ont moins.
A.A.D

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