L’importance d’accompagner les efforts du gouvernement visant à atténuer les effets négatifs de la crise des hydrocarbures en cours et l’appel à faire preuve de responsabilité ainsi qu’à améliorer le niveau de performance et d’efficacité dans l’exécution des missions, ont été au centre d’une réunion tenue aujourd’hui mercredi 25 mars courant, au ministère de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille.
Une rencontre consacrée à souligner la nécessité du strict respect des instructions du Président de la République et du Premier ministre, visant à renforcer la vigilance et à consolider l’esprit de coopération entre l’État et les citoyens, afin de faire face aux défis actuels.
L’occasion pour la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, Mme Savia N’Tehah, de mettre en exergue la nécessité de rationaliser la consommation d’énergie au sein des différentes structures du secteur, notamment en désignant un responsable de l’énergie dans chaque direction, chargé d’assurer un suivi rigoureux et régulier de la mise en œuvre.
La MASEF a instruit dans le même cadre ses collaborateurs à procéder immédiatement au retrait des véhicules tout-terrain non indispensables, tout en mettant l’accent sur l’exécution des programmes sociaux à impact direct et rapide sur les citoyens.
Elle a en outre ordonné le report des activités ne présentant pas un caractère prioritaire urgent, ainsi que la révision du plan d’action annuel du secteur en fonction de la conjoncture, et le lancement d’une campagne de sensibilisation efficace visant à modifier les comportements et à promouvoir une culture de rationalisation.
La ministre a affirmé à la fin de cette réunion, le caractère obligatoire de ces directives, précisant que leur exécution fera l’objet d’une évaluation périodique, avec la prise des mesures nécessaires à l’encontre de tout manquement constaté
La majorité présidentielle a inclus dans ses propositions au dialogue national inclusif une visant à approfondir la question des mandats présidentiels.
En effet, l’une de ces propositions a abordé des thématiques soumis dont la réforme démocratique et la souveraineté de droit, indique notre confrère Mourassiloun.
Il est apparu aussi dans le premier point des propositions des blocs politiques portant sur la réforme électorale, que cette réforme est :
– Intégrée à la feuille de route et acceptée à la fois par le RFD, la Coalition de l’Opposition Démocratique, l’Institution de l’Opposition Démocratique et la majorité présidentielle.
Cette dernière y a ajouté une demande d’examen approfondi des réformes institutionnelles, des élections, des mandats et des compétences.
Le document comprend également plusieurs points relatifs aux séquelles de l’esclavage, au passif humanitaire, à la bonne gouvernance, à la lutte contre la corruption et à d’autres questions.
Ces points ont été acceptés par les différents partis, avec quelques divergences mineures quant au calendrier des sessions de dialogue officielles.
Une réunion préparatoire des différents groupes politiques avec la Coordination du dialogue est prévue lundi prochain.
Le secrétaire général de l’OTAN, M. Mark Rutte, a rencontré aujourd’hui mercredi 25 mars courant, le président de la République islamique de Mauritanie, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le tête-à-tête a eu lieu au siège de l’Organisation, indique le site Web de l’OTAN nato.it.
Au cours de sa visite, M. Ghazouani s’entretiendra également avec les représentants des Alliés réunis au sein du Conseil de l’Atlantique Nord, indique-t-on.
Toutefois on parle de discussions portant sur les enjeux notamment le renforcement de la coopération sur le terrorisme et la sécurité maritime dans un Sahel instable.
Ce qui a été qualifié par des analystes et observations une confirmation de Nouakchott de son rôle de pivot de stabilité incontournable dans la région.
Discrétion totale : Aucun média autorisé, soulignant le caractère ultra-sensible des discussions.
La Mauritanie, partenaire clé du « Dialogue méditerranéen » de l’OTAN depuis 1995, participe activement aux réunions de l’Alliance pour renforcer la sécurité au Sahel. Le président Ghazouani a consolidé ce partenariat, notamment via des programmes de renforcement des capacités militaires, de lutte contre le terrorisme et de surveillance des frontières, positionnant la Mauritanie comme un interlocuteur sécuritaire régional majeur.
Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé environ 40 terroristes, dont l’un des principaux chefs, lors d’une opération menée dans la région de Kayes du 14 au 21 mars, a annoncé l’état-major de l’armée.
« Les forces terrestres ont localisé et détruit des refuges terroristes, dont deux bases importantes à Médina-Kayes, faisant une quarantaine de morts dans les rangs ennemis, parmi lesquels un important chef terroriste », indique le communiqué.
Les militaires ont également libéré 12 otages précédemment enlevés par des groupes terroristes. Les victimes ont reçu des soins médicaux et font l’objet d’examens avant de retrouver leurs familles.
Au cours de l’opération, les forces armées ont aussi saisi des armes, des munitions et des biens volés aux habitants des régions de Kayes et de Nioro. Parmi les objets récupérés figurent des drones kamikazes, des radios, plus de 3 000 litres de carburant, un autobus et d’autres équipements militaires.
Auparavant, les FAMa avaient neutralisé une dizaine de terroristes dans la région de Kidal.
Depuis plus de dix ans, des filiales de l’État islamique* et d’Al-Qaïda* opèrent dans la région, déstabilisant la situation au Mali ainsi que dans les pays voisins, le Burkina Faso et le Niger. Les combattants se sont implantés dans le nord du Mali à la suite de la rébellion séparatiste touarègue de 2012. Depuis, les groupes islamistes se sont étendus à d’autres pays du Sahel.
Loin des dunes, la diaspora mauritanienne ne s’efface pas… elle s’ancre autrement, ici, en France .Dans les conseils municipaux, dans les quartiers, au plus près du réel.
Des noms, oui. Mais derrière, des histoires, des combats discrets, une volonté commune : être utiles.
• Marieme Watt : Yèbles
• Adama Gaye : Maire de Mantes-la-Jolie
• Mams Yaffa : Adjoint à Paris
• Soule Ngaide : Adjoint aux Ulis
• Maya Habott : Adjointe à Paris
• Banco Camara : Adjointe à Issy-les-Moulineaux
• Mariame Cissé : Adjointe à Clichy-sous-Bois
• Diadou Yaffa : Conseillère municipale, Le Pavillon-sous-Bois
• Dieynaba Sy : Conseillère municipale, Noisy-LS
• Kalidou Gueye : Adjoint à Moissy-Cramayel
• Abdel Aziz Aziz Deme : Conseiller municipal à Deville
• Thiane Camara Sy : Adjointe à Cergy
……….
Une génération qui avance sans bruit
mais avec impact.Elle ne réclame pas sa place , elle la façonne, jour après jour.
À mesure que les tensions régionales alimentent les inquiétudes, une idée pernicieuse gagne du terrain : celle selon laquelle le Mali nourrirait des ambitions territoriales sur la Mauritanie. Cette thèse, répétée sans preuve, relève moins de l’analyse que de la construction d’un imaginaire de peur.
Il est temps de la déconstruire avec fermeté. Disons-le clairement : rien, absolument rien, dans la posture actuelle de Bamako, ne permet de soutenir l’hypothèse d’une volonté d’expansion vers le territoire mauritanien. Le Mali fait face à une équation autrement plus urgente : restaurer son autorité sur son propre territoire. Entre insécurité persistante, recomposition politique interne et défis économiques majeurs, le pays est engagé dans une lutte pour sa stabilité. Dans ces conditions, ouvrir un front contre un voisin serait non seulement irréaliste, mais profondément contre-productif.
En réalité, cette rhétorique alarmiste en dit davantage sur ceux qui la propagent que sur la situation elle-même. Elle révèle une tendance à surinterpréter les tensions régionales, à projeter des scénarios de confrontation là où il n’y a, au mieux, que des frictions marginales et contrôlées. Pire encore, elle risque de créer les conditions mêmes de ce qu’elle prétend dénoncer : la méfiance, la crispation, et à terme, l’escalade.
Car il faut le rappeler avec lucidité : le rapport de force n’est pas défavorable à la Mauritanie — loin de là. Le pays a construit, avec constance, un appareil sécuritaire efficace, particulièrement adapté à son environnement sahélo-saharien. Sa maîtrise du territoire, sa capacité de projection dans les zones désertiques et son expérience dans la lutte contre les menaces asymétriques constituent des atouts décisifs. À cela s’ajoute une stabilité institutionnelle qui fait aujourd’hui défaut à plusieurs États de la région.
Mais la véritable force de la Mauritanie ne réside pas uniquement dans ses capacités militaires. Elle tient aussi à sa lucidité stratégique. Nouakchott a fait le choix de la retenue, du sang-froid et de la non-escalade. Ce choix n’est ni naïf ni passif : il est profondément politique. Il consiste à refuser de céder aux provocations, à ne pas se laisser enfermer dans une logique de conflit imposée de l’extérieur ou nourrie par des discours irresponsables.
Il est d’autant plus crucial de préserver cette ligne que les relations entre la Mauritanie et le Mali sont anciennes, complexes, mais profondément imbriquées. Les populations frontalières partagent des liens historiques, économiques et sociaux qui dépassent largement les considérations étatiques. Faire de ces espaces des zones de suspicion permanente serait une erreur stratégique majeure.
La Mauritanie n’est pas un acteur vulnérable que l’on pourrait intimider ou déstabiliser à volonté. C’est un État souverain, conscient de ses intérêts, capable de se défendre et de dissuader toute velléité hostile. Mais c’est aussi un pays qui a compris que, dans un Sahel déjà fragilisé, la guerre entre voisins serait une faute historique.
Il faut donc le dire sans détour : agiter la menace d’une expansion malienne vers la Mauritanie, c’est jouer avec le feu. C’est alimenter des tensions inutiles, détourner l’attention des véritables enjeux et fragiliser des équilibres déjà précaires.
La vigilance, oui. La paranoïa, non.
La Mauritanie n’a ni intérêt à la guerre, ni raison de la craindre.