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Le premier flic de Mauritanie décore Des administrateurs et fonctionnaires du ministère de l’intérieur, officiers, sous-officiers, gardes et agents

Des administrateurs et fonctionnaires du ministère de l’intérieur, officiers, sous-officiers, gardes et agents de la Garde Nationale, de la Police Nationale et de la Délégation Générale à la Sécurité Civile et à la Gestion des Crises ont été décorés aujourd’hui mardi 24 février courant.

Ces décorations qui s’inscrivent dans le cadre de la festivités commémoratives du soixante-cinquième anniversaire de la Fête de l’Indépendance Nationale ont été remises par le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement Local, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, en personne.

.La cérémonie, organisée à cette occasion et marquée par la levée du drapeau national et le passage en revue de formations de la Garde Nationale, de la Police Nationale et de la Délégation Générale à la Sécurité Civile et à la Gestion des Crises, qui ont rendu les honneurs, s’est déroulée en présence du chef d’état-major de la Garde Nationale, le général de division Brahim Fall Ould Cheibany.

Le ministre a également salué un certain nombre de chefs de bureaux et de directions du Commandement de l’état-major de la Garde Nationale, de la Direction Générale de la Sûreté Nationale et de la Délégation Générale à la Sécurité Civile et à la Gestion des Crises, en plus des responsables centraux du ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement Local.

Ont assisté à la cérémonie de décoration le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Abderrahmane Ould El Hassen, le directeur général de la Sûreté Nationale, le général de division Mohamed Ould Lehraitani, le délégué général à la Sécurité Civile et à la Gestion des Crises et  le général de brigade Abou El Maali El Hadi Sidi Ould Amar.

L’administrateur directeur général de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Documents Sécurisés, M. Sidi Ali Ould Tayeb, le chef d’état-major adjoint de la Garde Nationale, le colonel Cheikh Abidine M’ayif avaient assisté également à cette cérémonie.

La wali de Nouakchott Ouest Hamoud Ould M’Hamed, le vice-président de la Région de Nouakchott, le hakem de la Moughataa du Ksar et le maire de sa commune, ainsi qu’un certain nombre de responsables centraux du ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement Local étaient aussi présents à cet événement.

Candidature au poste de SG de l’OCI : un ancien Chef de la diplomatie Ismaïl investit par son pays

La Mauritanie a officiellement présenté la candidature de Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien directeur de cabinet du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, au poste de secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

Une notification formelle aurait été transmise le 3 février au secrétariat général de l’organisation, basé à Djeddah, afin d’enregistrer la candidature. Des consultations diplomatiques seraient en cours auprès de plusieurs États membres en vue de mobiliser les soutiens autour du profil mauritanien.

Le mandat de l’actuel secrétaire général, le Tchadien Hissein Brahim Taha, élu en 2020 et entré en fonction en 2021 pour cinq ans, arrive à échéance prochainement.

Né le 9 novembre 1960 à Nouakchott, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a occupé plusieurs fonctions de premier plan au sein des Nations unies, notamment comme Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen (2015-2018), chef de la Mission des Nations unies pour la lutte contre l’Ebola (2014), ainsi que Représentant spécial adjoint du Secrétaire général et coordonnateur résident et humanitaire en Libye. Il a également exercé comme coordonnateur humanitaire et représentant résident du PNUD en Syrie et au Yémen, en plus de responsabilités de direction au sein de l’UNICEF à New York et Nairobi.

Sur le plan académique, il est titulaire d’un Master en développement des ressources humaines de l’Université de Manchester (Royaume-Uni), d’une licence en économie de l’Université de Montpellier (France) et d’un certificat d’études approfondies en économie et analyse des politiques sociales de l’Université de Maastricht (Pays-Bas).

La désignation du prochain secrétaire général de l’OCI interviendra conformément aux mécanismes de consultation entre les 57 États membres de l’organisation.

Gouverner, c’est agir : l’exemple du wali de Nouakchott Ouest

Dans notre pays, l’administration territoriale souffre trop souvent d’une image de lenteur, d’attentisme et de routine bureaucratique. Pourtant, il arrive que certains responsables rappellent, par leur engagement quotidien, que l’autorité n’est pas un privilège, mais une responsabilité.

Hamoud Mhamed, wali de Nouakchott Ouest, fait partie de ces profils qui rompent avec l’ordinaire administratif.

Partout où il est passé, il a laissé une marque visible : restaurations d’infrastructures, extensions de services, amélioration des conditions de travail des agents publics. Son parcours n’est pas celui d’un gestionnaire passif, mais d’un administrateur bâtisseur.

Aujourd’hui à la tête de Nouakchott Ouest, il s’attaque aux priorités concrètes : propreté urbaine, réhabilitation des espaces publics, création et entretien d’espaces verts, lutte contre l’occupation anarchique de la voie publique. Autant de chantiers qui touchent directement au quotidien des citoyens et à la dignité de la capitale.

Ce qui distingue surtout son action, c’est la méthode : présence constante sur le terrain, suivi direct des opérations, décisions assumées. Il ne se contente pas d’attendre des instructions ; il prend l’initiative. Il ne gouverne pas depuis un salon climatisé ; il gouverne au contact de la réalité.

Et c’est précisément ce qui manque à nombre de nos administrateurs : la culture du résultat, la proximité avec les citoyens et le sens de l’urgence.

L’État ne se renforce pas par les discours, mais par l’efficacité de ses représentants. Si chaque wali adoptait cette posture d’engagement et de responsabilité, nos villes changeraient de visage plus rapidement que nous ne l’imaginons.

Peut-être est-il temps que le ministère de l’Intérieur fasse de cette approche un modèle de gouvernance territoriale, afin que l’exception devienne la norme.

Car administrer, ce n’est pas occuper une fonction.

Administrer, c’est transformer.

 

Mohamed Mohamed Lemine

« El Islah » premier parti à remplir les conditions requises par la nouvelle loi régissant les partis politiques

Le parti El Islah » a procédé hier samedi 21 février 2026, à l’enregistrement des données requises pour les partis politiques sur la plateforme du ministère de l’Intérieur, conformément aux nouveaux amendements apportés à la loi régissant les partis politiques en Mauritanie.

La plateforme du ministère de l’Intérieur vise à renforcer la régulation du paysage politique national à travers un ensemble de conditions, rappelle-t-on.

Parmi ces dernières figurent l’obligation pour les partis d’avoir une vision politique et sociale pour le présent et l’avenir, de s’engager à ouvrir des sièges dans au moins, la moitié des wilayas du pays et de disposer de ressources financières renouvelables suffisantes pour couvrir leurs besoins.

Le parti El Islah a soumis, conformément à ces exigences, ses listes de dirigeants politiques à la plateforme susmentionnée avant la date limite légale fixée au 24 février 2026, soit 4 jours d’avance.

Ces listes comprennent son Conseil national (257 membres) et son Bureau politique (84 membres), en plus de son Bureau exécutif et de son Comité permanent.

L’introduction électronique des données requises pour les partis politiques sur la plateforme du ministère de l’Intérieur a porté pour « El Islah » a porté sur l’enregistrement de 343 personnalités clés, dont des hauts responsables et des militants politiques, avec leurs données complètes et leurs numéros d’identification nationaux.

Ces opérations ont concerné également l’introduction de la vision politique du parti, ses statuts et un rapport 2025 sur sa situation, ses activités internes et externes et sa stratégie de travail pour 2026.

La présence politique internationale de « El Islah », notamment son appartenance à l’Internationale socialiste et à l’Alliance des partis arabes progressistes, ainsi que sa présence politique nationale, son statut administratif et sa situation financière ont été également enregistrées.

Sont aussi introduites dans cette plateforme les coordonnées de 42 bureaux situés dans toutes les capitales régionales, les moughataas de Nouakchott et certaines moughataas de l’intérieur du pays.

Ces données reflètent la présence politique du parti El Islah à travers le pays, sa diversité nationale et sociale, ainsi que la forme présence des jeunes et des femmes. Pour plus d’informations : partis.interieur.gov.mr

Mauritanie : L’honneur ou la chute, la constance des courtisans et l’âme vacillante d’une nation. Que reste-t-il d’un peuple pris au piège de l’hypocrisie et de l’avidité?

Il fut un temps où évoquer le nom de Moktar Ould Daddah suffisait à rappeler une certaine idée de la Mauritanie : une nation fragile mais fière, pauvre mais digne, jeune mais consciente de la gravité de son destin. Les pères fondateurs ne nous ont pas légué la prospérité ; ils nous ont légué quelque chose de plus exigeant : un sens de l’honneur.

Aujourd’hui, leurs tombes sont silencieuses. Mais si elles pouvaient parler, elles poseraient une question simple : qu’avez-vous fait de l’héritage ?

Ce qui se déroule sous nos yeux dépasse la querelle politicienne du moment. Ce n’est pas seulement le débat sur un troisième mandat. Ce n’est pas seulement la discussion sur la Constitution où argumentent avec désinvolture qu’elle « n’est pas être le Coran » mais plutôt écrit désormais amendable, contourné ou neutralisé au gré des circonstances. Ce qui se joue est plus profond : c’est la banalisation progressive de la règle, la désacralisation du pacte collectif, l’acceptation tranquille de l’opportunisme comme norme.

Aujourd’hui, certains nous expliquent, avec une créativité argumentative qui confine à la bravoure, combien il serait judicieux, dans « l’intérêt supérieur de la Mauritanie », d’ouvrir la voie à une prolongation du pouvoir au-delà du second mandat en cours. Ce sont les mêmes qui affirmaient hier, toujours dans la ferveur, que le pays ne survivrait pas si Mohamed Ould Abdel Aziz cessait de diriger le pays. À les entendre, la stabilité nationale dépendait d’un homme unique, indispensable, irremplaçable.

Puis cet homme est parti. Et ces mêmes voix ont changé de registre avec une aisance déconcertante. Celui qui était hier présenté comme le pilier du pays est devenu soudain l’origine de tous les maux. On a remercié Dieu de son départ, on a redécouvert les vertus de l’alternance, on a invoqué la légalité avec un enthousiasme nouveau.

Le problème n’est donc pas la Constitution. Le problème n’est pas la stabilité. Le problème n’est pas l’intérêt du pays.

Le problème est la proximité du pouvoir.

Il existe une constante chez ces courtisans : ils ne servent pas une vision, ils servent le centre de gravité. Tant que le dirigeant est fort, ils théorisent son indispensable maintien. Dès qu’il vacille, ils commencent à prendre leurs distances. Lorsqu’il tombe, ils participent à la curée. Leur fidélité n’est pas morale ; elle est transactionnelle. Leur loyauté n’est pas intrinsèque ; elle est indexée sur la valeur du pouvoir.

La Constitution n’est certes pas un texte sacré au sens religieux. Mais elle est le pacte fondamental qui limite le pouvoir et protège la nation contre sa personnalisation excessive. La traiter comme un instrument malléable au gré des intérêts conjoncturels, c’est affaiblir l’État plus sûrement que ne le ferait n’importe quelle opposition, déclarée ou clanestine. Car ce n’est pas la règle qui gêne le courtisan ; c’est la limite.

Mais au-delà du débat constitutionnel, se pose une question plus grave : comment en sommes-nous arrivés à considérer l’indignité comme une compétence ?

Dans la société mauritanienne traditionnelle, l’honneur n’était pas un supplément d’âme. Il était la structure même du lien social. Il valait capital. Il ouvrait les tentes, garantissait le droit à la parole crédible et la qualité d’écoute par les autres. Il traçait une frontière invisible entre ce qui était permis et indigne, indépendamment de la loi écrite. On pouvait être pauvre, vaincu, malade. On rechignait à se montrer vil, sous peine de perdre sa place parmi les hommes.

Aujourd’hui, l’inversion des valeurs est flagrante. L’hypocrisie , et l’avidité sont devenus une aptitude stratégique. Savoir dire le contraire de ce que l’on pense, flatter celui que l’on méprise, applaudir ce que l’on sait erroné : de tels talents sont devenus des accélérateurs de carrière. La cupidité n’est plus un défaut moral ; elle est un signe d’habileté. La mesquinerie n’est plus une faiblesse ; elle se prétend une méthode.

On ne rougit plus d’être petit. On rivalise d’ingéniosité pour l’être davantage tant que c’est rentable.

Le plus inquiétant n’est pas que cette dérive existe. Le plus inquiétant est qu’elle touche ceux qui devraient incarner la retenue. Les hommes religieux, en charge de rappeler la limite morale, se taisent trop souvent ou accompagnent la dérive, au moins par leur abstention. Les chefs traditionnels, jadis garants de l’honneur collectif, transforment parfois leur influence en monnaie d’échange. Les cadres et les élites économiques théorisent le cynisme au prétexte de pratiquer le réalisme.

Lorsque ceux d’en haut montrent le chemin de la bassesse, ceux d’en bas apprennent vite.

Le courtisan est le symptôme d’une fragilité avancée, de l’ordre de la pathologie : il crée une bulle autour du pouvoir, il filtre la vérité et conforte l’erreur.

Un dirigeant averti ne craint pas l’adversaire déclaré. L’opposant oblige à réfléchir. Le courtisan, lui, empêche de voir. Il fabrique l’isolement, il maquille les signaux d’alerte et favorise les décisions hasardeuses en les habillant d’éloges.

Et lorsque le pouvoir faiblit, ce sont souvent ces mêmes courtisans qui frappent les premiers. Frapper un homme affaibli est plus facile que de lui rester fidèle. C’est la lâcheté confortable de la meute.

Un autre moteur de cette dégradation est l’impunité. Celui qui flatte honteusement, trahit, ment pour obtenir un avantage, que risque-t-il ? Souvent rien. Parfois, il bénéfice d’une récompense. Celui qui reste droit, refuse la compromission, finit par perdre des opportunités et l’estime de cette société de la jungle au bois de velours. Quand le système récompense l’indignité et pénalise la dignité, il sélectionne progressivement les plus opportunistes et décourage les moins pourris.

Nous le savons, tous. Individuellement, chacun perçoit la dérive à travers sa conscience ,et l’honnêteté et l’opportunisme se détachent, l’un de l’autre. Mais collectivement, nous participons au jeu. Nous sourions à ceux que nous méprisons, applaudissons ceux que nous critiquons en privé, nous nous taisons quand il faut parler juste. L’hypocrisie collective est devenue le ciment du système.

Pourtant, l’histoire montre que les sociétés peuvent se relever. Il suffit parfois d’une génération qui refuse de considérer l’honneur comme une relique folklorique que l’on remise, selon l’intérêt du moment, dans le grenier de la mauvaise conscience. Pour une génération qui décide que la parole donnée engage toujours, que la règle commune mérite respect, que la loyauté ne se mesure pas à la proximité du pouvoir, la constance à défendre et promouvoir certaines valeurs tient de l’exigence non d’un choix.

La question n’est donc pas seulement constitutionnelle. Elle est existentielle.
Le Président Ghazouani n’est pas dupe. L’expérience du pouvoir et une certaine éducation le protègent de la tentation du 3ème mandat. La cour zélée le sait mais persévère à encourager la manœuvre. Sans trop y croire, les courtisans, se disent « quelle que soit la suite, nous ne sommes pas parmi les perdants ». Soit le destinataire des louanges diffère son départ, hypothèse idéale d’un surcroît de prédation, soit il respecte la limite des deux quinquennats et, avant de partir, récompense ses flatteurs. A ce stade du spectacle, il ne s’agit que d’un investissement mercantile.

Serons-nous la génération qui a laissé s’effriter l’honneur, ou celle qui l’a restauré ?

Les tombes des pères fondateurs sont silencieuses. Mais leur héritage n’est pas mort. Il attend que quelqu’un le prenne au sérieux.

Abdellahi O Abdallah

Mouvement diplomatique en Mauritanie

Le président Mohamed Ould Ghazouani a procédé ce vendredi à un remaniement du corps diplomatique mauritanien qui englobe plusieurs capitales stratégiques.Liste:

– Cheikhna Ould Nenni, ambassadeur auprès des Nations Unies à New York,

–  Hassana Ould Boukhreis, Ambassadeur en Tunisie,

– Ismail Abdel Fattah, ambassadeur en Russie,

– Sid Ould El-Ghadi, ambassadeur au Mali,

– Seniya Mint Sid Heiba, Ambassadrice en Côte d’Ivoire,

– Sid Yahya Lemrabott, ambassadeur en Libye,

– Abdallahi El-Kebd, ambassadeur aux Émirats arabes unis,

– Mohamed Ould Othman, ambassadeur au Sénégal,

– Abdoul Thiam, Ambassadeur au Congo-Brazzaville,

– Ball Mamadou, ambassadeur au Nigeria,

– Ahmedou Ould Addi, ambassadeur au Japon,

– Sid Ali Sid Ali, ambassadeur en Allemagne,

– El-Hadrami Ould Cheikh Abou El-Maali, Consul général à Djeddah.

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