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Samba Thiam :J’avais promis, suite à mon retrait des journées de concertation, de revenir sur un certain nombre de choses!

J’avais promis, suite à mon retrait des journées de concertation, de revenir sur un certain nombre de choses, notamment sur certaines reformes, les concertations, le sens et les limites mêmes de la démarche du ministre.

Nous y voilà !

Je le fais après lecture et du rapport final de 123 pages de la Commission Nationale des Etats généraux de l’Education et de la synthèse finale des Ateliers régionaux .

D’abord arrêtons-nous un instant sur la réforme de 1999, réforme la plus vicieuse ,la plus inique, la plus anti-nationale de toutes, s’il en fut ! Elle naît dans le contexte du système à filières; filière arabe obligatoire pour tous les enfants arabo-berbères, et filière bilingue où, pour l’essentiel, se retrouvent orientés les écoliers négro-africains. Système à filières concomitante à l’expérience de l’ILN, arrivée presque à terme( 5ème année, devant être généralisée à la 6eme, en raison même de son plein succès- taux de réussite situé entre 70 et 80 % -), et qui remplacerait donc ce système à filières…A un an de l’échéance, voilà qu’on arrête tout, brutalement, et qu’on change d’orientation, contre tout bon sens…Et sans explication aucune!

Pour quelles raisons ou quelle motivation arrête-t-on une expérience satisfaisante à tous points de vue, se demanderont les hommes de bon sens ?

L’explication réside à la fois et dans l’échec patent de la filière arabe qui était dans l’impasse, et dans l’idéologie chauvine : enseignement du hassanya et non de l’arabe littéraire, incompétence des Professeurs des sciences à dispenser correctement les cours dans cette langue, et qui finiront par être relevés et reversés dans la diplomatie, étudiants envoyés à l’extérieur incapables de suivre les cours! Idéologie chauvine-raison principale -qui choisit , à la faveur du traumatisme subie par les négro-africains suite à une répression féroce, de liquider tout legs colonial et d’imprimer le choix d’une Mauritanie arabe, exclusivement, qui passe par l’assimilation du groupe dit minoritaire, conformément à la loi de proximité en sociologie. C’est pourquoi, au lieu de se limiter à corriger les défaillances de la filière arabe par le rétablissement de l’enseignement des matières scientifiques en français-chose normale et légitime-, comme ils le firent, ils décidèrent aussi et surtout de pénaliser, par la même occasion, les enfants pulaar, sooninko et wolofs en dispensant l’enseignement de toutes les matières littéraires en arabe ( Philos, histoire, géographie, langue , morale, instruction civique et religieuse),affectées de coefficients qui défient l’entendement. Pire ils décidèrent de supprimer l’ILN et son expérience à succès, à un an de l’échéance fixée pour sa généralisation et l’officialisation des langues pulaar, sooninke et wolof !

Voilà pourquoi, depuis 1999 c’est l’échec massif en milieu négro africain, dans les examens et concours, conduisant aux abandons massifs de l’école. Cela fait 22 ans que ça dure, les dégâts sont incommensurables… Ceci, l’exposé de la 1ère journée des Concertations nationales, portant sur le diagnostic du système, le passe sous silence…Il fait table rase du succès de l’expérience menée par l’ILN …Le problème d’équité est posé, certes, mais il l’est sous l’angle d’équité du genre et de classes, au sens de P Bourdieu. L’exposé tout comme le rapport final de synthèse tait l’iniquité ou l’inégalité structurelle du système devant l’accès au Savoir entre enfants à la base, beaucoup plus grave ( 2 langues étrangères au sens pédagogique du terme, imposées aux uns au départ du processus d’apprentissage .)

Que retenir à la fois et de ces journées de concertation et du rapport final ?

Dans le libellé des rapports quelque chose frappe tout de suite après lecture : la formulation des conclusions partielles avec l’usage répétitif de termes comme ‘’ la plupart’’ recommandent que, ’’la majorité’’ retient que…Et vu l’absence ,flagrante, d’une juste représentativité des communautés nationales dans le choix des participants, on devine aisément où se situe la ‘’majorité’’ …Mais l’on sait ‘’qu’il n’y a pas de majorité en matière de vérité’’ ; tout comme il n’y a pas de majorité en matière d’identité. Rien n’est plus faux que de croire (ou faire croire)que l’avis majoritaire est forcément le plus juste, le plus bon. C’est un raisonnement spécieux et pernicieux .Il n’y pas de majorité en matière de vérité, encore une fois. Du reste, dans ce genre de conclave c’est le consensus qui doit être requis ou de mise et rien d’autre.

A noter, par ailleurs, le flou sur lequel ‘’surf’’ les rapports concernant le statut des langues négro-africaines; tantôt on parle de ‘’langues d’enseignement’’, tantôt de langues de communication’’ tout court, ou de langues ‘’devant faciliter les apprentissages’’, c’est-à-dire de facilitation pour l’acquisition d’autres langues. Tantôt c’est l’arabe qui est la langue principale d’enseignement, tantôt ce sont toutes les langues qui le sont !!!

‘’Sur la langue d’enseignement, la majorité des participants a insisté sur les langues maternelles comme moyen le plus efficace pour véhiculer les sciences modernes. A cet effet la langue arabe, en tant que langue nationale devrait être la langue d’enseignement des SMT( les sciences ), sans négliger le rôle que pourraient jouer les autres langues nationales dans la promotion de ces matières.’’(fin de citation -page 109).Ca dit ce que ça dit, ambigüité à dessein !

L’ opinion et le bon sens exigent, clairement et sans ambages, que les langues nationales pulaar, soninke et wolof soient des langues officielles et dans lesquelles on enseigne, pour donner les mêmes débouchés que la langue arabe .Toute équivoque doit être levée à ce sujet. Pourquoi le Maroc et l’Algérie , depuis 2002, reconnaissent-ils leur diversité culturelle et officialisent-ils la langue berbère tamazight, et la Mauritanie se cabre ou hésite à le faire pour nos langues ? Au nom de quelle logique ?

…Quelque part dans les rapports, on parle de commencer les langues maternelles dans le pré-scolaire , à la maternelle. C’est une supercherie ! Les classes maternelles existent à peine à Nouakchott où elles sont rarissime, à fortiori à l’intérieur du pays ! Non, il faut reprendre l’expérience de l’Institut là où on l’avait laissée …

Cette réforme, menée tambour battant tombe comme un cheveu dans la soupe , au regard du dialogue en perspective; à moins que …A moins d’indiquer, en sourdine, un rétropédalage dans la volonté politique ‘’d’en haut’’ d’organiser les fameuses ‘’concertations-dialogue’’. Bref , à certains égards et au vu du timing, l’idée de mener cette réforme paraît suspecte !

Toujours dans le rapport final, une sorte de dilemme transparaît dans les termes de choix ; démocratisation de l’enseignement et qualité, ouverture à la modernité et ‘’enracinement dans notre authenticité’’, c’est-à-dire dans nos valeurs traditionnelles islamiques qui , on le sait ,sont adossées au droit musulman lui-même assis sur la charia islamique …du 6ème siècle !

Les auteurs du rapport ne semblent pas prendre conscience du caractère antinomique de ces deux orientations : la charia-source de notre Droit-et l’orientation moderne .La seconde s’oppose à la philosophie socle même de la pensée libre et libérée. Le questionnement philosophique , dit-on , ne présuppose rien sans examen de la raison , alors que le conservatisme réligieux, dogmatique, bride la pensée …Dichotomie ! Ne pas penser est plus dangereux que penser ( pensée critique}, nous dit Anna Arendt .

Alors que nous avons toutes les difficultés du monde à concilier ces termes de choix , les voilà qui parlent d’intégrer le préscolaire, l’enseignement originel , et envisagent la prise en charge des personnes handicapées, ( chose que même les Etats-Unis n’arrivent pas à résoudre). Il faut savoir ce qu’on veut et ce qu’on peut …Qui trop embrasse mal étreint dit le proverbe !

Que penser de la tentative du ministre à mener, en solo, cette réforme ?

J’avoue, pour ma part, être admiratif de la foi ou de l’enthousiasme débordant de ce ministre qui croît possible de mener et réussir, en solo, la réforme du secteur éducatif. Il ne voit pas ou refuse de voir que c’est le ‘’ tout entier’’ qui s’est écroulé…Il ne perçoit pas qu’ ’’il n’y a plus d’Etat depuis la réorganisation judiciaire sous Haidalla des années 80’’,( dixit : Isselmou ould Abdel kader). Chose que confirme amplement Abdallah Sidya Ebnou – grand commis de l’Etat- dans son ouvrage intitulé ‘’quarante ans au service de l’Etat mauritanien’’ – véritable réquisitoire contre les régimes militaires, cause première de cette déliquescence de l’Etat. Ould Ebnou y relate quelques anecdotes , comme la réponse que lui fit, sans gêne , l’agent chargé du bureau des Archives nationales : les documents que vous demandez n’existent pas ! Puis cet administrateur qui jette les archives dans la cour pour faire de la place ; à noter que d’autres les brûlent… Le Ministre ne semble pas prendre conscience de l’ampleur des dégâts mais surtout du désordre, pour ne pas dire de l’anarchie générale qui règne partout dans ce pays ; de la circulation routière et urbaine au plus haut sommet de l’administration ; et ce, pourtant, jusques dans son propre secteur -l’Education elle-même- ! En effet , combien d’Enseignants flottent sans rien faire ,alors que les besoins sont là ? combien sont détachés pendant que des écoles en manquent et qu’on parle d’en recruter 6000 ?

Combien sont dans leurs boutiques et continuent à émarger ? et ceux-là, censés être dans les classes , combien sont assidus ? Combien de faux diplômes à la fonction publique qu’on n’ose pas nettoyer, pour ne pas fâcher X ou Y ou tel électorat ? Je pourrai répéter ce tableau, à loisir, dans le secteur de la santé, de l’administration générale, de la Justice , des sociétés d’Etat, de l’Armée, partout …Dans ses propres bureaux du ministère où je me suis aventuré , par accident , lors de notre rendez-vous privé ,je suis tombé sur deux dames qui dormaient , à points fermés, sur le plancher ! Et ceci , on ne le rencontre pas qu’au ministère de l’Education seulement … La corruption gangrènne tout , jusqu’aux bureaux des Examens et Concours …Il n’y a plus de suivi rigoureux du personnel, et la multiplication des Inspecteurs jusques dans les départements est une fausse solution.

Bref, le mal est général et profond, au point qu’il est utopique de songer à redresser un secteur isolé. Pour réussir le redressement il eût fallu que, dans un vaste mouvement d’ensemble impulsé d’en haut, tout se redressât en même temps .Ce n’est pas hélas le cas pour l’instant. Dans le secteur de l’Education, comme dans celui de l’administration générale, nous avons besoin, pour nous relever, de l’aide de la coopération internationale et d’un retour de la vieille génération au moins pour une tutelle deux ans ! les dégâts sont énormes et le mauvais pli pris, profond…

Maintenant que dire des solutions , des bonnes solutions ?

Elles doivent, à mon sens, toutes- si toutefois le vivre-ensemble demeure le cap-, reposer sur le constat que nous sommes un assemblage de peuples , agrégés par la seule volonté du colon. Nous ne sommes pas encore une nation , que l’on cherche à forger par l’assimilation forcée. Nous appartenons à deux espaces géographiques, deux aires culturelles différentes, deux entités politiques historiques distinctes, deux récits nationaux , deux peuples, en un mot, aux traditions et habitudes mentales différentes .

Toutes solutions imaginées, pour être viables et durables, doivent découler de cette réalité têtue de notre Diversité et Identité plurielle.

Par dessus tout, une question essentielle – presque existentielle- qui précède toutes les autres, demeure: voulons -nous réellement changer ?

That’s is the question !

21 Novembre 2021

Samba Thiam

Nouveau projet de l’USAID en Mauritanie

L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a lancé un nouveau projet de lutte contre l’extrémisme violent en Mauritanie. Le projet, Tamkeen, qui signifie autonomisation en arabe, sera mis en œuvre sur cinq ans (2021-2026) avec un budget de 7 millions de dollars et ciblera les jeunes et les femmes à risque d’être recrutés et ciblés par des groupes extrémistes violents en Mauritanie, en particulier en Mauritanie. huit régions : Adrar, Hodh el Chargui, Hodh el Gharbi, Guidimakha, Assaba, Trarza, Tiris Zemour, et la capitale, Nouakchott.

Tamkeen sera mis en œuvre par le partenaire de l’USAID, FHI 360, et sous la direction du gouvernement de la République islamique de Mauritanie. Tamkeen encouragera le changement social et civique en plaçant les jeunes Mauritaniens à l’avant-garde de la promotion d’alternatives prosociales à l’extrémisme violent en poursuivant trois objectifs : 1) créer des réseaux de jeunes et de groupes communautaires ; 2) créer des espaces sûrs où les jeunes peuvent interagir et acquérir des compétences en leadership ; et 3) lutter contre les effets d’isolement et la vulnérabilité aux risques créés par la désinformation qui a été particulièrement accrue pendant la pandémie de COVID-19 et peut rendre les jeunes plus vulnérables à l’extrémisme violent.

Le projet Tamkeen vise à avoir un impact positif sur les jeunes mauritaniens en leur donnant le leadership et les compétences de vie pour subvenir à leurs besoins de manière indépendante. Tamkeen renforcera la confiance en soi des jeunes mauritaniens et les encouragera à s’impliquer dans les processus de prise de décision dans les communautés, avec le gouvernement local et dans leurs foyers. Parmi ses différents objectifs, Tamkeen travaillera avec 100 jeunes leaders dans huit régions pour créer 13 centres communautaires de jeunes, atteignant des milliers de jeunes dans toute la Mauritanie.

Lisa Washington-Sow, responsable du programme pays pour l’USAID Mauritanie, déclare : « Nous espérons que le projet Tamkeen de l’USAID aura des impacts positifs sur la jeunesse mauritanienne en utilisant des approches pour renforcer la cohésion sociale à travers les leaders de la jeunesse, tout en travaillant avec le gouvernement ainsi qu’avec les organisations internationales qui soutiennent la société civile mauritanienne.

Source:Ambassade des États-Unis.

Comment je juge la qualité des débat politique dans notre pays en Mauritanie en général ?

news rim

Abdelaziz Deme

Mon jugements avec certains compatriotes est sans appel sur les hommes politiques, Il n’y a pas de débat d’idée, il n’y a qu’un débat d’ego, une guerre de pouvoir et d’argent et de retournement de vestes.

Le sens et la réflexion, les analyses structurées et logiques ont disparu du débat politique et ont été remplacés par l’émotionnel, le médiatique.

Le débat politique dans notre pays, la Mauritanie n’existe pas vraiment. Ceux qui ont la parole et ceux qui font l’opinion, pensent tous à peu près la même chose.  La démocratie qui nous est due devrait permettre à d’autres idées politiques de se faire entendre.

Je souhaiterais que la Mauritanie notre patrie retrouve sa souveraineté pour redonner un sens à la politique, et qu’elle ne soit plus soumise à l’argent et la course des marchés publics, Les dirigeants politiques ne savent pas débattre. Ils ne savent que critiquer ce que dit l’autre. Ce type de comportement n’aide pas les mauritaniens à débattre de la politique. La révolution digitale comme les groupes whatsapps que nous connaissons aujourd’hui avec des outils et des réseaux qui permettent l’interaction entre les gens, devrait redonner du sens au débat politique à condition qu’ils soient intégrés dans le fonctionnement de notre petite très petite démocratie. Mais peu d’hommes et de femmes politiques en perçoivent l’intérêt souvent parce qu’ils ou elles n’y comprennent rien et donc en ont peur, et rejettent l’innovation ou la subissent.

Y a-t-il encore un débat politique ?

Les parlementaires, les responsables gouvernementaux, sont trop monocolores (beaucoup d’apprentis politiciens ) et pensent de la même façon. Une plus grande diversité, issus de la société civile, élargirait le débat. Mais à quoi bon un débat politique lorsque les décisions, dans les faits, sont prises par des hauts fonctionnaires souvent très loin de la réalité et du quotidien des mauritaniens et très binaires dans leurs raisonnements.

Le débat se résume à du spectacle et à un jeu de ping-pong de petites phrases et d’idées simplistes.  Le débat politique a touché le fond et les partis politiques et l’opposition ne jouent plus leur rôle. Le sens et la réflexion, les analyses structurées et logiques ont disparu du débat politique. Les médias  font trop de place aux polémiques et aux divisions. Il faut créer des instances pour rapprocher les points de vue et écouter les autres, avec leurs différences avec  des analyses argumentées sur les grandes décisions politiques d’actualités.

Abdoulaziz DEME

GIZ pleurée par la Plateforme des Acteurs du Littoral et de la Mer

Dr Sidi El Moctar Taleb Hamme

La Société Mauritanienne de la Biodiversité et des Ecosystèmes Marins et Littoraux remercie vivement la Direction de l’Evaluation et du Contrôle Environnemental/MEDD pour son invitation à prendre part, ce mardi 16 courant, à la « Conférence de la Plateforme des Acteurs du Littoral et de la Mer (PALM)» sur le thème « Gestion de la Biodiversité Marine et Côtière : Bilan et Perspective ».

En attendant la sortie des résultats de cette réunion (rapport, acte, etc.), je me permets de partager, avec le public, les quelques constats ayant un rapport avec la communication planification spatiale maritime et l’étude de capitalisation des expériences des OSCs impliqués l’exploitation et la conservation des territoires et des ressources côtières et marines.

Sur le plan de la recherche scientifique, on semble reconnaitre, outre mesure, les contributions du Projet BGP et des sociétés d’exploration pétrolière et gazière en ce qui concerne les connaissances sur la biodiversité marine et côtière en Mauritanie. L’argent et la technologie de pointe ont, certes, eu leur effets ou permis une valeur ajoutée incontestable dans le traitement de gisements de données historiques réalisées soit par des institutions mauritaniennes, soit avec l’appui d’autres acteurs scientifiques dans le cadre de la collaboration bi et multilatérale.

Le cadre institutionnel et réglementaire en place, continue d’être source de conflits de compétences entre les principales parties publiques impliquées dans la gestion de l’environnement (établissement de normes et exécution de tâches pratiques) et un frein pour l’exécution de plusieurs projets quand ils relèvent de secteurs différents. Les insuffisances observées dans le domaine de la coordination et de la concertation malgré l’existence d’organes créés à cet effets, font partie d’autres obstacles institutionnels diagnostiqués dans le cadre du processus d’élaboration du Plan National d’Adaptation au changement climatique (PNA). C’était là l’occasion, pour l’assistance, de regretter le retard pris pour instituer officiellement la plateforme des acteurs du littoral et de la mer qui réunit aujourd’hui ce nombre important de participants.

Au niveau du renforcement des capacités, la satisfaction des résultats est au comble, notamment chez les OSCs représentés à la réunion. Malgré cela, personne ne peut affirmer que les parties prenantes dans la gestion environnementale (Administrations, secteur privé et société civile) disposent aujourd’hui d’un noyau du suffisant en nombre et qualité dans le domaine du thème fédérateur de biodiversité marine et côtière ;

Considérer le « littoral mauritanien comme une seule entité», est une vision qui tarde à se concrétiser malgré l’usage générique de vocables tels que ‘’systémique’’, ‘’intégré’’, ‘’ inclusif’’, etc. En conséquence, la planification spatiale maritime restera tributaire d’une planification et une conception de politiques et stratégies qui mettent en jeu l’aménagement du territoire et concilie l’ensemble des usages au niveau de l’espace compris entre 20-50 km au-delà de la limite du littoral vers le contint et le dernier point, vers le large, de la ZEEM ;

Les projets financés dans le cadre de l’environnement devront, désormais, servir le développent du pays et aider celui-ci à satisfaire ses engagements en vertu surtout de la Convention de la Diversité Biologique (CDB) et de la Convention-Cadre des Nations Unies pour le Changement Climatique (CCNUCC). En d’autres termes, il n’est plus tolérer pour la Mauritanie d’ignorer ou de prendre à la légère :
– la question du changement climatique (adaptation du CC et gestion des risques de catastrophe) ;
– la nécessité de création d’une institution spécialisée, capable de fournir les données et connaissances scientifiques et techniques dont les acteurs en ont besoin pour accomplir leurs missions respectives ;
– le besoin de créer une synergie entre les institutions nationales de recherche scientifiques et de promouvoir une culture environnementale en renforçant l’éducation environnementale et encourageant des filières au niveau de l’enseignement moyen et supérieur.

Enfin, j’ai remarqué combien les anciens partenaires étaient contents de la coopération allemande et combien ont-ils pleuré le retrait ou départ de la GIZ et exprimé leur étonnement face à une décision comparable à celle de changer un cheval qui gagne.

Quant à moi, le gouvernement en gestation en Allemagne autour d’un noyau d’écologistes, pourra bel et bien constituer un espoir quant à un regain d’intérêt pour l’environnement et ses acteurs, en général et la Société de la Biodiversité et des Ecosystèmes Marins et Littoraux, en particulier.

Dr Sidi El Moctar Taleb Hamme
Président de l’association dénommée « Société Mauritanienne de la Biodiversité et des Ecosystèmes Marins et Littoraux ».

Mince alors, on est vraiment mal barré !

Résumons: nous africains n’émettons que 3% de gaz à effet de serre , et nous en subissons le plus les effets négatifs du réchauffement ( si j ai bien compris ). Et les gros pollueurs se font tirer l’oreille pour nous dédommager, bizarre que l’écologie aie des termes trop scientifiques peu compréhensible pour les citoyens lambdas que nous sommes, peut être est-ce fait exprès?

Ils polluent , bousillent et on doit mendier, négocier une minable compensation, dire merci ensuite !!!!! Mince alors on est vraiment mal barré !

La révolution viiiiite , la vraie , pas celle des printemps arabes !!!!

Le pays vit une période extrêmement difficile et potentiellement explosive .

UFP/DECLARATION:

Les alertes et des plaintes venues de partout, préviennent d’une dégradation continue des conditions de vie et d’existence réelles des populations, dans un contexte de persistance de la pandémie et d’accroissement des risques de généralisation du chaos engendré par les guerres à nos frontières Est et Nord.

Nous devons tous prendre conscience de la gravité des périls sur la paix et la stabilité de notre pays

Le pays vit une période extrêmement difficile et potentiellement explosive .

Sur le plan économique et social, la crise est patente et se traduit par un effondrement du pouvoir d’achat non seulement des populations traditionnellement les plus vulnérables( les ouvriers, les paysans, les sans emplois… des secteurs formels et informels) mais aussi, de plus en plus massivement, les classes moyennes, dont le désarroi est immense. Les prix des denrées de première nécessité ne cessent de flamber rendant de plus en plus inaccessibles les produits alimentaires , particulièrement à de larges couches de la population aux maigres revenus.

Le chômage frappe de plein fouet les forces vives du pays, les jeunes et les moins jeunes. Face à cette situation, les mesures prises par les pouvoirs publics restent insuffisants et sans réels effets sur les conditions de vie de la majorité.

L’absence de rupture visible et assumée avec la gestion désastreuse de la décennie écoulée aggrave la situation non seulement sur le plan économique mais aussi social et politique.

La gabegie persiste et même s’accentue dans certains secteurs. Des responsables de détournements de biens publiques sont reconduits dans de hautes fonctions

Il est, par ailleurs, à craindre que la poursuite de la pratique et de mesures de discrimination exposent le pays à une grave crise identitaire et affectent gravement les rapports entre les communautés et groupes sociaux qui en sont les principales victimes -et l’État.

Au plan politique, l’esprit d’apaisement manifesté par le Président de la République et qui avait suscité beaucoup d’espoir au sein de la classe politique et dans l’opinion publique connaît de graves entorses qui risquent d’entamer la confiance dans le dialogue national convenu entre toutes les parties prenantes de la vie politique et sociale.

Ainsi en est-il de l’adoption récente de la loi dite sur les  » symboles nationaux » dont le report, lors de la précédente session parlementaire, avait suscité l’espoir de l’adoption par les députés, d’une nouvelle loi, sur une base consensuelle.

Malheureusement, la majorité parlementaire a préféré rompre avec l’esprit de compromis qui régnait à l’Assemblée Nationale depuis l’adoption de la Commission d’enquête Parlementaire et la coopération face à la Covid-19. Le passage en force et l’esprit d’hégémonie de la part de la majorité à travers le vote de cette nouvelle loi potentiellement liberticide, mettent en danger la politique d’apaisement et pousse au retour à l’esprit de confrontation et de surenchère.

Tout le monde convient de l’urgence vitale d’une réforme de l’enseignement et, certes, le département concerné est dans son rôle de la préparer. Mais, il était de la responsabilité politique du gouvernement de veiller à l’agencement judicieux des événements nationaux et à ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Aussi, les débats parfois débridés, suscités à l’occasion de cette concertation ont davantage contribué à augmenter les tensions dans le pays qu’à raffermir le climat d’apaisement nécessaire au dialogue national inclusif attendu.

Fort heureusement notre pays a tous les atouts pour surmonter ces problèmes et défis pour autant que les acteurs nationaux en aient la volonté politique et s’entendent sur les changements et réformes nécessaires.

Dans cet esprit, l’UFP demande:

– la prise de mesures plus efficaces pour améliorer les conditions de vie des populations mauritaniennes et pour faire face à l’impact prévisible de la sécheresse sur le monde rural et les perturbations des échanges internationaux.

Cette amélioration est indissociable de la lutte contre la gabegie et une réelle mise en œuvre des recommandations du rapport de la commission d’enquête parlementaire;

– déplore le manque de vigilance et de réactivité des autorités face aux tensions sociales suscitées parfois par l’administration elle même ;

– demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions pour mettre fin à toutes les provocations contre les populations, en particulier en rapport avec leurs droits civiques ( enrôlement) et fonciers ;

– appelle toute la classe politique, et en particulier la majorité, à prendre la mesure des défis auxquels le pays fait face, et à s’engager réellement dans la recherche du consensus national et pour créer les conditions nécessaires pour la réussite du dialogue national inclusif.

Nouakchott le. 13 /11/2021                                             La Permanence de l’UFP

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