par Webmaster | 20 02 26 | Actualitès, Le monde, Politique

Cette décision qui était très attendue est finalement tombée ce vendredi 20 février. La cour a jugé illégal une grande partie de ces droits des douanes.
Selon la décision rendue à une majorité de six juges contre trois, le président américain ne pouvait pas justifier ces droits de douane par la nécessité d’urgence économique.
La décision concerne cependant que les droits de douane présentés comme «réciproques» par Donald Trump mais pas ceux appliqués à des secteurs d’activités particuliers, comme l’automobile ou l’acier et l’aluminium.
La décision est présentée comme un revers pour le Président américain.
par Webmaster | 19 02 26 | Actualitès, Le monde, Politique
Alors que des diplomates se retrouvent en Suisse pour tenter de sauver les apparences d’un dialogue, les militaires, eux, ne cachent plus leurs préparatifs. La crise entre Téhéran et Washington est entrée dans une phase schizophrène où les pourparlers avancent à l’ombre des porte-avions.
Il y a deux semaines, dans un hôtel de Genève, des émissaires iraniens et américains échangeaient des messages par l’intermédiaire d’Oman. Aujourd’hui, à quelques milliers de kilomètres de là,des F-15 flambant neufs survolent le désert.
Bienvenue dans la crise américano-iranienne, version 2026 : un bras de fer où chaque camp tire sur la corde diplomatique tout en chargeant ses armes.
Sur le papier, la situation n’a jamais été aussi proche d’une avancée depuis des années. Le 17 février, à Genève, Iraniens et Américains se sont parlés. Par écrans interposés, certes, mais ils se sont parlés. Les médiateurs omanais ont même réussi l’exploit de faire signer une feuille de route : des « principes directeurs » pour encadrer la suite des discussions.
À Téhéran, on souffle le chaud et le froid. Les Iraniens veulent un accord, mais pas à n’importe quel prix . Ce prix, c’est la levée totale des sanctions économiques qui étranglent le pays. En face, Washington pose ses conditions , l’Iran doit démonter, pièce par pièce, son programme d’enrichissement d’uranium.
Mais le vrai problème ne se trouve pas dans les salles de réunion feutrées de Genève. Il se trouve sur les routes maritimes du Golfe et dans les bases américaines du Moyen-Orient.
Car pendant que les diplomates jasent, les militaires, eux, se préparent. Les États-Unis n’avaient pas déployé autant de puissance de feu dans la région depuis la guerre contre l’État islamique. Plus de 250 vols de cargos militaires ont déversé du matériel. En mer, deux groupes aéronavals, emmenés par les géants USS Abraham Lincoln et USS Gerald R. Ford, patrouillent à proximité du détroit d’Ormuz.
Officiellement, il s’agit d’une « démonstration de force dissuasive » pour convaincre Téhéran de rester à la table des négociations. Officieusement, les experts parlent d’une « option militaire prête à l’emploi ». Toutes les options sont envisageables y compris « celles que personne ne souhaite. »
Du côté iranien, on ne compte pas rester les bras croisés. La réponse de Téhéran a été immédiate et spectaculaire. Dans le détroit d’Ormuz, par où transite 20% du pétrole mondial, les Gardiens de la Révolution ont multiplié les exercices navals. Le message est clair : « Si vous nous bloquez, nous bloquons le monde. »
Le ton est également monté dans les discours. Le guide suprême, Ali Khamenei, n’a pas mâché ses mots, menaçant de « couler » les navires de guerre américains s’ils outrepassaient les limites. Une rhétorique guerrière qui contraste violemment avec les appels au calme des négociateurs.
Cette escalade militaire inquiète jusqu’aux alliés historiques des États-Unis. Les pétromonarchies du Golfe, prises en étau entre l’Iran et leur protecteur américain, tirent la sonnette d’alarme. Elles ont trop à perdre dans une guerre régionale. En privé, leurs dirigeants pressent Washington de privilégier la voie diplomatique, même lente.
Seul Israël, dans ce concert, pousserait à une ligne dure, voyant dans la faiblesse supposée de l’Iran une occasion historique de détruire son programme nucléaire.
Pour l’instant, le monde retient son souffle. La machine diplomatique tourne au ralenti à Genève, tandis que la machine de guerre, elle, tourne à plein régime dans le Golfe.
Le prochain round de discussions n’a pas encore de date. D’ici là, le risque d’une erreur de calcul, d’une provocation qui dérape, ou d’un incident naval est plus élevé que jamais. Une chose est sûre : dans cette danse dangereuse, le faux pas pourrait coûter très cher.
par Webmaster | 30 01 26 | Actualitès, Le monde

L’organisation État islamique a revendiqué vendredi 30 janvier l’attaque contre l’aéroport de Niamey au Niger, a indiqué le groupe Site, spécialisé dans la recherche antiterroriste.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’aéroport de Niamey, qui abrite notamment des sites militaires et se trouve à une dizaine de kilomètres de la présidence, a été la cible d’une attaque faisant 20 morts côté assaillants, selon la junte militaire nigérienne.
Celle-ci a affirmé jeudi avoir obtenu de l’aide de « partenaires russes » et a accusé les présidents français, béninois et ivoiriens, respectivement Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, d’être les « sponsors » des assaillants.
« Des dégâts significatifs »
Le Niger est miné depuis une dizaine d’années par les violences jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim, lié à Al Qaida) et de l’organisation État islamique au Sahel dans sa partie occidentale et dans le sud-est. Il est inhabituel qu’elles touchent la capitale.
Selon Site, « les combattants de l’État islamique étaient derrière l’opération à la base militaire de l’aéroport international Diori Amani ».
Citant Amaq, l’agence de propagande de l’État islamique, Site ajoute que l’attaque a causé « des dégâts significatifs ».
Jeudi, le journaliste de France 24 Wassim Nassr avait évoqué la piste « probable » d’une attaque de l’État Islamique. « Il y a quelques jours, le Jnim s’en est pris à l’armée sur une route qui mène à l’aéroport, ce qui semble indiquer qu’il n’était pas en train de préparer une opération d’ampleur » souligne l’expert des mouvements jihadistes.
« Par ailleurs l’État Islamique est très actif au Niger, dans plusieurs régions proches de la capitale. Il y a quelques mois, il était parvenu à rentrer à Niamey et kidnapper un ressortissant américain qu’ils détiennent toujours », ajoute-t-il.
Selon la junte, pendant l’attaque, quatre militaires nigériens ont été blessés, vingt assaillants ont été tués dont « un Français » et onze autres ont été arrêtés dans des combats qui ont duré environ une heure.
Sur des images prises par satellite consultées jeudi par l’AFP, on pouvait voir des zones partiellement brûlées près de la piste de l’aéroport ainsi que des toits endommagés, laissant présupposer une attaque aérienne
par Webmaster | 29 01 26 | Actualitès, Le monde, Politique
L’Union des bureaux des colonies mauritaniennes dans le Monde a célébré, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur hier mercredi 28 janvier 2025 dans la capitale mauritanienne Nouakchott, le cinquième anniversaire de sa création.
Les colonies mauritaniennes à l’étranger ne sont pas seulement une extension géographique du pays, mais aussi un pilier fondamental de celui-ci et un ambassadeur permanent de ses valeurs, de sa culture et de son identité, a déclaré à cette occasion, le secrétaire général du ministère M. Demane Ould Hemar.
Les autorités ont fait de la protection des intérêts des citoyens à l’étranger et de la prise en charge de leurs affaires un choix stratégique constant et un pilier fondamental de l’action de l’État, a ajouté Hemar, rappelant l’organisation du premier forum national des colonies mauritaniennes, afin qu’il serve d’espace de rencontre, d’échange de points de vue et d’élaboration de solutions dans le cadre d’une approche participative qui fait d’elles des partenaires à part entière dans l’élaboration des politiques qui les concernent.
Le Secrétaire Général a salué également le rôle joué par les organismes et organisations communautaires, notamment l’Union des bureaux des colonies mauritaniennes dans le monde, en tant que partenaire essentiel pour suivre les questions colonies et renforcer leur présence positive.
Les colonies mauritaniennes à l’étranger ont représenté la Mauritanie de manière exemplaire tout en préservant leur spécificité chinguitenne, a déclaré pour sa part, le président de l’union des bureaux des colonies mauritaniennes, M. Moctar Ould Khalifa.
Intervenant à son tour, le directeur général de l’agence de promotion des investissements (APIM), M. Tah Ahmed Mouloud, a assuré, que les expériences internationales pionnières ont prouvé que les colonies ne sont plus un élément secondaire dans les équations du développement, mais elles sont devenues un levier central dans les politiques de croissance et d’attraction des investissements. Il a souligné que les colonies mauritaniennes à l’étranger constituent un partenaire stratégique à part entière dans la construction d’une économie nationale ouverte et compétitive, capable de s’intégrer en toute confiance dans l’économie mondiale.
La soirée a permis aux participants de suivre une présentation du rôle de l’union depuis sa création, les étapes de son développement, de son engagement au service du pays, du suivi des affaires des colonies jusqu’à sa volonté de représenter au mieux le pays.
Plusieurs ambassadeurs accrédités en Mauritanie et des députés ont assisté à la soirée.
par Webmaster | 27 01 26 | Actualitès, Le monde

Le site américain Global Firepower (GFP) a publié, le 21 janvier, son classement annuel des capacités militaires mondiales. À l’échelle africaine, l’ordre établi l’année précédente reste largement inchangé au sommet, bien que des changements se soient opérés dans le Top 10.
L’Égypte conserve sa place de première puissance militaire du continent et figure au 19ᵉ rang mondial, avec un indice de puissance (Power Index) évalué à 0,3651. Ce chiffre synthétise plus de soixante indicateurs (effectifs, équipements, moyens logistiques, position géographique mais exclut explicitement la capacité nucléaire) que GFP combine pour produire une note comparative.
Parmi les mouvements notables de l’édition 2026, deux changements méritent d’être soulignés : la Tunisie fait son entrée dans le Top 10 africain, reléguant la Libye hors de cette première décade, et le Maroc gagne une place pour s’installer à la 6ᵉ position continentale, au détriment de l’Angola, tandis que l’Algérie, se classe au 27e rang mondial, consolidant ainsi sa position de deuxième force militaire du continent, juste derrière l’Égypte
La Mauritanie conserve quant à elle sa position de 123ème dans le classement de 2025.
Ces variations témoignent moins d’une révolution stratégique que d’un réajustement des capacités relatives entre pays, allant de l’acquisition de nouveaux équipements à l’évolution des effectifs ou la réévaluation des stocks, tel qu’interprété par l’algorithme de GFP.
Ce que mesure (et ce que ne mesure pas) l’indice de puissance
La méthode GFP repose sur un empilement de données quantitatives réparties en grandes familles : personnel (actifs et réservistes), blindés, aéronefs, unités navales, approvisionnement énergétique, infrastructures logistiques et budgets, entre autres.
L’agrégation aboutit à un score où 0,0000 représenterait une « puissance parfaite » : plus la valeur est basse, plus l’armée est classée haut.
GFP précise aussi les limites de sa grille, notamment l’absence de prise en compte des armes nucléaires et une pondération qui ne « pénalise » pas les puissances sans façade maritime.
Ces choix méthodologiques influent fortement sur les positions relatives, favorisant les pays à forte masse matérielle ou humaine, au détriment d’évaluations plus qualitatives (formation, doctrine, moral, interopérabilité, renseignement).
Lebrief.ma
par Webmaster | 27 01 26 | Actualitès, Le monde, Politique
Les conséquences d’une intervention militaire américaine contre l’Iran seraient potentiellement catastrophiques. Elles déstabiliseraient toute la région, déclencheraient une guerre de l’information et forceraient les alliés des américains à prendre position dans une nouvelle crise mondiale.
L’Iran a par ailleurs clairement annoncé qu’il ne resterait pas sans réagir et que ses ripostes ne se limiteraient pas au théâtre d’une attaque.
Les cibles potentielles des représailles iraniennes (selon les déclarations officielles et les analystes) seront les bases américaines dans toute la région (Irak, Qatar, Émirats Arabes Unis, etc.) et Israël, considéré comme un allié indissociable des États-Unis dans cette confrontation.
La fermeture possible du détroit d’Ormuz (par lequel transite 21% du pétrole mondial) est aussi envisageable ou possibilités d’attaques contre des navires.
Le réveil des alliés régionaux via des groupes soutenus par l’Iran comme le Hezbollah au Liban qui pourront venir à la rescousse de l’Iran.
Sur le plan international,les voisins du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Émirats Arabes Unis) ont clairement indiqué qu’ils n’autoriseraient pas l’utilisation de leur territoire ou de leur espace aérien pour attaquer l’Iran, par crainte d’un embrasement régional.Mais pourront-ils résister à une pression américaine ?
L’Iran peut compter par ailleurs sur le soutien de la Russie (aide militaire, contournement des sanctions) et de la Chine (principal acheteur de son pétrole). La question iranienne deviendrait un nouvel échiquier de la rivalité sino-américaine.
Dans cette guerre qui ne dit pas son nom et dont les remises salves tirées se font par la communication ,les États-Unis sont face à un dilemme majeur.
L’administration Trump cherche avant tout à obtenir des « concessions substantielles » de l’Iran sur son programme nucléaire, balistique et son influence régionale. Un changement de régime n’est pas l’objectif premier, et une intervention pour « aider » le peuple iranien est considérée comme peu crédible.
Washington privilégierait plutôt des frappes aériennes ciblées (comme celles de juin 2025 sur des sites nucléaires) ou des cyberattaques, excluant une invasion terrestre. Des sanctions économiques accrues sont aussi sur la table.
Mais l’administration américaine est divisée et craint de s’engager dans une guerre longue et coûteuse sans stratégie claire pour « le jour d’après », surtout en année électorale.
En résumé, une intervention américaine déclencherait très probablement une escalade militaire régionale avec des représailles iraniennes et de ses alliés contre les intérêts américains et israéliens.
Une nouvelle fracture géopolitique verra le jour, alignant la Russie et la Chine derrière l’Iran contre les États-Unis et leurs alliés réticents.