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Le Commissariat aux Droits de l’Homme Démentit des fausses allégations …fac-similé

Les déclarations relayées récemment par un député également président d’une organisation de la société civile, prétendant que la délégation officielle de la République Islamique de Mauritanie aurait été exclue des travaux de la session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), sont totalement fausses et dénuées de tout fondement.

Le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile ( CDHAHRSC),  tient à préciser que ces allégations ont été diffusées alors que la délégation officielle était encore en route vers Banjul et n’était pas encore arrivée sur le lieu de la session.

D’ailleurs la session de la CADHP ne devait officiellement débuter que le lundi 11mai 2026, tandis que les déclarations en question ont été faites le samedi 09 mai 2026.

La délégation mauritanienne participe normalement aux travaux de la CADHP, dans un esprit d’engagement constructif, de dialogue et de coopération avec les mécanismes africains des droits de l’homme, conformément à l’approche constante de la Mauritanie en matière d’interaction avec les instances régionales et internationales compétentes.

Le CDHAHRSC appelle, en outre , à davantage de responsabilité dans le traitement et la diffusion des informations relatives aux institutions nationales et aux engagements internationaux du pays.

Il importe de vérifier l’exactitude des informations auprès des sources compétentes avant leur publication ou leur partage , afin d’éviter la manipulation de l’information de nature à induire l’opinion publique en erreur et de porter atteinte à la crédibilité des institutions.

Banjul le 10 mai 2025
Le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile

 

L’opposition a battu le macadam pour exiger une baisse des prix des denrées alimentaires

Les partis de l’opposition ont organisé aujourd’hui dimanche 10 mai courant, un meeting populaire dans la place de la foire dans la moughataa d’El Mina relevant de la wilaya de Nouakchott sud.

La conjoncture actuelle demande le renforcement du processus démocratique, l’amélioration du climat politique et le renforcement des opportunités du dialogue et de la pluralité, ont martelé à cette occasion, les leaders de l’opposition, devant des foules enthousiasmées entourées par un imposant dispositif sécuritaire déployé par les autorités .

Les intervenants ont abordé aussi la situation économique et sociale du pays, appelant les pouvoirs publics à rendre disponibles les produits de base à des prix abordables, à renforcer l’appui aux couches vulnérables et à œuvrer pour l’amélioration des services essentiels.

Le meeting a connu la présence d’un certain nombre de dirigeants des partis et des formations politiques ainsi que de leurs militants et sympathisants.

En Mauritanie : Lorsqu’on emprisonne des avocats, le citoyen est-il réellement protégé ?

En Mauritanie, comme ailleurs, la détention provisoire d’un avocat est perçue comme une atteinte à l’indépendance de la profession d’avocat, surtout lorsqu’elle concerne des délits d’opinions ou de cybercriminalités. Jeter un avocat en prison, ce n’est pas seulement un individu que l’on enferme, c’est tout un pan du système judiciaire et démocratique qui est ébranlé. La robe de l’avocat est le symbolique de la justice, la paix et la défense des droits. Dans un système juridictionnel et démocratique l’avocat est un auxiliaire de justice, qui assure les droits de la défense et contribue à l’indépendance de la justice. Lorsque celui-ci est emprisonné pour des prétendus délits ce que le régime politique dans lequel il exerce a atteint son paroxysme. Sans l’avocat, la machine judiciaire ne peut fonctionner de manière équitable et impartiale. Son emprisonnement porte atteinte le droit à la défense, le secret professionnel….

Maître Ould Zerrough a été interpellé et placé en détention provisoire pour des faits qualifiés selon le parquet : « d’atteinte à l’unité nationale et à la cohésion sociale… ». En ces instants particulièrement éprouvants, je tenais à lui adresser toute ma solidarité. Au-delà des circonstances, je souhaite également lui témoigner tout mon respect pour son engagement en faveur de la justice et l’état de droit dans l’exercice de sa profession. La dignité de l’avocat et l’importance fondamentale des droits de la défense sont des principes qui ne doivent pas faiblir, quelles que soient les épreuves rencontrées.

Dans cette affaire, je me pose une seule et unique question : l’emprisonnement de maître Zerrough est-il vraiment nécessaire pour l’enquête ? La réponse est non !

En droit pénal, la détention provisoire est censée être l’exception. Pour éviter l’incarcération de l’avocat avant le procès, le magistrat en charge de ce dossier dispose de plusieurs outils alternatifs pour le maintenir à la disposition de la justice tout en respectant sa liberté. Le magistrat pouvait ordonner une mesure de contrôle judiciaire : C’est la mesure alternative la plus courante. La personne reste libre, mais elle est soumise à une ou plusieurs obligations fixées par le juge ; il pouvait également ordonner la mesure de l’assignation à résidence. Mais hélas, le magistrat a préféré botter en touche toutes ses mesures alternatives…. A mon sens, sa détention provisoire constitue une mesure punitive avant son procès et porte atteinte à l’honneur et la dignité de la profession d’avocat.

Par ailleurs, l’avocat a droit à la communication quel que soit le support. Si Maître Ould Zerrough aurait commis de manquements graves aux règles déontologiques de la profession d’avocat dans sa communication, l’autorité de poursuites est le bâtonnier et non le procureur, l’organe juridictionnel est le conseil de l’ordre et non le tribunal judiciaire pour des prétendus délits.

En définitive, si l’avocat en exercice de ses fonctions et le député sous immunité parlementaire ne sont pas protégé dans une république, aucun citoyen ne l’est. Au regard de ces faits, la justice a montré ses limites qu’elle ne pouvait plus protéger et porter la paix en Mauritanie.

Qu’Allah protège la Mauritanie et les Mauritaniens.

Docteur BA

Le parti El Islah soutient l’initiative de la « citoyenneté égalitaire »,

Le Comité permanent du parti El-Islah salue le retour des dirigeants du mouvement «FLAM» de l’exil tout en affirmant la volonté du parti de coopérer avec eux pour renforcer la stabilité, le vivre-ensemble et le développement du pays

Le Comité permanent du parti El-Islah s’est réunie le samedi 9 mai 2026 sous la présidence du Président du parti, Maître Mohamed Ould Talebna. À cette occasion, le Comité a salué les progrès réalisés par le parti sur les plans interne et externe, appelant à redoubler d’efforts afin d’élargir son implantation et, de renforcer sa présence politique à l’échelle nationale.

A cette occasion, le Comité a examiné  les sept axes principaux suivants:

I. Le dialogue national :
Le parti a réaffirmé son attachement au dialogue initié par le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, estimant que le retard des concertations préparatoires ne signifie pas l’échec du processus, mais constitue plutôt un test de sérieux politique. Le parti a insisté sur la nécessité d’un dialogue inclusif, responsable et productif, sans exclusion ni conditions préalables.

II. La situation économique et sociale :
Le Comité a salué la rencontre entre le Président de la République et les chefs de partis politiques, ainsi que les efforts du gouvernement pour atténuer les effets de la crise énergétique mondiale. Il a toutefois appelé à des mesures plus audacieuses afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens face à la spéculation et à la hausse des prix.

III. La citoyenneté égalitaire :
Le parti a exprimé son soutien à l’initiative de la « citoyenneté égalitaire », qu’il considère comme un projet national de justice et d’unité. Il a rejeté les discours de haine et l’exploitation politique des identités, tout en soulignant la nécessité de traiter les séquelles de l’esclavage et les déséquilibres sociaux dans un esprit de responsabilité nationale et morale.

IV. L’intégration sociale: 
Le parti a salué les efforts du Président de la République dans les domaines de l’éducation et de l’inclusion sociale, notamment à travers l’école républicaine et les différents programmes de «Taazour ».

V. La dynamique du parti :
La Commission a mis en avant les nouvelles adhésions au parti ainsi que son dynamisme médiatique et intellectuel, notamment à travers les tables rondes, les ateliers politiques et les rencontres avec la presse, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre le développement des performances du parti et sa préparation aux prochaines échéances électorales.

VI. Hommage aux travailleurs et à la presse: 
Le parti a rendu hommage aux travailleurs mauritaniens et à la presse nationale à l’occasion de la fête du Travail et de la Journée mondiale de la liberté de la presse, réaffirmant son soutien à leurs revendications légitimes.

VII. Communication de masse:
Le comité permanent a souligné l’importance de renforcer la présence médiatique du parti à travers les différentes plateformes et les médias nationaux.

VIII. conclusions:
Le comité permanent s’est félicité de l’ouverture de 50 sièges du parti dans les moughataas et, a appelé les militants à poursuivre leur soutien financier et organisationnel.
Le comité a également adressé ses félicitations au Président de la République pour sa gestion des dossiers diplomatiques et sécuritaires et, a salué le retour des dirigeants du mouvement «FLAM» de l’exil, tout en affirmant la volonté du parti de coopérer avec eux pour renforcer la stabilité, le vivre-ensemble et le développement du pays.

Le Comité permanent du Bureau exécutif du Parti El-Islah

Deuxième session ordinaire : El Insaf met à jour son discours et ses instances

Le parti El Insaf au pouvoir a annoncé aujourd’hui samedi 9 mai courant à Nouakchott, les résultats de la deuxième session ordinaire de son bureau politique, qui a discuté du bilan des activités du parti entre les deux sessions et de son programme pour la prochaine étape.

Le bureau politique a approuvé un ensemble de décisions, dont les plus importantes ont porté sur la mise à jour du discours politique du parti, le plan de renouvellement des instances du parti, ainsi que l’adoption du cadre stratégique de financement et du plan médiatique, et le programme de travail pour la période à venir.

Insaf a également réitéré son soutien à l’approche gouvernementale en matière de réforme et de stabilité et a salué les efforts liés à la protection du pouvoir d’achat et au renforcement de l’ouverture politique.

Le parti a souligné enfin  son attachement à l’option du dialogue national et la poursuite du soutien au programme de réforme du Président de la République.

Mauritanie: deux députées écopent de 4 ans de prison pour avoir insulté le président

Deux députées de l’opposition en Mauritanie ont été condamnées lundi soir à quatre ans de prison ferme pour avoir accusé le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de discrimination raciale envers les Noirs et les descendants d’esclaves dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Mariem Cheikh et Ghamou Achour étaient poursuivies pour « atteinte aux symboles de l’État et diffusion de propos à caractère raciste ». Il leur était notamment reproché d’avoir qualifié sur les réseaux sociaux le président Ghazouani de mentor de « l’apartheid en Mauritanie ».

Elles ont été condamnées par la chambre pénale de la Cour de Nouakchott, lors d’un procès qui s’est déroulé sous haute surveillance sécuritaire.

Les deux femmes sont également membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), une organisation de défense des droits humains.

La Cour a aussi ordonné « la suppression des contenus numériques, la confiscation de leurs téléphones et la fermeture de leurs comptes en ligne ».

Les deux députées ont été jugées sans que leur immunité parlementaire ne soit levée, selon leurs avocats qui dénoncent de « graves irrégularités » et des « entorses » à la loi.

« La notion de flagrant délit mentionnée dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, pour justifier éventuellement la levée de l’immunité parlementaire, est totalement différente de celle prévue par le code de procédure pénale », ont-ils notamment écrit dans un communiqué lundi. Ils ont annoncé faire appel de la décision.

L’opposition mauritanienne a, de son côté,dénoncé une « séquestration » et une « utilisation abusive de la procédure de flagrant délit pour contourner l’immunité parlementaire ».

Officiellement aboli en 1981, l’esclavage perdure en Mauritanie, bien que les sanctions aient été durcies en 2015.

Le pays compte 5,5 millions d’habitants répartis entre plusieurs groupes ethniques : les Maures (blancs ou Arabes), les Haratins, descendants d’esclaves noirs subsahariens affranchis, les Soninkés, les Peuls…

En 2012, le Global Slavery Index estimait entre 10 et 20% le nombre de personnes qui vivaient en esclavage, soit jusqu’à 680.000 personnes

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