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2ème édition des vacances solidaires à Tékane en Mauritanie : les bénévoles d’ACTUME poursuivent le transfert des compétences

L’Association contre la Tuberculose et les Maladies Endémiques (ACTUME) a inauguré depuis aujourd’hui lundi, à Tékane, dans la région du Trarza, une nouvelle étape de ses Vacances Solidaires en Mauritanie, avec un programme alliant engagement citoyen, transfert de compétences et immersion locale.

Les Vacances Solidaires à Tékane illustrent concrètement qu’un séjour peut devenir un véritable levier de transformation sociale, indique l’Association sur son site, qualifiant le partage des compétences, du temps et de l’énergie de ses bénévoles, de contribution durable au renforcement du système de santé local, à la valorisation des savoirs traditionnels et à l’autonomie des infrastructures au service des populations de Tékane.

Le relais pour la présente édition, la seconde du genre, qui intervient après une autre inaugurale conduite par Christiane RODAIRE du 7 au 24 février 2025, sera assuré par une équipe de bénévoles engagés : Constance Grosselin, Jean-Claude Grosselin, Claire Herrenschmidt Parenteau et Thierry Herrenschmidt.

Durant ce séjour, ces bénévoles d’ACTUME contribueront directement au renforcement de projets structurants pour la santé communautaire et le développement local à Tékane.

Leurs actions porteront entre autres sur l’amélioration et le suivi des projets locaux, le soutien du jardin de plantes médicinales et la découverte de la richesse de la Mauritanie notamment l’exploration des sites touristiques pour promouvoir l’éco-tourisme et les échanges culturels.

Cinq missions des bénévoles de l’Association au programme de ses vacances solidaires à Tékane en Mauritanie :

Mise en place d’une base de données des plantes médicinales avec Claire Herrenschmidt Parenteau

Évaluation des installations solaires avec Thierry Herrenschmidt

Gestion financière de la pharmacie avec Constance Grosselin

Gestion des médicaments et des stocks Jean-Claude Grosselin

Mission transversale de l’équipe – Évaluation du Centre de Santé de Tékane

Lire les missions à ce lien développées par des audios des bénévoles de l’Association

actume

Les autorités compétentes lancent une enquête préliminaire sur un présumé cas d’esclavage à Nouakchott

Le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux relations avec la société civile dit avoir pris note d’informations circulant au sujet d’un cas présumé d’esclavage ou d’exploitation d’une mineure dans la wilaya de Nouakchott Nord.

Conformément à son mandat de surveillance et de documentation des violations des droits de l’Homme, de protection et d’assistance aux victimes, le Commissariat dit, dans un communiqué rendu public, samedi, suivre de près l’évolution de ce dossier et souligne qu’il se constituera partie civile dès que les autorités judiciaires compétentes auront qualifié les faits d’esclavage.

Voici le texte de ce communiqué :

« Le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile (CDHAHRSC) a pris note des informations circulant au sujet d’un cas présumé d’esclavage ou d’exploitation d’une mineure dans la wilaya de Nouakchott Nord. Ce cas a été signalé par une organisation de la société civile et fait actuellement l’objet d’une enquête préliminaire menée par les autorités compétentes.

Le CDHAHRSC tout en affirmant son plein respect de l’indépendance de la justice et du cours des procédures légales, conformément à la législation en vigueur, rappelle la nécessité pour toutes les parties, qu’il s’agisse d’institutions officielles ou d’acteurs de la société civile, de se conformer aux dispositions de la législation nationale et des conventions internationales ratifiées par la République Islamique de Mauritanie, relatives à la protection des droits de l’homme.

Conformément à son mandat de surveillance et de documentation des violations des droits de l’homme, de protection et d’assistance aux victimes, le CDHAHRSC suit de près l’évolution de ce dossier et souligne qu’il se constituera, conformément à ses attributions, partie civile dès que les autorités judiciaires compétentes auront qualifié les faits d’esclavage. Dans l’attente de cette qualification, le CDHAHRSC dans le respect du principe de séparation des pouvoirs, s’abstient de toute appréciation et limite ses interventions au suivi institutionnel du dossier, dans le strict respect des procédures en vigueur. Le CDHAHRSC assurera également la protection et l’assistance nécessaires par l’intermédiaire de l’Instance Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes et le Trafic des Migrants.

Le CDHAHRSC souligne que l’objectif commun doit être de faire toute la lumière sur ce dossier et de garantir le respect des droits de toutes les personnes concernées, en particulier, ceux de la victime présumée, sans exagération, surenchère, ou déformation des faits, et dans le strict respect du principe de la présomption d’innocence.

Le CDHAHRSC réaffirme, comme l’a récemment déclaré SEM le Commissaire aux Droits de l’Homme à Genève, lors de la présentation du rapport national au titre du quatrième cycle de l’Examen périodique universel, que le Gouvernement mauritanien est sincèrement et résolument engagé dans la lutte contre toutes les formes de traite des personnes, y compris les pratiques assimilables à l’esclavage, s’il y en a, grâce à un cadre juridique robuste , des institutions spécialisées et une coopération continue avec les mécanismes nationaux et internationaux de défense des droits humains, ainsi que les organisations de la société civile.

Le CDHAHRSC invite à cet effet, tous les citoyens et les organisations de la société civile à signaler toute violation présumée des droits humains, notamment les cas de traite des personnes et d’esclavage, afin de permettre aux autorités compétentes de s’acquitter de leurs obligations dans le respect de l’Etat de droit, du renforcement de la confiance et de la consolidation de la culture de la responsabilité partagée.

Programme Jeunes Talents Africains : Une précieuse opportunité professionnelle pour des jeunes africains aux Îles Canaries

Financé par la Présidence du Gouvernement des Canaries et mis en œuvre par la Fondation Universitaire de Las Palmas, le « Programme Jeunes Talents » propose des stages non professionnels rémunérés pour de jeunes talents africains.

Ledit programme est ouvert aux jeunes diplômés des Jeunes diplômés du Cap-Vert, du Sénégal, du Maroc, de la Mauritanie et de la Gambie.

Le programme met à la disposition des candidats issus des pays susmentionnés trois places dont les bénéficiaires suivront des stages de 6 mois dans des entreprises et centres de recherche aux Îles Canaries.

Le dossier de candidature au Programme Jeunes Talents Africains doit satisfaire aux conditions suivantes :

Nationalité d’un pays éligible

Diplôme supérieur obtenu au cours des 2 dernières années

Passeport valide (minimum 12 mois)

Résidence dans le pays d’origine

Niveau B2 en espagnol apprécié

Le Programme Jeunes Talents Africains offrira aux candidats une expérience professionnelle internationale, une valorisation du CV et une Formation complémentaire gratuite

Qu’est-ce que le programme Jeunes Talents Africains ?

Ce programme, financé par la Présidence du Gouvernement des Îles Canaries par l’intermédiaire de la Direction générale des relations avec l’Afrique et développé par la Fondation universitaire de Las Palmas, vise à encourager le transfert de connaissances entre les Îles Canaries et le continent africain.

Objectif : stimuler l’internationalisation du secteur privé en Afrique, grâce à la mise en place de stages rémunérés pour de jeunes talents africains originaires du Cap-Vert, du Sénégal, du Maroc, de la Mauritanie et de la Gambie, au sein d’entreprises, de pôles de compétitivité et de centres de recherche implantés dans l’archipel des Canaries.

Le programme propose des stages non professionnels pour un total de 3 jeunes Africains, d’une durée maximale de 6 mois chacun.

Pour plus d’information cliquer ICI

Du pillage à la pollution : comment l’Europe a fait de l’Afrique sa nouvelle poubelle

L’histoire des relations entre l’Europe et l’Afrique est marquée par une transition des plus sombres : de l’extraction de richesses naturelles et humaines pendant la période coloniale, on est passé à une nouvelle forme de domination, celle de l’exportation massive de déchets. Le continent, déjà aux prises avec ses propres défis de gestion, se voit confronté à l’héritage toxique de la surconsommation des pays industrialisés.
Le phénomène a été baptisé « colonialisme des déchets » par les observateurs et les ONG, une expression qui résume la dynamique selon laquelle les pays riches externalisent vers des régions moins nanties les conséquences environnementales de leur modèle économique.
Le plastique en est le  symbole de ce fléau avec une production mondiale de 350 millions de tonnes de déchets plastiques générés chaque année.
L’Union européenne a exporté à elle seule 1,3 million de tonnes de déchets plastiques hors de ses frontières en 2023, dont 75% vers des pays en développement. Un volume qui a augmenté depuis 2021 malgré les promesses de réduction.
l’Afrique est l’une des principaux points de chute de ces exportations.
Un autre fléau des plus graves sont les déchets électroniques, une bombe à retardement pour le Continent.
Des cargaisons illégales de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) sont exportées depuis l’Europe souvent dissimulés sous couvert de dons ou d’équipements d’occasion. Cette accumulation entraîne une crise environnementale et sanitaire grave et avec un taux de recyclage inférieur à 1% l’Afrique devrait générer 72 millions de tonnes de déchets électroniques d’ici 2030.
Le Ghana est une cible privilégiée où dans la décharge d’Agbogbloshie, près d’Accra, environ 70% du matériel importé finit par être brûlé à ciel ouvert pour en extraire les métaux, libérant des fumées toxiques.
Les sols de ces sites sont contaminés par des métaux lourds à des niveaux jusqu’à cent fois supérieurs aux limites autorisées.
L’arrivée de ces déchets, souvent de mauvaise qualité et difficiles à recycler, a des répercussions directes et dramatiques.D’abord pour la santé humaine où les populations vivant à proximité des sites de traitement sont exposées à des fumées toxiques, des poussières et des microplastiques qui polluent l’air et l’eau. Les travailleurs précaires, parfois mineurs, manipulent ces déchets sans aucune protection.Ensuite pour  l’environnement car  les décharges à ciel ouvert avec des milliers de tonnes souillent les capitales africaines, de Dakar à Nairobi, polluant les sols et les nappes phréatiques.Par ailleurs ,les déchets plastiques et textiles finissent dans les océans, étouffant la vie marine et entraînant la formation d’amas dérivants qui entravent la pêche artisanale.
Même le bétail n’est pas épargné.Au Niger, des bergers dénoncent la mort lente de leurs animaux, qui broutent une herbe mêlée de plastique.
La réponse africaine à ce fléau est contrastée parceque tiraillée entre l’urgence environnementale et les considérations économiques immédiates.
Lors des négociations pour un traité international contre la pollution plastique, le groupe africain a porté une voix commune pour un accord ambitieux et juridiquement contraignant, défendant le principe de « responsabilités communes mais différenciées ».
Chacun réagit à sa façon.Le Rwanda est cité en exemple de leader dans la lutte, avec des initiatives de transformation des plastiques en matériaux de construction. Le Kenya et le Sénégal tentent de durcir leur législation.
Des projets locaux émergent, comme au Nigeria où des parents peuvent payer les frais de scolarité avec des bouteilles plastiques collectées ou en Côte d’Ivoire où une usine recycle le plastique en briques pour construire des écoles.
Cependant de nombreux États africains peinent à appliquer leurs propres lois, par manque de capacités de contrôle ou de volonté politique.
Certins  hésitent, car l’industrie du plastique et de l’importation de déchets représente une source d’emplois et de revenus.
Après avoir puisé dans les ressources de l’Afrique, l’Europe et d’autres pays industrialisés y exportent désormais leurs externalités négatives. Si la nouvelle réglementation européenne,tandant à interdir l’exportation de leurs déchets marque un premier pas nécessaire, elle ne suffira pas à inverser la tendance tant qu’elle laissera des portes ouvertes et que la logique économique du « moins-disant environnemental » prévaudra.
L’espoir réside plutôt dans une double dynamique : une application stricte et élargie du principe de proximité (traiter ses déchets chez soi) par les pays riches, couplée à un renforcement des capacités et une unité politique des pays africains pour refuser d’être la « poubelle du monde » et développer une économie circulaire adaptée à leurs besoins et à leur environnement.

L’Assemblée Nationale de Mauritanie et l’UNICEF signent un accord-cadre de coopération en faveur des droits de l’enfant

L’UNICEF et l’Assemblée nationale de Mauritanie ont procédé hier mercredi 4 février 2026, à la signature d’un accord-cadre de coopération visant à structurer et renforcer leur collaboration autour des priorités nationales en faveur des enfants et des adolescents.

« Ce partenariat avec l’Assemblée nationale traduit une volonté commune de renforcer l’ancrage des droits de l’enfant au cœur des processus législatifs et budgétaires. Il s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement durable des efforts nationaux en faveur d’investissements sociaux plus efficaces et mieux ciblés au bénéfice des enfants et des adolescents », a déclaré le Représentant de l’UNICEF en Mauritanie, Monsieur El Kebir Mdarhri El Alaoui.

Cet accord marque une étape importante dans l’institutionnalisation d’un partenariat de long terme, axé sur l’appui au rôle législatif, budgétaire et de contrôle du Parlement dans les secteurs sociaux clés.

Le partenariat s’articulera notamment autour des priorités suivantes :

Appui au rôle parlementaire en matière d’investissements sociaux et promotion de la budgétisation sensible aux enfants ;

Renforcement des capacités des commissions parlementaires clés, notamment dans les domaines des finances, des affaires sociales, des droits de l’enfant et de l’inclusion ;

Alignement du cadre législatif avec les engagements internationaux relatifs aux droits de l’enfant ;

Dialogue institutionnel, suivi et redevabilité en matière de politiques publiques et de services sociaux ;

Promotion de la participation des enfants et des jeunes dans les processus de consultation et de dialogue liés aux politiques publiques.

« Au nom de l’Assemblée nationale, et au nom des enfants de Mauritanie, nous remercions l’UNICEF pour cette collaboration. Nous travaillerons ensemble afin que ce partenariat se traduise par un impact visible et durable au profit de chaque enfant de notre pays », a souligné Sidna Sokhna, Vice-Président de l’Assemblée nationale.

À la suite de la signature de cet accord-cadre, les parties mettront en place un comité technique dédié chargé de conduire l’élaboration conjointe d’un plan de travail biennal (2026–2027), afin de traduire les orientations stratégiques du partenariat en priorités opérationnelles et en cadres d’action structurés

 

 

 

Le gouvernement des Iles Canaries en mission en Mauritanie pour faire le bilan des projets Pôle Mode et Ballon de l’Espoir

Le vice-ministre auprès du Président, Octavio Caraballo, effectuera une visite de trois jours en Mauritanie à la mi-février afin de s’informer de l’avancement de deux projets lancés par le gouvernement des îles Canaries : le Pôle Mode Mauritanie et l’initiative « Ballon de l’Espoir », pour lesquels la phase de formation a déjà débuté.

Grâce à ces initiatives, la communauté autonome entend contribuer au développement et à l’intégration sociale des populations vulnérables de ce pays africain, renforcer le sentiment d’appartenance des jeunes et, simultanément, freiner l’émigration.

Caraballo, accompagné du directeur général des relations avec l’Afrique, Luis Padilla, et de représentants de l’équipe du Laboratoire des îles responsables (IRLab), souligne que ce voyage témoigne de l’intérêt du gouvernement des îles Canaries pour la Mauritanie, d’où partent de nombreuses embarcations qui desservent l’archipel. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement régional visant à renforcer et à dynamiser ses relations avec tous les pays et régions de la zone géopolitique de l’archipel.

Le vice-ministre explique que, « à l’instar de Tierra Firme, un projet déjà mis en place dans plusieurs pays africains pour former les jeunes, ces initiatives ont pour objectif d’offrir des alternatives et des perspectives d’emploi, notamment aux femmes », contribuant ainsi à la croissance économique et à l’avenir du pays. Il réaffirme que ces personnes « peuvent désormais choisir de rester chez elles et de ne pas risquer leur vie en embarquant sur une petite embarcation », tout en valorisant les talents présents dans ces pays et qui « se perdent souvent faute de formation ».

La délégation des îles Canaries s’informera des progrès du projet de développement de l’industrie textile, lancé officiellement en octobre dernier à Nouakchott et qui rassemble déjà 45 créatrices.

Soutenu par le gouvernement des îles Canaries et la Fondation mauritanienne des îles Canaries pour le développement économique et social (FCM), le Cluster de la mode mauritanienne valorise le talent, la culture et les ressources textiles et artisanales du pays. Par ailleurs, l’équipe IRLab Agenda 2030 collabore avec diverses organisations et entreprises de l’archipel désireuses de s’associer au projet, en fournissant du matériel et des formations aux femmes qui y participent. À cette fin, elles ont reçu 21 ordinateurs offerts par le gouvernement des îles Canaries, acheminés en Mauritanie par conteneur en décembre dernier, accompagnés de matériel sportif et médical.

Un défilé de mode sera organisé en juillet afin de permettre aux créatrices de présenter leur talent et de vendre leurs créations.

Balle de l’Espoir

Le Pôle Mode et l’initiative « Ballon de l’Espoir » ont pour objectif de contribuer à l’intégration sociale des jeunes Mauritaniens, d’où l’agenda du voyage du vice-ministre auprès du Président, Octavio Caraballo visant à assister au lancement de la formation des jeunes participant à Balle de l’Espoir, un tournoi de football organisé dans les quartiers les plus défavorisés de Nouakchott, la capitale mauritanienne. Ce projet est coordonné par la Fondation canaro-mauritanienne pour le développement économique et social, la Fédération mauritanienne de football (FFRIM) et le ministère mauritanien de la Jeunesse, des Sports et des Affaires sociales. Il bénéficie du soutien du vice-ministre auprès du président du gouvernement des îles Canaries, Octavio Caraballo.

Cette initiative vise à utiliser le football comme outil d’inclusion et de transformation des vies par le sport, en offrant des opportunités aux jeunes de 18 à 25 ans, en favorisant leur intégration sociale et en luttant contre l’exode rural. Elle a également pour ambition de renforcer la cohésion sociale, de réduire la marginalisation et de promouvoir des modèles positifs dans ces quartiers.

Ainsi, 2 500 enfants pourront débuter leur entraînement grâce à du matériel offert par la Fondation du Club Sportif de Tenerife, la Fondation de l’Union Sportive de Tenerife Costa Adeje et la Fondation de la Fédération Inter-Îles de Football de Las Palmas. La Fédération Mauritanie assurera la formation technique, et un championnat sera ensuite organisé. Ce championnat sera structuré en trois zones et réunira neuf équipes composées de jeunes espoirs mauritaniens. Le projet comprend également une formation à l’organisation et à l’arbitrage pour les filles.

En décembre dernier, un conteneur de matériel sportif et éducatif a été expédié des îles Canaries pour ces initiatives, rappelle-t-on.

Relations entre les îles Canaries et la Mauritanie

Les îles Canaries entretiennent des relations étroites avec la Mauritanie, axées sur la coopération au développement, les migrations, le commerce et la formation. L’archipel est d’ailleurs le territoire espagnol qui exporte le plus vers ce pays africain, qui est son principal partenaire commercial en Afrique. En 2024, le total des exportations des îles Canaries vers la Mauritanie a dépassé 75 millions d’euros. Près de 350 entreprises canariennes exportent vers ce pays.

Parmi ces entreprises, plus de 75 sont des exportateurs réguliers.

Outre leurs exportations, près de 60 entreprises des îles Canaries opèrent régulièrement en Mauritanie. Elles sont actives dans les secteurs de l’import-export, du conseil, du commerce, du transport, de la pêche, des matériaux de construction, des services, de la restauration, de l’agroalimentaire et de l’ingénierie.

Les chambres de commerce des deux côtés de l’Atlantique ont également identifié un important potentiel commercial dans ce pays africain, notamment dans des secteurs tels que l’agriculture, l’économie bleue, les carburants, les énergies renouvelables, la formation et la santé.

L’excellente desserte aérienne entre les îles Canaries et la Mauritanie explique en partie la solidité des relations, en particulier commerciales, entre les deux pays. On estime à quelque 20 000 le nombre de Mauritaniens qui se rendent régulièrement dans les îles, y séjournant entre cinq et sept jours pour faire leurs achats ou accéder aux services de santé. Plus de 5 000 Mauritaniens résident aux îles Canaries.

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