par Webmaster | 25 01 26 | Tribunes

Le racisme pue. Il est sale et immoral. Et, plus largement, tous les « ismes » qui enferment l’être humain dans des catégories rigides sont les véritables engendreurs du racisme.
Du point de vue islamique, le racisme est une faute grave, car il conteste la volonté d’Allah. C’est Dieu qui crée les hommes et les communautés, qui leur donnent leurs couleurs, leurs traits, leurs cultures et leurs caractères. Rejeter l’autre pour ce qu’il est, c’est rejeter une part de la création divine.
Un raciste n’est rien d’autre qu’un rebelle contre le Créateur, le Maître de l’Univers.
C’est pour cette raison que le racisme est un péché : il est immoral, crasseux et répugnant, comme l’a clairement enseigné le Prophète (Paix et Salut sur Lui).
Dire qu’un pays entier est raciste, revient à porter préjudice à toute une nation. C’est une injustice et donc un péché qu’il faut éviter.
C’est pour cela que je refuse toute généralisation.
Là où il y a des hommes bons, il y a aussi des hommes mauvais. La nature humaine est ainsi faite.
Allah nous a créés en tribus et en peuples afin que nous nous connaissions, et non pour que nous nous méprisions, nous critiquions ou nous fassions du tort les uns aux autres.
Au Jour des Comptes, chacun sera responsable de ses paroles et de ses actes.
Contrôlons donc nos cœurs, nos langues, nos gestes et nos comportements.
Écrire, c’est être lu et compris.
C’est pourquoi je rejette le pédantisme : l’objectif n’est pas de briller, mais que le message passe, qu’il soit compris, et qu’il produise l’effet recherché.
Mamadou Samba Sy
Journaliste
par Webmaster | 24 01 26 | Tribunes
Lorsque le général de Gaulle qualifia l’Organisation des Nations unies de « machin », il pointait déjà une institution entravée par les rapports de force et la mauvaise foi des puissants. Aujourd’hui, ce « machin » n’est plus seulement impuissant : il est délibérément contourné, vidé de sa substance, instrumentalisé jusqu’à l’insignifiance.
Créée en 1945 pour conjurer le retour de la barbarie, l’ONU reposait sur une idée simple : la force devait être encadrée par le droit. Or ce principe fondateur est désormais ouvertement piétiné. La guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine a révélé l’incapacité structurelle du Conseil de sécurité à faire respecter ses propres règles. Le droit de veto est devenu un permis d’agression.
À Gaza, cette faillite est encore plus brutale. Des milliers de civils pris au piège, une catastrophe humanitaire documentée, des résolutions bloquées ou ignorées, et une communauté internationale incapable d’imposer le respect du droit humanitaire. Le droit international n’y est pas seulement violé : il est relativisé, appliqué à géométrie variable, vidé de sa portée universelle. Cette sélectivité alimente une défiance profonde dans les sociétés arabo-musulmanes, pour lesquelles l’ONU n’apparaît plus comme un arbitre, mais comme un décor.
Face à ces crises, l’Europe s’efface. Incapable de parler d’une seule voix, elle se réfugie dans une diplomatie de précaution, invoquant des principes qu’elle n’est plus en mesure de défendre. Son affaiblissement est d’autant plus visible que le trumpisme assume, lui, une rupture frontale avec toute idée de règle commune.
Cette logique s’est illustrée sans détour lorsque Donald Trump a revendiqué l’appropriation du Groenland, territoire autonome du Danemark, allié historique des États-Unis. « We need it », a-t-il déclaré, réduisant une question de souveraineté et de droit international à un impératif stratégique et commercial. Cette formule résume à elle seule une vision du monde où les territoires se convoitent, où les alliances se monnayent, et où le droit devient secondaire face à l’intérêt national brut.
C’est dans cet esprit qu’émerge le Conseil de la paix, initiative portée par Trump et présentée comme une alternative à l’ONU. Loin de corriger les failles du multilatéralisme, cette structure en consacre l’abandon. Elle fonctionne comme un club fermé, fondé sur l’adhésion politique et financière, où la paix n’est plus un bien commun mais un instrument de puissance.
Le Conseil de la paix ne remplace pas l’ONU : il officialise son déclassement. Il entérine un monde où la force prime sur le droit, où l’universalisme cède devant la sélection, où la légitimité internationale dépend non de règles partagées mais de la reconnaissance d’un chef.
Si le « grand machin » disparaît, ce n’est pas seulement la fin d’une organisation. C’est l’aveu collectif d’un renoncement. Et dans ce renoncement, l’Europe — spectatrice hésitante d’un monde régi par le rapport de force — risque de découvrir trop tard que l’ordre international peut désormais se redessiner sans elle, et parfois contre elle.
par Webmaster | 24 01 26 | Politique, Tribunes
Le célèbre artiste plasticien mauritanien résident depuis des années en France, à la suite de démêlés avec l’ancien Président Mohamed Ould Abdel Aziz, au point de craindre à sa vie en restant au pays, Mohamed Maëlaïnine Sidi Ethmane a adressé une lettre ouverte au Président mauritanien Ghazouani, à son gouvernement, à l’État et au peuple Mauritanien, appelant l’homme fort de Nouakchott, à l’organisation d’un referendum.
Objectif : adopter et parrainer ce qu’il a appelé « le future drapeau de la troisième République mauritanienne »
« Le futur drapeau de la troisième république, celle de l’espoir, de la jeunesse, de la PAIX, de la sécurité, du développement durable et surtout de la solidarité et du partage comme socle indispensable et béni de notre sacro-sainte unité nationale… », a écrit Mohamed Maëlaïnine Sidi Ethmane.
Ci-après l’intégralité de cette lettre ouverte :
Lettre Ouverte et Bienveillante à notre Président, à son gouvernement, à l’État et au peuple Mauritanien
JUSTICE-HONNEUR-FRATERNITE
Le FUTUR DRAPEAU DE NOTRE troisième république, celle de l’espoir, de la jeunesse, de la PAIX, de la sécurité, du développement durable et surtout de la solidarité et du partage comme socle indispensable et béni de notre sacro-sainte
UNITÉ NATIONALE…
Excellence, Monsieur Le Président de la République Islamique de Mauritanie,
Monsieur MOHAMED CHEIKH EL GHAZWANY,
Nous vous prions, le peuple mauritanien et moi-même, citoyen mauritanien aussi, de faire faire un referendum démocratique et populaire, très attendu et vivement espéré par toutes et tous, pour adopter et parrainer ce futur drapeau de la troisième république mauritanienne, car vous êtes le seul, après ALLAH, à pouvoir le décider, en toute conscience et en toute innovation souhaitée afin d’imprimer, ad vitam æternam, votre empreinte dans l’histoire contemporaine de notre cher pays,
bien avant la limite de votre patriotique mandat en cours, et d’autant plus que ce vœux national, vous offrira, sans nul doute, une puissante chance de Baraka à l’avenir, INCHAALLAH !
Et cela effacera, surtout, le spectre du «lien» secret, supposé ou même dit «silencieusement» par «certains avatars» sous leurs hideux masques, avec le très ancien président le sieur MOAZ, dit-on, embastillé… Et malade…
Ce drapeau inspiré et ainsi citoyennement proposé, en plus de représenter le premier drapeau de l’indépendance de notre pays, est assorti d’un croissant blanc, tel un linceul en hommage posthume à tous nos morts pour notre patrie libérée par leur foi, leur force et leur résilience de résistants intègres, entre autres…
Et ESSELAM (LA PAIX), le sixième nom d’Allah dans l’ordre des 99 noms bénis d’Allah, écrit en rouge pour symboliser notre sang commun si métissé qui coule dans nos veines ainsi renforçant notre fraternité musulmane, notre solidarité et notre sacro-sainte Unité Nationale, si hospitalière…
Le drapeau, peu esthétique et qui a été imposé, tel un caprice enfantin égocentrique, au peuple mauritanien sans aucun référendum par «BOYMOOSSLOOGA» dont le projet, d’alors, avec ses bandes rouges grossières, était de manipuler politiquement et psychologiquement pour des desseins électoraux, les descendants, dont mon modeste moi, de nos vaillants résistants, noirs et blancs unis comme l’œil national, inséparables… Ce qui lui a valu le juste «retour de manivelle» que toute la
Mauritanie connaît, le monde entier aussi, signe d’une «Tazaboot» (malédiction) qui ne dit pas son nom, et malgré ce qu’il m’a fait endurer par ses sbires, séjour en prison à Dar Naim, sans raison ni procès, qui a causé mon exil fracassant en France.
Je lui souhaite, quand même, un prompt rétablissement et une santé de fer afin qu’il veuille honnêtement un jour nous raconter le vrai du «vrai» de ses péripéties honteuses qui l’on menées à cette situation surréaliste, cela mériterait un livre pour les générations actuelles et futures.
Encore heureux que ma première rencontre à Paris avec le Président Mohamed Cheikh El GHAZWANY, de par sa sage et bienveillante attitude à mon égard, m’a allégé des affres de mon exil parisien durant lequel je me suis bien consolé à créer, en solitaire, malgré moi, un authentique
«atelier-laboratoire» de diplomatie parallèle avec l’art et la culture inspirés de l’âme noble de notre pays… Et ainsi, devenu, au fil des créations et des expériences humaines, sociales et politiques, le seul Ambassadeur Autoproclamé de l’Art Contemporain de Mauritanie en Occident. Une seule main n’applaudit pas, mais le pinceau du silence fait vibrer toute conscience sensible…
Et content que le Président GHAZWANY, lors de son dernier passage à Paris, a accepté de recevoir personnellement mon œuvre picturale que je lui ai offerte, prouvant ainsi sa sensibilité et son attachement à l’art contemporain de mauritanien, même exilé…
Nous ne devrions plus accepter ce drapeau, ainsi décrit en vrai et de surcroît contraire à nos valeurs patriotiques et républicaines…Votez pour notre futur drapeau, cela vous portera chance et fera, sans nul doute, briller votre fidélité à la Nation mauritanienne…
INCHAALLAH !!!!!!!
En attendant que le Président de la République Islamique de Mauritanie décidera lors d’un prochain conseil des ministres de la date prochaine du référendum pour le choix populaire de notre futur drapeau, le débat de bon aloi est ouvert entre mauritaniens et mauritaniennes afin de choisir entre nos trois drapeaux :
*Le premier drapeau du premier jour de l’indépendance hissé pour la première fois par des militaires français qui avaient descendu leur propre drapeau, alors que dans l’armée mauritanienne naissante des fils des Jean Moulins* mauritaniens ou autres mauritaniens, auraient pu hisser fièrement leur drapeau eux-mêmes, allez comprendre…
*Le deuxième drapeau comme vous le savez désormais a été créé sans esthétique fine par un égocentrisme politique notoire doublé d’une savante manipulation psychologique à l’insu du peuple mauritanien…
*Le troisième futur drapeau vivement souhaité naîtra par la grâce d’Allah sans aucune pathologie politique, ni culturelle ou sociale. Il verra le jour avec un profond impact esthétique, divinement ciselé et donnera la force du pouvoir divin… et politique à notre Président afin de continuer cette indispensable guerre timidement livrée en «solitaire» contre les coriaces et vicieux trompeurs de l’Etat et du citoyen et de la citoyenne de Mauritanie, par l’application juste et stricte de la LOI.
Ceci avant qu’il ne soit trop tard, qu’Allah nous préserve de cet Hiroshima* interne ou/et externe, prévisible… si rien n’y remédie très fort stratégiquement sauveteur, et très à souhait pour la protection et le bien-être de notre pays et de son peuple mis à rude épreuve tout en étant très résilient.
Mais si rien de «magique» n’est fait… ou inventé, dare-dare, son endurance mentale et physique prendra un sérieux et inopiné coup de revers.
Implorons chaque seconde la protection d’ALLAH, notre Puissant Créateur, PRIONS, PRIONS… avec une foi inspirée et puissante pour dévier tout mauvais sort !!!
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*Jean Moulin, chef héroïque de la résistance française contre les nazis, les boches comme ils disent…
*Hiroshima, bombe atomique américaine destructrice lancée sur le Japon…
Dire, toutes et tous, STOP avec notre futur drapeau solidarisant et symbolisant l’étendard de la force de la PAIX, tel un divin bouclier, aux dangers qui s’activent déjà depuis belle lurette sur notre sol !!!!!!!
En toute fidélité et saine honnêteté envers notre cher pays, je confirme et précise que notre futur drapeau est libre de tout droit et appartiendra exclusivement à notre pays, La République Islamique de Mauritanie, à l’État et au peuple mauritanien, INCHAALLAH! Toutes les citoyennes et tous les citoyens mauritaniens en seront de fidèles et éternels témoins…
A toutes et tous mes compatriotes, partagez dans vos réseaux concernés et votez le jour «J» pour notre futur drapeau commun, INCHAALLAH…
L’islam est une religion qui met l’accent sur la paix, la justice et la coexistence pacifique entre les individus et les communautés. La paix est un concept profondément valorisé et recherché en islam. Le terme arabe pour la paix est « salam », qui dérive de la racine « s-l-m », signifiant « soumission » ou « sécurité ».
En islam, différents types de paix sont valorisés et encouragés. Voici quelques-uns d’entre eux :
1. La paix intérieure : Il s’agit de la paix et de la tranquillité de l’âme. Les musulmans sont encouragés à cultiver la paix intérieure en se soumettant à la volonté de Dieu, en pratiquant la méditation, en cherchant le pardon et en évitant les comportements destructeurs.
2. La paix familiale : Il s’agit de maintenir l’harmonie et la paix au sein de la famille. Les musulmans sont encouragés à traiter leurs proches avec amour, respect et bienveillance, à résoudre les conflits de manière pacifique et à se soutenir mutuellement.
3. La paix sociale : Il s’agit de la paix et de l’harmonie entre les membres de la société. Les musulmans sont encouragés à promouvoir la justice, l’équité, la tolérance et le respect mutuel dans leurs interactions avec les autres, qu’ils soient musulmans ou non.
4. La paix nationale : Il s’agit de la paix et de la stabilité au sein d’une nation. Les musulmans sont encouragés à préserver l’ordre public, à respecter les lois du pays et à travailler pour le bien-être de leur nation.
5. La paix internationale : Il s’agit de la paix entre les nations. Les musulmans sont encouragés à promouvoir la justice, la diplomatie et la résolution pacifique des conflits, à respecter les droits des autres nations et à travailler pour la paix mondiale.
Ces différents types de paix sont interconnectés et se renforcent mutuellement. La paix intérieure sert de fondation à la paix familiale, sociale, nationale et internationale. En cultivant ces différentes formes de paix, les musulmans cherchent à créer un environnement harmonieux et équilibré pour eux-mêmes et pour la société dans son ensemble.
L’islam est une religion qui encourage la paix et la coexistence pacifique entre les individus. Les enseignements de l’islam mettent l’accent sur la bienveillance, la tolérance, le respect et la justice.
Le Coran englobe de nombreux versets qui appellent à la paix. Par exemple, Allah dit : « Ô vous qui avez cru, entrez en paix [soumis à Allah] totalement » (Sourate Al-Baqarah, 208). Ce verset souligne l’importance de vivre en paix et en harmonie avec les autres.
Le prophète Mohammed (paix et bénédiction sur lui) a joué un rôle essentiel dans la promotion de la paix. Il a mené des négociations avec différentes tribus pour conclure des traités de paix et a encouragé ses disciples à résoudre les conflits de manière pacifique. Il considérait la paix comme l’une des valeurs les plus importantes de l’islam. Il a montré l’exemple en traitant les autres avec
gentillesse, équité et tolérance, et en réglant les différends de manière pacifique. Le Messager d’Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Le croyant n’insulte pas, ne maudit pas, et il n’est ni vulgaire ni grossier. » (Rapporté par al-Tirmidhī et Aḥmad).
En islam, la paix est considérée comme un objectif noble et une valeur essentielle. Les musulmans sont invités à être pacifiques dans leurs interactions quotidiennes et à éviter les conflits. Ils sont également exhortés à promouvoir la paix dans leurs communautés et à travailler pour le bien-être de l’humanité dans son ensemble.
SELAMOO ALEYKOOM WE RAHMETOO ALLAH
Nos meilleurs vœux à toutes et tous, Bonne Année 2026 et bien au-delà, INCHAALLAH..!
Paris, le 25 Décembre 2025
par Webmaster | 4 09 25 | Tribunes
Pour bien comprendre l’attachement viscéral des « anciens des années 60-70 » aux principes d’unité et de cause commune, il faut connaître le prix qu’ils ont dû payer chacun et chacune, pour le progrès du pays: leur jeunesse, leurs études et la vocation à gravir les marches du succès et de la promotion sociale, souvent la douleur de la rupture avec les proches, le qui-vive permanent de la lutte clandestine, les longues et terrifiantes séances de tortures entre les mains de la police, loin des mobilisations droits- l’hommistes d’aujourd’hui, l’incompréhension générale. Le silence, l’héroïsme anonyme et l’immense fraternité des camarades de lutte, prêts à s’offrir en sacrifice pour se protéger réciproquement, noirs, blancs, maures, soninkés, pular, apprenant les uns des autres, chantant des chansons à l’honneur de la patrie, dans nos langues, sans jamais se qualifier ou s’identifier autrement que par leurs prénoms et surnoms, lisant et commentant à la lueur des bougies dans de minuscles chambres de quartiers populaires, livres et articles de notre histoire et de celle de peuples lointains aimés comme le leur….
Celui qui n’a pas vécu cela, n’a pas connu cette forme de socialité spontanée venue des coeurs, venue des âmes; celui là ne comprendra que difficilement la profondeur de la blessure que ressentent ceux de ces générations vis à vis du lamentable spectacle à laquelle se livrent les diviseurs de notre peuple multinational.
Nous devons retrouver la force de notre unité et combattre ensemble pour que le pays change en mieux pour tous.
Gourmo Lô, 4 août 2025
par Webmaster | 2 09 25 | Actualitès, Tribunes
La Mauritanie traverse une phase critique où les fragilités du régime actuel s’entrecroisent avec les tensions internes, les bouleversements régionaux et les accusations extérieures croissantes. Si ces faiblesses ne sont pas corrigées rapidement, elles risquent de précipiter le pays dans une profonde instabilité. En dépit d’un discours officiel affichant des ambitions de réforme, le pouvoir peine à instaurer une véritable culture de transparence et de redevabilité : les nominations clientélistes, l’absence de sanction des abus et la faiblesse du contrôle parlementaire, d’une opposition crédible alimentent une méfiance généralisée qui affaiblit la crédibilité de l’État face à ses partenaires et réduit sa capacité à répondre aux critiques. Par ailleurs, la persistance de la pauvreté, l’insécurité urbaine grandissante, l’affluence continue des émigrés, le chômage massif des jeunes et l’injustice dans la répartition des ressources nourrissent un sentiment de marginalisation, tandis que le décalage entre les déclarations officielles et la réalité vécue par les citoyens mine la confiance envers les institutions et crée un terrain propice aux protestations ou à la radicalisation. Le régime n’a pas non plus su désamorcer les tensions ethniques et communautaires ni instaurer un dialogue politique inclusif, laissant les divisions internes se transformer en leviers d’instrumentalisation qui sapent la cohésion nationale et affaiblissent la résilience du pays face aux pressions extérieures. Dans le même temps, l’instabilité régionale au Sahel ; marquée par la progression des groupes armés, la fragilité des États voisins et l’effritement des alliances sécuritaires ; accroît la vulnérabilité du pays. L’absence d’une stratégie nationale proactive pour sécuriser les frontières, moderniser le renseignement et anticiper les menaces expose la Mauritanie à des infiltrations et à un risque croissant de perte de contrôle territorial. De plus, les campagnes médiatiques et les critiques internationales sur de supposées complaisances avec certains réseaux armés ou sur des atteintes aux droits humains ternissent l’image du pays, alors que les autorités répondent souvent par le silence ou le déni plutôt que par une diplomatie offensive et une communication transparente, ce qui renforce les soupçons et affaiblit la voix de la Mauritanie sur la scène internationale. Si ces défaillances persistent, leur cumul pourrait devenir explosif : la colère sociale et les fractures identitaires pourraient se rejoindre pour provoquer une crise politique majeure, tandis que les pressions extérieures pourraient isoler le pays ou justifier une ingérence diplomatique indirecte, et qu’un affaiblissement sécuritaire pourrait faire glisser la Mauritanie vers un scénario semblable à celui de certains voisins.
Face à ces menaces, un sursaut national s’impose : il faut adopter une gouvernance plus transparente, instaurer un dialogue politique sincère, renforcer une diplomatie active et mettre en place une stratégie sécuritaire robuste et intégrée. Seule une reconnaissance lucide des risques et une action courageuse permettront de préserver la stabilité du pays, de consolider son unité nationale et d’éviter un basculement vers l’inconnu dans une région sahélienne déjà en ébullition. Je reviendrai très bientôt avec plus de détails et des preuves précises qui suscitent une inquiétude grandissante et méritent d’être connus de tous.
Haroun Rabani
par Webmaster | 29 08 25 | Actualitès, Tribunes
Le Cercle des Idées dénonce avec la plus grande fermeté les accusations fallacieuses récemment propagées par une agence de presse étrangère prétendant que la Mauritanie servirait de base arrière pour l’approvisionnement en armes et logistique à des mouvements terroristes dans la région du Sahel. Ces allégations, totalement dénuées de fondement, visent à ternir l’image de notre pays qui n’a cessé de se battre pour la paix et la stabilité au Sahel.
La Mauritanie a toujours assumé ses responsabilités dans la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et toutes les menaces terroristes transnationales. Son action reconnue auprès de ses partenaires régionaux et internationaux atteste de sa détermination à protéger ses frontières, ses citoyens et à contribuer à la sécurité dans la sous-région.
Le Cercle des Idées regrette profondément le comportement de certains de nos concitoyens qui, lorsqu’il s’agit de défendre la souveraineté globale de la Mauritanie, choisissent l’indifférence, le silence et deviennent par leur inertie les pires ennemis de la patrie : ils offrent au monde l’image d’un front intérieur fragilisé au moment où la patrie attend l’unité de son peuple face à son ennemi.
Il est du devoir moral et patriotique de chacun de placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des ambitions personnelles ou des querelles partisanes. La sécurité, l’unité et l’honneur de notre pays ne sauraient être sacrifiés sur l’autel de calculs partisans et égoïstes.
En tout état de cause, le Cercle des Idées s’engage desormais à dénoncer publiquement avec la même vigueur non seulement les campagnes hostiles venues de l’extérieur, mais également les comportements coupables de nos acteurs politiques et de nos concitoyens dont l’indifférence ou l’opportunisme révèle une dangereuse antipathie pour leur propre patrie. Il est temps que chacun assume ses responsabilités et sache que défendre sa patrie n’est pas un choix, mais un devoir absolu de tout son peuple.
Nouakchott, le 29/08/2025
Le Bureau Exécutif du Cercle des Idées