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Conventions très contestables nées de la décennie passée!

BECHIR FALL

Certaines conventions très contestables nées de la décennie passée n’ont pas été mises en cause, il s’agit, en particulier, des conventions établies par l’État mauritanien avec l’entreprise chinoise Poly Hondong ainsi que celle conclue, avec une société locale BCMM portant sur l’exploitation à Fderick d’un carreau minier de la SNIM avec un potentiel de 87 MT.

Ces deux conventions sont dites leonines – pour rappeler l’anecdote sur la part toujours trop excessive du lion – et très nettement au désavantage de la Mauritanie. La convention avec l’entreprise chinoise prévoit une durée de vie de 25 ans. Certains parleraient même de 50 ans. Et la convention sur la mine de Fderick se caractérise par une répartition exceptionnellement avantageuse pour une société locale d’un capital ridicule de 100 000 MRU. Qui se voit octroyer 80% du capital et la SNIM, propriétaire de la mine, 20% seulement. Du jamais vu ! Un bradage sauvage en règle.

La question porte sur les mesures que notre État compte prendre pour supprimer ces injustices flagrantes portant un coup sévère au patrimoine national halieutique et minier. Certes, des personnes mises en cause sont poursuivies en justice. Mais quid des conséquences de leurs forfaitures et du bradage du patrimoine public ? L’État devrait-il laisser faire sans aucune réaction ? Et pourquoi tarde-t-il à réagir ? Toujours guère réactif et par-dessus tout étrangement passif.

Le paradoxe est que dans toutes ces conventions, les intérêts stratégiques de la Mauritanie ont été totalement occultés. Nos dirigeants, qui ont élaboré ces conventions, ont été soit d’une notoire incompétence et inconscience professionnelle, soit d’une malhonnêteté extrême frisant la trahison par rapport à leur serment, foi et devoir vis-à-vis de la Nation.

Ma question est de se demander pourquoi les dirigeants actuels ne mettent pas en œuvre les conditions pour faire annuler ces conventions portant grief aux intérêts vitaux de la Mauritanie ? J’ai vu, il y a quelques semaines, le porte parole du gouvernement déplorer l’inadmissible convention sur la mine de Fderick. Un bradage injustifié. Et alors ? Mais pourquoi ne propose-t-il aucune action de sauvegarde ?

Je rappelle qu’en droit privé général il existe une action en justice dénommée action en rescision dont l’objet est de faire annuler une convention créant une lésion au détriment d’une partie et rompant ainsi l’équilibre qui doit caractériser la réciprocité des obligations.

Autrement dit, si la convention porte préjudice à l’une des deux parties cette dernière est en droit, soit de réclamer une juste répartition des prestations, soit son annulation pure et simple.

Pourquoi ne mettrait-on pas en route cette procédure ?

nous vivons aujourd’hui une situation de laisser pour compte.

Mohamed Matalla
Délégué/URM/Tiris

Grâce au sacrifice et aux efforts que nous avons consenti pour maintenir la Snim , après la nationalisation , le départ des expatriés, et durant les années de guerre, nous vivons aujourd’hui une situation de laissés pour compte.
Certains d’entre nous, avaient accompagné la création de la SNIM, (Société Nationale de l’Industrie et des Mines) , d’autres ont accédé grâce à leur abnégation, à des Hautes fonctions et à des postes de responsabilité au niveau des départements, et du centre de production de la Société. Ils ont tous contribué avec sérieux et sincérité à l’édification de la société et œuvré à ce qu’elle atteigne les objectifs prévus de production (13million de tonnes par an)
Il va sans dire que la réalisation d’un tel niveau de production était à la fois un rêve et un défi, et n’aurait été possible sans la persévérance, la prise de risque et le sacrifice de tous ces travailleurs, qui voient avec inquiétude leur sort, s’ils atteignent demain l’âge de la retraite.
Ces citoyens partagent le fait qu’ils se trouvent actuellement à un tournant sensible et incertain de leur carrière, après que la Société les a abandonnés et renié leurs droits ; ils sont devenus soudainement des personnes étranges dans une compagnie qu’ils avaient construite avec leur sueur , leur labeur et pour laquelle ils ont consenti également leur force et sacrifié une grande partie de leur vie.
En effet , ces braves gens ont travaillé dans la Snim alors que beaucoup d’entre eux était à la fleur de leur âge et au sommet de la force, et de la vitalité. Ils ont tout donné à la société, tout ce qu’ils ont de plus cher : leurs vies, en travaillant nuit et jour pour l’essor et la prospérité de la Société.
Nul parmi eux ne pouvait imaginer que la société les abandonnera et ignorera leurs droits. Au contraire ils avaient la conviction que les choses vont dans le bon sens d’une rémunération ou d’une augmentation de leurs avantages et leurs droits. Mais hélas ; voici qu’elle renie et ignore leurs droits aussi bien, ceux acquis et ceux prévus dans par la loi, et contenus dans les dispositions de la convention collective du travail.
Un précédent, tombé comme une foudre sur eux et sur leurs proches. D’autres l’ont qualifié de génocide.
En plus, la plupart de travailleurs sortent avec un handicap physique dû à un accident de travail. L’ exposition Constante au soleil brûlant, n’est aussi pas la moindre ou à des températures élevées, sans parler de la poussière, des déchets toxiques miniers, et des conditions d’hygiène inappropriées.

C’est dans cette Mauritanie que je me retrouve.

Ahmed Salem Deida

Il est plus que temps de reprendre la reconstruction de notre chère Mauritanie et soignet les plaies qui tardent à se cicatriser. Mais nous ne pouvons rebâtir cette Mauritanie plurielle, arabe et africaine sans nous mettre la main dans la main et prendre les devants de tous ceux qui souhaitent la voir détruite ou divisée.
Désunis nous détruisons notre pays, unis nous le rendrons fort.
Mais cette force, au-delà de notre unité, nous devons aussi la puiser du substrat même de notre société sur laquelle a toujours été bâtie notre diversité et qui ne peut se garantir que par une société dont le socle est la justice et l’égalité.
En défendant cette Mauritanie plurielle, c’est l’existence même de notre cher pays car la Mauritanie n’existe que par ses composantes unies dans un seul objectif, celui de vivre en parfaite harmonies comme elles l’ont été depuis des millénaires.
notre Mauritanie arc en ciel demeure et continuera de l’être pour le bien de nos communautés et des générations futures.
On ne peut pas construire notre Mauritanie arc en ciel sans la bâtir sur la justice et l’égalité. Chacun de nous, sans exception aucune, doit jouir de ses droits fondamentaux, il ne peut y avoir de justice à double vitesse comme il ne peut y avoir une égalité sélective.
Un Etat qui ne distribue pas avec équité la justice et traite tous ses citoyens avec égalité perpétue la discrimination et n’engendre que l’arbitraire.
Dans notre chère Mauritanie, il ne peut y avoir des citoyens de seconde zone, il ne peut y avoir que des citoyens tout court.
Notre pays a traversé beaucoup de secousses qui auraient pu la disloquer, n’eusse été notre patriotisme et notre attachement à cette nation.
Ensemble, cherchons à unir nos efforts pour une Mauritanie juste, égalitaire dans sa diversité, une Mauritanie où on parle de compatriotes et non d’ethnies, de communautés ou de couleur. C’est dans cette Mauritanie que je me retrouve.
Engageons-nous ensemble pour la reconstruire.

Le développement de la Mauritanie continuera à être entravé!

Imam Cheikh Ely

Le développement de la Mauritanie continuera à être entravé par deux phénomènes: Le premier la contribution en deçà des attentes du secteur privé dans les recettes fiscales et douanières pour renflouer les caisses de l’Etat et le deuxième consiste à la faiblesse du secteur informel porteur de toutes les petites initiatives et surtout de la petite main-d’œuvre que visiblement la plupart des mauritaniens ont laissé aux étrangers. Le secteur privé pèche par les difficultés de ses acteurs à cesser de confondre l’économie boutiquière avec les véritables montages de projets et affaires conçues dans les normes et critères de l’investissement moderne. Si l’on y ajoute la corruption qui a gangrené l’administration durant ces dernières décennies et les politiques approximatives dans les domaines de l’Education et de la prise en charge des besoins d’orientation et d’encadrement de la jeunesse vers des secteurs porteurs on comprend plus aisément la situation. Les différents pouvoirs qui se sont succédé ont privilégié l’exploitation d’une jeunesse désespérée et désorientée pour des desseins plus politiques politiciens à son habilitation pour s’arrimer au défi de la concurrence mondiale en vue de l’acquisition des savoirs scientifiques et technologiques. Il est par ailleurs fort regrettable que nos politiques d’éducation depuis des décennies soient tombées dans la marre des tergiversations et de la pusillanimité des différents pouvoirs à prendre le taureau par les cornes et engager une véritable révolution dans le domaine de l’Education….et qui aurait sans évité au pays son retard énorme sur le plan de l’adéquation aux nouveaux besoins du marché de l’emploi. En lieu et place l’école publique républicaine a été sabordée et des générations entières sacrifiées. Tout ceci pour essayer de démontrer l’imbrication entre une Education nationale bien orientée, l’habilitation de la jeunesse aux défis de l’emploi, la performance du secteur privé, la maîtrise du secteur de informel par les nationaux et le danger de la corruption qui affaiblit les recettes du trésor publics.

Le combat pour la Mauritanie!

news rim

Abdelaziz Deme

La Mauritanie notre chère patrie , le beau combat de la Mauritanie , c’est celui de l’unité nationale , c’est celui de la cohésion. Oui, nos valeurs ont un sens que certains ignorent ! Oui, la Mauritanie est riche de sa diversité ! Oui, l’honneur de la politique, c’est d’agir d’abord pour l’égalité des chances ! C’est de permettre à chacun, à chaque jeune, d’avoir sa chance. Ce combat, malgré tous les obstacles, et même si nous mesurons le chemin qui reste à parcourir, . Il doit nous unir dans la durée. C’est l’une des clés de notre avenir qu’il faut prendre en compte.
Nous devons croire en nous et en la Mauritanie, nous avons tant d’atouts. Nous ne devons pas craindre les évolutions du monde. Ce nouveau monde, il faut le prendre à bras-le-corps. Il faut y imprimer notre marque nous mauritaniens .
Sans jamais brader notre modèle un grand peuple qui regarde vers l’avenir, ce modèle qui nous ressemble et profondément adapté au monde d’aujourd’hui, le moderniser en gardant nos valeurs en permanence pour les futurs générations de Mauritanie.
Nous devons résolument  poursuivre la voie de la modernité de nos institutions , le choix du travail, l’innovation et l’esprit d’entreprise.  Beaucoup de nos compatriotes expriment leurs doutes, leurs inquiétudes et aussi  leurs attentes. Il est vital de poursuivre la construction d’une Mauritanie fier et unie, c’est notre avenir qui est en jeu. Portons toujours cet idéal et cette volonté  d’une nouvelle ère pour une Mauritanie réconcilier et apaisée avec elle-même, elle a tous les atouts pour relever ce défi majeur du XXIe siècle.

Donnons-nous la main pour accompagner notre patrie sur la voie de la prospérité et pour ce qui connaissent le président Mohamed ould Ghazouani l’accompagner dans l’édification de la société mauritanienne moderne et unie avec toutes ces composantes puisque il est aujourd’hui le président de tous les Mauritaniens et il doit être au dessus des clivages, il doit incarner une nouvelle idée de la politique et ce démarquer de la voie de régimes qui l’avaient précédé.

C’était ma contribution en tant que citoyen jaloux pour l’unité de mon pays…

QUID DU COÛTEUX PLAN DE RELANCE DE 240 MILLIARDS MRO ET DE SES EFFETS ?

BECHIR FALL

Une Plan de relance, nous dit-on, est un ensemble de mesures de politique économique visant à stimuler l’économie d’un pays lors d’une phase de conjoncture défavorable. C’est le cas avec la pandémie du covid qui a ébranlé notre économie. Comme partout ailleurs dans le monde.

Le Plan de relance économique est financé généralement par des dépenses publiques supplémentaires ou la réduction de certains impôts. Il y a un peu moins d’un an notre pays a mis en œuvre un plan de relance d’un coût de 240 milliards anciens (MRO). Ce plan est piloté par le ministère de l’économie. Avouons que cette somme stratosphérique investie doit produire des résultats concrets et tangibles. Où est le retour sur investissement cher aux économistes ?

D’avance je formule une critique de fond de cette politique de relance qui ignore totalement la dimension sociale et la promotion de l’emploi : la situation des travailleurs et des retraités du secteur privé ne semble, selon mon avis, évoquée nulle part. Notre Plan de relance économique est une exception dans le monde pour avoir occulté cette dimension sociale qui en constitue partout le volet majeur.

À preuve, le Plan de relance américain de mars 2021, appelé « Plan Biden », est une succession de mesures sociales de grande ampleur touchant directement les couches sociales les plus défavorisées. Par la distribution de chèques d’un montant consistant et d’autres mesures en direction des petites entreprises et du secteur éducatif. C’est quand même remarquable de la part d’une économie libérale. Que de privilégier le social et les plus défavorisés.

Notre Plan économique ne paraît pas s’inscrire dans la même logique. Par conséquent, je formule mes doutes et me pose ces interrogations ? Où en est ce plan après près d’un an de son lancement ? Quels sont ses effets ressentis ou visibles ? Quelle est sa plus-value concrète dans le secteur social, éducatif et de santé publique ? Les avis de nos amis économistes sont vivement souhaités ? Ma préoccupation au-delà des chiffres est son ressenti par nos concitoyens.

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