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Le renouvellement de la classe politique en Mauritanie.Une nécessité qui passe impérativement par la transformation des règles du jeu et le changement des mentalités.

Dans le paysage politique mauritanien, un constat s’impose et devient une antienne : « Ce sont toujours les mêmes qu’on voit, qu’on nomme et qu’on démissionne. » Cette phrase, ressassée dans les discussions, résume le sentiment d’une large partie de la population face à une classe politique perçue comme immuable, en dépit des alternances au sommet même de l’État et des promesses de changement. Derrière ce sentiment se cache une réalité structurelle complexe : le renouvellement de la classe politique, bien que largement présenté comme une nécessité, se heurte à un système aux mécanismes de perpétuation profondément ancrés.

La vie politique mauritanienne donne régulièrement l’illusion du mouvement. Les gouvernements changent, des ministres sont remplacés et de nouvelles alliances se forment. Pourtant, une observation plus fine révèle un phénomène persistant de recyclage des élites.

Les figures-clés des anciens régimes, qu’ils soient du PPM,du PRDS ,de l’UPR ou d’autres mouvances, réapparaissent systématiquement dans l’arène, occupant tantôt des postes ministériels, tantôt des ambassades stratégiques ou des présidences d’institutions. Une « chimie politique », comme la qualifient certains analystes, qui utilise les mêmes réactifs sécrétant la même solution.

Pour comprendre cette résistance au changement, il faut remonter aux fondations de l’État mauritanien moderne. Issu d’une construction coloniale tardive , le pays a hérité d’institutions fragiles, peinant à unifier un territoire marqué par des émirats rivaux et des structures sociales tribales prégnantes. Dès l’indépendance,

le système qui a été mis en place a permis à une oligarchie restreinte de conserver les rênes du pouvoir, un modèle qui a survécu aux nombreux bouleversements politiques.

Ce système s’est greffé sur des fractures sociétales profondes qui structurent encore aujourd’hui la compétition politique à travers des clivages qui sont souvent instrumentalisés, entravant l’émergence d’une conscience politique nationale unifiée et favorisant des logiques clientélistes. Dans ce contexte, la politique fonctionne moins sur des bases idéologiques ou programmatiques que sur des allégeances personnelles, tribales ou de clientélisme, rendant le système étonnamment résilient et flexible pour absorber les contestations sans se transformer.

La question brûlante est alors comment briser ce cercle vicieux ? Les obstacles sont de taille. L’emprise des élites en place sur les leviers économiques, administratifs et sécuritaires rend toute éviction par les voies institutionnelles extrêmement difficile et la fragmentation sociale continue d’offrir un terrain fertile aux discours divisants, empêchant l’émergence de projets politiques nationaux inclusifs.

Pourtant, des conditions nécessaires pour un changement peuvent être identifiées. Une révision de la loi sur les partis vers plus d’inclusivité est cruciale pour permettre l’expression de nouvelles voix. Plus fondamentalement, l’émergence d’une opposition crédible et unie, capable de transcender les clivages personnels et ethniques pour proposer une alternative programmatique claire, reste le chaînon manquant. Cette évolution ne pourra advenir sans une pression citoyenne soutenue, portée par une jeunesse exigeante, une société civile dynamique et des médias indépendants. Enfin, un changement de culture politique de long terme est indispensable, pour ancrer l’idée que l’opposition est légitime et que l’alternance est un signe de santé démocratique, et non de faiblesse.

En définitive, le défi mauritanien n’est pas seulement de changer les hommes, mais de transformer les règles du jeu et de changer les mentalités.Tant que le système continuera de fonctionner comme une machine à recycler les élites et à exclure les nouveaux entrants, le constat amer que « ce sont toujours les mêmes » demeurera une réalité, et la nécessité d’un renouvellement, un vœu pieux. Le véritable test pour la classe politique actuelle sera de démontrer si sa rhétorique sur le renouvellement est une tactique de plus pour se maintenir, ou l’amorce d’un courageux lâcher-prise.

Ahmed Bezeid Deida

Mauritanie – Éviter la contagion « sahélienne », préserver les équilibres

Géographiquement située entre le Sahel et le Maghreb, la Mauritanie, pays aux héritages afro-arabes, fait figure de pôle de stabilité dans une région soumise à de très fortes tensions. Bechar Benmoumen, consultant, analyse les forces et faiblesses de la stratégie politique d’équilibre déployée par Nouakchott.

À l’échelle africaine, la République islamique de Mauritanie demeure un angle mort de l’analyse stratégique. Non par manque d’enjeux, mais parce qu’elle échappe aux catégories dominantes. Coincée entre un Sahel central réduit à ses crises sécuritaires et un Maghreb prisonnier de ses divisions, elle est le plus souvent perçue comme une périphérie, rarement pensée comme un centre de gravité. Or, dans le prolongement des réflexions du philosophe Souleymane Bachir Diagne, ce découpage entre Maghreb et Afrique dite subsaharienne apparaît moins comme une évidence historique que comme un héritage intellectuel insuffisamment interrogé. S’il est un pays qui en révèle les limites, c’est précisément la Mauritanie : par ses continuités saharo-sahéliennes, ses héritages afro-arabes imbriqués et sa trajectoire politique singulière, elle met en défaut ce partage. Loin d’un simple entre-deux, elle constitue un point de tension analytique, où se lisent les impensés persistants de la cartographie africaine.

Dans une Afrique de l’Ouest marquée par la recrudescence des coups d’État, la Mauritanie fait figure d’îlot de stabilité, le pays n’ayant connu aucune rupture institutionnelle depuis 2008. Elle a réussi, en 2019, une transition présidentielle pacifique avec l’arrivée au pouvoir de Mohamed Ould Ghazouani, là où nombre de ses voisins s’enfonçaient dans l’incertitude. De la même manière, alors que l’Afrique de l’Ouest a enregistré plus de 450 attaques terroristes en 2025, causant près de 1900 morts, le territoire mauritanien n’a pas connu d’attentats djihadistes majeurs depuis 2011. Dans un environnement régional chaotique, Nouakchott s’est illustrée par une étonnante résilience.

Cette stabilité n’est pourtant ni le produit d’une abondance de ressources ni celui d’un parapluie sécuritaire occidental massif. Elle s’est construite sans dispositifs militaires étrangers comparables à ceux déployés ailleurs au Sahel, sans institutions surdimensionnées, sans économie de rente capable d’acheter durablement la paix sociale. Elle repose sur une combinaison plus subtile : anticipation, gestion fine des équilibres internes, diplomatie d’équidistance. Une stabilité paradoxale, fragile par nature, mais suffisamment robuste pour résister, jusqu’ici, aux secousses régionales.

La géographie et la démographie accentuent encore cette singularité. Située à l’ouest du continent africain, à la charnière du Sahara et du Sahel, la Mauritanie s’étend sur plus d’un million de kilomètres carrés pour une population de moins de cinq millions d’habitants. Le « pays des mille poètes » dispose par ailleurs de près de 720 kilomètres de côtes atlantiques et de frontières longues et poreuses, dépourvues de véritables barrières naturelles. Cette configuration territoriale en fait un carrefour, autant qu’un espace d’exposition permanente aux crises. Effondrement sécuritaire au Sahel, montée en puissance de nouveaux régimes militaires, affirmation d’influences et d’ingérences extérieures concurrentes : les lignes bougent autour d’elle, parfois brutalement. Reste à savoir si cet environnement mouvant renforcera la position mauritanienne ou s’il finira par fragiliser les équilibres patiemment construits.

C’est à cette tension que s’intéressent ces quelques pages. Partons d’un constat simple : la stabilité mauritanienne n’est pas un accident. C’est une stratégie façonnée par la contrainte. Mais comme toute stratégie fondée d’équilibre, elle reste exposée.

Bechar Benmoumen

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Le Dialogue national :un projet pour l’avenir qui doit nécessairement réussir

Le dialogue national lancé par le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani est avant tout ,comme l’a déjà dit un homme politique nationale »un projet pour l’avenir de la Mauritanie et non un terrain d’affrontements politiques » et à juste titre « au lieu de spéculer sur un éventuel troisième mandat,nous devons insister sur la nécessité de recentrer la discussion sur la stabilité, la cohésion sociale et le renforcement de l’État de droit ».Le président a récemment multiplié les gestes d’apaisement, assurant aux partis de l’opposition réunis le 8 janvier 2026 sa détermination à aller au bout du processus et en se montrant réceptif à nombre de leurs préoccupations. Il a également clairement écarté les rumeurs sur un éventuel troisième mandat, cherchant à recentrer les discussions sur les réformes.

Cependant, des lignes rouges et des sujets historiquement conflictuels persistent dont notamment le traitement du passif humanitaire (exactions de 1986-1991), l’esclavage et ses séquelles, la place des langues nationales et la réforme électorale restent très controversés.

Mais comme le souligne le rapport du coordinateur Moussa Fall, la stabilité du pays, bien que réelle, ne doit pas masquer les facteurs de fragilité persistants. Pour éviter un nouvel échec, le dialogue doit impérativement être suivi d’actes concrets et mesurables. Sa crédibilité ne sera jugée qu’à l’aune des réformes adoptées et appliquées.

Un échec ou des résultats purement cosmétiques risqueraient de creuser davantage le fossé politique et de menacer la stabilité à long terme du pays.

Nous devons tous avoir pour seul et unique objectif la réussite de ce dialogue

La réussite du dialogue devenant l’objectif unique et partagé est la seule voie pour transformer cet exercice en un levier de progrès durable pour la Mauritanie. Atteindre ce but nécessite une stratégie claire qui dépasse les postures pour se concentrer sur des résultats tangibles.

Les fondations de la Réussite sont à tirer des leçons du Passé.

Pour que ce sixième dialogue national ne répète pas les échecs des précédents, il doit impérativement s’adosser à trois principes fondamentaux dont le premier est deja acquis celui de l’engagement irréversible des plus hautes autorités en effet le président Ghazouani s’est engager personnellement et publiquement à mettre en œuvre les conclusions du dialogue.

Le deuxième Principe est la méthode qui doit etre transparente et inclusive en ce sens que la feuille de route doit être co-construite et accepter d’aborder tous les sujets, y compris les questions historiques et identitaires sensibles, sans les écarter au nom de la « stabilité ».

Enfin un mécanisme de suivi indépendant et contraignant doit être miss en place par la création d’un organe de surveillance reconnu par toutes les parties pour suivre l’application des décisions.

La réussite de ce dialogue ne se mesurera pas à la tenue des assises, mais aux lois qui seront changées, aux institutions qui seront renforcées et à la confiance qui sera restaurée entre les Mauritaniens et leur pays. C’est la garantie que les conclusions ne resteront pas lettre morte.C’est aussi un investissement nécessaire pour une stabilité durable.

Ahmed Bezeid Deida

De la constitutionalisation des Coups d’État au troisième mandat ou l’art de se maintenir au pouvoir en Afrique.

La fragilité des processus démocratiques face à la tendance des dirigeants africains à prolonger leur pouvoir au-delà des limites constitutionnelles montre la précarité de la stabilité de nos pays et de nos institutions.La nouvelle trouvaille du maintien au pouvoir est la constitutionalisation des coups d’État comme cela fut le cas dans plusieurs pays africains.Une stratégie où un pouvoir, souvent issu d’un coup de force militaire ou d’un affaiblissement des institutions, organise ensuite des élections biaisées pour se parer d’une légitimité démocratique.Ces élections sont souvent caractérisées par l’utilisation des ressources de l’État, la partialité des commissions électorales, l’intimidation des opposants et des médias et parfois des fraudes directes.

Le but est de faire accepter, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur une transition « légale » d’un régime né de la combinaison de la violence initiale (coup d’État) et d’une légitimation factice par les urnes qui crée un hybride autoritaire qui est difficile à déloger.

Un syndrome politique qui mine la crédibilité de nos démocraties .

D’un autre côté,le « troisième mandat » est devenu pour certains le symbole de l’acharnement au pouvoir. Les constitutions de nombreux pays prévoyaient initialement des limites (souvent deux mandats) pour assurer l’alternance.Mais la manipulation des institutions pour modifier ou réinterpréter la constitution et permettre à un président sortant de se représenter est devenue une tactique courante.

L’opportunisme de certains dévient un creuset pour la réflexion et l’exégèse justifiant souvent le maintien au pouvoir par la nécessité de poursuivre des projets de développement ou d’éviter le chaos, un discours qui peut trouver un certain écho dans des populations fatiguées par l’instabilité et préoccupées par leur quotidien.

Face à cela , la communauté internationale continue de jouer un rôle ambiguë avec souvent des condamnations sélectives et basées sur des intérêts géostratégiques ou économiques, affaiblissant les normes démocratiques dans les pays.

Des démocraties qui restent »en sursis » car constamment menacées, suspendues ou taillées sur mesure et non encore consolidées dont les institutions demeurent faibles face à un exécutif auquel au fil du temps, elles lui deviennent inféodées .

Mais heureusement que des résistances citoyennes fortes dans plusieurs pays africains se mobilisent, parfois avec succès, contre les tentatives de tripatouillage constitutionnel.

Le défi est de renforcer les contre-pouvoirs indépendants comme la justice, les médias et la société civile mais aussi en parallèle de construire des institutions réellement impartiales et de faire pression pour que les constitutions et leurs limites soient respectées.

L’enjeu est de passer d’une démocratie de façade, constamment « en sursis », à une démocratie vivante où l’alternance est acceptée comme une norme saine de la vie politique.

Ahmed Bezeid Deida

Mauritanie : les loups de la majorité jettent les filets du 3ème mandat

Alors que le mauritanien lambda continue à tirer le diable par la queue, certains privilégiés du système et autres laudateurs de tout acabit sont montés au créneau ces derniers jours pour mettre en scelle la question récurrente d’un éventuel 3ème mandat du président Ghazouani qui, face au verrouillage de la constitution ne pourrait être possible qu’à travers un coup d’état constitutionnel, une éventualité très dangereuse pour le pays.

Ces pêcheurs en eau trouble feraient mieux d’apporter un coup de main au président dont la mise en œuvre de l’ambitieux programme « Mon ambition pour la patrie » bat de l’aile malgré les déclarations très optimistes et le bilan de l’action gouvernementale, alléchant sur le papier, présenté récemment par le premier ministre devant le parlement.

Des avancées ont été enregistrées certes çà et là mais le gap demeure profond au niveau des secteurs clés, notamment en ce qui concerne les sévices sociaux de base, les infrastructures en général et l’amélioration du cadre de vie.

Au niveau du panier de la ménagère aussi, le déficit se fait de plus en plus sentir du fait de la stagnation des salaires, de l’appauvrissement continue de la classe moyenne, de la hausse des prix, de l’augmentation du chômage ; de la montée en flèche du banditisme et de l’insécurité urbaine et de la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs.

Par ailleurs, le grand chantier de l’école républicaine a été sabordé du fait d’une gestion chaotique du système éducatif qui, non seulement ne dispose pas des fonds suffisants pour mener cet ambitieux projet, mais qui fait face à un mauvais pilotage et à un déficit flagrant de compétences au niveau des postes de responsabilité où le critère politique prend le dessus sur celui de la compétence.

C’est dire donc que le président Ghazouani qui entame le virage décisif de son dernier mandat a plus que jamais besoin d’une union sacrée de sa majorité disparate et intéressée afin de relever ces grands défis, plutôt que d’une campagne hasardeuse et infructueuse qui prône un hypothétique 3ème mandat.

Curieusement c’est un ambassadeur en poste dans un pays du Golfe qui a relancé cette polémique sur le 3ème mandat.

En effet, Mohamed Ould Babana, ambassadeur de la Mauritanie au Qatar, avait déclaré hier lors d’un discours à l’occasion du lancement du festival de la commune de Ghabra, relevant de la moughataa de Barkéol dans la région de l’Assaba, que « le peuple a le droit de déterminer les fondements de son système démocratique en fonction de sa réalité, sans tutelle ni terrorisme intellectuel et politique. »

Comprendra qui pourra! Cette déclaration énigmatique qui fait allusion à un changement constitutionnel a suscité de vives réactions dans les milieux politiques. Si au niveau des partis de l’opposition les réactions s’inscrivent en faux contre la déclaration, au niveau des soutiens du président Ghazouani, certains en font leurs choux gras et battent littéralement campagne pour elle.

Après cette déclaration polémique, l’ambassadeur a voulu se rétracter mais la balle était déjà partie et les vrais faux partisans du président, en réalité mus par leurs intérêts égoïstes se sont jetés dans la danse et s’en donnent à cœur joie, quitte à mettre à mal le président de la République qui officiellement n’a mandaté personne pour parler en son nom.

De ce fait, cette campagne pour le 3ème mandat qui a eu un effet boule de neige et qui ne pourrait avoir aucune base légale s’éteindra indubitablement comme un feu follet.

 

Bakari Gueye

 

L’opportunisme ou le formatage de l’autonomie de la pensée.

Une classe intellectuelle qui soutient systématiquement tous les régimes en place et œuvre à leur pérennisation inconditionnelle pose plusieurs problèmes quant à sa fiabilité et son rôle dans l’éveil des consciences.
Le rôle traditionnel de l’intellectuel est d’offrir un regard autonome, d’analyser, de critiquer et de proposer des alternatives. Un soutien systématique signe souvent la fin de cette indépendance.
Elle risque de devenir un instrument de légitimation du pouvoir, fournissant une justification idéologique ou « savante » à ses actions, quelles qu’elles soient. Sa fiabilité comme source de vérité ou d’analyse objective est alors fortement compromise.L’éveil des consciences suppose de questionner les dogmes, les abus de pouvoir et les inégalités. Une intelligentsia alignée tend plutôt à formater les consciences pour qu’elles adhèrent à la doctrine officielle, non à les éveiller.

Une telle classe peut être « fiable » du point de vue du pouvoir qu’elle sert, mais pas du point de vue de la recherche de la vérité, de la justice sociale ou de l’autonomie de la pensée.

Une classe intellectuelle qui se définit par son alignement inconditionnel sur le pouvoir en place abdique son rôle critique et d’éveilleur de consciences. Elle peut jouer un rôle dans la stabilisation idéologique d’un régime, dans la formation technique des cadres, ou dans la propagande, mais pas dans l’éveil des consciences au sens d’une pensée libre et émancipatrice.

L’éveil des consciences est plutôt le fait d’intellectuels qui conservent une distance avec le pouvoir, défendent l’autonomie de la pensée et acceptent de payer le prix de cette indépendance. L’histoire montre que les périodes de grand éveil intellectuel coïncident souvent avec des espaces de débat et de contestation relativement ouverts.

Ahmed Bezeid Deida

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