par Webmaster | 13 05 26 | Actualitès, Tribunes
La Mauritanie traverse une époque délicate. Les tensions sociales, les frustrations accumulées, les discours de rupture et les radicalités identitaires occupent désormais une place importante dans l’espace public. Les réseaux sociaux amplifient les colères, simplifient les débats et enferment chacun dans son propre camp. Dans ce climat, certains choisissent l’exagération permanente, d’autres cultivent la peur, d’autres encore transforment les blessures réelles en instruments de confrontation politique. Pourtant, aucun pays ne se construit durablement contre lui-même.
La question haratine se situe au cœur de cette épreuve nationale. Elle ne peut être ni niée, ni caricaturée, ni instrumentalisée. Les Haratines ont porté le poids d’injustices historiques profondes. Cette réalité appartient à la mémoire nationale et personne de sérieux ne peut prétendre l’effacer. Pendant longtemps, une partie importante de la population est restée éloignée des centres de pouvoir, des opportunités économiques, de l’éducation de qualité et des mécanismes de promotion sociale. Les séquelles de cette histoire continuent d’exister dans les mentalités, dans certaines structures sociales et dans les inégalités visibles entre territoires et catégories sociales.
Mais reconnaître cette réalité n’implique pas de transformer la société mauritanienne en champ de guerre identitaire permanent. Le courage politique consiste précisément à tenir ensemble deux vérités : l’existence d’injustices réelles et la nécessité absolue de préserver l’unité nationale. Ceux qui refusent de voir les discriminations se trompent. Mais ceux qui présentent la Mauritanie comme une coexistence impossible entre communautés se trompent tout autant.
Le pays avance, parfois lentement, parfois imparfaitement, mais il avance. Il suffit d’observer l’évolution de l’administration, de l’armée, de l’université, des médias ou encore des institutions publiques pour constater que des changements profonds sont intervenus au cours des dernières décennies. Les Haratines occupent aujourd’hui des positions qu’ils ne pouvaient atteindre autrefois. Des cadres émergent, des entrepreneurs réussissent, des intellectuels s’imposent dans le débat public, une nouvelle génération prend confiance en elle-même et revendique sa place avec légitimité. Cette transformation n’est pas un hasard. Elle est le résultat des combats menés par des militants, des réformes engagées par l’État et d’une évolution progressive de la société.
Sous la présidence de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, cette dynamique a connu une accélération notable à travers des politiques sociales plus ambitieuses, des programmes de lutte contre la pauvreté et une volonté affichée d’intégration économique des catégories les plus fragiles. Tout n’est évidemment pas réglé. Les attentes restent immenses. Mais nier les avancées reviendrait à décourager toute perspective de réforme pacifique et graduelle.
La discrimination positive, qu’on l’approuve totalement ou non, a produit des effets. Elle a permis d’ouvrir des portes longtemps fermées. Elle a favorisé une représentation plus équilibrée dans plusieurs secteurs. Elle a créé des symboles importants pour une jeunesse qui a besoin de voir que l’ascension sociale est possible. Cette politique n’a pas vocation à durer éternellement. Toute discrimination positive est, par définition, transitoire. Son objectif n’est pas d’installer une société de quotas permanents, mais de corriger un déséquilibre historique jusqu’à ce qu’un niveau acceptable d’égalité des chances soit atteint.
Le véritable danger aujourd’hui vient des extrémismes de tous bords. Certains veulent enfermer les Haratines dans une identité uniquement victimaire, comme si leur avenir ne pouvait se construire que dans la confrontation permanente avec le reste de la société. D’autres réagissent à toute revendication sociale en y voyant une menace communautaire. Ces deux attitudes nourrissent la même impasse : la fragmentation nationale.
Or, aucun groupe mauritanien ne peut espérer prospérer dans un pays fracturé. Les problèmes de la Mauritanie dépassent largement une seule communauté. Le chômage frappe toutes les composantes du pays. La pauvreté touche toutes les régions. Les défis éducatifs concernent l’ensemble des familles. La question du développement, de la santé, de l’accès à l’eau, de l’emploi des jeunes ou de la modernisation économique n’épargne personne. Dans une société aussi interdépendante que la nôtre, personne ne se sauvera seul.
Il faut également avoir le courage de dire que les discours de haine produisent des dégâts profonds. Ils installent la méfiance au cœur du tissu national. Ils poussent les jeunes vers les réflexes identitaires au lieu de les orienter vers le travail, la compétence et la construction collective. Ils fabriquent une vision paranoïaque du pays où chaque décision publique est interprétée à travers un prisme ethnique ou communautaire. À terme, cette logique détruit la confiance indispensable à toute nation viable.
La Mauritanie n’a pas besoin d’une compétition des mémoires blessées. Elle a besoin d’un récit commun capable de reconnaître les souffrances sans fabriquer de nouvelles fractures. Les nations solides ne sont pas celles qui n’ont jamais connu d’injustices ; ce sont celles qui réussissent à transformer leurs blessures en projet collectif.
Cela exige de chacun un effort de responsabilité. L’État doit poursuivre les politiques d’équité sociale avec davantage d’efficacité, de transparence et de courage. Les élites doivent abandonner les calculs de polarisation qui leur offrent une visibilité immédiate mais fragilisent le pays à long terme. Les intellectuels et les médias doivent refuser les simplifications dangereuses. Quant aux citoyens, ils doivent comprendre que l’avenir national dépend d’une coexistence apaisée.
La question nationale mauritanienne dépasse largement le cadre d’un simple dialogue politique ou d’un compromis électoral. Elle touche à quelque chose de plus profond : la possibilité même de construire une communauté de destin. Aucun texte juridique, aucune conférence et aucun slogan ne suffiront si les Mauritaniens cessent de croire qu’ils partagent un avenir commun.
L’unité nationale n’est pas une formule officielle destinée aux cérémonies. Elle est une nécessité vitale. Dans un monde traversé par les conflits identitaires, les replis communautaires et les radicalisations, préserver la cohésion d’un pays fragile relève presque d’un devoir historique.
La Mauritanie a connu des tensions, des injustices et des périodes difficiles. Mais elle possède aussi des ressources considérables : une longue tradition de coexistence, des solidarités sociales puissantes, une culture du dialogue et une jeunesse qui aspire davantage à la stabilité qu’au chaos. C’est sur ces forces qu’il faut construire.
Attiser le feu est toujours plus facile que bâtir la confiance. Détruire l’idée nationale prend quelques discours ; la reconstruire demande des années. C’est pourquoi le combat contre les extrémismes doit devenir une responsabilité collective. Non pour étouffer les revendications légitimes, mais pour empêcher que la colère ne détruise le pays lui-même.
Car au bout du compte, aucune communauté ne gagnera dans une Mauritanie divisée. Mais tous les Mauritaniens peuvent gagner dans une Mauritanie réconciliée avec elle-même.
Sneiba Mohamed
par Webmaster | 6 05 26 | Actualitès, Sociétés, Tribunes
On peut schématiquement dire que la culture est un mode de vie spécifique à un groupe défini et surtout plus localisé et couvre globalement la religion, l’art les us et usages traditionnels, elle est surtout la partie immatérielle quand elle est incluse dans une civilisation comme elle peut être indépendante d’elle. La culture est souvent immatérielle (religion, art, traditions). La civilisation intègre fortement des aspects matériels (technologies, villes, lois, administration). La civilisation est perçue comme un stade plus évolué et structuré de l’organisation sociale, résultant de progrès techniques
Au Mali les Mandingues sont connus pour leur culture de musique généalogique, les griots et les divinités du serpent. On peut aussi dire la culture de pasteurs nomades Fulan et la place du Koussam et de leur totem bovin, leurs codes de conduite basés sur la discrétion et le courage, les Dogons célèbres par la chasse leur cosmogonie complexe et ses rites. La plus ancienne culture est la Culture Nok au Nigeria.
Les civilisations de l’Afrique de l’ouest sont celles de l’empire du Ghana (VIIIe – XIIIe siècle), connu sous le nom de « Wagadou, l’empire du Melli devenu Mali (XIIIe – XVIe siècle), fondé par Soundiata Keïta, il est devenu l’un des États les plus riches au monde, l’empire Songhaï (XVe – XVIe siècle), succédant l’empire du Melli, il fut le plus vaste des empires ouest-africains, détruit par l’invasion marocaine au mousqueton et son Djouder en 1591, l’empire de 1000 ans a été celui du Kanem-Bornou autour du lac Tchad, l’empire forestier d’Asante (Ghana actuel), esclavagiste et les Cités Haoussa et les mossis au Nigeria et Burkina
Sid Ethmane Khtour dit Dah
par Webmaster | 5 05 26 | Actualitès, Tribunes
J’ai vu des gens se déchirer pour une vidéo de 12 secondes.
Même langue. Même terre. Même sang.
D’ici et de là-bas, le constat est le même.
La confusion tient lieu de cap.
L’algorithme distribue les rôles : héros à l’aube, traître au crépuscule.
Nous sommes dans une aporie.
Un piège dont on a perdu la clé.
On cherche la confiance pour guérir de la misère.
Mais c’est la misère qui a tué la confiance. L’homme est redevenu un loup pour l’homme.
On cherche le silence pour calmer la meute.
Mais la meute ne vit que du bruit de l’écran.
On cherche la vérité pour éteindre le feu.
Mais la vérité meurt étouffée sous des milliers de vidéos de 12 secondes.
L’impasse est là :
Nous utilisons le poison comme remède.
Nous partageons la haine en réclamant la paix.
Nous applaudissons la sentence avant d’avoir entendu le procès.
Le cercle est parfait. Et nous tournons dedans.
Les yeux baissés sur nos téléphones. Le cœur barricadé.
Je n’ai pas de solution à crier.
J’ai une question qui m’obsède, ici comme ailleurs :
Qui a fabriqué la clé de cette prison ?
Et pourquoi la laisse-t-il entre nos mains sans nous dire qu’elle n’ouvre plus rien ?
J’espère qu’on cessera de tourner avant que le vertige nous fasse tomber.
par Webmaster | 3 05 26 | Tribunes
Je suis né de deux terres qui se touchent. Nos peuples n’ont jamais su où finit le Mali et où commence la Mauritanie. Le sable ne connaît pas les barbelés.
Aujourd’hui, quand Bamako étouffe, Nouakchott retient son souffle.
Quand les routes se ferment, ce sont des mères, des sœurs, des frères, des amis qui souffrent.
Je refuse de choisir.
Je ne peux pas haïr une partie de moi pour consoler l’autre.
Mon nom résonne en hassanya et en bambara. Mes larmes ont le même poids des deux côtés.
C’est comme vivre en résidence surveillée dans les deux.
Avoir deux maisons, et n’être pleinement chez soi dans aucune en temps de crises.
Devoir mesurer chaque mot ici et là.
Je porte deux patries, et l’on me demande chaque jour de prouver que je n’en trahis aucune.
Et en ce 3 mai, je pense à toi, Maman.
Toi la Mauritanienne qui repose à Hamdallaye (Bamako), près de mon père.
Même la terre a refusé de vous séparer.
Aujourd’hui j’ai le cœur en blocus.
Comme Bamako ils le disent !!!
Que ta tombe soit un jardin entre nos deux pays.
Que ton repos rappelle aux vivants que l’amour, lui, force tous les barrages.
À mes frères du Mali :
Je vois votre douleur. Je vois les files, la peur, la colère. Je vois la dignité d’un peuple qui tient debout malgré le blocus, malgré le deuil. Que la paix revienne.
À vous, frères mauritaniens : je vois votre inquiétude. Je vois la main tendue aux réfugiés d’hier, la crainte pour ceux de demain. Que la paix vous garde.
Aux deux peuples : Nous avons déjà connu les sécheresses ensemble. Nous avons déjà chanté les mêmes louanges, pleuré les mêmes morts, dansé aux mêmes mariages.
Aucun djihadiste, aucun politicien, aucun étranger ne pourra brûler ce lien-là.
Ne cédons pas aux chantages.
Ceux-là même qui, par leurs puissances et leurs ambitions, veulent du Sahel une zone d’instabilité permanente.
Ils nous divisent pour mieux régner. Ils arment nos frères pour mieux piller nos terres.
Mais le sable se souvient. Les tombes parlent. Nous sommes plus vieux que leurs intérêts.
Que Dieu, Allah, freinent les marchands des guerres.
Que les camions roulent, que les écoles ouvrent, que les mères dorment sans craindre le bruit des moteurs la nuit.
Je suis le produit des deux. Je ne serai jamais la division des deux.
Si vous me scrutez ici, dites-vous : « Il est nous ».
Si vous me questionnez là-bas, répondez : « Il est nous ».
Car la paix n’aura qu’un seul visage entre nous : celui d’un frère qui reconnaît son frère.
Que la miséricorde descende sur le Mali.
Que la sérénité veille sur la Mauritanie.
Et que jamais plus un fils des deux terres n’ait à craindre.
Amin. Amine. Allah y rahmo, Maman
Sissako Moktar
par Webmaster | 2 05 26 | Politique, Tribunes
Le pays tente de préserver sa propre stabilité tout en étant impacté de plein fouet par le débordement du conflit.
N’étant pas membre de l’Alliance des États du Sahel (AES), la Mauritanie refuse de se laisser enfermer dans une logique d’alignement binaire. Cette « neutralité active » est sa stratégie principale pour ne pas se faire aspirer dans le conflit. Concrètement, cela implique pour le pays de sécuriser la frontière en renforçant ses dispositifs de surveillance, utilisant drones et renseignements, mais sans pénétrer sur le territoire malien pour éviter des accusations.Cela implique également la matrise des mouvements de personnes et de biens pour empêcher l’infiltration de groupes armés.La Mauritanie exerce aujourd’hui un contrôle total, permanent et souverain sur l’ensemble de son territoire national, en particulier dans les zones frontalières.C’est un atout majeur pour elle dans une région qui fait face à une instabilité chronique.
Au-delà des tensions en dent de scie avec le Mali,la Mauritanie reste l’un des rares pays à pouvoir jouer les médiateurs. Sa stabilité et sa connaissance des communautés touaregs et sa réussite dans la lutte contre le terrorisme lui donnent une légitimité unique pour discuter avec toutes les parties, y compris certains groupes armés.
Ce potentiel de médiation de la Mauritanie dans le conflit malien repose sur la force de sa neutralité.Par ailleurs, contrairement à d’autres, aujourd’hui rejetés par Bamako, Nouakchott est l’un des derniers voisins à entretenir des canaux de dialogue avec toutes les parties.La Commission de l’Union africaine gagnerait à confier cette mission à la Mauritanie et cela d’autant plus que le pays dispose aussi de leviers spécifiques qu’il pourrait actionner à savoir les liens humains et ethniques profonds avec le nord du Mali.La communauté maure de Mauritanie partagent des routes de transhumance et des relations claniques avec les Touaregs maliens. La Mauritanie pourrait utiliser ces réseaux pour établir un contact discret avec les leaders rebelles ou même jihadistes , afin de sonder leur volonté de négocier.
Contrairement à une médiation officielle, ces contacts informels permettraient d’éviter les soupçons d’ingérence de Bamako.
Mais malgré ces atouts, la route est semée d’embûches.
Bamako est hostile à toute médiation. Il préfère une victoire militaire totale, comme le montre son retrait de la CEDEAO et son refus de discuter avec les groupes armés.
D’un autre côté,discuter avec des groupes qualifiés de « terroristes » (JNIM) est politiquement risqué pour Nouakchott, et pourrait être perçu comme une trahison par les États occidentaux.
La Mauritanie ne peut pas imposer la paix, mais elle peut créer les conditions de discussions techniques (comme elle le fait avec les commissions d’enquête) ou humanitaires (gestion des réfugiés). Elle est le seul pays pouvant encore servir de « boîte aux lettres » entre Bamako et le Nord.
En résumé, la Mauritanie est devenu un sanctuaire humanitaire, son armée un rempart défensif, et sa diplomatie un recours potentiel pour une sortie de crise régionale.
Ahmed bezeid Deida
par Webmaster | 29 04 26 | Actualitès, Economie, Tribunes
La réconciliation avec notre terre mère est même plus urgente que la réconciliation entre les hommes car notre vie dépend de notre terre. Aucune vie ne survit sur une terre morte !
Il s’agit là d’un appel à l’acte de réconciliation le plus urgent aussi réel que symbolique, aussi essentiel en substance pratique que profondément religieux.
À l’heure où les équilibres mondiaux sont bouleversés par les crises alimentaires, climatiques et géopolitiques, la Mauritanie se trouve à un tournant décisif. Continuer à dépendre massivement des importations alimentaires n’est plus seulement une faiblesse économique c’est un risque stratégique majeur.
Face à cette réalité, une décision politique forte s’impose : ériger l’agriculture au rang de priorité nationale absolue.
La Mauritanie dispose de ressources agricoles considérables : des terres exploitables dans la vallée du fleuve Sénégal, un potentiel d’irrigation encore sous-développé, et une jeunesse en quête d’opportunités. Pourtant, ces atouts restent insuffisamment mobilisés. Ce décalage entre potentiel et réalité appelle une réponse structurée, ambitieuse et mesurable.
Il ne s’agit plus de soutenir marginalement le secteur, mais de le transformer en moteur de croissance.
Cela exige des réformes concrètes : mise en place de mécanismes de financement accessibles aux agriculteurs, structuration de filières agricoles compétitives, modernisation des techniques de production, et accompagnement technique permanent.
L’expérience internationale est sans équivoque. Le Maroc, à travers le Plan Maroc Vert puis Génération Green, a démontré qu’une stratégie agricole cohérente, soutenue par l’État, peut générer croissance, emploi et sécurité alimentaire. Ce succès repose sur trois piliers essentiels : investissement massif, professionnalisation des acteurs, et développement d’infrastructures adaptées.
La Mauritanie doit s’inscrire dans cette dynamique en développant en priorité :
des systèmes d’irrigation performants pour sécuriser la production,
des routes rurales pour désenclaver les zones agricoles,
des infrastructures de stockage et de transformation pour réduire les pertes et créer de la valeur ajoutée locale,
et des centres de formation agricole pour professionnaliser les producteurs.
Mais au-delà des chiffres et des politiques, il y a une réalité humaine.
Derrière chaque agriculteur, il y a une famille, une communauté, un territoire qui lutte pour survivre. Faire de l’agriculture une priorité, c’est redonner dignité et espoir à des milliers de Mauritaniens, notamment les jeunes, souvent contraints de quitter leurs terres faute de perspectives.
Le coût de l’inaction est élevé : dépendance accrue, insécurité alimentaire, chômage rural et fragilité sociale. À l’inverse, une politique agricole ambitieuse est un levier puissant de stabilité, de souveraineté et de développement inclusif.
L’État a aujourd’hui l’opportunité historique de poser les bases d’une véritable révolution agricole.
Cela nécessite du courage politique, une vision à long terme et une mobilisation nationale.
La Mauritanie ne manque ni de terres, ni de ressources, ni d’hommes et de femmes capables de produire.
Ce qui manque, c’est une décision claire et assumée.
Faire de l’agriculture une priorité nationale n’est pas une option.
C’est une nécessité.
Et cette nécessité est urgente.
L’avenir du pays se cultive dès maintenant !
Abdoulaziz DEME
Observateur de la vie politique et économique en Mauritanie.
Le 29 Avril 2026