par Webmaster | 2 02 26 | Actualitès, Politique

Le parti El Islah poursuit avec détermination le renforcement de sa présence sur l’ensemble du territoire national à travers l’ouverture progressive de sièges pour ses coordinations dans les wilayas et les moughataas du pays. Cette démarche traduit une volonté claire : faire de la proximité avec les citoyens, les militants et les cadres locaux le socle de l’action politique du parti, loin des logiques de centralisation et de déconnexion des réalités du terrain.
En s’implantant durablement dans toutes les régions, El Islah affirme son ambition d’assumer pleinement son rôle de grand parti national, porteur d’un projet réformiste fondé sur la justice sociale, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la consolidation de l’État de droit. Cette présence territoriale vise également à mieux encadrer les préoccupations des populations, à accompagner les dynamiques locales de développement et à contribuer à l’enracinement d’une pratique politique responsable et participative.
Sur le plan international, El Islah bénéficie d’une reconnaissance politique significative. Son élection en tant que membre de l’Internationale Socialiste, ainsi que son appartenance aux réseaux des partis socialistes arabes, témoignent de la crédibilité de sa ligne idéologique, de son engagement en faveur des valeurs de démocratie, de liberté, d’égalité et de solidarité entre les peuples. Cette dimension internationale renforce la capacité du parti à porter la voix de la Mauritanie dans les espaces de dialogue politique et idéologique à l’échelle régionale et mondiale.
Sur le plan national, El Islah soutient le programme politique du Président de la République et s’inscrit dans le cadre de la majorité présidentielle, par sens de responsabilité et souci de stabilité institutionnelle. Toutefois, ce soutien ne saurait être assimilé à un alignement aveugle. Fidèle à son identité de parti réformiste, El Islah revendique son indépendance de jugement et de position sur les grandes questions nationales, en plaçant toujours l’intérêt général, la souveraineté nationale et la dignité du citoyen au cœur de ses choix politiques.
Par cette approche équilibrée entre engagement national, ancrage populaire et ouverture internationale, El Islah confirme sa vocation : être une force politique de proposition, de réforme et de rassemblement, au service d’une Mauritanie plus juste, plus solidaire et résolument tournée vers l’avenir.
Ahmed Salem Deida
Expert en communication
Membre du bureau politique El Islah.
par Webmaster | 2 02 26 | Tribunes
La fragilité des processus démocratiques face à la tendance des dirigeants africains à prolonger leur pouvoir au-delà des limites constitutionnelles montre la précarité de la stabilité de nos pays et de nos institutions.La nouvelle trouvaille du maintien au pouvoir est la constitutionalisation des coups d’État comme cela fut le cas dans plusieurs pays africains.Une stratégie où un pouvoir, souvent issu d’un coup de force militaire ou d’un affaiblissement des institutions, organise ensuite des élections biaisées pour se parer d’une légitimité démocratique.Ces élections sont souvent caractérisées par l’utilisation des ressources de l’État, la partialité des commissions électorales, l’intimidation des opposants et des médias et parfois des fraudes directes.
Le but est de faire accepter, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur une transition « légale » d’un régime né de la combinaison de la violence initiale (coup d’État) et d’une légitimation factice par les urnes qui crée un hybride autoritaire qui est difficile à déloger.
Un syndrome politique qui mine la crédibilité de nos démocraties .
D’un autre côté,le « troisième mandat » est devenu pour certains le symbole de l’acharnement au pouvoir. Les constitutions de nombreux pays prévoyaient initialement des limites (souvent deux mandats) pour assurer l’alternance.Mais la manipulation des institutions pour modifier ou réinterpréter la constitution et permettre à un président sortant de se représenter est devenue une tactique courante.
L’opportunisme de certains dévient un creuset pour la réflexion et l’exégèse justifiant souvent le maintien au pouvoir par la nécessité de poursuivre des projets de développement ou d’éviter le chaos, un discours qui peut trouver un certain écho dans des populations fatiguées par l’instabilité et préoccupées par leur quotidien.
Face à cela , la communauté internationale continue de jouer un rôle ambiguë avec souvent des condamnations sélectives et basées sur des intérêts géostratégiques ou économiques, affaiblissant les normes démocratiques dans les pays.
Des démocraties qui restent »en sursis » car constamment menacées, suspendues ou taillées sur mesure et non encore consolidées dont les institutions demeurent faibles face à un exécutif auquel au fil du temps, elles lui deviennent inféodées .
Mais heureusement que des résistances citoyennes fortes dans plusieurs pays africains se mobilisent, parfois avec succès, contre les tentatives de tripatouillage constitutionnel.
Le défi est de renforcer les contre-pouvoirs indépendants comme la justice, les médias et la société civile mais aussi en parallèle de construire des institutions réellement impartiales et de faire pression pour que les constitutions et leurs limites soient respectées.
L’enjeu est de passer d’une démocratie de façade, constamment « en sursis », à une démocratie vivante où l’alternance est acceptée comme une norme saine de la vie politique.
Ahmed Bezeid Deida
par Webmaster | 1 02 26 | Actualitès, Politique, Tribunes

Alors que le mauritanien lambda continue à tirer le diable par la queue, certains privilégiés du système et autres laudateurs de tout acabit sont montés au créneau ces derniers jours pour mettre en scelle la question récurrente d’un éventuel 3ème mandat du président Ghazouani qui, face au verrouillage de la constitution ne pourrait être possible qu’à travers un coup d’état constitutionnel, une éventualité très dangereuse pour le pays.
Ces pêcheurs en eau trouble feraient mieux d’apporter un coup de main au président dont la mise en œuvre de l’ambitieux programme « Mon ambition pour la patrie » bat de l’aile malgré les déclarations très optimistes et le bilan de l’action gouvernementale, alléchant sur le papier, présenté récemment par le premier ministre devant le parlement.
Des avancées ont été enregistrées certes çà et là mais le gap demeure profond au niveau des secteurs clés, notamment en ce qui concerne les sévices sociaux de base, les infrastructures en général et l’amélioration du cadre de vie.
Au niveau du panier de la ménagère aussi, le déficit se fait de plus en plus sentir du fait de la stagnation des salaires, de l’appauvrissement continue de la classe moyenne, de la hausse des prix, de l’augmentation du chômage ; de la montée en flèche du banditisme et de l’insécurité urbaine et de la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs.
Par ailleurs, le grand chantier de l’école républicaine a été sabordé du fait d’une gestion chaotique du système éducatif qui, non seulement ne dispose pas des fonds suffisants pour mener cet ambitieux projet, mais qui fait face à un mauvais pilotage et à un déficit flagrant de compétences au niveau des postes de responsabilité où le critère politique prend le dessus sur celui de la compétence.
C’est dire donc que le président Ghazouani qui entame le virage décisif de son dernier mandat a plus que jamais besoin d’une union sacrée de sa majorité disparate et intéressée afin de relever ces grands défis, plutôt que d’une campagne hasardeuse et infructueuse qui prône un hypothétique 3ème mandat.
Curieusement c’est un ambassadeur en poste dans un pays du Golfe qui a relancé cette polémique sur le 3ème mandat.
En effet, Mohamed Ould Babana, ambassadeur de la Mauritanie au Qatar, avait déclaré hier lors d’un discours à l’occasion du lancement du festival de la commune de Ghabra, relevant de la moughataa de Barkéol dans la région de l’Assaba, que « le peuple a le droit de déterminer les fondements de son système démocratique en fonction de sa réalité, sans tutelle ni terrorisme intellectuel et politique. »
Comprendra qui pourra! Cette déclaration énigmatique qui fait allusion à un changement constitutionnel a suscité de vives réactions dans les milieux politiques. Si au niveau des partis de l’opposition les réactions s’inscrivent en faux contre la déclaration, au niveau des soutiens du président Ghazouani, certains en font leurs choux gras et battent littéralement campagne pour elle.
Après cette déclaration polémique, l’ambassadeur a voulu se rétracter mais la balle était déjà partie et les vrais faux partisans du président, en réalité mus par leurs intérêts égoïstes se sont jetés dans la danse et s’en donnent à cœur joie, quitte à mettre à mal le président de la République qui officiellement n’a mandaté personne pour parler en son nom.
De ce fait, cette campagne pour le 3ème mandat qui a eu un effet boule de neige et qui ne pourrait avoir aucune base légale s’éteindra indubitablement comme un feu follet.
Bakari Gueye
par Webmaster | 1 02 26 | Actualitès, Sports

L’international français Ousmane Dembélé, attaquant du Paris Saint-Germain, s’est illustré loin des terrains en apportant une aide financière de 100 000 euros au village de Wally Diantang, situé dans la wilaya du Gorgol, au sud de la Mauritanie, berceau de la famille de sa mère.
Le don a été transmis par son oncle, Sileye Dembélé, comme l’a révélé le journaliste mauritanien Lassana Camara. Ce geste a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui y voient une preuve sincère de l’attachement du joueur à ses racines familiales et de sa volonté de soutenir sa communauté d’origine.
Par ailleurs, Ousmane Dembélé a reçu une invitation officielle du président de la Fédération mauritanienne de football, Ahmed Yahya, pour effectuer une visite en Mauritanie. Celle-ci devrait inclure des actions en faveur du développement du football local, notamment à Nouakchott.
La somme a été remise par son oncle Sileye Dembélé, selon des notables locaux.
Le Ballon d’Or #FranceFootball a également promis une visite en Mauritanie à l’invitation du président de la FFRIM, Ahmed Yahya, avec des projets d’envergure annoncés à Nouakchott. »
À noter que Dembélé est d’origine malienne par son père et mauritanienne-sénégalaise par sa mère, Fatimata Dembélé, qui avait déclaré par le passé que le Ballon d’Or « n’est pas seulement celui de son fils, mais celui de toute l’Afrique », soulignant ainsi la portée symbolique de cette distinction
par Webmaster | 1 02 26 | Actualitès, Faits Divers

Que se passe-t-il encore à l’aéroport international Oum Tounsi de Nouakchott ?
Samedi soir, une tentative présumée de sortie illicite de devises a été signalée, impliquant un jet privé et des ressortissants étrangers, précisément de nationalité indienne selon des sources médiatiques généralement bien informées.
L’appareil concerné, plus petit pour être un avion civil ou cargo et plus grand pour être un drone, serait un Gulfstream 5 (GLF5) immatriculé N880SR, ayant atterri dans la journée à Nouakchott. Quelques heures plus tard, alors que les procédures de départ étaient engagées, les services de sécurité auraient été alertés.
Une fouille approfondie aurait permis la saisie d’un montant estimé à 190 000 dollars américains, ainsi que l’interpellation de trois occupants à bord.
Mais plusieurs questions demeurent sans réponse.
Pourquoi les services de sécurité n’ont-ils réagi qu’au moment du départ ?
Y a-t-il eu dénonciation ou information préalable ?
Comment un jet privé, avec seulement trois passagers à bord, a-t-il pu ne pas attirer plus tôt l’attention des autorités sécuritaires compétentes, aussi bien les services sécuritaires au niveau de l’aéroport que le personnel opérant sur plusieurs endroit du tarmac vital du trafic aérien national et international ?
Et surtout, 190 000 dollars ne représentent pas une somme exceptionnelle pour des personnes capables d’affréter un avion privé : à qui cet argent était-il réellement destiné et dans quel but ?
Le pays serait-il infiltré par de mafias qui opèrent en toute discrétion et sans être inquiétés en raison de complicités puissantes civiles et sécuritaires ?
Cette rocambolesque histoire de jets s’infiltrant en toute impunité dans l’espace aérien rappelle un triste passé, à savoir les avions de trafic de drogue dont se servaient les sud-américains pour acheminer leur chanvre et consort vers l’Europe, en transitant par le no man’s land mauritanien.
Ce nouveau fait suscite par ailleurs bien de questions en raison de son parallélisme avec les réseaux de financement du terrorisme et de blanchiment de l’argent qui sévissent dans le Sahel dont la Mauritanie est membre.
Toujours est-il que les spéculations sur cet incident non encore élucidé se multiplient sans apaiser une opinion intriguée par ce phénomène d’où l’urgence d’une une communication officielle claire et transparente capable de rassurer.
En attendant, l’opinion publique observe, une affaire très floue, avec plus de zones d’ombre que de certitudes.
Aux dernières nouvelles on apprend l’autorisation donnée à l’équipage interpellé de poursuivre, après avoir été soumis à des investigations, sa route.
Le commandant de bord a désigné un représentant pour récupérer les fonds confisqués pour non déclaration, après l’accomplissement des procédures légales applicables en la matière.
Pour le reste de ce mystérieux scénario sur fond d’intrusion d’avions et de trafic de devises Wait and see.