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Aziz n’est que l’enfant du système!

Ahmed Salem Deida

Les projecteurs sont braqués sur Aziz alors qu’il n’est qu’un élément qui a été fabriqué par ce système, il est arrivé à brader toute la richesse du pays parceque le système le lui a permis, le même système qui existait avant lui et qui l’accompagnait ,qui veut aujourd’hui le juger pas parcequ’il a détourné les biens publics mais pour détourner  l’attention et permettre la pérennité du système, quitte à sacrifier l’un de ses fils qui a été un peu vorace sur les bords, il faut le mettre à l’ordre comme il l’a fait même à d’autres.
Le mal est dans le système, il restera le boulet que nous trainerons et qui ferait que l’injustice les inégalités et la discrimination  auront encore de beaux jours chez nous!
Si le système voulait la cohésion sociale, l’unité nationale et l’éradication de toutes les tares dont notre société est infestée, il suffit de faire de la bonne gouvernance et de la justice le fondementdesa politique, l’état ne devrait-il pas être là pour assurer les services publics et leur continuité, l’intérêt général des citoyens et leur sécurité? Non l’état est là pour pérenniser un système quitte à laisser la discrimination,  les inégalités et l’injustice se développer entre les citoyens d’une même nation. Si la tête est « pourrie » le corps l’est aussi.

 

Que faire face à la situation que traverse notre nation.

Ahmed Salem Deida

Agir vite et efficacement devient l’enjeu vital si on tient à contenir et à dépasser ces dérives qui pointent à notre horizon. les partis politiques, les syndicats, la société civile, la diaspora et le pouvoir se doivent de prendre leurs responsabilités. Le pouvoir surtout, auquel échoit l’essentiel de la tâche. A lui il incombe tout d’abord de prendre acte du diagnostic de la situation nationale et s’engager à fond en faveurs de solutions adaptées à ces graves maux .
Ce sont ces efforts en amont et en aval que nous devons exiger, accompagner et soutenir en tant qu’ėlite et citoyens responsables. La cohésion nationale constitue l’un des chantiers stratégique prioritaire qu’il est urgent d’inaugurer. Ce qui implique une lutte soutenue, contre le discours haineux et le communautarisme.
L’intégration sociale, économique et politique des couches sociales historiquement exclues en particulier les victimes de l’esclavage, devra à son tour constituer le thème majeur de cette reforme sociale. Il faut s’atteler à la mise en œuvre d’une vision de développement véritable appuyée sur l’accès équitable, il s’agit là d’adopter une gouvernance en rupture avec la corruption et le passe droit , qui privilégie la transparence dans la gestion et replace les critères de compétence, de mérite et de rationalité au cœur de la chaîne de la décision et du contrôle.
ce peuple n’a pas d’autre alternative que d’envisager un avenir commun.
Ce qui passe par la recherche d’une intersection des intérêts où chacun est appelé à faire des concessions .

Houssein Thiam : L’esclavage chez les negro-mauritaniens.

Aujourd’hui, même si les pratiques ne sont plus les mêmes, l’esclavage reste dans les esprits de certaines personnes, car ses séquelles peuvent être un vecteur de trouble à l’ordre social, à l’instar de ce qu’il s’est passé à Kaédi ce lundi 5 avril 2021 lors d’une querelle opposant les anciens esclaves aux familles qui, traditionnellement, dirigeaient les prières à la chapelle de Mpali Kaba. Cette querelle s’est tristement soldée par un bilan de dix blessés, dont deux graves.

En Mauritanie, le combat du militant Biram Dah Abeid s’est uniquement articulé autour de l’esclavage chez les maures-haratines, passant sous le silence les pratiques aussi esclavagistes qu’anti-républicaine, qui sévissent dans la société des négros-mauritaniens. Cependant que les attitudes esclavagistes, bien que cachées par le déni et l’indifférence, demeurent une monnaie courante au sein de la communauté négro-mauritanienne, d’aucuns n’hésitent d’évoquer la notion des séquelles de l’esclavage en adoptant la posture des négationnistes dans le milieu maure.
Tout acte esclavagiste est mauvais et à bannir. Par contre, l’esprit esclavagiste dans les négros-mauritaniennes est autant violent qu’avilissant
En effet, il est observable chez les maures qu’un Hartani qui sait lire le Coran peut présider une prière; ensuite quand un Hartani meurt, il est enterré avec les maures.
Aussi les maures et les hartanis se président-ils la prière, se partagent le même cimetière, contrairement aux négros-mauritaniens.

Un intellectuel issu d’une famille anciennement esclave, n’a même pas le droit de porter un brassard dans une équipe au Fouta, présider une prière ou diriger une association du village.
Si une personne issue d’une famille d’anciens esclaves se marie avec une soi-disant noble, ce n’est pas parce qu’elle soit considérée comme un homme vivant dans une république qui fonctionne selon des lois qui ne font aucune différence entre les citoyens, mais c’est parce que cette personne-là a beaucoup d’argent.
Ces pratiques esclavagistes et féodales sont courantes chez les négros-mauritaniens, mais la conscience collective n’est pas encore prête d’en parler en prenant cette question à bras-le-corps.
Or, les soit-disants militants progressistes négro-mauritaniens, quoiqu’ils n’abordent jamais la question de l’esclavage sévissant dans leur propre société, ils sont promptes à sauter sur les cas de l’esclavage que l’on découvre dans la société maure pour en faire un tapage médiatique.
Cette hypocrisie doit cesser.

J’accuse ! Oui, J’ACCUSE l’État mauritanien de profiter de ce différend au sein de la communauté négro-mauritanienne pour s’asseoir son pouvoir.
Il est à noter que l’élite négro-mauritanienne au POUVOIR est issue d’une seule caste, celle des soi-disants nobles.
Il faut regarder les ministres négro-mauritaniens, les élus et les ambassadeurs pour s’en rendre compte, alors que nous avons des jeunes si brillants, mais également d’intellectuels issus des castes qui sont reléguées au bas le l’échelle sociale, à savoir les castés et les jeunes issus d’anciens familles serviles.
Dans ces conditions, l’État est complice de ces pratiques esclavagistes, féodales dans ce pays, Ce qui, à coup sûr, va compromettre le développement de notre pays en retardant le processus de mise en place d’un ÉTAT de DROIT.

Un pays ne saurait être si bien posé sur la rampe de l’évolution si une partie de ses enfants jouie des priviléges fondées sur la place que chaque individu occupe dans la stratification sociale.
Cette situation qui ressemble à l’organisation de la société française pendant l’ancien régime doit cesser pour laisser la place à une société fondée sur la rationalité sociale, base essentielle du républicanisme.
Nous réitérons que cela doit cesser pour le grand bonheur de notre communauté, pour le bien de la société, pour le bien de notre cher pays.
Plus jamais un Mauritanien, quelle que soit sa classe sociale, n’acceptera de se faire humilier.
Le conflit de Kaedi n’est qu’un avertissement.
Il est temps encore, de bâtir une société saine, un État fort, solide, loin de ses pratiques moyenâgeux.

“Si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais.” dixit Abraham Lincoln. Mettons nos complexes d’à côté, parlons, discutons des choses sérieuses pour le bien de notre cohésion sociale et nationale.

Licences tv et radios.

Le président de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (Hapa), Houssein Ould Meddou a tenu une réunion au cours de laquelle il a dévoilé la soumission d’une radio dénommée Renndo.

La Hapa a reçu deux demandes de licences Tv : Samko et Medina et 3 demandes de stations radio: Ecomedia, Renndo et Medina.

Sans plus de précisions, Ould Meddou a déclaré que les dossiers vont être étudiés pour leur éligibilité à l’octroi d’une licence de radio.

Rappelons que par les prérogatives de la Hapa c’est de veiller au respect du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion, de l’identité culturelle.

La Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) a été créée en 2006 par l’ordonnance n° 34-2006 du 26 Octobre 2006.
La loi 026-2008 relative à la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel et la loi 045-2010 relative à la communication audiovisuelle fixent le statut et les missions de la HAPA.

Source :La rédaction (RMI-Info)

Première édition de la foire nationale de l’élevage.

 

Mariya Ladji Traoré

Lancement de la 1ere édition de la foire nationale de l’élevage par le Président de la République Monsieur Mohamed ould Cheikh Ghazouani , le mercredi 31 mars 2021 à Timbedra, Hodh Charghi.
La foire constitue une opportunité pour le département du développement rural , ses partenaires, les opérateurs des secteurs publics et privés, de se concerter et d’échanger

sur les moyens les plus efficaces pour assurer l’essor de cette richesse et valoriser ses dérivés. Elle vise à développer les exportations des produits d’origines animales des wilayas agropastorales , dont les conditions sont particulièrement favorables à ces activités agricoles
Le président de la République Monsieur Mohamed ould Cheikh Ghazouani a visité les différents stands de la foire , dont celui de  « Mauritanie d’abord Citoyen model debout » dont la  présidente est  Madame Seyida Ekhyarhoum, un mouvement citoyen représentant différentes organisations de la société et leaders d’opinions. Ce mouvement participe à cette foire par différents projets impliqués dans le secteur ; la Présidente  Seyida Ekhyarhoum a  fait un exposé, au Président de la République lors de sa visite au stand réservé au mouvement citoyen « Mauritanie d’abord citoyen modèle debout « , leurs approches et visions pour développer la productivité et améliorer  la qualité de la production de l’élevage national.

En images la visite du Président de la république au stande  de « Mauritanie d’abord citoyen modèle debout  »

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Hommage de l’AMF à ses défunts

Idoumou Mohamed Lemine Abass

 L’hommage que l’Association Mauritanienne pour la Francophonie rend aujourd’hui à trois de ses défunts aurait dû être fait l’année dernière, au cours d’une cérémonie qui devait se tenir le 16 mars 2020, au Musée national. Malheureusement, l’apparition des premiers cas de Covid-19 en Mauritanie, suivie de l’instauration par les autorités du pays d’un confinement général, a provoqué l’annulation de cette manifestation.
Cette année, nous avons tenu à faire cet hommage à l’occasion de la journée du 20 mars, pour saluer la mémoire de nos illustres disparus et dire à leurs familles respectives combien ils nous restent chers, combien ils nous manquent et nous manqueront toujours et combien nous restons fidèles aux liens indissolubles que nous avons tissés avec eux et, souvent, grâce à eux.
Il s’agit d’abord de feu MOHAMED SAÏD OULD HAMODY, qui nous a quittés en août 2015. L’illustre diplomate de renommée nationale et internationale, ancien Ministre et homme de culture qu’on ne présente pas, surtout devant un public comme vous, était Président d’honneur de l’AMF pendant les cinq premières années de la vie de l’Association.
Grâce au consensus qui se faisait autour de sa personne, à son vaste réseau de relations, à son entregent, au respect et à la confiance qu’il inspirait à tout le monde, il fut, en réalité, un véritable symbole et un guide de l’AMF ; l’une des grandes personnalités nationales qui ont toujours soutenu ses premiers pas et appuyé ses démarches pour s’imposer sur la scène culturelle nationale. Son décès a été ressenti comme un grand deuil par le milieu culturel et intellectuel mauritanien, surtout francophone. Toute la Mauritanie, d’ailleurs, a été affectée par la perte de ce grand homme.

Il s’agit ensuite de la regrettée AÏSSATA KANE, celle que nous avons perdue il y a moins de deux ans, en août 2019. Première femme mauritanienne ministre, personnalité politique et militante féministe convaincue, elle était Présidente d’honneur de l’AMF, comme feu Saïd Ould Hamody.
Madame Kane fut une femme exceptionnelle, que nous appelions tous Maman, parce qu’elle avait le secret de répandre autour d’elle tendresse et affection. Une femme engagée dans plusieurs causes, qui vont de la promotion de la femme à la protection de l’environnement. Une femme dont la silhouette fragile et la brève allocution merveilleusement bien élaborée bien qu’improvisée, manquent douloureusement à la présente cérémonie. Aissata Kane fut d’un apport considérable pour l’AMF, dont elle ne manquait aucune des activités, auxquelles elle donnait la caution morale de la génération des pères fondateurs de la République islamique de Mauritanie.

Il s’agit, enfin, de notre frère et ami à tous, feu MOHAMED MAHMOUD OUD ABDALLAHI OULD BEIBACAR, le secrétaire général de l’AMF, décédé en juillet 2017. Professeur de français de métier, didacticien du FLE, parmi les premiers enseignants mauritaniens formés sur les méthodes communicatives et les TICE, celui que tout le monde appelait affectueusement Mahmoud a été Directeur du Centre de renforcement de l’enseignement des langues vivantes à l’Université de Nouakchott, et Directeur adjoint de l’Alliance française de Nouakchott. Un homme rare, au travail, comme dans la vie quotidienne. Un homme d’une conscience professionnelle comme on en trouve peu de nos jours, d’une discrétion rassurante pour ses supérieurs hiérarchiques et ses collaborateurs, d’un sens élevé de la responsabilité et d’une fidélité en amitié que seuls les amis véritables selon Montaigne peuvent avoir.
Tous les trois laissent un vide béant dans le cœur de chacun des membres de notre Association et une note de tristesse dans l’enthousiasme avec lequel notre bureau poursuit l’œuvre que nous avons commencée ensemble. Leur absence nous rappelle, constamment, que l’action francophone en Mauritanie aurait été plus efficace, plus riche et plus agréable à mener s’ils étaient encore parmi.
Tous les trois nous manquent terriblement.
Que la famille d’Ehl Hamody, la Famille des Kane et la famille d’Ehl Beibacar trouvent ici l’expression de la tristesse et de la compassion du Président et des membres du bureau de l’AMF, ainsi que le témoignage sincère de la fidélité de nous gardons à la mémoire des défunts.
Qu’Allah le Tout-puissant les accueille en son Saint paradis.
Inna Li LLlahi wa inna ileyhi rajoune.

 

Par Idoumou Mohamed Lemine Abass, vice-président de l’AMF

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