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Nominations de chargés de mission et Conseillers à la Présidence de la République …noms

La Présidence de la République a rendu public aujourd’hui vendredi 6 février courant, un décret portant nomination d’anciens ministres et hauts responsables d’institutions publiques et parapubliques aux postes de Chargés de mission et de Conseillers au Palais présidentiel.

Ces nominations se présentent comme suit :

– Monsieur Sidi Mohamed Ould Taleb Amar, chargé de mission à la Présidence de la République,

– Monsieur Ahmed Baba Ould Eleya, chargé de mission à la Présidence de la République ;

– Monsieur Mohamed Ould Djiek, conseiller à la Présidence de la République,

– Monsieur Isslemou Ould Mohamed M’badi, conseiller à la Présidence de la République ;

– Monsieur Emmemme Ould Beibate Ahmah Hmahllah, conseiller à la Présidence de la République ;

– Madame Lalya Camara, conseillère à la Présidence de la République ;

– Monsieur Cheikh Ould Bedda, conseiller à la Présidence de la République ;

– Monsieur Ahmed Salem Ould Bouhoubeini, conseiller à la Présidence de la République.

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Photo : de g à d en haut : Sidi Amar, Eleya et M’Badi

De g à d en bas : Beibatte, Lalya, Bedda et Bouhoubeiny

Ould Ahmed El-Waghef nommé au poste de Président du Secrétariat National du Contenu Local.

La Présidence de la République a rendu public aujourd’hui jeudi 5 février courant, un décret portant nomination de Yahya Ould Ahmed El-Waqf Président du Secrétariat National du Contenu Local.

Le Conseil des ministres mauritanien avait approuvé en septembre 2025 un projet de décret établissant le Conseil National du Contenu Local (CNCL), rappelle-t-on.

Objectif : structurer la participation nationale dans les industries extractives et l’énergie.

Ledit décret, qui complète le cadre légal de la loi n° 2024-045 du 18 décembre 2024, définit le fonctionnement et la composition de ce conseil, chargé de la stratégie locale.

 

Meguett : l’intégration économique et la cause palestinienne au cœur des priorités de l’action parlementaire islamique

Le président de l’Assemblée nationale mauritanienne M Mohamed Bamba Meguett, a présenté, en marge de la tenue à Nouakchott de la cinquante-cinquième session du Comité exécutif de l’Union parlementaire des États membres de l’OCI,  une vision parlementaire globale visant à renforcer la coopération économique entre les pays islamiques.

C’est ce révèle l’entretien approfondi suivant qu’il a accordé à la revue Al-Majalis dont ci-après l’intégralité :

M Mohamed Bamba Meguett, a souligné à cette occasion le rôle central des parlements dans la facilitation de cette dynamique, tout en réaffirmant, dans le même temps, l’attachement à la centralité de la cause palestinienne et la nécessité d’une action parlementaire islamique unifiée pour la défense des droits du peuple palestinien et le soutien à une solution juste et globale.

Dans cette interview publiée par la revue de l’Union parlementaire des États membres de l’OCI, le président de l’Assemblée nationale a affirmé que le monde islamique dispose d’importants atouts économiques lui permettant de bâtir une coopération réelle et une intégration efficace, à condition que les accords de coopération inter-islamique soient effectivement mis en œuvre et que les obstacles législatifs et réglementaires entravant leur application soient levés. Il a précisé que la diversité des économies des pays islamiques, malgré les défis mondiaux, ouvre des perspectives prometteuses de croissance, insistant sur l’importance du rapprochement des législations économiques, de l’activation des mécanismes de suivi communs, ainsi que de l’implication du secteur privé et de l’échange d’expériences dans les domaines de l’économie numérique, de l’économie verte et de la sécurité alimentaire.

Dans ce cadre, il a mis en exergue le rôle déterminant des parlements dans l’appui à cette orientation, non seulement à travers l’adoption des lois et le contrôle de leur mise en œuvre, mais aussi par la promotion de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et l’ouverture de canaux de dialogue avec les acteurs économiques et la société civile, afin de renforcer la confiance et de servir les projets d’intégration entre les États islamiques.

Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur le fait que la cause palestinienne demeure la première cause centrale de l’Union, au regard des crimes, du déplacement forcé et des violations graves du droit international auxquels est soumis le peuple palestinien. Il a appelé à une mobilisation parlementaire islamique unifiée en faveur d’une solution juste et globale garantissant les droits légitimes du peuple palestinien, au premier rang desquels le droit à l’autodétermination, l’établissement d’un État indépendant avec Al-Qods pour capitale, ainsi que le droit au retour des réfugiés.

Il a enfin souligné l’importance du renforcement de l’échange d’expertises législatives et de contrôle entre les parlements islamiques, considérant cette démarche comme un levier essentiel pour améliorer la performance institutionnelle, promouvoir la transparence et consolider les pratiques démocratiques au sein des États membres.
À travers ces positions, le président de l’Assemblée nationale mauritanienne dessine les contours d’un rôle parlementaire islamique plus affirmé, appelé à conjuguer intégration économique, solidarité politique et responsabilité démocratique au service des peuples du monde islamique.

Mauritanie – Éviter la contagion « sahélienne », préserver les équilibres

Géographiquement située entre le Sahel et le Maghreb, la Mauritanie, pays aux héritages afro-arabes, fait figure de pôle de stabilité dans une région soumise à de très fortes tensions. Bechar Benmoumen, consultant, analyse les forces et faiblesses de la stratégie politique d’équilibre déployée par Nouakchott.

À l’échelle africaine, la République islamique de Mauritanie demeure un angle mort de l’analyse stratégique. Non par manque d’enjeux, mais parce qu’elle échappe aux catégories dominantes. Coincée entre un Sahel central réduit à ses crises sécuritaires et un Maghreb prisonnier de ses divisions, elle est le plus souvent perçue comme une périphérie, rarement pensée comme un centre de gravité. Or, dans le prolongement des réflexions du philosophe Souleymane Bachir Diagne, ce découpage entre Maghreb et Afrique dite subsaharienne apparaît moins comme une évidence historique que comme un héritage intellectuel insuffisamment interrogé. S’il est un pays qui en révèle les limites, c’est précisément la Mauritanie : par ses continuités saharo-sahéliennes, ses héritages afro-arabes imbriqués et sa trajectoire politique singulière, elle met en défaut ce partage. Loin d’un simple entre-deux, elle constitue un point de tension analytique, où se lisent les impensés persistants de la cartographie africaine.

Dans une Afrique de l’Ouest marquée par la recrudescence des coups d’État, la Mauritanie fait figure d’îlot de stabilité, le pays n’ayant connu aucune rupture institutionnelle depuis 2008. Elle a réussi, en 2019, une transition présidentielle pacifique avec l’arrivée au pouvoir de Mohamed Ould Ghazouani, là où nombre de ses voisins s’enfonçaient dans l’incertitude. De la même manière, alors que l’Afrique de l’Ouest a enregistré plus de 450 attaques terroristes en 2025, causant près de 1900 morts, le territoire mauritanien n’a pas connu d’attentats djihadistes majeurs depuis 2011. Dans un environnement régional chaotique, Nouakchott s’est illustrée par une étonnante résilience.

Cette stabilité n’est pourtant ni le produit d’une abondance de ressources ni celui d’un parapluie sécuritaire occidental massif. Elle s’est construite sans dispositifs militaires étrangers comparables à ceux déployés ailleurs au Sahel, sans institutions surdimensionnées, sans économie de rente capable d’acheter durablement la paix sociale. Elle repose sur une combinaison plus subtile : anticipation, gestion fine des équilibres internes, diplomatie d’équidistance. Une stabilité paradoxale, fragile par nature, mais suffisamment robuste pour résister, jusqu’ici, aux secousses régionales.

La géographie et la démographie accentuent encore cette singularité. Située à l’ouest du continent africain, à la charnière du Sahara et du Sahel, la Mauritanie s’étend sur plus d’un million de kilomètres carrés pour une population de moins de cinq millions d’habitants. Le « pays des mille poètes » dispose par ailleurs de près de 720 kilomètres de côtes atlantiques et de frontières longues et poreuses, dépourvues de véritables barrières naturelles. Cette configuration territoriale en fait un carrefour, autant qu’un espace d’exposition permanente aux crises. Effondrement sécuritaire au Sahel, montée en puissance de nouveaux régimes militaires, affirmation d’influences et d’ingérences extérieures concurrentes : les lignes bougent autour d’elle, parfois brutalement. Reste à savoir si cet environnement mouvant renforcera la position mauritanienne ou s’il finira par fragiliser les équilibres patiemment construits.

C’est à cette tension que s’intéressent ces quelques pages. Partons d’un constat simple : la stabilité mauritanienne n’est pas un accident. C’est une stratégie façonnée par la contrainte. Mais comme toute stratégie fondée d’équilibre, elle reste exposée.

Bechar Benmoumen

Lire l’intégralité ICI

Parti El Islah s’ancre sur le terrain et affirme son rôle de force réformiste nationale.

Le parti El Islah poursuit avec détermination le renforcement de sa présence sur l’ensemble du territoire national à travers l’ouverture progressive de sièges pour ses coordinations dans les wilayas et les moughataas du pays. Cette démarche traduit une volonté claire : faire de la proximité avec les citoyens, les militants et les cadres locaux le socle de l’action politique du parti, loin des logiques de centralisation et de déconnexion des réalités du terrain.

En s’implantant durablement dans toutes les régions, El Islah affirme son ambition d’assumer pleinement son rôle de grand parti national, porteur d’un projet réformiste fondé sur la justice sociale, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la consolidation de l’État de droit. Cette présence territoriale vise également à mieux encadrer les préoccupations des populations, à accompagner les dynamiques locales de développement et à contribuer à l’enracinement d’une pratique politique responsable et participative.

Sur le plan international, El Islah bénéficie d’une reconnaissance politique significative. Son élection en tant que membre de l’Internationale Socialiste, ainsi que son appartenance aux réseaux des partis socialistes arabes, témoignent de la crédibilité de sa ligne idéologique, de son engagement en faveur des valeurs de démocratie, de liberté, d’égalité et de solidarité entre les peuples. Cette dimension internationale renforce la capacité du parti à porter la voix de la Mauritanie dans les espaces de dialogue politique et idéologique à l’échelle régionale et mondiale.

Sur le plan national, El Islah soutient le programme politique du Président de la République et s’inscrit dans le cadre de la majorité présidentielle, par sens de responsabilité et souci de stabilité institutionnelle. Toutefois, ce soutien ne saurait être assimilé à un alignement aveugle. Fidèle à son identité de parti réformiste, El Islah revendique son indépendance de jugement et de position sur les grandes questions nationales, en plaçant toujours l’intérêt général, la souveraineté nationale et la dignité du citoyen au cœur de ses choix politiques.

Par cette approche équilibrée entre engagement national, ancrage populaire et ouverture internationale, El Islah confirme sa vocation : être une force politique de proposition, de réforme et de rassemblement, au service d’une Mauritanie plus juste, plus solidaire et résolument tournée vers l’avenir.
Ahmed Salem Deida
Expert en communication
Membre du bureau politique El Islah.

Mauritanie : les loups de la majorité jettent les filets du 3ème mandat

Alors que le mauritanien lambda continue à tirer le diable par la queue, certains privilégiés du système et autres laudateurs de tout acabit sont montés au créneau ces derniers jours pour mettre en scelle la question récurrente d’un éventuel 3ème mandat du président Ghazouani qui, face au verrouillage de la constitution ne pourrait être possible qu’à travers un coup d’état constitutionnel, une éventualité très dangereuse pour le pays.

Ces pêcheurs en eau trouble feraient mieux d’apporter un coup de main au président dont la mise en œuvre de l’ambitieux programme « Mon ambition pour la patrie » bat de l’aile malgré les déclarations très optimistes et le bilan de l’action gouvernementale, alléchant sur le papier, présenté récemment par le premier ministre devant le parlement.

Des avancées ont été enregistrées certes çà et là mais le gap demeure profond au niveau des secteurs clés, notamment en ce qui concerne les sévices sociaux de base, les infrastructures en général et l’amélioration du cadre de vie.

Au niveau du panier de la ménagère aussi, le déficit se fait de plus en plus sentir du fait de la stagnation des salaires, de l’appauvrissement continue de la classe moyenne, de la hausse des prix, de l’augmentation du chômage ; de la montée en flèche du banditisme et de l’insécurité urbaine et de la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs.

Par ailleurs, le grand chantier de l’école républicaine a été sabordé du fait d’une gestion chaotique du système éducatif qui, non seulement ne dispose pas des fonds suffisants pour mener cet ambitieux projet, mais qui fait face à un mauvais pilotage et à un déficit flagrant de compétences au niveau des postes de responsabilité où le critère politique prend le dessus sur celui de la compétence.

C’est dire donc que le président Ghazouani qui entame le virage décisif de son dernier mandat a plus que jamais besoin d’une union sacrée de sa majorité disparate et intéressée afin de relever ces grands défis, plutôt que d’une campagne hasardeuse et infructueuse qui prône un hypothétique 3ème mandat.

Curieusement c’est un ambassadeur en poste dans un pays du Golfe qui a relancé cette polémique sur le 3ème mandat.

En effet, Mohamed Ould Babana, ambassadeur de la Mauritanie au Qatar, avait déclaré hier lors d’un discours à l’occasion du lancement du festival de la commune de Ghabra, relevant de la moughataa de Barkéol dans la région de l’Assaba, que « le peuple a le droit de déterminer les fondements de son système démocratique en fonction de sa réalité, sans tutelle ni terrorisme intellectuel et politique. »

Comprendra qui pourra! Cette déclaration énigmatique qui fait allusion à un changement constitutionnel a suscité de vives réactions dans les milieux politiques. Si au niveau des partis de l’opposition les réactions s’inscrivent en faux contre la déclaration, au niveau des soutiens du président Ghazouani, certains en font leurs choux gras et battent littéralement campagne pour elle.

Après cette déclaration polémique, l’ambassadeur a voulu se rétracter mais la balle était déjà partie et les vrais faux partisans du président, en réalité mus par leurs intérêts égoïstes se sont jetés dans la danse et s’en donnent à cœur joie, quitte à mettre à mal le président de la République qui officiellement n’a mandaté personne pour parler en son nom.

De ce fait, cette campagne pour le 3ème mandat qui a eu un effet boule de neige et qui ne pourrait avoir aucune base légale s’éteindra indubitablement comme un feu follet.

 

Bakari Gueye

 

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