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Signature convention de financement par l’AFD en appui à la lutte contre la pauvreté en Mauritanie

Ambassade de France en Mauritanie

Service de presse et de communication de l’ambassade de France: communiqué de presse relatif à la signature ce matin d’une convention de financement par l’Agence Française de Développement, à hauteur de 5 millions d’euros, en appui au Gouvernement mauritanien dans ses efforts de lutte contre la pauvreté.

Communiqué de presse convention CMR1224-02

Données techniques du stade municipal de Nouadhibou

1-Surface bâtie: 6200 m2 , espaces aménagés:7800 m2 pour un montant total d’environ 150 millionsMRU. c Deux niveaux ( R+1): 10300 places dont 300 VIP.
2-Une aire gazonnée et clôturée suivant les normes de la caf.
3-quatre vestiaires avec ses salles annexes
4-2 salles pour les arbitres,
5-une salle de contrôle anti-dopage ;
6-une clinique ;
7-une salle de conférence ;
8-une salle VIP
9-une salle de régies
10-une salle des commentateurs et une plate-forme des photographes
11- les entrées public et VIP
12-les guichets public et VIP
13) les locaux de sécurité et des magasins
14-des zones de parking pour une capacité de 160 véhicules.
15-une sonorisation moderne et conforme aux normes.
16-un éclairage, de luminosité conforme aux exigences de la CAF
17-un grand écran géant de (8m x 5m)

Le web 2.0 (3.0), un jeu de visibilité où la Mauritanie est absente

 

Mohamed Lemine Khlil

Développeur Full-Stack Mohamed Lemine Khlil www.leminekhlil.net

Depuis son lancement au début des années 90, Internet n’a cessé de se réinventer et évoluer poussé par les usages qu’en font et qu’en développent les utilisateurs tels que vous et moi.

Trois caps principaux ont été observés, le web 1.0, 2.0 et le web 3.0 permettant au marketing digital de répondre au plus près des internautes.

Souvenez-vous : les premiers sites internet étaient des espaces statiques, créés par des professionnels du web pour le particulier. Ce dernier était en mode « lecture seule ».

Aujourd’hui se constat, qui pour le monde représente la définition même du web 1.0, est d’actualité sur la toile Mauritanienne.

Les années 2000 ont vu l’apparition du web 2.0 et des réseaux sociaux, et nous sommes passés d’un web statique à un web social dit dynamique. Il y avait donc une dimension de partage et d’échange d’information. Là-aussi en Mauritanie nous étions en mode « téléchargement seules ».

Le web social a entraîné une création exponentielle de contenu. Le web 3.0, également appelé web sémantique, tend à rassembler les informations autour de la personne.

Le Web 3.0 est donc centré sur l’expérience utilisateur. Google, Netflix, Amazon et d’autres géants du web en profitent pour rendre notre expérience la plus agréable et personnalisée possible, se basant sur les traces que nous laissons sur internet.

J’espère que la nouvelle génération Mauritanienne sera plus curieuse quant à l’informatique en général. Aujourd’hui l’information est non seulement gratuite mais accessible.

En quelques clics, vous saurez que Google et d’autres MOOC mettent à disposition et gratuitement des milliers de cours via internet.

 

 

Ils a fallu au monde d’approcher les NTIC avec Curiosité, créativité et innovation, manquerons nous en?

 

 

Pour constat, vous ne parviendrez pas à enregistrer un nom de domaine mauritanien (.mr) sur internet sans passer physiquement chez l’un des revendeurs agrée, alors que chez nos voisins sénégalais, l’enregistrement du domaine (.sn) se fait instantanément sur internet.

NIC-Mauritanie décrit les critères d’accréditations ici et liste plusieurs « Registrars acrédités », cependant aucun revendeur ne permet de démonter les compétences décrites en offrant un simple formulaire d’enregistrement en ligne. Sachant qu’aujourd’hui, nous avons la possiblité de faire du commerce en ligne gâce à quelque systéme de paiement.

 

À savoir que sur le web 3.0 et grâce aux Progressives Web Applications (PWAs), qui permettent, grâce aux URLs (et donc les noms de domaine sécurisés), de créer des applications hébergées sur serveurs distants et en tous points meilleurs que les applications Natives.

 

La visibilité commence par trois w.


Mohamed Lemine KHLIL

L’Arabe et le corps social dans le viseur

𝑳’𝒂𝒓𝒂𝒃𝒆 𝒆𝒕 𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒓𝒑𝒔 𝒔𝒐𝒄𝒊𝒂𝒍 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝒗𝒊𝒔𝒆𝒖𝒓

news rim

Round sur round, les plateformes de déstabilisation de la Mauritanie ne décrochent que pour recharger leurs batteries. C’est une œuvre de sape, intermittente dans ses campagnes, constante dans son engagement stratégique. Les rôles, les thèmes, la rhétorique et les supports changent d’un épisode à l’autre et se réactualisent, mais la trame reste la même : cultiver les antagonismes entre les différentes composantes nationales et miner les fondements socioculturels du pays.

Ceux qui veulent que la Mauritanie soit née pour rester divisée, écartelée, ne baissent jamais la garde. L’imaginer unie, indépendante, engagée sur la voie du développement leur donne froid dans le dos et ils sont toujours à l’affût pour lui faire barrage. Ils entretiennent en permanence une cinquième colonne qui se renouvelle et se recycle suivant les situations, avec des éléments aigris ou en rupture de ban pour se mettre à leur service, sous l’effet de la manipulation, du calcul ou de l’intéressement. Leur chantier actuel est de dépecer au maximum le corps social en ouvrant, en plus des clivages intercommunautaires, champ opérationnel de prédilection, de nouvelles lignes de front intra-communautaires, avec en arrière-fond une violente offensive visant à déclasser la langue arabe au profit du français.
S’ils concentrent leur puissance de feu sur cette pluralité, c’est qu’ils croient y voir le ventre mou de notre pays, là où ils peuvent lui faire mal, semer la suspicion entre ses composantes, l’enliser dans des querelles de clochers, disperser ses énergies et le détourner de ses vrais défis. Mais ils butteront, comme ils ont toujours buté, sur la symbiose intrinsèque de notre peuple qui, dans sa profondeur d’âme et ses croyances enracinées, repousse instinctivement cette multipolarisation.
Qui plus est, nos intellectuels honnêtes, profondément conscients de la communauté de destin de ce peuple et mettant en avant ses atouts unificateurs, refusent que cette diversité soit un motif de fragilité. Ils y voient au contraire une source d’enrichissement et de partage de nos valeurs ancestrales, de nos sagesses populaires, de nos imaginaires poétiques, de nos folklores colorés, de nos modes vestimentaires bigarrés, tant d’affluents qui se rencontrent pour cimenter un fonds culturel et moral commun, soubassement de notre nation en devenir.
Ce patrimoine est en effet la sève nourricière de notre conscience nationale. C’est lui qui fonde, dans ses spécificités globalisées, l’identité mauritanienne. L’accepter ainsi, vivre cette identité pleinement, l’assumer face aux autres, la défendre contre ses détracteurs et contre ses propres pulsions, au service de l’intérêt général, c’est cela le patriotisme. Naviguer à contre-courant dans un activisme sectaire, c’est vouloir saborder la cohésion du pays et hypothéquer ses chances de progrès.
Ce n’est pas le fait de poser les problèmes de société ou de la vie publique qui est réprouvé ici, mais les propos médisants et les relents de nuisance qui s’en dégagent. Tout ce qui concerne le citoyen mérite d’être débattu, notamment les questions fondamentales d’éducation, de justice sociale, de primauté de la loi, d’égalité des chances, de respect du mérite et d’esprit civique. Il doit l’être cependant dans un esprit constructif et responsable, plutôt que dans un style grincheux et vindicatif.
A la vérité, je serais resté cloîtré dans ma modeste retraite si je n’avais pas été piqué au vif par cette surenchère dans la manipulation, ces sorties effrontées qui mettent en cause les fondamentaux de notre société et tous ces personnages qui s’acharnent contre des populations vivant en bonne intelligence pour les enflammer et les soulever les unes contre les autres. Et par-dessus le marché, n’importe quel grimaud vient monter au créneau, s’érigeant en théoricien, en donneur de leçons, « 𝘴’𝘦́𝘵𝘦𝘯𝘥, 𝘦𝘵 𝘴’𝘦𝘯𝘧𝘭𝘦, 𝘦𝘵 𝘴𝘦 𝘵𝘳𝘢𝘷𝘢𝘪𝘭𝘭𝘦 », telle « 𝘭𝘢 𝘨𝘳𝘦𝘯𝘰𝘶𝘪𝘭𝘭𝘦 𝘲𝘶𝘪 𝘴𝘦 𝘷𝘦𝘶𝘵 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘢𝘶𝘴𝘴𝘪 𝘨𝘳𝘰𝘴𝘴𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘭𝘦 𝘣œ𝘶𝘧 ».
J’ai été excédé, en particulier, par un post repris sur plusieurs sites Internet, à une cadence frisant le matraquage, et qui commence ainsi : « 𝘓’𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦 𝘯𝘦 𝘥𝘦𝘷𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘦̂𝘵𝘳𝘦 𝘶𝘯𝘦 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘰𝘧𝘧𝘪𝘤𝘪𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘦𝘯 𝘔𝘢𝘶𝘳𝘪𝘵𝘢𝘯𝘪𝘦, 𝘦𝘵 𝘯𝘦 𝘥𝘰𝘪𝘵 𝘮𝘦̂𝘮𝘦 𝘱𝘢𝘴 𝘦̂𝘵𝘳𝘦 𝘶𝘯𝘦 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘯𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘢𝘭𝘦 ». J’ai essayé de laisser passer pendant quelque temps, parce qu’avec l’âge on perd le goût pour la polémique, mais l’envie de réagir ne m’a pas lâché pour autant, tellement le ton était cru et le contenu provocateur. Si je ne le fais pas maintenant, j’aurai des remords plus tard pour ne pas avoir dit non à ce genre de discours.
Le brûlot est signé d’un jeune qui s’affiche avec désinvolture devant une pancarte portant l’inscription «Pour une Mauritanie laïque », comme pour dire : vous voyez, même les fils de la communauté dite arabe contestent leur arabité et s’opposent à l’enseignement de leur langue. Quant au hashtag en arrière-plan (pas sur tous les sites), il suggère perfidement que la laïcité doit accompagner le français, le doubler, dans sa virulente expédition pour détrôner l’arabe. A noter, au passage, que la laïcité est un concept qui a marqué l’histoire politico-religieuse française, avant d’être remis au goût du jour dans le contexte actuel de repli identitaire et d’islamophobie en Europe et particulièrement en France.
Sans citer la moindre source, l’auteur patauge dans des assertions et des pourcentages fantaisistes. Je ne commenterai pas, un à un, les dix points qu’il égrène comme étant des arguments pour étayer son affirmation de départ. En fait d’arguments, ce n’est pas nickel. On dirait qu’il s’est simplement mis en tête d’arriver, coûte que coûte, au chiffre 10. Ma réaction sera donc globale.

𝐒𝐮𝐫 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞, 𝐥𝐚 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐚𝐫𝐚𝐛𝐞 𝐚 𝐩𝐫é𝐜é𝐝é 𝐥𝐞𝐬 𝐀𝐫𝐚𝐛𝐞𝐬

De prime abord, l’auteur déclare : « 99% 𝘥𝘦𝘴 𝘮𝘢𝘶𝘳𝘪𝘵𝘢𝘯𝘪𝘦𝘯𝘴 𝘯𝘦 𝘮𝘢𝘪̂𝘵𝘳𝘪𝘴𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦, 𝘦𝘵 100% 𝘥𝘦𝘴 𝘮𝘢𝘶𝘳𝘪𝘵𝘢𝘯𝘪𝘦𝘯𝘴 𝘯𝘦 𝘱𝘢𝘳𝘭𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘥𝘶 𝘵𝘰𝘶𝘵 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘢̀ 𝘭𝘢 𝘮𝘢𝘪𝘴𝘰𝘯. 𝘌𝘭𝘭𝘦 𝘯’𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘢 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘮𝘢𝘵𝘦𝘳𝘯𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘥’𝘢𝘶𝘤𝘶𝘯 𝘤𝘪𝘵𝘰𝘺𝘦𝘯 ». Tout le monde sait que l’arabe classique n’est pas un parler populaire, mais se décline en autant de dialectes que de régions arabes, allant de la Darija au Maroc jusqu’au Iraqi en Irak, en passant par le Misri, le Chami, le Khaliji, etc. Dans sa forme littérale, la langue arabe, qu’elle soit langue maternelle ou non, doit être étudiée et plus on l’étudie, mieux on la maîtrise, cela va de soi.
Le hic, c’est que l’auteur est loin de s’inscrire dans une logique de débat. Il cultive un penchant pour le grabuge, le baroud ; il se place dans une optique d’embrasement, de dynamitage du climat d’entente et d’harmonie sociale qui prévaut dans le pays. Jugez-en vous-mêmes : « 𝘓’𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦 𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘢 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘭𝘰𝘯𝘪𝘴𝘢𝘵𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘣𝘦́𝘥𝘰𝘶𝘪𝘯𝘴 𝘦𝘵 𝘪𝘨𝘯𝘰𝘳𝘢𝘯𝘵𝘴 𝘲𝘶𝘪 𝘢𝘷𝘢𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘦𝘯𝘷𝘢𝘩𝘪 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘮𝘢𝘯𝘪𝘦̀𝘳𝘦 𝘭𝘢 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘣𝘢𝘳𝘣𝘢𝘳𝘦 𝘱𝘰𝘴𝘴𝘪𝘣𝘭𝘦, 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘳𝘦́𝘨𝘪𝘰𝘯. 𝘋𝘰𝘯𝘤 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘦 𝘱𝘭𝘢𝘯  » 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘥𝘶 𝘤𝘰𝘭𝘰𝘯𝘪𝘴𝘢𝘵𝘦𝘶𝘳” 𝘭’𝘈𝘳𝘢𝘣𝘦 𝘯’𝘢 𝘳𝘪𝘦𝘯 𝘢̀ 𝘳𝘦𝘱𝘳𝘰𝘤𝘩𝘦𝘳 𝘢𝘶 𝘍𝘳𝘢𝘯𝘤̧𝘢𝘪𝘴 ».
Comment un intellectuel mauritanien peut-il se permettre des offenses aussi véhémentes à l’encontre d’une grande partie de ses concitoyens ? Même s’il choisit de se renier, de se soustraire à sa communauté, il se doit de respecter ceux qui veulent rester eux-mêmes, leur amour-propre et leurs valeurs socio-culturelles. Il est malsain de passionner l’histoire du pays, de fouiner dans le passé lointain pour déterrer des pommes de discorde quand le souci doit être de consolider la cohésion nationale.
Le processus de peuplement de la Mauritanie est à l’image de l’histoire des peuplements du monde : des mouvements migratoires au cours desquels des groupes, plus ou moins importants, viennent se greffer sur les populations qui les ont précédés. Dans certaines circonstances, le contact se fait en douceur et dans d’autres, il s’accompagne de conflits, selon les visées en présence et les enjeux du moment. Les tensions finissent par se dissiper, avec le temps et les nécessités de cohabitation, faisant place à l’entente, au bon voisinage et au brassage. Au fur et à mesure, la culture du pays prend forme, avec les apports de chaque mouvement migratoire. Les groupes arabes ont, entre autres, introduit le Hassanya dont ils sont l’éponyme.
En réalité, la langue arabe s’est installée sur cette terre et dans les contrées avoisinantes avec l’introduction de l’Islam dès le IXème siècle, bien avant l’arrivée des groupes de populations que l’auteur fustige inconsidérément. Sous les différents empires et royaumes qui ont régné sur cette vaste région depuis lors, l’arabe était largement répandu en tant que langue d’acquisition de savoir et d’échange de correspondances entre lettrés.
A ce propos, le professeur sénégalais Ousmane Kane, auteur du livre « 𝗔𝘂-𝗱𝗲𝗹𝗮̀ 𝗱𝗲 𝗧𝗼𝗺𝗯𝗼𝘂𝗰𝘁𝗼𝘂 : 𝗘́𝗿𝘂𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗶𝘀𝗹𝗮𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘁 𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝗻 𝗔𝗳𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗼𝗰𝗰𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹𝗲 » souligne que : « 𝘓𝘦𝘴 𝘈𝘧𝘳𝘪𝘤𝘢𝘪𝘯𝘴 𝘰𝘯𝘵 𝘪𝘯𝘧𝘭𝘶𝘦𝘯𝘤𝘦́ 𝘭’𝘦́𝘳𝘶𝘥𝘪𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘮𝘰𝘯𝘥𝘦 𝘮𝘶𝘴𝘶𝘭𝘮𝘢𝘯 𝘱𝘦𝘯𝘥𝘢𝘯𝘵 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘥’𝘶𝘯 𝘮𝘪𝘭𝘭𝘦́𝘯𝘢𝘪𝘳𝘦. 𝘗𝘢𝘳 𝘭𝘦 𝘣𝘪𝘢𝘪𝘴 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘭’𝘶𝘴𝘢𝘨𝘦 𝘥𝘶 𝘤𝘢𝘳𝘢𝘤𝘵𝘦̀𝘳𝘦 𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘵𝘳𝘢𝘯𝘴𝘤𝘳𝘪𝘳𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦𝘴 𝘢𝘧𝘳𝘪𝘤𝘢𝘪𝘯𝘦𝘴, 𝘭𝘦𝘴 𝘭𝘦𝘵𝘵𝘳𝘦́𝘴 𝘢𝘧𝘳𝘪𝘤𝘢𝘪𝘯𝘴 𝘰𝘯𝘵 𝘥𝘦́𝘷𝘦𝘭𝘰𝘱𝘱𝘦́ 𝘶𝘯𝘦 𝘳𝘪𝘤𝘩𝘦 𝘵𝘳𝘢𝘥𝘪𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘥𝘦́𝘣𝘢𝘵 𝘴𝘶𝘳 𝘭’𝘰𝘳𝘵𝘩𝘰𝘥𝘰𝘹𝘪𝘦 𝘦𝘵 𝘭𝘦 𝘴𝘦𝘯𝘴 𝘦𝘯 𝘪𝘴𝘭𝘢𝘮. 𝘊𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘵𝘳𝘢𝘥𝘪𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘢 𝘦́𝘵𝘦́ 𝘰𝘤𝘤𝘶𝘭𝘵𝘦́𝘦 𝘱𝘢𝘳 𝘭𝘦 𝘥𝘪𝘴𝘤𝘰𝘶𝘳𝘴 𝘩𝘦́𝘨𝘦́𝘮𝘰𝘯𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘰𝘤𝘤𝘪𝘥𝘦𝘯𝘵𝘢𝘭 𝘥𝘶 𝘴𝘪𝘦̀𝘤𝘭𝘦 𝘥𝘦𝘳𝘯𝘪𝘦𝘳. 𝘌𝘯 𝘪𝘯𝘷𝘦𝘯𝘵𝘢𝘯𝘵 𝘭’𝘈𝘧𝘳𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘪𝘯𝘦𝘯𝘵 𝘥’𝘰𝘳𝘢𝘭𝘪𝘵𝘦́, 𝘤𝘦 𝘥𝘪𝘴𝘤𝘰𝘶𝘳𝘴 𝘱𝘢𝘴𝘴𝘦 𝘴𝘰𝘶𝘴 𝘴𝘪𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦 𝘴𝘢 𝘵𝘳𝘢𝘥𝘪𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘭𝘪𝘵𝘵𝘦́𝘳𝘢𝘪𝘳𝘦 ».

𝐋𝐞𝐬 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐨𝐩𝐡𝐨𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞

Au fil du temps, la langue arabe s’est implantée comme identité culturelle de larges franges de la population mauritanienne, qu’elles soient arabes de souche ou d’adoption (pour employer une terminologie très en vogue là-bas en Métropole). C’est elle qui a cristallisé la résistance culturelle la plus implacable des Mauritaniens à la politique coloniale d’acculturation, les arabisés plus que les Arabes. Comme ces ancêtres-là, leurs petits-fils et arrière-petits-fils rejettent aujourd’hui l’acculturation, d’autant plus fermement que la menace est plus pressante. Que le français soit vanté dans un portrait de leadership et l’arabe sombrement brossé sous les traits d’un vestige moyenâgeux n’entame en rien leur détermination. Sur ce front, les plus francophones d’entre eux sont en première ligne.
En revanche, le français serait le bienvenu en tant que langue d’acquisition de savoir, de bon voisinage et d’échanges, aux côtés de l’arabe, dans le cadre d’un partenariat entre deux langues qui, sans être de nos jours à la pointe de la recherche et de l’invention, n’en restent pas moins de grandes langues de culture et de communication ayant vécu diverses rencontres à travers l’Histoire, parfois conflictuelles, mais toujours enrichissantes.
Ceci dit, la langue arabe n’a aucun complexe à se faire, ni ici, ni ailleurs. D’abord, elle est la langue dans laquelle le Coran a été révélé. Pourquoi elle et pas une autre ? C’est la Volonté d’Allah. Ce qui est pour vous, monsieur, « 𝘭’𝘢𝘳𝘯𝘢𝘲𝘶𝘦 “𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘥𝘦 𝘭’𝘪𝘴𝘭𝘢𝘮 » 𝘰𝘶  » 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘥𝘶 𝘤𝘰𝘳𝘢𝘯 » » est une vérité religieuse pour un milliard et demi de musulmans dans le monde.
De plus, l’arabe est une langue de rayonnement universel. Voici ce qu’en disait, en 2017, la Directrice générale de l’Unesco, la française Audrey Azoulay, à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale de la langue arabe : « 𝘓𝘢 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦 𝘦𝘴𝘵 𝘶𝘯 𝘱𝘪𝘭𝘪𝘦𝘳 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘥𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴𝘪𝘵𝘦́ 𝘤𝘶𝘭𝘵𝘶𝘳𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘥𝘦 𝘭’𝘩𝘶𝘮𝘢𝘯𝘪𝘵𝘦́… 𝘋𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘢 𝘥𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴𝘪𝘵𝘦́ 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘴 𝘧𝘰𝘳𝘮𝘦𝘴, 𝘤𝘭𝘢𝘴𝘴𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘰𝘶 𝘥𝘪𝘢𝘭𝘦𝘤𝘵𝘢𝘭𝘦𝘴, 𝘥𝘦 𝘭’𝘰𝘳𝘢𝘭𝘪𝘵𝘦́ 𝘢̀ 𝘭𝘢 𝘤𝘢𝘭𝘭𝘪𝘨𝘳𝘢𝘱𝘩𝘪𝘦 𝘱𝘰𝘦́𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘭𝘢 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦 𝘢 𝘥𝘰𝘯𝘯𝘦́ 𝘯𝘢𝘪𝘴𝘴𝘢𝘯𝘤𝘦 𝘢̀ 𝘶𝘯𝘦 𝘦𝘴𝘵𝘩𝘦́𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘧𝘢𝘴𝘤𝘪𝘯𝘢𝘯𝘵𝘦, 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘥𝘦𝘴 𝘥𝘰𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦𝘴 𝘢𝘶𝘴𝘴𝘪 𝘷𝘢𝘳𝘪𝘦́𝘴 𝘲𝘶𝘦 𝘭’𝘢𝘳𝘤𝘩𝘪𝘵𝘦𝘤𝘵𝘶𝘳𝘦, 𝘭𝘢 𝘱𝘰𝘦́𝘴𝘪𝘦, 𝘭𝘢 𝘱𝘩𝘪𝘭𝘰𝘴𝘰𝘱𝘩𝘪𝘦, 𝘭𝘢 𝘤𝘩𝘢𝘯𝘴𝘰𝘯… 𝘓’𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦 𝘢 𝘫𝘰𝘶𝘦́ 𝘶𝘯 𝘳𝘰̂𝘭𝘦 𝘥𝘦 𝘤𝘢𝘵𝘢𝘭𝘺𝘴𝘦𝘶𝘳 𝘥𝘦𝘴 𝘴𝘢𝘷𝘰𝘪𝘳𝘴, 𝘧𝘢𝘷𝘰𝘳𝘪𝘴𝘢𝘯𝘵 𝘭𝘢 𝘵𝘳𝘢𝘯𝘴𝘮𝘪𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦𝘴 𝘴𝘤𝘪𝘦𝘯𝘤𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘩𝘪𝘭𝘰𝘴𝘰𝘱𝘩𝘪𝘦𝘴 𝘨𝘳𝘦𝘤𝘲𝘶𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘳𝘰𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘭’𝘌𝘶𝘳𝘰𝘱𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘙𝘦𝘯𝘢𝘪𝘴𝘴𝘢𝘯𝘤𝘦. 𝘌𝘭𝘭𝘦 𝘢 𝘢𝘴𝘴𝘶𝘳𝘦́ 𝘭𝘦 𝘥𝘪𝘢𝘭𝘰𝘨𝘶𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘤𝘶𝘭𝘵𝘶𝘳𝘦𝘴 𝘭𝘦 𝘭𝘰𝘯𝘨 𝘥𝘦𝘴 𝘳𝘰𝘶𝘵𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘴𝘰𝘪𝘦, 𝘥𝘦𝘴 𝘤𝘰̂𝘵𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘭’𝘐𝘯𝘥𝘦 𝘢̀ 𝘭𝘢 𝘤𝘰𝘳𝘯𝘦 𝘥𝘦 𝘭’𝘈𝘧𝘳𝘪𝘲𝘶𝘦. » C’est peu dire !
Les apports de l’arabe à la culture universelle se reflètent à travers l’étendue des emprunts que les langues du monde en ont tirés, à l’exemple du français justement : « 𝘚𝘪 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘱𝘳𝘦𝘯𝘦𝘻 𝘶𝘯 𝘤𝘢𝘧𝘦́ 𝘴𝘢𝘯𝘴 𝘴𝘶𝘤𝘳𝘦 𝘰𝘶 𝘶𝘯 𝘫𝘶𝘴 𝘥’𝘰𝘳𝘢𝘯𝘨𝘦 𝘦𝘵 𝘲𝘶𝘦 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘢𝘤𝘩𝘦𝘵𝘦𝘻 𝘷𝘰𝘴 𝘦́𝘱𝘪𝘯𝘢𝘳𝘥𝘴, 𝘢𝘶𝘣𝘦𝘳𝘨𝘪𝘯𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘢𝘣𝘳𝘪𝘤𝘰𝘵𝘴 𝘢𝘶 𝘮𝘢𝘨𝘢𝘴𝘪𝘯 𝘥’𝘦𝘯 𝘧𝘢𝘤𝘦, 𝘷𝘦̂𝘵𝘶𝘦 𝘥’𝘶𝘯𝘦 𝘫𝘶𝘱𝘦 𝘦𝘯 𝘤𝘰𝘵𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘥’𝘶𝘯 𝘨𝘪𝘭𝘦𝘵 𝘤𝘢𝘮𝘢𝘪̈𝘦𝘶, 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘢𝘷𝘦𝘻 𝘥𝘦́𝘫𝘢̀ 𝘶𝘵𝘪𝘭𝘪𝘴𝘦́ 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘥𝘦 𝘥𝘪𝘹 𝘮𝘰𝘵𝘴 𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦𝘴. » (𝖫𝖾 𝖥𝗂𝗀𝖺𝗋𝗈.𝖿𝗋 𝖽𝗎 𝟥𝟢/𝟢𝟩/𝟤𝟢𝟣𝟪).
Soulignant l’ampleur de ces emprunts, Jean Pruvost, lexicologue, professeur émérite, auteur de « Nos ancêtres les Arabes, ce que notre langue leur doit », interrogé par France-Inter, précise : « 𝘓𝘢 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦 𝘦𝘴𝘵 𝘦𝘹𝘵𝘳𝘦̂𝘮𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘳𝘦́𝘴𝘦𝘯𝘵𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘢 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘧𝘳𝘢𝘯𝘤̧𝘢𝘪𝘴𝘦. 𝘓’𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦 𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘢 𝘵𝘳𝘰𝘪𝘴𝘪𝘦̀𝘮𝘦 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘥’𝘦𝘮𝘱𝘳𝘶𝘯𝘵, 𝘱𝘶𝘪𝘴𝘲𝘶𝘦 𝘭𝘢 𝘱𝘳𝘦𝘮𝘪𝘦̀𝘳𝘦 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘭’𝘢𝘯𝘨𝘭𝘢𝘪𝘴, 𝘦𝘯𝘴𝘶𝘪𝘵𝘦 𝘭’𝘪𝘵𝘢𝘭𝘪𝘦𝘯. 𝘓’𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦 𝘯’𝘢 𝘤𝘦𝘴𝘴𝘦́ 𝘥’𝘦𝘯𝘳𝘪𝘤𝘩𝘪𝘳 𝘯𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦 𝘦𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘭𝘦 𝘐𝘟𝘦 𝘴𝘪𝘦̀𝘤𝘭𝘦 𝘦𝘵 𝘢𝘶𝘫𝘰𝘶𝘳𝘥’𝘩𝘶𝘪.

𝗘𝗻 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗙𝗿𝗮𝗻ç𝗮𝗶𝘀 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲𝗻𝘁 𝗮𝗿𝗮𝗯𝗲 ?

J. P. : 𝘖𝘶𝘪, 𝘪𝘭𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘭𝘦𝘯𝘵 𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦 𝘣𝘦𝘢𝘶𝘤𝘰𝘶𝘱 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘲𝘶𝘦 𝘨𝘢𝘶𝘭𝘰𝘪𝘴… 𝘓𝘦 𝘨𝘢𝘶𝘭𝘰𝘪𝘴, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘢̀ 𝘱𝘦𝘪𝘯𝘦 𝘶𝘯𝘦 𝘤𝘦𝘯𝘵𝘢𝘪𝘯𝘦 𝘥𝘦 𝘮𝘰𝘵𝘴. 𝘗𝘰𝘶𝘳 𝘭’𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦, 𝘰𝘯 𝘦𝘴𝘵 𝘢̀ 500 𝘮𝘰𝘵𝘴 𝘦𝘵 𝘮𝘦̂𝘮𝘦 𝘥𝘢𝘷𝘢𝘯𝘵𝘢𝘨𝘦 𝘴𝘪 𝘭’𝘰𝘯 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘵𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘮𝘰𝘵𝘴 𝘴𝘢𝘷𝘢𝘯𝘵𝘴 𝘥𝘶 𝘤𝘰̂𝘵𝘦́ 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘧𝘢𝘶𝘯𝘦 𝘦𝘵 𝘭𝘢 𝘧𝘭𝘰𝘳𝘦. 𝘜𝘯 𝘦𝘯𝘧𝘢𝘯𝘵 𝘲𝘶𝘪 𝘱𝘢𝘳𝘵 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘥𝘦 𝘭’𝘢𝘭𝘨𝘦̀𝘣𝘳𝘦 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘤𝘩𝘪𝘮𝘪𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘴𝘰𝘯 𝘤𝘰𝘭𝘭𝘦̀𝘨𝘦 𝘦𝘴𝘵 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘮𝘰𝘯𝘥𝘦 𝘢𝘳𝘢𝘣𝘦. » (𝖥𝗋𝖺𝗇𝖼𝖾𝗂𝗇𝗍𝖾𝗋.𝖿𝗋 𝖽𝗎 𝟣𝟪 𝖽é𝖼𝖾𝗆𝖻𝗋𝖾 𝟤𝟢𝟣𝟩 ).
Alors, si nous devons migrer vers le français pour retrouver un arabe modelé par les accents, autant conserver l’original que nous avons…

𝐃𝐞𝐬 â𝐦𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐥𝐥𝐨𝐭𝐭é𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐬𝐧𝐨𝐛𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐞𝐭 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐨𝐮𝐜𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞

Lutter contre les excès idéologiques ou politiques qui peuvent être commis au nom de l’arabisme ou par l’usage de l’arabe est une chose, œuvrer à l’éradication de cette langue comme de la peste en est une autre. L’arabe n’a pas son sort lié aux régimes politiques, ni aux mouvements extrémistes et ne disparaît pas avec eux. C’est une langue chargée d’histoire et de géographie, porteuse d’identité et de culture de plusieurs centaines de millions de personnes. Elle restera une langue vivante et vivifiante. « 𝘊𝘰𝘮𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘭’𝘏𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘵-𝘪𝘭 𝘳𝘦́𝘴𝘪𝘴𝘵𝘦𝘳 𝘢̀ 𝘭𝘢 𝘣𝘦𝘢𝘶𝘵𝘦́ 𝘥𝘦 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦, 𝘢̀ 𝘴𝘢 𝘭𝘰𝘨𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘦𝘵 𝘢̀ 𝘴𝘰𝘯 𝘦́𝘣𝘭𝘰𝘶𝘪𝘴𝘴𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘶𝘯𝘪𝘲𝘶𝘦 ? 𝘔𝘦̂𝘮𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘷𝘰𝘪𝘴𝘪𝘯𝘴 𝘥𝘦𝘴 𝘈𝘳𝘢𝘣𝘦𝘴, 𝘦𝘶𝘹-𝘮𝘦̂𝘮𝘦𝘴, 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘺𝘴 𝘲𝘶’𝘪𝘭𝘴 𝘰𝘯𝘵 𝘤𝘰𝘯𝘲𝘶𝘪𝘴, 𝘴𝘰𝘯𝘵 𝘵𝘰𝘮𝘣𝘦́𝘴 𝘴𝘰𝘶𝘴 𝘭𝘦 𝘤𝘩𝘢𝘳𝘮𝘦 𝘥𝘦 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘭𝘢𝘯𝘨𝘶𝘦. » (Sigrid Hunke, historienne et écrivain allemande, auteur du livre « 𝗟𝗲 𝗦𝗼𝗹𝗲𝗶𝗹 𝗱’𝗔𝗹𝗹𝗮𝗵 𝗯𝗿𝗶𝗹𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹’𝗢𝗰𝗰𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 – 𝗡𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗵𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗮𝗴𝗲 𝗮𝗿𝗮𝗯𝗲 »).
Dans sa conclusion, l’auteur du brûlot se fait le publicitaire enthousiaste des établissements scolaires privés qui enseignent le programme français en Mauritanie et qui ont, selon lui, la préférence de « 𝘭’𝘦́𝘭𝘪𝘵𝘦 𝘔𝘢𝘶𝘳𝘦 𝘦𝘭𝘭𝘦-𝘮𝘦̂𝘮𝘦 », pour en déduire : « 𝘭’𝘢𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳 𝘥𝘶 𝘱𝘢𝘺𝘴 𝘦𝘴𝘵 𝘢̀ 𝘮𝘢𝘫𝘰𝘳𝘪𝘵𝘦́ 𝘦́𝘤𝘳𝘢𝘴𝘢𝘯𝘵𝘦 𝘦𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘮𝘢𝘪𝘯𝘴 𝘥𝘦 𝘧𝘳𝘢𝘯𝘤𝘰𝘱𝘩𝘰𝘯𝘦𝘴 ». Il est incontestable que l’école mauritanienne est malade, désarticulée. Et moi, dans ma tête l’école n’est autre que l’école publique, l’école gratuite qui s’ouvre à tous, nivelle les disparités sociales, transcende les crispations communautaires, forge une personnalité mauritanienne imbue de sa culture, attachée à ses propres valeurs et fière de sa mauritanité. D’où l’énorme espoir que nous fondons aujourd’hui sur les efforts promis en ce sens par les autorités.
Quant à l’avenir du pays, tout ce que nous souhaitons c’est qu’il soit toujours entre les mains de Mauritaniens conscients, responsables et dévoués aux intérêts du peuple mauritanien. Il ne saurait être, en aucun cas, abandonné aux âmes légères, malléables à souhait, ballottées par le snobisme et l’insouciance, comme une manche à air sur nos aérodromes venteux.
Mon opinion à moi est que des jeunes qui en ont l’âge et le bagage doivent, pour leur intérêt personnel et celui du pays, donner du temps aux études et à la recherche, avant de se prononcer de façon trop tranchée sur des questions sensibles qu’ils ne maîtrisent pas, ou alors s’en abstenir tout simplement. Plus la personne approfondit ses connaissances, plus les choses à ses yeux paraissent relatives et plus ses jugements deviennent nuancés.
Que le lecteur excuse la longueur de cette tirade, c’est une version abrégée.

Par: 𝗠𝗼𝗵𝗮𝗺𝗲𝗱 𝗦𝗮𝗹𝗲𝗺 𝗘𝗹𝗼𝘂𝗺𝗮 𝗠𝗲𝗺𝗮𝗵

Un ans après le début de la pandémie

Un an après le début de la pandémie,

Le 11 mars 2020, le nouveau coronavirus (COVID-19) devenait officiellement une pandémie. L’année écoulée a été extrêmement difficile, mais elle a aussi été marquée par des histoires remarquables de résilience, d’ingéniosité et de créativité.

Aujourd’hui, ce sont ces initiatives inspirantes que nous souhaitons mettre en avant, en vous proposant un tour du monde en six étapes. Ces histoires illustrent comment, même à petite échelle, l’esprit d’entreprise et l’innovation peuvent véritablement changer la donne au quotidien. Un an après, le Groupe de la Banque mondiale continue de soutenir les pays les plus pauvres alors qu’ils s’emploient à instaurer une reprise durable, résiliente et inclusive.

1. RDP lao : libérer tout le potentiel des PME

 

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Vorachith Keoxayavong | Crédit : Banque mondiale / Vannaphone Sitthirath

 

Le village de Phailom, en République démocratique populaire lao, est situé à environ une heure de route de la capitale, Vientiane. Il possède un vivier d’artisans du bois devenus depuis quelques années les fournisseurs attitrés de souvenirs pour les touristes.

Vorachith Keoxayayong perpétue depuis son enfance une longue tradition villageoise. La sculpture du bois est pour lui bien plus qu’un passe-temps : à la tête d’une entreprise qui compte 23 employés, il procure des emplois durables et enrichissants à sa communauté. Les petites et moyennes entreprises (PME) assurent plus de 80 % des emplois en RDP lao et elles représentent environ 94 % du parc total d’entreprises déclarées, selon l’office national de statistique (a).

À l’instar des autres PME du pays, les artisans de Phailom ont été frappés de plein fouet par la pandémie de COVID-19 et l’effondrement du tourisme.

La pandémie a encore compliqué la situation pour des entreprises souvent déjà en proie à des difficultés. Malgré leur savoir-faire et leur réussite, les petits entrepreneurs laotiens ont du mal à accéder au crédit, ce qui limite leur capacité à développer leur activité et embaucher davantage.

Mais les choses commencent à évoluer. Le projet pour l’accès au financement des PME (a), financé par le Groupe de la Banque mondiale, a permis de débloquer des fonds qui étaient autrefois hors de portée de bon nombre de ces entreprises.

« Avant, nous avions beaucoup de mal à nous développer car nous n’avions accès qu’à des emprunts informels à des taux très élevés. C’est bien plus confortable de pouvoir emprunter de l’argent à une banque », confie le fondateur de Vorachith Wood Carving.

Alors que le processus de reprise économique sera long, la Banque mondiale et le gouvernement de RDP lao s’attachent à capitaliser sur les succès de ce projet. L’objectif ? Trouver des solutions pour aider les petites entreprises à surmonter les effets de la pandémie et à poursuivre leur activité sur des bases financières solides à mesure que les restrictions de voyage seront progressivement levées.

2. Costa Rica : des femmes pompiers en première ligne pour une reprise résiliente 

 

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Melissa Aviles, sapeure-pompier dans les forêts du Costa Rica. Photo : Avec l’aimable autorisation de FONAFIFO/MINAE

 

À l’heure où, comme d’autres pays dans le monde entier, le Costa Rica cherche à se relever de la pandémie, il peut compter sur ces brigadistas pour contribuer à une reprise durable et résiliente.

Ces femmes sapeures-pompiers, dont le rôle est de plus en plus reconnu, se révèlent tout aussi efficaces et engagées dans la lutte contre le fléau des incendies de forêt que dans le combat contre les stéréotypes. La protection des forêts occupe une place centrale dans les efforts déployés par le Costa Rica pour promouvoir un développement durable et lutter contre le changement climatique.

« Les gens ont encore des préjugés machistes, ils pensent qu’une femme ne peut pas manier une machette, une pompe à eau ou une souffleuse et qu’elle ne peut pas grimper tout en haut d’une colline », explique la brigadista Ana Luz Diaz.

Les Costariciennes assurent une fonction essentielle pour la conservation et la gestion durable des forêts et des terres agricoles. Pourtant, ici comme dans tant de pays, les stéréotypes sexistes ont la vie dure. Ce facteur, conjugué à une répartition inégale des tâches familiales, empêche les femmes d’exercer un rôle plus important dans les activités et les projets écologiques.

Toutefois, des efforts sont en cours pour remédier à ces disparités et mieux reconnaître la manière dont les hommes et les femmes contribuent à la protection de l’environnement, à la conservation des forêts et à l’action climatique.

« Je veux être quelqu’un, être vue, ne pas être invisible. Je veux que les hommes et les femmes se voient les uns les autres et qu’ils réalisent que nous pouvons aider nous aussi », témoigne une autre brigadista, Melissa Aviles.

En 2019, grâce à un financement du Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF), un dispositif géré par le Groupe de la Banque mondiale, le Costa Rica a élaboré un plan d’action pour l’égalité des sexes qui soutient les efforts nationaux de réduction des émissions dues à la dégradation des forêts et à la déforestation.

Ce plan sera capital pour permettre au pays de s’engager sur la voie d’une reprise qui sera non seulement durable et résiliente, mais également inclusive. Fort de cette expérience, le Costa Rica partage aujourd’hui ses connaissances pour que d’autres pays puissent en bénéficier.

3. Pakistan : orienter les patients par téléphone

Comme nombre de personnes dans le monde, les habitants des zones rurales au Pakistan ont bien du mal à accéder à des services de santé abordables. Se rendre en ville pour se faire soigner est coûteux, surtout lorsque plusieurs voyages sont nécessaires. Et la pandémie n’a fait qu’aggraver ces difficultés.

Comment rendre les soins plus accessibles ? Ne pourrait-on pas assurer des services de routine par téléphone ?

C’est le pari que s’est lancée Maliha Khalid. L’entrepreneure pakistanaise est à la tête de Doctory,un service d’assistance téléphonique qui aide les patients à éviter le dédale des parcours de soins en les mettant directement en contact avec le bon praticien. La start-up a remporté l’édition 2020 du concours SDG&Her (a), organisé par le Groupe de la Banque mondiale, aux côtés de six autres entreprises innovantes et parmi 2 400 candidats en lice.

Lorsque la pandémie a frappé, l’équipe de Doctory est passée à l’action, avec le lancement d’une ligne d’assistance nationale COVID-19 qui a permis de rapprocher les patients d’une offre de soins rapide et de qualité, avec à la clé des économies précieuses de temps et d’argent.

4. Kenya : créer des emplois durables pour les jeunes

 

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Kibera est l’un des plus grands quartiers informels d’Afrique (Nairobi, Kenya). © Shutterstock

 

Au Kenya, les mesures de confinement imposées par les autorités dans le but de lutter contre la propagation de la COVID-19 ont eu des effets secondaires économiques particulièrement graves pour les communautés déjà défavorisées.

Le gouvernement s’est efforcé de trouver dans la crise un levier de changement en créant le Programme national d’hygiène. Connue plus familièrement sous le nom de Kazi Mtaani (« des emplois dans notre quartier »), cette initiative procure aux populations les plus vulnérables, et parmi elles en particulier les jeunes, des emplois utiles qui contribuent à l’amélioration de leur cadre de vie : élagage des buissons, fumigation, désinfection, nettoyage des rues et des systèmes de drainage ou encore collecte des déchets.

Byron Mashu vit dans le bidonville de Kibera, à Nairobi. Il se dit reconnaissant de l’aide apportée aux jeunes comme lui : « [Le programme] nous permet non seulement de soutenir financièrement nos familles et de régler les factures, mais il fait aussi en sorte que les jeunes ne soient pas désœuvrés, ce qui s’est traduit par une baisse significative de la criminalité dans notre quartier. »

Le programme a été mis sur pied dans le cadre du projet d’amélioration des implantations sauvages au Kenya, une opération financée par le Groupe de la Banque mondiale, qui a permis de créer des emplois dans 27 quartiers de huit comtés du pays.

Don Dante, responsable d’une association de jeunes de Mukuru Kwa Njenga, note aussi les effets positifs du programme : « La petite délinquance a baissé, les jeunes sont plus autonomes et notre quartier est propre. »

Vu le succès et la popularité du projet, le gouvernement kényan étudie actuellement son expansion sur ses propres fonds, avec l’objectif d’en faire bénéficier 283 210 personnes dans 47 comtés.

5. Grèce : soutenir les petits producteurs alimentaires et nourrir les personnes vulnérables

Parce qu’elle a vécu la crise financière grecque, Melina Taprantzi possède sans doute une plus grande expérience des chocs économiques que la plupart des gens. Témoin direct des souffrances de la population et de la montée de la pauvreté, elle a décidé de se consacrer à l’aide sociale.

Son entreprise, Wise Greece, met en relation les petits producteurs alimentaires avec les personnes dans le besoin et distribue des colis de six kilos de nourriture et de produits de première nécessité.

Alors quand la pandémie a frappé, l’entrepreneure grecque n’est pas restée les bras croisés. Wise Greece s’est rapidement associée à des multinationales pour venir non seulement en aide aux pauvres, mais aussi aux personnes âgées et vulnérables confinées chez elles à cause de la COVID.

Depuis 2013, l’entreprise a permis de procurer quelque 50 tonnes de vivres, dont six tonnes au moins depuis le début de la pandémie.

6. Tchad : se lancer dans la production de gels hydroalcooliques

 

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Face à la pénurie mondiale de gels hydroalcooliques, les pouvoirs publics ont décidé d’utiliser les structures locales existantes pour se lancer dans la production de ce produit essentiel. © Edmond Dingambhoudou, Banque mondiale

 

La pandémie a entraîné une explosion de la demande de produits désinfectants qui a submergé les chaînes d’approvisionnement dans le monde entier.

Au Tchad, « les gens se sont rués sur les pharmacies, faisant parfois la queue pendant des heures pour se procurer cette solution alcoolique », témoigne Edmond Dingamhoudou, qui travaille pour la Banque mondiale à N’Djamena, la capitale. « Certains vont jusqu’à traverser la frontière pour se ravitailler à Kousseri, une ville camerounaise située à une vingtaine de kilomètres de N’Djamena, de l’autre côté du fleuve Logone. »

Face à cette pénurie, pouvoirs publics et scientifiques unissent leurs forces en un temps record. Un laboratoire récemment construit avec le soutien de l’Association internationale pour le développement (IDA) est ainsi « réquisitionné » pour démarrer rapidement la fabrication de gel hydroalcoolique, inaugurant ainsi la première production locale de ce précieux produit.

À la mi-avril 2020, l’unité de production est en mesure de produire environ 900 litres de solution hydroalcoolique par jour, avec l’aide de 20 à 25 techniciens qui veillent sur toute la chaîne de production, de la fabrication à la validation puis à l’emballag

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