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Boubacar Ould Messaoud, figure de la lutte antiesclavagiste en Mauritanie, est mort

La Mauritanie est en deuil après le décès survenu aujourd’hui jeudi 12 mars 2026 du légendaire et défenseur pacifique des droits de l’homme en général et de l’esclavage en particulier, le président de SOS Esclaves, en l’occurrence notre Madiba Boubacar Ould Messaoud, qu’Allah ait pitié de lui.

Boubacar Messaoud n’a pas besoin d’être présenté aux mauritaniens, eu égard à son combat de longue date et non violent mené depuis de nombreuses décennies.

Né le 15 mai 1945 à Rosso dans le sud mauritanien, le défunt est un militant associatif et homme politique mauritanien, fondateur et président de l’association SOS Esclaves Mauritanie.

Boubacar Ould Messaoud (1945-2026) était une figure emblématique de la lutte contre l’esclavage et un militant historique des droits de l’homme en Mauritanie, écrit Wikipédia, documentant son décès à ce jeudi 12 mars 2026 à Nouakchott, à l’âge de 80 ans.

Voici les points clés de son parcours :

Engagement militant : Né dans une famille d’esclaves à Rosso, il a consacré sa vie à l’éradication des pratiques esclavagistes et des discriminations raciales en Mauritanie.

SOS Esclaves : Il a fondé et présidé l’organisation SOS Esclaves Mauritanie en 1995, une ONG qui a opéré dans la clandestinité avant d’être officiellement reconnue en 2005.

Carrière professionnelle : Architecte de formation, il a également été directeur général de la Société de construction et de gestion immobilière (SOCOGIM) avant d’en être démis en 1991 en raison de son activisme politique.

Parcours politique : Membre fondateur du mouvement El Hor en 1978 et cofondateur du parti Action pour le Changement (AC), il a été arrêté à plusieurs reprises pour ses convictions sous le régime de Maouiya Ould Taya.

Distinctions : Son combat lui a valu une reconnaissance internationale, notamment le Prix des Droits de l’Homme de la République française (2010), le prix d’Anti-Slavery International (2009) et la médaille d’Officier de l’Ordre national du Mérite mauritanien en 2023.

Sa disparition est saluée comme la perte d’une « icône » et d’un « géant » du mouvement des droits humains dans la région sahélo-saharienne.

Adoption d’une Semaine nationale annuelle de la femme mauritanienne

La Ministre de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille Mme Savia N’Tehah a présenté hier mercredi 11 mars courant, à la réunion du Conseil des ministres au cours de sa réunion hebdomadaire, une communication relative aux activités commémoratives de la Journée internationale des droits des femmes.

Ces larges manifestations qui se sont déroulées dans plusieurs villes du pays et dans la capitale Nouakchott et qui s’inscrivent dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de la femme, correspondant au 8 mars de chaque année, avaient été organisées sous le haut patronage de la Première Dame, Dr Mariem Mohamed Vadel Dah.

Le Conseil des ministres supervisé par le Président Ghazouani a approuvé, après avoir pris note du considérable écho de ses commémorations,  l’adoption de la période du 8 au 15 mars de chaque année comme Semaine nationale de la femme mauritanienne.

Ce qui représente un nouvel acquis pour la femme, même s’il faut encore consacrer à la gent féminine mauritanienne toute une saison  ou un mois de chaque année pour pouvoir enraciner partout à travers le pays le combat des femmes pour l’égalité avec les hommes dans les droits et les obligations.

Quand l’accès au numérique devient une question fiscale.

Ces derniers jours, les vendeurs de téléphones manifestent pour protester contre une nouvelle taxe douanière que le gouvernement veut appliquer. Dans plusieurs marchés et boutiques, la colère gronde. Pour ces commerçants, cette mesure menace directement leur activité déjà fragile et risque de faire grimper les prix des téléphones, au détriment des consommateurs.

Mais au-delà de la protestation des vendeurs, c’est toute la question de l’accès au numérique qui est posée. Aujourd’hui, le téléphone mobile n’est plus un simple objet de confort : il est devenu un outil indispensable de communication, d’éducation, de commerce et même d’accès aux services publics. Dans un monde où l’économie et l’information passent de plus en plus par le numérique, alourdir la fiscalité sur ces outils revient à pénaliser les citoyens et à ralentir l’inclusion numérique.

L’expérience d’autres pays devrait pourtant servir de leçon. Dans plusieurs régions du monde, des tentatives de taxation ciblant directement l’usage du téléphone ou de l’internet mobile ont suscité de vastes mouvements de contestation populaire. Face à la pression de l’opinion publique et aux risques de freiner le développement numérique, certains gouvernements ont fini par reculer.

Dans certains cas, ces taxes ont même été purement supprimées, les autorités reconnaissant qu’elles constituaient un obstacle à la démocratisation des technologies et à la participation des citoyens à l’économie numérique.

Au moment où les nations cherchent à réduire la fracture numérique et à accompagner la transformation technologique, la question mérite d’être posée : faut-il taxer davantage les outils qui permettent justement le développement, l’innovation et l’accès au savoir ?

Une politique visionnaire devrait au contraire encourager l’accès aux technologies, soutenir les acteurs du secteur et faciliter l’équipement des citoyens. Car dans le monde d’aujourd’hui, l’accès au numérique n’est plus un privilège : c’est une nécessité.

Le rôle joué par la Première Dame à travers ses initiatives visant à soutenir les femmes mauritaniennes salué par la MASEF

La Journée internationale des droits de la femme, célébrée cette année sous le thème: «Droits, équité et travail pour toutes les femmes et les filles», a été commémorée  hier dimanche 8 mars courant dans la soirée dans la capitale mauritanienne Nouakchott.

Cet événement, supervisé par la Première Dame, Dr Mariem Mohamed Fadel Dah, en compagnie de la Ministre de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille, Mme Savia Mint N’Tehah, vise à mettre en valeur la place des femmes mauritaniennes et à valoriser leurs contributions à la construction de la société et au soutien du processus de développement national.

Mint N’Tehah a salué à cette occasion, le rôle joué par la Première Dame à travers ses initiatives visant à soutenir les femmes mauritaniennes, à défendre leurs causes et à renforcer leur présence dans différents domaines du développement.

L’autonomisation des femmes dépasse aujourd’hui les cadres traditionnels pour s’étendre à l’espace numérique, en mentionnant le lancement de la plateforme numérique « Mauritaniennes », qui vise à faire connaître les contributions des femmes mauritaniennes et à mettre en avant leurs expériences inspirantes, a déclaré la ministre.

Cette cérémonie est également l’occasion de rendre hommage à un certain nombre de personnalités féminines exceptionnelles, ainsi que de lancer un nouveau mécanisme adopté cette année par le secteur pour honorer les femmes dans leur milieu de travail ou au sein de leur famille, en reconnaissance de leur dévouement et de leur contribution au service de la communauté, a ajouté Mint N’Tehah.

La ministre a également annoncé le lancement de l’initiative « Semaine nationale de la femme », qui permettra aux différentes moughataas du pays d’organiser des événements commémoratifs sous le haut patronage de la Première Dame.

Le programme de la cérémonie comprend la projection d’un film documentaire retraçant les principales avancées réalisées en faveur des femmes au cours des dernières années, ainsi qu’une représentation théâtrale illustrant le rôle central que jouent les femmes dans l’éducation des générations futures et la création d’un environnement sûr leur garantissant une vie digne.

La cérémonie s’est déroulée en présence de :

la ministre conseillère à la Présidence de la République Mme Aissata Yahya Ba,

la ministre de la Fonction publique et du Travail, Mme Mariem Mint Beidiel Ould Houmeid,

la ministre du Commerce et du Tourisme, Mme Zineb Mint Ahmednah,

la ministre du l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, Mme Naha Bint Hamdi Ould Meknass,

la commissaire à la Sécurité alimentaire, Mme Fatimetou Mint Mahfoudh Ould Khattry,

le secrétaire général du ministère du l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille,

le wali de Nouakchott-Ouest, le hakem de Tevragh Zeina,

le vice-président de la Région de Nouakchott,

le maire de Tevragh-Zeina,

les députés du département,

certains membres du corps diplomatique accrédités en Mauritanie.

8 mars : le dévouement constant des femmes mauritaniennes et le rôle central dans la construction d’une famille soudée, saluée par la Première dame

La Première dame, Dr Mariem Mohamed Fadel Dah, a adressé ses hommages et sa gratitude aux femmes mauritaniennes, saluant leur dévouement constant et leur rôle central dans la construction d’une famille soudée, d’une société solidaire et d’une nation qui envisage l’avenir avec confiance.

Dans un discours prononcé à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, la Première Dame a souligné que l’autonomisation des femmes est un choix national qui renforce la stabilité et soutient le processus de développement durable.

Je rends hommage avec fierté et admiration en cette Journée internationale des droits de la femme, qui coïncide cette année pendant le mois béni du ramadan, aux femmes mauritaniennes, où qu’elles se trouvent, en reconnaissance de leur dévouement constant et de leur rôle central dans la construction d’une famille soudée, d’une société solidaire et d’une nation qui envisage l’avenir avec confiance, a-t-elle déclaré dans un discours prononcé à cette occasion.

Toujours selon elle, le 8 mars est une occasion de leur rendre un hommage appuyé et de leur renouveler notre engagement.

Nous célébrons les réalisations des femmes et réitérons notre détermination à promouvoir la justice sociale et l’égalité des chances, et à garantir leur pleine participation dans tous les domaines de la vie, a poursuit la Première dame.

Les femmes mauritaniennes ont prouvé leur capacité à réussir et à assumer des responsabilités dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’administration, de la production et du travail communautaire, confirmant ainsi qu’elles sont des partenaires essentielles dans le processus de développement national, a ajouté Dr Mariem.

Et de dire : convaincue que l’autonomisation des femmes est un investissement dans l’avenir du pays, l’État continuera de soutenir la présence des femmes aux postes de décision, de promouvoir les projets et les coopératives féminines et d’offrir des possibilités de formation et de financement, en particulier dans les zones rurales.

Et de conclure : l’autonomisation des femmes n’est pas un slogan, mais un choix national qui favorise la stabilité et le développement durable.

8 mars : quand la solidarité devient une force de transformation en Mauritanie

À Tékane, en Mauritanie, la solidarité n’est pas un mot. C’est une action collective. Depuis plusieurs mois, une alliance discrète mais déterminée réunit des acteurs engagés autour d’un objectif simple : permettre aux femmes d’accéder à la santé, à l’autonomie économique et à une reconnaissance pleine dans leur communauté.

Cette dynamique rassemble ACTUME, la CNASS, Debbo Consulting, autour d’un projet commun : renforcer l’autonomie de la coopérative des femmes de Tékane.

Une action concrète pour la santé des femmes

En février 2026, la mission humanitaire d’ACTUME a permis de franchir une étape importante. Grâce à la collaboration avec la Caisse Nationale de Solidarité en Santé (CNASS), une adhésion villageoise structurée a été organisée pour les femmes de la coopérative et leurs familles. ACTUME prendra en charge la cotisation annuelle, permettant à près de 400 femmes et plus de 1 000 bénéficiaires d’accéder à une couverture santé. Derrière ces chiffres, il y a des réalités simples mais essentielles : des consultations accessibles, des médicaments disponibles, et la sécurité de pouvoir se soigner sans basculer dans la précarité.

Quand santé, autonomie et savoir-faire avancent ensemble

Mais l’impact ne s’arrête pas là. Le projet « Wawandde Horemom – Autonomisation de la Coopérative des Femmes de Tékane » agit aussi sur les leviers économiques et sociaux :

  • un centre de santé communautaire renforcé,
  • une pharmacie communautaire mieux structurée,
  • un jardin de plantes médicinales valorisant les savoirs locaux,
  • des formations entrepreneuriales pour développer les activités des femmes.

Avec l’accompagnement de Debbo Consulting, les produits issus du travail des femmes – agricole, maraîchers, plantes, artisanat – seront valorisés à travers des outils de communication et de commercialisation équitables.

Une synergie qui change les choses

Cette initiative montre une réalité souvent oubliée : le développement durable naît de la collaboration. Associations, institutions nationales, entreprises sociales et partenaires techniques travaillent ensemble pour créer des solutions adaptées aux communautés. Chaque acteur apporte une pièce du puzzle : la santé, l’accompagnement entrepreneurial, l’assurance maladie, la formation, la visibilité. Et au centre de cette dynamique, les femmes de Tékane, qui transforment ces opportunités en initiatives concrètes pour leurs familles et leur communauté.

Le vrai sens du 8 mars En cette Journée internationale des droits des femmes, l’histoire de Tékane rappelle une chose essentielle : Les avancées ne viennent pas seulement des discours. Elles naissent des alliances, de la confiance et d’actions concrètes sur le terrain. Quand des femmes se lèvent pour entreprendre, et que des femmes et des hommes s’engagent à leurs côtés, alors la solidarité devient une véritable force de transformation.

Le 8 mars nous rappelle une chose essentielle : lorsque les femmes avancent, ce n’est jamais seules… et c’est toute la communauté qui progresse avec elles.

Aminata Kane

Expert en Communication 

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