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Du devoir d’ingérence au droit d’ingérence où quand la force prime sur le droit

Le basculement sémantique d’un « droit » ou « devoir d’ingérence » humanitaire, débattu dans les années 1990, vers la réalité crue d’une ingérence unilatérale assumée, marque peut-être l’avènement d’un « nouvel ordre mondial » où la force prime sur le droit. L’opération militaire américaine au Venezuela en janvier 2026 constitue un tournant majeur dans cette évolution .
L’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale, incarné par la Charte des Nations Unies, repose sur un principe fondamental : l’interdiction du recours à la force. La Charte est clair : les États doivent s’abstenir de « recourir à la menace ou à l’emploi de la force […] contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État » . Deux exceptions strictes existent : la légitime défense et une action autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU.

Ce cadre a toujours été mis à l’épreuve, notamment avec les débats sur un « droit d’ingérence » humanitaire dans les années 1990, qui cherchait à justifier des interventions pour protéger des populations en danger, même sans feu vert de l’ONU . La nouveauté radicale de l’opération « Absolute Resolve » au Venezuela est l’abandon pur et simple de cette justification humanitaire. Les responsables américains n’ont pas cherché à habiller leur action d’un vernis juridique. Au contraire, ils ont assumé une logique de puissance brute. Comme l’a déclaré un haut responsable, « nous vivons dans un monde réel […] qui est gouverné par la force » . Le président Trump lui-même a affirmé que la capture de Nicolás Maduro était le produit des « lois de fer qui ont toujours déterminé la puissance mondiale » .

Cette transparence dans l’unilatéralisme est perçue par de nombreux observateurs comme une rupture bien plus grave que les violations passées, car elle ne rend même plus hommage à la règle qu’elle enfreint . Elle acterait le passage d’un monde de règles à un monde où « la légitimité est définie par la capacité militaire plutôt que par le consensus démocratique ou le droit international » .

Cette intervention ne semble pas être un incident isolé, mais plutôt l’expression d’une nouvelle doctrine qui redessine les contours de l’ordre international autour de plusieurs axes.

L’opération au Venezuela est présentée comme l’application concrète du « Trump Corollary » à la doctrine Monroe . Cette vision, officialisée dans la stratégie de sécurité nationale fin 2025, réaffirme l’hémisphère occidental comme une « ligne de front » où les États-Unis entendent projeter leur puissance sans partage, transformant des principes du XIXe siècle en politique active au XXIe siècle .
L’action américaine met en lumière une « exceptionnalité des superpuissances » . Les grandes puissances s’octroient la liberté de réinterpréter ou de suspendre les normes qui contraignent le reste du monde. Ce qui est présenté comme une opération de « police » contre un régime jugé illégitime par Washington pourrait, si cette logique se généralise, servir de précédent à d’autres puissances dans d’autres régions du monde . Cela alimente la perception, surtout au sein des pays du Sud, que l’ordre libéral est appliqué de manière hiérarchique .
En contournant délibérément le Conseil de sécurité de l’ONU, cette intervention accélère la « décentralisation » de l’ONU comme principal lieu de gouvernance de la sécurité mondiale . Le « parapluie » juridique que représentait la souveraineté pour les petits et moyens États semble aujourd’hui bien fragile.

Sommes-nous face à la naissance d’un nouvel ordre, ou à la mort de l’ancien ? La réponse déterminera si le XXIe siècle sera celui du multilatéralisme renouvelé ou celui d’un retour aux compétitions impériales .

L’attaque du Venezuela anticipait avec une exactitude troublante l’attaque contre l’Iran.L »Operation Epic Fury » marque un tournant majeur, confirmant et amplifiant la logique d’unilatéralisme et d’érosion du droit international.On assiste désormais à l’abandon de la diplomatie pour la force brute.En effet l’attaque survient seulement deux jours après l’échec de nouveaux pourparlers à Genève . Des analystes estiment que ces négociations n’étaient qu’un « écran de fumée » pendant que les États-Unis massaient des forces considérables dans la région, avec deux porte-avions . La logique de « coercitive bargaining » (marchandage sous la contrainte) a cédé la place à une logique de guerre ouverte .

Le multilatéralisme semble bel et bien mis en échec.

L’attaque contre l’Iran n’est pas un épilogue, mais le début d’une phase encore plus incertaine. Le guide suprême iranien a été tué. L’appel de Trump à un soulèvement populaire n’a pas rencontré d’écho immédiat, les forces de sécurité étant déployées dans les rues de Téhéran .

Nous assistons à l’extension de la logique appliquée au Venezuela à un théâtre autrement plus dangereux. L’objectif de « changement de régime » est désormais clairement affiché pour l’Iran , comme il l’était pour le Venezuela. La différence majeure réside dans la capacité de l’Iran à enflammer toute la région, ce qui est en train de se produire.

Ce conflit marque-t-il l’acte de naissance irréversible de cet ordre mondial fondé sur la puissance, ou va-t-il provoquer un sursaut des institutions internationales, convoquées en urgence , pour tenter de ramener les belligérants à la raison ? Les prochains jours nous diront si le « précédent vénézuélien » était une répétition générale ou si l’embrasement iranien marque une rupture définitive.

Ahmed bezeid Deida

 

BCM : le Comité de Gouvernance IT (COGIT) tient sa première réunion

La Banque Centrale de Mauritanie (BCM) a tenu la première réunion du Comité de Gouvernance IT (COGIT), nouvelle instance dédiée au pilotage stratégique de son Système d’Information.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de transformation digitale engagée par la Banque et vise à renforcer la gouvernance, la cybersécurité et la résilience des infrastructures informatiques, indique la BCM sur son compte Linked In.

À travers le COGIT, la BCM consolide son dispositif de pilotage technologique et poursuit la modernisation de son système d’information, au service de la performance et de la sécurité, lit-on.

La gouvernance IT (COGIT/COBIT) est un cadre de référence de l’ISACA (Control Objectives for Information and Related Technologies) qui aligne le système d’information (SI) sur les objectifs stratégiques de l’entreprise, rappelle-t-on.

Il aide en effet à maximiser la valeur, gérer les risques et assurer la conformité tout en séparant la gouvernance de la direction.

A qui veut commenter une candidature francophone de la Mauritanie.

Évitons d’installer la confusion entre langue française et francophonie, entre politique et linguistique, entre espace politique et académie, entre le sujet et son complément d’objet direct. Soyons clairs et surtout intellectuels honnêtes.
Sans m’attarder sur la légèreté de certaines opinions de ce qu’ils appellent le non sens ou le contresens d’une candidature mauritanienne à la tète de la Francophonie
Tout d’abord je demande à ces paternalistes francophones s’ils connaissent que veut dire la francophonie.
On définit la francophonie comme « un espace institutionnel qui comprend l’ensemble des peuples et institutions partageant la langue française. Et partager ne veut pas dire que vous êtes un pays dont la langue nationale est forcement le français.
Je répète encore que « les membres de cette organisation ne sont pas tenus d’avoir la langue française comme langue officielle ou même pas comme langue de la majorité ».
Je donne quelques exemples du pourcentage de locuteurs francophones de quelques pays membres par rapport à la population totale
La Moldavie avec 1%, le Viêt-Nam, 1%, l’Albanie 1% qui a adhéré en 1999 ou la Bulgarie avec 2%, a adhéré en 1991, Laos avec 3%, l’Égypte 3%, le Rwanda 6% et la Mauritanie avec 12 % les locuteurs francophones.
Le Sénégal dispose de 26 % de locuteurs malgré une langue française installée depuis 1650 et malgré que le père de la francophonie soit Léopold Sedar Senghor.
Je signalerai au passage ; que les langues locales prédominent toutes, dans la vie quotidienne des États et des peuples. Le wolof au Sénégal est de très loin la langue qui domine le français et ce pour toutes les communautés du Sénégal, comme les autres pays, Maroc, Madagascar, Burkina Faso, Mali et j’en passe.
La première observation pour l’Afrique et l’Asie est qu’en général la langue française est la langue d’une élite francophone et pas une langue des peuples et il serait utopique d’en faire une langue des communautés, malgré l’aliénation de certains de nos intellectuels francophones et des tentatives opportunistes de foyers carriéristes de quelques diplômés des écoles francophones dans chaque pays.
S’agissant de l’éligibilité au poste de Secrétaire général et dans le même ordre d’idées, je rappelle que Boutros Ghali fut le Secrétaire général de la Francophonie avec 3% de locuteurs égyptiens et le Ruanda qui porte candidature pour la troisième fois, après 2 mandats alors que seuls 6% des rwandais sont considérés francophones.
Où se trouverait donc le dilemme, l’antagonisme, la contradiction, le non sens d’une candidature de notre sœur Coumba Ba à la tète de la Francophonie. Pourquoi et compte tenu de l’histoire et de la praxis institutionnelle de cette organisation, la Mauritanie ne devrait-elle pas prétendre au poste de Secrétaire Général ?
Je convie nos experts et auditeurs, juristes et spécialistes institutionnels à l’international, qui à la moindre incartade, narguent la république entière et son choix politique pour Madame Coumba Ba, de nous proposer autre lecture plus intellectuelle, plus objective, et plus indépendante, autre que celle que nous avons faite.
Ils feront mieux d’éviter la zizanie linguistique et de tohu-bohu communautariste, le cahin-caha et le tintamarre de quelques slogans refuges, où le dessein inavoué est l’extrémisme.
La Mauritanie est membre de la Francophonie, dispose d’une tradition et d’une grande audience et de grands atouts stratégiques et surtout compétitifs dans cet espace politique francophone.
Coumba Ba notre candidate dispose ellezusdi d’atouts très compétitifs et du soutien indéfectible de son peuple, son gouvernement et ses partenaires et alliés africains, asiatiques et occidentaux, entièrement mobilisés pour la soutenir.
A vous de réagir de façon intellectuelle et surtout neutre par rapport à Notre candidate, le contexte de notre pays, ses relations géopolitiques, les opportunités offertes par les règles de jeu et la praxis institutionnelle de la Francophonie !

La Mauritanie déterminée à consolider la justice sociale et à lutter contre l’injustice et la précarité, dit Ghazouani

L’État s’engage fermement à consolider les principes d’équité et de justice sociale et à lutter contre l’injustice et la précarité, a déclaré hier jeudi 26 février courant à Nouakchott, le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

C’est cet objectif qui constitue notre choix stratégique irréversible, visant à améliorer les conditions de vie des citoyens les plus nécessiteux, a ajouté Ghazouani.

Le Président a fait ces déclarations lors d’une cérémonie d’iftar organisée par la Délégation Générale à la Solidarité Nationale et à la Lutte contre l’Exclusion Taazour dans la capitale mauritanienne, en l’honneur de cent personnes représentant la communauté “Taazour” des différentes wilayas du pays.

Le mois béni du Ramadan incarne des valeurs nobles, au premier rang desquelles la miséricorde, la fraternité, l’équité et la solidarité, a dit Son Excellence, selon lequel, ces significations se manifestent clairement dans le concept de “Taazour”, qui constitue une valeur centrale de l’Islamique, car “le croyant est pour le croyant comme l’édifice dont une partie supporte l’autre“, selon le Hadith Cherif.

Toujours selon lui, Taazour est une valeur sociale et une valeur républicaine, car le niveau de cohésion, le niveau de solidarité et l’unité pour chaque pays peuvent être mesurés par le niveau de justice entre ses peuples, et le niveau d’équité, de fraternité, d’unité et de solidarité.

“Taazour” n’est ni une charité ni une faveur, mais une incarnation réelle du droit des citoyens à la dignité, à l’égalité des chances et à l’égalité devant la loi, a poursuit Ghazouani, selon lequel, le gouvernement a oeuvré, par l’intermédiaire de cette délégation, à traduire ces principes en politiques et programmes pratiques.

Mauritanie – Îles Canaries : un partenariat consolidé au service du développement et de la jeunesse

La Mauritanie et le Gouvernement des Canaries ont renforcé leur coopération à travers une série d’initiatives conjointes axées sur le développement durable et l’autonomisation des jeunes. Ce partenariat stratégique, fondé sur des liens historiques et une proximité géographique, met l’accent sur la formation, l’inclusion sociale et la création d’opportunités économiques durables.

En visite officielle en Mauritanie, le vice-conseiller du Cabinet du Président du Gouvernement des Canaries, Octavio Caraballo, a effectué un suivi des projets développés en collaboration avec les institutions mauritaniennes. Cette mission a permis d’évaluer les avancées enregistrées et de réaffirmer l’engagement commun en faveur de la jeunesse comme moteur du développement.

Ces projets sont dirigés et coordonnés sur le terrain par la Fundación Canario Mauritana para el Desarrollo Económico y Social, qui joue un rôle central dans leur mise en œuvre et leur suivi en Mauritanie.

Parmi les initiatives phares figure une nouvelle édition du programme Tierra Firme, dédié à la formation des jeunes Mauritaniens dans le secteur du bâtiment afin de faciliter leur insertion professionnelle. Ce projet se distingue par la combinaison de formation théorique et pratique, incluant des ateliers sur les techniques de construction modernes et la sécurité sur les chantiers. L’objectif est de doter les jeunes de compétences solides et directement utilisables sur le marché du travail, contribuant ainsi à créer des opportunités locales durables.

Le Clúster de Moda a accompagné 45 créatrices mauritaniennes dans la valorisation du savoir-faire textile national et le développement de l’entrepreneuriat. Des formations en couture, bijouterie, entrepreneuriat et marketing ont également été organisées en collaboration avec la Fédération Provinciale des PME du Métal et des Nouvelles Technologies de Las Palmas (FEMEPA) illustrant l’importance accordée à l’autonomisation des femmes et au renforcement de l’économie créative.

Dans le domaine sportif, le projet Balón de la Esperanza, mis en œuvre avec le Ministère mauritanien de l’Autonomisation des Jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service Civique et la Fédération de Football de la Mauritanie (FFRIM), mobilise le sport comme outil d’inclusion sociale au profit de milliers de jeunes à Nouakchott. Grâce au financement du Gouvernement des Canaries, 144 entraîneurs ont bénéficié d’un programme de formation et encadreront 72 équipes engagées dans la ligue, favorisant l’éducation aux valeurs, la cohésion sociale et l’accompagnement structuré des jeunes. Lors de la visite, ce projet a également été marqué par la remise de matériel sportif et informatique, destinée à renforcer les capacités organisationnelles et pédagogiques.

Dans le secteur de la santé, l’École de Santé Publique de Rosso, dans le sud du pays, a accueilli le projet Formation de formateurs, visant à renforcer les compétences du personnel sanitaire, notamment en obstétrique, et à réduire la mortalité materno-infantile. Ce programme a permis d’améliorer les compétences de 203 professionnels, dont 25 ont effectué une formation pratique dans des hôpitaux des Canaries.

La délégation a également effectué une visite à l’Hôpital Mère & Enfant, où le Gouvernement des Canaries a contribué à travers le don d’un bloc opératoire gynécologique, renforçant ainsi les infrastructures sanitaires et l’accès à des soins spécialisés pour les femmes et les enfants.

À travers l’ensemble de ces initiatives, la Mauritanie et les Canaries réaffirment leur volonté commune de bâtir un partenariat solide, axé sur la formation, la jeunesse, l’inclusion et le développement humain durable

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