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Un pays riche, un peuple pauvre »

Association Mauritanienne pour la Justice et l’Égalité (AMJE).

Communiqué de presse.

« Un pays riche, un peuple pauvre »

Notre brave peuple souffre dans un silence lourd, jour après jour: montée permanente des prix, la pauvreté de jour en jour s’étend inexorablement, s’ajoute à cela l’insuffisance des services de base tels que l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, sans oublier l’insécurité qui se développe de façon alarmante.
L’impact négatif du couvre-feu sur les activités des citoyens et surtout son inefficacité à être respecté par une grande frange des citoyens, s’ajoute à cela le refus intentionnel d’annuler les visites et réunions politiques ajouter à cela, la non application des mesures barrières sur les places publiques, au niveau des transports publics et des manifestations des cérémonies privées. La souffrance de ce peuple ne peut être attribuée qu’à la fragilité de l’état et de l’alliance des forces politiques d’opposition avec le pouvoir au détriment des intérêts du peuple, il faut y ajouter un manque de vision des décideurs pour relever les défis de la crise née de cette pandémie.
On constate de plus en plus le développement d’un certain individualisme, égoïsme, on se contente de défendre ses intérêts étroits, laissant le peuple patauger dans sa misère. Ainsi est née une conspiration contre un peuple, menée par ceux mêmes qui devaient le protéger, défendre ses revendications, ses droits, sa dignité, le peuple s’appauvrit et ses politiciens s’enrichissent.
N’avons-nous pas droit à revendiquer une vie décente surtout quand notre pays dispose de tant de richesses?

Nouakchott, le 09 août 2021

AMJE
Cellule Communication

L’ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE CHEZ SONINKÉS EN MAURITANIE

LETTRE OUVERTE AU MINISTRE DE LA JUSTICE

Monsieur le Ministre,

Nos salutations respectueuses.

Dans la région du Guidimagha, une ligne rouge a été franchie dans la matinée du 31 juillet 2021 à Dafor (département de Ould yenge) par l’extrémisme féodalo-esclavagiste soninké. Dans ce village comme dans de nombreuses autres localités villageoises, les litiges fonciers liés à l’esclavage par ascendance ne se comptent plus depuis quelques années. Les autorités administratives et judiciaires sont quasiment mises au pas devant les milieux féodalo-esclavagistes Soninkés qui s’en prennent à des nombreuses familles issues de la composante sociale des descendants d’esclaves qui rejettent les humiliations des assignations coutumières de l’esclavage statutaire. Le 28 juillet dernier, nous avons organisé un sit-in d’alarme devant la Présidence à Nouakchott sur les tensions qui couvent à l’approche des premières pluies. À l’occasion une communication a été adressée au secrétariat de la Présidence au nom de notre mouvement pacifique d’éveil humaniste et citoyen Ganbanaaxu Fedde.

À Dafort, un membre de notre communauté répondant au nom de Samba Moussa Koné a été violemment agressé en brousse par une bande d’éléments issus de l’ordre féodal du village. Un véritable guet apens terroriste orchestré à son encontre quand il est parti visiter la parcelle de terre de sa famille héritée depuis plusieurs générations, suspendue par la justice depuis 2018 par complicité avec les milieux féodaux. Ainsi ce jour monsieur Samba Moussa Koné a été lynché par ce groupe aujourd’hui identifié en grande majorité et dénoncé aux autorités de Ould yenge. Les images choquantes de son agression ont tourné largement sur les réseaux sociaux ces derniers jours, vous le verrez ci-jointe en photo lâchement assommé et ligoté comme une bête par ses assaillants.

Notre présent Sit-in vise un énième signalement auprès des hautes autorités étatiques notamment au département de la Justice, sur les pratiques douteuses voir complices de la justice régionale du Guidimagha. Les graves violations des droits humains se suivent mais les décisions judiciaires ne sont jamais à la hauteur.

Nous sollicitons une audience d’urgence auprès de votre bienveillance monsieur le ministre afin de pouvoir vous édifier davantage avec preuves matérielles à l’appui les graves conditions sociales que vivent nos familles qui refusent la soumission de l’esclavage par ascendance dans les villages soninkés du Guidimagha. Ces derniers mois et semaines, on peut citer plusieurs incidents graves autour cet esclavage statutaire , à Danguerimou, à Hassi-Chaggar, à Tachott (les 2 villages), à Ghabou, à Coumbadaw, à Artoumo et d’autres, et la terrible agression de Dafort suit cette série dans laquelle les milieux féodaux se disent ne reconnaître que leurs coutumes esclavagistes face à l’ordre étatique. Par conséquent des paisibles citoyens paient un lourd tribut dans cette situation infernale de Non-droit.

Notre lettre d’information et d’alerte sera remise à la presse également pour prendre à témoin l’opinion publique nationale et internationale.

 

✓ Nos contacts : 222 46455504 ou 336951738

Le Collectif des Associations de lutte Contre les Pratiques de l’Esclavage en Milieu Soninké (Ganbanaaxu Fedde et partenaires)

Nouakchott, le 4 Août 2021

 

TOUS COUPABLES, AU NOM DE SON INNOCENCE.

Diop Moustapha

Je pense qu’il faudrait, souvent, savoir raison garder. Et arrêter, à mon humble avis, de se pâmer devant des exploits, des réussites sportive, technique scientifique, professionnelle, personnelle qui nous sont to-ta-le-ment lointaines.

J’ai lu le flot de posts, à la limite de l’extase, lorsque mademoiselle Myriam Soumare, Française, native de Paris, a été sacrée championne d’Europe.
Puisqu’il est dit qu’elle est de parents d’origine mauritanienne, les hérauts courent les rues et les campagnes pour annoncer « l’honneur » qu’elle aurait fait à la Mauritanie !
Mille millions de mille sabords et de cornues alambiquées, que vient faire la Mauritanie dans cette galère. Elle qui n’a participé, ni de près ni de loin, à la préparation, à l’accompagnement de cette jeune dame qui, peut-être, n’a qu’un vague souvenir de ce qu’on lui a dit de son pays d’origine et dont elle se tamponne d’ailleurs (désolé pour le terme un peu trop militaire) puisque, semble-t-il, à certaine occasion, l’ambassade n’a pas daigné la recevoir malgré l’entregent de certains de nos compatriotes !
Se glorifier d’un trophée que l’on n’a ni remporté, ni contribué au triomphe serait tout simplement un recel moral indécent et insupportable.

A mon sens, la fierté devrait résider dans la réussite de toute compétition, tout acte d’élévation, dans tous les domaines d’activité auxquels on a participé.
Dans ces cas-là, seulement, l’exigence de partage du triomphe….ou de la défaite, devient légitime. Une Nation ne célèbre que la consécration de ses actes mais se contentera seulement, si elle y consent, de féliciter les victoires ou les réussites des autres.
Même si celles-ci devaient lui être profitables, dans un sens ou dans un autre.

A ce niveau, j’aimerais aborder le cas de cette jeune et courageuse athlète mauritanienne, mademoiselle Houlèye Ba, qui a compéti aux JO de Tokyo de 2021, sur 100 m.
Oui, son chrono fut de plus de 15 secondes ! Mais elle passa la ligne d’arrivée.
Et elle fût moquée, avec violence, par certains internautes qui, je suis sûr, tout comme moi, ne connaissent ni les tenants, ni les aboutissants de la course de cette jeune et brave demoiselle.
Certes, son chrono, à ce sommet de la compétition mondiale, n’est pas bon. Il est mauvais. Il est ridicule. Il a déclenché l’hilarité. Je le confesse, rien que pour ses contempteurs !
Mais, messieurs, qui n’est pas bon ? Qui est mauvais ? Qui est ridicule ? Qui a fait déclencher l’hilarité ?
Sans aucun doute, tous ceux qui l’ont envoyée combattre sans préparation adéquate, sans intendance efficace ! Et pour couronner le tout, sans armure, sans bouclier et sans destrier, en rase campagne.
Alors, elle a paisiblement fait, ce que, seule, au moins, elle a su faire, avec courage : nouer son foulard autour de la tête et arpenter le tartan de l’Olympe. Un foulard que tous les spécialistes vous assureront qu’il freine la course de quelques centièmes ou dixièmes de seconde ! Avec ses 15 secondes, c’est un argument d’aérodynamisme dont, je crois, que c’est surement le cadet de leurs soucis, elle et ses préparateurs !
On a urgence à déterminer les responsabilités et désigner les responsables de cette défaite ! Cette demoiselle est volontaire. Oser accepter d’aller défier les meilleures du monde, dans sa spécialité, sachant que sa préparation n’est guère à niveau, qu’elle n’a surement pas satisfait aux minimas.
Elle a courageusement accepté de jouer sa partition. Futile partition, certes, mais pour laquelle, nous devrions la consoler et l’honorer. Lui tresser des lauriers pour, seulement, avoir osé. Tout simplement.
Déterminer maintenant les responsabilités et désigner les responsables.
Ceux qui ne furent pas bons, ceux qui furent réellement mauvais, ceux qui furent réellement ridicules, ceux qui réellement ont déclenché l’hilarité. On n’ira pas chercher trop loin ; car le coupable, pour tous, est le seul ordonnateur des choses : l’État avec ses démembrements.
L’Etat étant une continuité, j’ose affirmer, es qualité, que depuis notre CMSN, le sport a été considéré comme une activité quasi indigne d’adultes. Nos anciens ministres en charge des sports, Feu Ba Mahmoud, Docteur Diagana Youssouf, ont guerroyé ferme autour de la table des Kakis sans jamais réussir à « nous » convaincre de l’importance de ce secteur, déjà en montée partout dans le monde. Nos vaillants lobbies de « soutien indéfectible et inconditionnel », toujours tapis dans les couloirs et les ruelles poudreuses, en embuscade, sapaient toute idée contraire à leur projet. C’est ce qu’on appelait les groupuscules. Même si certains étaient aussi gros qu’un éléphant. Et ils ont la particularité de survivre à tous les régimes et à être immortels !

Aujourd’hui, il n’est guère besoin de démontrer ce qu’est devenu le sport. Au-delà de préserver notre santé, il est devenu un immense outil de développement économique. La célèbre devise du baron Pierre de Coubertin « l’important c’est de participer » a pris du plomb dans l’aile et rangée aux oubliettes. Aujourd’hui, on participe pour gagner. Sponsoring oblige.
Certains clubs de football européens alignent, me chuchote-t-on, des budgets supérieurs à ceux de bien de pays de nos contrées !
Donc coupables, nous le fûmes bien, pour avoir méprisé ce secteur et manqué de vision. Il est vrai, sans que cela ne constitue le moindre début de justifications, les esprits ont souvent été ailleurs, les militaires étant, entre eux, de fieffés « coquins violents ».
Coupables aussi, tous les pouvoirs successifs, pour n’avoir pas redresser la barre, alors qu’ils étaient sensés venus rectifier les choses ! Elles furent souvent bien rectifiées…et à la tronçonneuse, pardi.
Aujourd’hui, dans le programme du nouveau PR, il y serait, semble-t-il dit, comme profession de foi, que : « le candidat accorde une grande importance et priorité au domaine du sport, etc, etc….. ». La même rhétorique, le même intitulé depuis 41 ans ! Et pour le malheur de notre ouvrage de Sisyphe, ce ne furent que des militaires ou des militaires démissionnaire ou retraité qui se sont succédé. Ce qui alimente bien l’éternelle ritournelle des civils que ce ne sont que des régimes militaires qui se succèdent. C’est agaçant mais accordons-leur ce plaisir, même si le propos est contestable mais il n’autorise plus le débat.

Revenons à mademoiselle Houleye Ba qui, en acceptant de s’aligner sur ce 100 m, a levé le voile et braqué les projecteurs du Stade Olympique National de Tokyo sur les insuffisances et carences officielles, à toutes les étapes. Sa prestation, que l’on moque, a mis des visages sur toute une chaîne de responsables-courtisans, de la bien lointaine CMSN à aujourd’hui qui, en privilégiant les beaux discours démagogiques, rapports pompeux, pour mieux cacher des carences, ont aussi contribué à perpétuer le mensonge, au seul profit de leurs intérêts.
Et ces intérêts perdurent depuis 41 ans ! Si les services de communication officielle pouvait faire visionner la prestation de notre jeune compatriote à Tokyo aux décideurs, alors, s’ils la voient, je pense qu’ils sauront lui faire rendre justice et la réhabiliter.
La magnanimité autoriserait même, là, un simple coup de téléphone, de monsieur le Président de la République à notre malheureuse athlète. Geste significatif que de féliciter une « perdante » !
Cela, dans le même esprit de réhabilitation dans tous les domaines de l’État. dont il est, sûrement, mieux informé.

Réhabiliter, dans ce cas précis, ne serait, d’abord, que perspicacité et vision économique, avant tout prestige.
La Jamaïque attire, aujourd’hui, les 3/4 de ses investisseurs, parce que « des femmes adultes et des hommes adultes, en culottes » ont couru sur tous les stades du monde et cueilli des lauriers. Simplement.
L’on sait aussi que ce secteur du sport est peuplé de jeunes, dont la majorité de femmes et de filles. Les ¾ de l’électorat. Si l’on ne s’en tient qu’à l’aspect caricaturalement électoraliste.
Cette jeunesse est celle de l’âge du numérique, celle de l’âge où on accède maintenant à la Présidence des Républiques et où on « Snapchat », en tee-shirt. C’est la jeunesse qui redresse la tête, refuse tous les préjugés, sortis de nulle part et surtout anachroniques.
Les ressources humaines sont pourtant foison pour concrétiser ces engagements, comme dans tous les autres domaines nécessitant, peut-être, des réformes profondes (politique, économique, social) et/ou surement de restauration plus grave (droits humains, Justice) et j’en passe pour y revenir à d’autres occasions.
Ces ressources, ne demandent qu’à être mises en ordre de bataille. Elles seraient surement plus utile que les psalmodies des éternels et inusables recyclés thuriféraires.

Pour l’heure, je ne m’en tiens qu’à ce merveilleux secteur que mademoiselle Ba vient de secouer, dans ma conscience momifiée. Puisqu’en tant que CMSN, nous avons contribué au délitement du sport. Et à ce titre, je plaide coupable.
Pour exorciser les esprits qui hantent depuis si longtemps. Coupable pour n’avoir pas pu éviter au pays le triste sort, sportif et humain, infligé à Tokyo.

Faisons alors en sorte qu’aux JO de Paris, en 2024, Inchallah, mademoiselle Houleye Ba éblouisse les spectateurs, de retour dans les gradins. Elle le peut.
Et que son foulard soit revu et corrigé par nos grandes stylistes.
On en a aussi et qu’il faudra bien que le ministère, en charge de la culture, fasse sortir à la lumière. Pour éviter le syndrome de Tokyo.

Nous jouions aux tournois nationaux sur l’aire du lycée national. Il y’a 48 ans.

Houleye Ba s’entraine surement au vétuste Stade Olympique.

Myriam Soumare doit avoir ses quartiers dans plusieurs lieux dédiés, selon les exercices.

L’égalité commence par l’absence d’inégalités.

Brahim Boihy

Les disparités dans le développement de régions d’un pays, les déficits en infrastructures diverses, les écarts de représentation, etc, dictent aux autorités gouvernantes la nécessité, pour ne pas dire l’obligation, de rechercher les voies et moyens les plus à même de répondre aux impératifs d’un équipement harmonieux et équilibré du pays, du développement humain des populations et de leur participation à la gestion. L’aspect humain de ces déséquilibres interroge la question de l’égalité, laquelle commence par l’absence d’inégalités. De quelles égalités s’agit-il? Il convient à cet effet de distinguer (1) l’égalité absolue : elle est d’essence juridique de par les chartes et conventions relatives aux droits humains, la Constitution, les lois et règlements en vertu desquels les êtres humains naissent égaux et doivent avoir les mêmes droits; (2) l’égalité relative, découlant de comparaisons : ce qu’on gagne, la situation par rapport aux minima économiques: revenu médian et seuil de pauvreté, l’accès aux services sociaux…Notamment; (3) l’égalité des chances.

C’est la véritable égalité; la seule, finalement, qui vaille. On l’atteindrait lorsqu’on aurait donné à tous les citoyens les moyens indispensables à leur développement . Ce pourrait être (a) par l’école en donnant la priorité à la construction, dans les contrées éloignées, dans les « adouabas » et dans les bidonvilles, d’écoles suffisamment équipées, gratuites, accessibles à tous ceux qui, aujourd’hui, sont condamnés à demeurer en marge du système éducatif; (b) par les bourses d’étude et de formation qui consentiraient des avantages raisonnables à ceux qui, grâce à leur engagement personnel et aux sacrifices de leurs parents, déjà économiquement et socialement faibles, auraient réussi à franchir certains seuils, afin qu’ils puissent continuer leurs études, plutôt que de voir leurs efforts et ambitions s’évanouir; (c) par la santé à travers l’affectation d’investissements suffisants en équipements et en dotations sanitaires en faveur des contrées et populations éloignées et souvent dépourvues de possibilités d’accès aux soins de base. Le développement d’un esprit sain dans un corps sain ne s’en trouverait qu’augmenté; (d) par le travail et l’économie, en favorisant l’emploi et le ruissellement économique vers les régions et les populations les plus faibles; (e) par les compétences, qui doivent rester les premières à valoriser; les mal lotis du système ne peuvent généralement compter que sur celles dont ils pourraient, en l’absence d’autres soutiens d’ordre tribal, ethnique ou politique, comme il en existe, et qui les épauleraient,

Au nombre des solutions envisageables, la politique de la discrimination positive est évoquée. Elle ne devrait être qu’une politique de dernier recours, limitée dans le temps, pour mettre fin à terme, à l’exclusion sociale et aux déséquilibres. Ses objectifs ne devant être que la promotion de la diversité et le rattrapage entre régions et groupes inégalement représentés, une dose de discrimination positive, intelligemment administrée, pourrait constituer une réponse ponctuelle à certaines situations. Son application, comme indiqué au paragraphe précédent, serait l’approche la plutôt favorable à l’accélération de la marche vers l’égalité des chances, la mobilité sociale et la réduction de la pauvreté.

Toutes les semaines, les boussoles sont orientées vers le Conseil des Ministres et plus particulièrement vers sa rubriques « les mesures individuelles ». Les nominations auxquelles il procède donnent souvent lieu à moult commentaires et interrogations. Ces nominations et promotions devraient, en principe, être dictées par les besoins des administrations, et prises sur la seule base des compétences. Lorsqu’elles ne s’inscriraient pas dans le cadre de cette exigence, comment alors les comprendre ? Si elle devait être retenue, la politique de discrimination positive pour justifier quelques nominations et promotions viserait-t-elle des regroupements, des catégories d’individus, des groupes d’appartenance? Chercherait-t-elle à réduire les écarts entre groupes par la promotion de l’élite? Par elles-mêmes, ces nominations et promotions ne permettent ni de réduire les inégalités, ni de lutter contre la pauvreté. En effet, les filles et les fils des heureux (ses) promus, comme ceux d’un membre du gouvernement, d’un cadre (supérieur ou moyen) ou d’un citoyen aisé, fréquenteront les meilleurs établissements scolaires et sanitaires qui les prépareront au meilleur avenir possible. Les enfants des pauvres, quant eux, resteront dans leur pauvreté et ses conséquences. Ce n’est pas là le meilleur usage qu’on pourrait faire de la discrimination positive.

La politique de discrimination positive est controversée et comporte bien des impacts négatifs: elle est, notamment, stigmatisante pour ceux qui en bénéficient et discriminatoire envers les autres. C’est un autre débat que je n’aborde pas ici. En définitive, une telle politique ne serait une solution de rattrapage ou de rééquilibrage que si elle prépare effectivement à l’égalité des chances. Elle ne devrait en aucun cas constituer un passage vers la médiocrité. Certes, la promotion de hauts cadres augmenterait la représentation visible de la diversité dans l’élite dirigeante, mais ce ne devrait pas être l’arbre qui cache la forêt des inégalités. Brahim Boihy-25/07/2021

Il faut secouer le cocotier.

Imam Cheikh Ely

Sans être un spécialiste de  l’Education et sans prétendre résoudre tous les problèmes de ce secteur, et minspirant  de ma courte expérience de secrétaire général du ministère, je propose les actions suivantes  pour contribuer au projet de réforme  en cours.

– Une base de donnée claire et fiable donnant une cartographie et une vision transparente des ressources humaines.

– Un assainissement des effectifs pour séparer la graine de l’ivraie,

-Une mise à niveau des enseignants,

-Un choix définitif et accepté par tous  des langues d’enseignement, -Un retour à l’enseignement public dans le primaire et le secondaire,

-Une revalorisation de l’inspection et de l’inspecteur,

-Une mise à disposition suffisante et professionnelle des manuels scolaires et des outils didactiques,

-La  création d’une imprimerie de qualité,

-L’augmentation significative des salaires,

Le retour à l’internat et aux bourses….

-La tenue commune

– Les cantines scolaires généralisées,

-L’ éducation sportive ,

– le transport des écoliers,

– L’introduction des nouvelles technologies.

– Le retour aux horaires avant midi et après midi.

– La télévision scolaire….

ET SURTOUT UNE ENVELOPPE BUDGETAIRE VARIANT ENTRE 20 ET 30 % DU BUDGET NATIONAL A L’ÉDUCATION.

Imam Cheikh.

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