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L’Union des bureaux des colonies mauritaniennes dans le Monde fête le 5e anniversaire de sa création

L’Union des bureaux des colonies mauritaniennes dans le Monde a célébré, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur hier mercredi 28 janvier 2025 dans la capitale mauritanienne Nouakchott, le cinquième anniversaire de sa création.

Les colonies mauritaniennes à l’étranger ne sont pas seulement une extension géographique du pays, mais aussi un pilier fondamental de celui-ci et un ambassadeur permanent de ses valeurs, de sa culture et de son identité, a déclaré à cette occasion, le secrétaire général du ministère M. Demane Ould Hemar.

Les autorités ont fait de la protection des intérêts des citoyens à l’étranger et de la prise en charge de leurs affaires un choix stratégique constant et un pilier fondamental de l’action de l’État, a ajouté Hemar, rappelant l’organisation du premier forum national des colonies mauritaniennes, afin qu’il serve d’espace de rencontre, d’échange de points de vue et d’élaboration de solutions dans le cadre d’une approche participative qui fait d’elles des partenaires à part entière dans l’élaboration des politiques qui les concernent.

Le Secrétaire Général a salué également le rôle joué par les organismes et organisations communautaires, notamment l’Union des bureaux des colonies mauritaniennes dans le monde, en tant que partenaire essentiel pour suivre les questions colonies et renforcer leur présence positive.

Les colonies mauritaniennes à l’étranger ont représenté la Mauritanie de manière exemplaire tout en préservant leur spécificité chinguitenne, a déclaré pour sa part, le président de l’union des bureaux des colonies mauritaniennes, M. Moctar Ould Khalifa.

Intervenant à son tour, le directeur général de l’agence de promotion des investissements (APIM), M. Tah Ahmed Mouloud, a assuré, que les expériences internationales pionnières ont prouvé que les colonies ne sont plus un élément secondaire dans les équations du développement, mais elles sont devenues un levier central dans les politiques de croissance et d’attraction des investissements. Il a souligné que les colonies mauritaniennes à l’étranger constituent un partenaire stratégique à part entière dans la construction d’une économie nationale ouverte et compétitive, capable de s’intégrer en toute confiance dans l’économie mondiale.

La soirée a permis aux participants de suivre une présentation du rôle de l’union depuis sa création, les étapes de son développement, de son engagement au service du pays, du suivi des affaires des colonies jusqu’à sa volonté de représenter au mieux le pays.

Plusieurs ambassadeurs accrédités en Mauritanie et des députés ont assisté à la soirée.

Égypte en tête, percées sahéliennes et surprises nord-africaines : le classement militaire africain 2026

Le site américain Global Firepower (GFP) a publié, le 21 janvier, son classement annuel des capacités militaires mondiales. À l’échelle africaine, l’ordre établi l’année précédente reste largement inchangé au sommet, bien que des changements se soient opérés dans le Top 10.

L’Égypte conserve sa place de première puissance militaire du continent et figure au 19ᵉ rang mondial, avec un indice de puissance (Power Index) évalué à 0,3651. Ce chiffre synthétise plus de soixante indicateurs (effectifs, équipements, moyens logistiques, position géographique mais exclut explicitement la capacité nucléaire) que GFP combine pour produire une note comparative.

Parmi les mouvements notables de l’édition 2026, deux changements méritent d’être soulignés : la Tunisie fait son entrée dans le Top 10 africain, reléguant la Libye hors de cette première décade, et le Maroc gagne une place pour s’installer à la 6ᵉ position continentale, au détriment de l’Angola, tandis que l’Algérie, se classe au 27e rang mondial, consolidant ainsi sa position de deuxième force militaire du continent, juste derrière l’Égypte

La Mauritanie conserve quant à elle sa position de 123ème dans le classement de 2025.

Ces variations témoignent moins d’une révolution stratégique que d’un réajustement des capacités relatives entre pays, allant de l’acquisition de nouveaux équipements à l’évolution des effectifs ou la réévaluation des stocks, tel qu’interprété par l’algorithme de GFP.

Ce que mesure (et ce que ne mesure pas) l’indice de puissance

La méthode GFP repose sur un empilement de données quantitatives réparties en grandes familles : personnel (actifs et réservistes), blindés, aéronefs, unités navales, approvisionnement énergétique, infrastructures logistiques et budgets, entre autres.

L’agrégation aboutit à un score où 0,0000 représenterait une « puissance parfaite » : plus la valeur est basse, plus l’armée est classée haut.

GFP précise aussi les limites de sa grille, notamment l’absence de prise en compte des armes nucléaires et une pondération qui ne « pénalise » pas les puissances sans façade maritime.

Ces choix méthodologiques influent fortement sur les positions relatives, favorisant les pays à forte masse matérielle ou humaine, au détriment d’évaluations plus qualitatives (formation, doctrine, moral, interopérabilité, renseignement).

Lebrief.ma

USA-IRAN:Le Dilemme américain

Les conséquences d’une intervention militaire américaine contre l’Iran seraient potentiellement catastrophiques. Elles déstabiliseraient toute la région, déclencheraient une guerre de l’information et forceraient les alliés des américains à prendre position dans une nouvelle crise mondiale.

L’Iran a par ailleurs clairement annoncé qu’il ne resterait pas sans réagir et que ses ripostes ne se limiteraient pas au théâtre d’une attaque.

Les cibles potentielles des représailles iraniennes (selon les déclarations officielles et les analystes) seront les bases américaines dans toute la région (Irak, Qatar, Émirats Arabes Unis, etc.) et Israël, considéré comme un allié indissociable des États-Unis dans cette confrontation.

La fermeture possible du détroit d’Ormuz (par lequel transite 21% du pétrole mondial) est aussi envisageable ou possibilités d’attaques contre des navires.

Le réveil des alliés régionaux via des groupes soutenus par l’Iran comme le Hezbollah au Liban qui pourront venir à la rescousse de l’Iran.

Sur le plan international,les voisins du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Émirats Arabes Unis) ont clairement indiqué qu’ils n’autoriseraient pas l’utilisation de leur territoire ou de leur espace aérien pour attaquer l’Iran, par crainte d’un embrasement régional.Mais pourront-ils résister à une pression américaine ?

L’Iran peut compter par ailleurs sur le soutien de la Russie (aide militaire, contournement des sanctions) et de la Chine (principal acheteur de son pétrole). La question iranienne deviendrait un nouvel échiquier de la rivalité sino-américaine.

Dans cette guerre qui ne dit pas son nom et dont les remises salves tirées se font par la communication ,les États-Unis sont face à un dilemme majeur.

L’administration Trump cherche avant tout à obtenir des « concessions substantielles » de l’Iran sur son programme nucléaire, balistique et son influence régionale. Un changement de régime n’est pas l’objectif premier, et une intervention pour « aider » le peuple iranien est considérée comme peu crédible.

Washington privilégierait plutôt des frappes aériennes ciblées (comme celles de juin 2025 sur des sites nucléaires) ou des cyberattaques, excluant une invasion terrestre. Des sanctions économiques accrues sont aussi sur la table.

Mais l’administration américaine est divisée et craint de s’engager dans une guerre longue et coûteuse sans stratégie claire pour « le jour d’après », surtout en année électorale.

En résumé, une intervention américaine déclencherait très probablement une escalade militaire régionale avec des représailles iraniennes et de ses alliés contre les intérêts américains et israéliens.

Une nouvelle fracture géopolitique verra le jour, alignant la Russie et la Chine derrière l’Iran contre les États-Unis et leurs alliés réticents.

 

Élections en Côte d’Ivoire:Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam écartés

Le Conseil constitutionnel a publié ce lundi 8 septembre la liste définitive des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 25 octobre. Sur les 60 inscrits, seulement cinq ont été retenus pour la course finale. Les principaux opposants, Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, ont été définitivement écartés car ils ont été radiés de la liste électorale. Le premier en raison d’une condamnation judiciaire et le second pour des questions de nationalité.Pour bon nombre cette décision renforce le chef de l’État sortant Alassane Ouattara.Cette décision risque par ailleurs de rendre le climat politique très tendu.

L’opposition qui s’attendait à l’exclusion de ses leaders dénonce deja une élection biausee et affiche clairement son opposition au quatrième mandat d’Alassane Ouattara.Elle juge en effet ce mandat comme étant inconstitutionnel.

Six sénégalais enlevés par des jihadistes présumés à la frontière du Mali

Six chauffeurs routiers sénégalais ont été enlevés jeudi par des jihadistes présumés dans l’ouest du Mali, près de la frontière sénégalaise. Les camions transportaient des marchandises en provenance du Sénégal.Selon l’Union des transporteurs routiers du Sénégal (URS), les six personnes enlevées sont deux chauffeurs et quatre apprentis. Elles auraient été kidnappées jeudi sur un axe routier dans la zone de Kayes .

Mercredi soir, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a annoncé un « blocus » dans plusieurs zones frontalières de l’ouest malien.

Ses combattants s’en prennent aux véhicules de transport et perturbent les échanges commerciaux avec le Sénégal, qui fournit au Mali une partie de ses marchandises.

 

 

 

Tensions en cascades,le Mali dépose une requête contre l’Algérie devant la Cour internationale de justice

Le Mali a annoncé le 4 septembre 2025 avoir déposé auprès de la Cour internationale de justice (CIJ) une requête contre l’Algérie qu’elle accuse d’avoir abattu début avril 2025 un drone de son armée en territoire malien.
L’Algérie a rejeté ces accusations et selon le ministère algérien de la Défense, les données radar recueillies « établissent clairement la violation de l’espace aérien de l’Algérie » par un drone de reconnaissance venu du Mali.
Cette action s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes entre les deux pays, alimentées par un incident spécifique et des différends stratégiques plus larges.
Le drone  de reconnaissance malien (un modèle turc Akinci, immatriculé TZ-98D) avait été abattu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 près de la localité frontalière de Tinzaouaten (région de Kidal au Mali) / Tin Zaouatine (côté algérien).
 Le Mali avait affirmé que le drone évoluait dans son espace aérien et que sa destruction est un « acte d’agression » délibéré destiné à entraver ses opérations militaires contre les groupes armés terroristes.De son côté l’Algérie soutient que le drone avait violé son espace aérien et a fourni des données radar pour étayer ses affirmations. Elle considère son action comme de la légitime défense.
Les relations diplomatiques entre l’Algérie et le Mali sont pour le moins en cascades.
En janvier 2024, le Mali a unilatéralement dénoncé l’accord de paix de 2015, parrainé par l’Algérie, qui visait à stabiliser le nord du Mali en intégrant les groupes rebelles touaregs. Le gouvernement malien actuel accuse l’Algérie d’interférence et de soutien à ces groupes.
Depuis les coups d’État de 2020 et 2021, la junte malienne s’est éloignée de la France et de ses partenaires traditionnels pour se rapprocher de la Russie (via le groupe Africa Corps et Wagner), une orientation que l’Algérie, puissance régionale traditionnelle, voit d’un mauvais œil.
Suite à l’incident du drone, le Mali, le Burkina Faso et le Niger (l’Alliance des États du Sahel – AES) ont rappelé leurs ambassadeurs en Algérie. En réponse, l’Algérie a fermé son espace aérien aux avions allant ou venant du Mali et du Niger et a rappelé ses ambassadeurs de ces deux pays.
Cet incident s’inscrit aussi dans une crise de sécurité régionale plus large dans le Sahel, où les groupes jihadistes (liés à Al-Qaïda et à l’EI) restent très actifs.
Il menace la coopération sécuritaire existante, comme le retrait du Mali et du Niger du Comité d’État-Major Opérationnel Conjoint (CEMOC), une structure de coordination militaire qui incluait l’Algérie et la Mauritanie.
L’Union africaine (UA) serait appelée à jouer un rôle de médiateur pour empêcher une nouvelle escalade, d’autant plus que la CEDEAO voit son influence diminuer dans la région après le retrait des pays de l’AES.
Une confrontation militaire directe est jugée peu probable, compte tenu de la puissance militaire supérieure de l’Algérie et la procédure devant la CIJ sera probablement longue.
C’est pourquoi,la résolution de ce différend passe sans doute par une médiation internationale  par l’UA, pourquoi pas et une volonté de dialogue pour apaiser les tensions autour de la frontière commune, zone de trafic et d’activités terroristes.
Même, si la plainte du Mali contre l’Algérie à la CIJ est l’aboutissement d’une série de tensions diplomatiques et stratégiques, cristallisées par l’incident du drone,elle reflète un réalignement géopolitique profond au Sahel, où les juntes militaires cherchent de nouveaux partenaires  et remettent en cause l’influence traditionnelle de puissances régionales comme l’Algérie. La situation nécessite une attention urgente pour éviter une nouvelle déstabilisation d’une région déjà très fragile.
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